Bird People
Note moyenne
2,9
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197 critiques spectateurs

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ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2014
La grosse désillusion du mois. J'avais plutôt une bonne opinion de Pascale Ferran. Ses deux premiers films étaient très intéressants, et sa Lady Chatterley ne manquait pas de charme. Là, je lis: film fantastique, et aussitôt, cling cling! les clignotants s'allument.

Las! Madame Ferran est faite pour filmer du fantastique comme Jean-Luc Mélenchon pour porter une mitre d'évêque.

Gary (Josh Charles) est américain, ingénieur en informatique, un gros poste apparemment; le voilà en transit à Paris, participant à une réunion avant de finaliser un très important contrat à Dubaï. Il se couche, dans sa chambre cosy du Hilton de Roissy, dort mal, le pauvre chat, angoisse -et le lendemain matin, regarde s'envoler son avion pour Dubaï. C'est fini. Il quitte tout, la firme, le travail, les Etats Unis, sa femme, ses enfants.... Déjà, on se méfie des innombrables films où le héros décide du jour au lendemain de changer complètement de vie, prélude en général à des tribulations très nanardesques.

Très longue séquence où, face à son ordinateur et grâce à Skype, Gary explique à sa femme effondrée que leur mariage est une catastrophe et que, ciao! elle ne le reverra plus. bref, vous avez compris: il est comme un oiseau sur la branche! cuicui! libre comme l'air! cuicui! prêt à prendre son envol!

Pendant ce temps, Audrey (l'excellente Anaïs Demoustier, qui nous rappelle la jeune Isabelle Huppert en plus lisse, sans cet arrière plan d'ambiguïté, voire de perversité) effectue son service de ménage. Etudiante, elle a pris quelques heures de travail de femme de chambre pour boucler son budget. Là, vous avez droit à tout un reportage, moyennement passionnant et très répétitif, sur la façon de faire une chambre d'hôtel: on ramasse les papiers, on vide la corbeille, on change les draps.... Bon, on nous épargne le récurage du bidet. Mais Audrey a un truc à part: fatiguée, elle se change en oiseau! cuicui! Le petit moineau virevolte de ci de là, rentre dans les chambres, copine avec un dessinateur japonais, se pose sur les poubelles, picore (documentaire animalier, à 14h30 sur France5), fait des loopings au dessus de Roissy la nuit. Là, on rentre dans la pub pour Aéroports de Paris. C'est d'un beau, Roissy la nuit! C'est superbe.

Les deux héros se souriront le matin suivant en se croisant. Cuicui! Sans en parler, ils ont du se sentir les plumes....

Vous verrez aussi passer Roschdy Zem, en concierge de nuit de l'hôtel, obligé de coucher dans sa voiture (petite touche sociale), dans un chemin abrité au milieu des petits piafs, cuicui! qui a l'air de se demander un peu ce qu'il fait là. Nous aussi.

A part les côtés clips publicitaires, aucun intérêt.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2014
Film atypique, contemplatif donc assez lent et épuré. Le spectateur se retrouve confronté à deux personnages, très bien interprétés par ailleurs, et leur "transformation". Tout est amené avec justesse et le film arrive à surprendre et toucher mais de façon sporadique et surtout pas tout le monde. Oeuvre originale certainement, transcendante pas vraiment.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 juin 2014
Certaines scènes sont magnifiques, mais le film souffre de sa longueur et d'un scénario un peu faible... On aurait aimé plus d'interaction entre les deux histoires. Dommage...
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2014
Pov' chéris ! L'univers des étudiantes qui font les chambres d'hôtel d'aéroports parisiens rencontre un client, américain, genre Bill Gates ... Non ce n'est pas un film social, et le client fait juste sa crise de quadra. Suis méchante ? Encore ?
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2014
Attention, cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: une vitre panoramique dotée d'une fenêtre qui ne s'ouvre pas. Il n'en fallait pas plus pour faire sérieusement douter du sens de la vie moderne.

Aéroports, hôtels, échangeurs d'autoroutes, la vie en périphérie, autant de zones de transit, de non-être où l'individu va et vient, plongé dans le flux et le reflux de la foule anonyme. Lieux idéaux pour se perdre et parfois se retrouver. Le film suit deux personnages qui vont s'y coller. Lui veut quitter sa vie car elle ne lui ressemble plus ; elle, s'émerveille de tout et de rien mais surtout des autres, ces congénères plein de mystères. Voilà pour les intentions, elles sont louables. Côté réalisation, les choses se gâtent. Si la rupture à mi-parcours est assumée, ce changement des règles du jeu est difficile à digérer pour les plus prosaïques d'entre nous. Et puis on pourrait trouver une certaine paresse à s'en remettre à un moineau anthropomorphé, à un piou piou trop chou, maladroit et malicieux pour attirer sympathie et empathie. Ça sent l'allégorie facile et fumeuse. De même quand il s'agit d'extraire du béton la poésie, à grands plans de lumières de nuit sur fond de Space Oddity.

Moralité : Cueille ta vie, picore-la et advienne que pourra.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 juin 2014
Peu de choses à sauver de ce film, terriblement long, et ennuyeux : un moineau sur la rampe d’un tapis roulant, une scène de rupture par visioconférence, une chanson de Bowie, les gestes d’un aquarelliste habile … les cent huit minutes qui restent se perdent entre déception et perplexité.
Perplexité, surtout, devant le nombre de critiques positives, toutes remplies de mots élogieux sur l’audace, l’originalité, la poésie de ce film. Même ceux qui, comme moi, se sont profondément ennuyés, semblent chercher des circonstances atténuantes à cette expérimentation hors champs, sur spectateurs volontaires. J’ai même lu les mots de « pamphlet social». Bien que je ne sache pas trop ce que cela veut dire puisqu’un pamphlet, en soi, est déjà une critique de l’ordre social, j’imagine qu’il s’agit de trouver une sorte de remise en question d’une société évidemment inhumaine et froide, évidement rongée par le wifi, les téléphones intelligents et la technologie en générale, dans les histoires juxtaposées de ces personnages.
Évidemment, car tout n’est qu’évidence. Gary, le personnage masculin principal ne supporte plus sa vie ? Quelques coups de fils pour prévenir son associé qu’on quitte la société, une discussion un peu longue par visioconférence pour annoncer à sa femme qu’on ne la supporte plus, la récupération de ses actions réglée par un avocat trop arrangeant pour ne pas être payé une fortune, quelques verres d’alcool, une bonne crise de larmes, le tout sans quitter sa chambre au Hilton, et voilà, on peut passer à autre chose et vivre enfin pour soi. Les enfants ? Bien sûr il faut penser aux enfants, sinon on est un salaud, mais finalement, il n’y a rien à leur dire, même pas la promesse d’un retour. Ils s’y feront, voilà tout.
Pour elle, Audrey, fraîche jeune femme, qui travaille comme femme de chambre dans un hôtel de luxe et dont on ne devine à peu près rien sinon qu’elle est sensée étudier mais qu’elle n’étudie plus, qu’elle avait un petit ami mais qu’elle n’en a plus, qu’elle a un petit appartement, qu’elle passe, comme la plupart des franciliens, 10h par semaines dans les transports en commun, que son père s’inquiète pour elle au téléphone, et que globalement sa vie n’