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jean-marie Mouveroux
87 critiques
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2,0
Publiée le 19 octobre 2025
En soi, j'ai aimé l'idée. C'est osé et innovant. Cependant ça ne marche pas vraiment. Début très long. Aucune intrigue avant la 30ième minute. Plusieurs histoires qui n'ont en commun que le fait que les personnes aient une vie fatigante. La chute du film est sensé créer le lien et certains y voient de la poésie. J'étais mitigé pendant tout le film, et quand cette chute là tombe, je me dis au final ce film n'apporte vraiment rien.
Fallait-il un film aussi long pour réunir deux personnes qui font le point sur leur vie qui les déprime? Ou bien au contraire, est-ce que la réalisatrice filme l’ennui des personnages seuls dans des lieux aussi impersonnels que des hôtels d’aéroport? Cela aurait pu faire un court métrage intéressant et plus concis et en cela plus poignant dans ces vies tristes et lieux moroses. Au lieu de cela, on s’ennuie assez vite. Seule la dernière scène est salvatrice
Un film qu’on peut clairement décomposé en deux parties, dans la première il est fait le choix du réalisme aboutissant à une réflexion sur les choix tandis que la seconde s’engouffre dans un fantastique empreint de légèreté. Pendant une heure le long-métrage présente un véritable intérêt qui s’évanouit comme un battement d’aile par la suite.
Pascale Ferran signe un très beau film en deux parties complémentaires, mêlant le réel et le fantastique. Ce témoignage sur notre époque dresse le portrait de deux individus qui décrochent dans un monde ultra connecté pour reconquérir leur liberté, en faisant exploser leur vie. Ce long métrage en forme de parabole demandera au spectateur de compléter lui-même le propos qu’il esquisse avec une vraie acuité. Il en résulte une forme de grâce dans cet éloge à la fuite qui ne sera pas accessible à tous car le charme du film est de permettre de laisser ses idées voler. La métaphore d’une humanité en perpétuel transit est sublimée par l’aéroport, avec ses atterrissages et ses décollages incessants. L’un des moments forts de l’histoire est la rupture par vidéo interposée entre l’homme et son épouse qui rappelle, avec un cynisme déconcertant, les difficultés de la vie. Le film est un peu long et la seconde partie, plus poétique, est moins prenante à mon goût. Reste un film déroutant, à voir pour ceux qui aiment se poser des questions sur le sens qu'ils veulent donner à leur propre vie et à ses priorités.
Le sens du vent. L'oiseau en cage ne sait pas qu'il ne sait pas voler. Pascal Ferrand s'amuse avec son drone pendant une heure. A trop vouloir m'enfermer pour retrouver ma liberté.
Quel beau moment de cinéma. Ce film m'a transportée de bout en bout ; une première partie intrigante et une deuxième partie tout en douceur, en mélancolie, en poésie. Un film très humain, sincère, magnifique. Deux heures suspendues, hors du temps.
Navrant.... Pour une fois qu'un film Français présentait un certain potentiel, il est hélas à nouveau victime de notre propension nationale à verser dans le cérébro-onanisme. Les premières minutes posent le décor, c'est intéressant, soit... Arrivé à une heure de film, on se dit que ça commence à être plutôt longuet, la seul élément d'intrigue ayant vaguement évolué étant la situation de l'Américain. À ce stade, on se prépare à décrocher, la qualité des prises de vue ne pouvant hélas compenser leur absence absolue d'intérêt. Puis, alors qu'il ne reste qu'une quarantaine de minutes de film, on arrive enfin au "pitch" du film... Amené avec une économie de moyens confinant à la pingrerie, à moins qu'il ne s'agisse d'un triste clin d'œil aux effets des films d'avant-garde de Papa (ou Papy pour les plus jeunes), on entre enfin dans le concret... Lourdement... Avec insistance... Là encore, quiconque a déjà tenté de filmer des oiseaux en amateur ne pourra être qu'admiratif des images et des compétences déployées pour les obtenir. Hélas, hormis un petit moment de poésie naïve, tout se met à sonner creux. Il y avait pourtant de quoi faire, même sans chercher des effets ou une histoire épique! L'absence de narration (mis à part les trop rares réflexions de l'oiselle) ne sert en rien le film: panne d'inspiration? volonté d'instiller une réflexion chez le spectateur? On ne saura probablement jamais ce qui a empêché ce film de démarrer. Hélas, les déceptions ne s'arrêtent pas là! Tout le décor si lourdement planté depuis plus d'une heure et demie, on s'attend à ce qu'il ait une raison d'être, on espère un développement, une évolution de l'intrigue... Non, ça n'arrivera pas. L'histoire de l'oiseau s'arrête, le carrosse, qui n'était pourtant déjà pas fameux, se change en citrouille moisie et le retour à la réalité fait l'effet d'un lendemain de cuite à la piquette bon marché sans même que l'on ait pu en apprécier le moindre bon côté. En guise de conclusion -ou est-ce un épilogue?- les deux protagonistes se rencontrent et échangent des banalités d'une profondeur philosophique même pas digne de Dora l'Exploratrice.
J'ai perdu 2h de ma vie pour un film qui avait le potentiel de m'en faire savourer chaque seconde. L'impression d'avoir passé 2h à voir un cuisinier s'échiner sur un magret sauce madère pour au final me retrouver avec un jambon-beurre SNCF. Déçu? oui. Pour moi qui n'ai habituellement que peu d'enthousiasme pour les productions Françaises, je suis d'autant plus fâché de constater que même avec une bonne idée, qui ne nécessite pourtant pas des moyens hollywoodiens pour être traitée avec un minimum de poésie, notre industrie cinématographique nationale est encore capable du pire.
Malgré son matériau hyper contemporain et son symbolisme tout en paradoxes (stase / fuite ; invisibles néanmoins essentiels et omniscients ; etc.), 'Bird People' peine à trouver son élan et ne dit finalement pas grand chose. Dialogues et monologues sont en effet d'une infinie platitude, et ne donnent aucune chair aux personnages - qui s'avèrent en fait n'être que des types. Le "businessman", Gary, pourtant l'un des deux héros du film, est même profondément antipathique. Quant à la métamorphose promise par le titre, bien que joliment réalisée, elle ne constitue en rien le climax attendu et enfonce même le film dans une bêtise naïve assez gênante pour le spectateur. On a donc le sentiment que 'Bird People' ne tient que sur quelques bonnes idées, et qu'un format court-métrage aurait largement suffi pour les exploiter.
Quel curieux objet! Car ce n'est pas un film, ,n'est-ce-pas? Je suis dérouté par cette construction éclatée. Plusieurs idées jamais fouillées. C'est un vaste salmigondi de morceaux inachevés. Je suis étonné de l'engouement des critiques... Ni fait, ni à faire!
Ce film est vraiment étrange et très lent. Il est divisé en deux parties. Dans la première, le personnage principal est Gary, un Américain qui décide de rompre avec sa vie d'avant (longue scène de rupture avec sa femme par webcams interposées). Dans la seconde, on suit Audrey qui est femme de chambre dans l'hôtel où se trouve l'Américain, à Roissy. Elle s'ennuie dans son job de femme de ménage et se transforme en moineau. On a alors droit à des scènes cocasses (espionnages) ou poétiques (le Japonais peintre, joué par un Chinois, logique!) mais aussi ridicules (avec des monologues très poussés du type "C'est qui?!" ou "C'est quoi?! Oh, c'est un homme!"...). En fait, on s'ennuie pas mal et on ne comprend pas trop le message caché derrière tout ca (à part, on vit tous dans notre bulle et on aspire à la liberté). Celui qui aura été le plus fasciné par ce film OVNI, c'est mon chat! Le moineau joue très bien, en fait.
J'ai adoré, mais failli craquer car pendant les 20 premières minutes il ne se passe pas grand chose..alors? ne craquez pas vous serez agréablement surpris ...
Le titre l’annonce, le film ne sera pas terre à terre ; résolument la cinéaste cherche les échappées dans laquelle les personnages trouveront leur liberté. Gary en transit pour affaires dans un Hilton sur la piste de l’aéroport de Roissy décide brusquement de changer le cours de sa vie dans sa chambre d’hôtel ; Audrey étudiante fait le ménage dans les étages et s’épuise malgré sa jeunesse à ce rude travail. Elle n’aura aucune opportunité de parler à ce client « qui parle aux femmes de ménage ? » ni d’échapper aux heures supplémentaires et à ses épuisants retours à la maison, il faudra que le rêve s’en mêle. La caméra s’attarde sur les lieux déshumanisés de notre modernité : RER, pistes d’aéroport, hôtels internationaux, où les foules se côtoient chacun seul dans sa tête. Comment vivre heureux dans ce monde-là ? Comme ses acteurs le film décide un brusque changement de cap qui désoriente le spectateur. De belles scènes réalistes ou oniriques. De bons acteurs attachants. Le ballet des animaux et des humains sont touchants. Quelques longueurs toutefois et une frustration de ne pas avoir suivi plus avant l’histoire de certains personnages de passage et de quitter trop vite Gary et Audrey.
Qu'est-il arrivé au Cinéma de Pascale Ferran ? Une poignée de platitudes sur l'ultramoderne solitude, accompagnée de truismes sur les Flux à l'heure de la mondialisation aggravée d'une incursion Lelouchienne dans le Fantastique. Embarrassant...
Un film prétentieux, ennuyeux, très long, une caricature de film d'auteur à la française. Le scénario est désolant. Restent néanmoins quelques moments mis en scène avec panache.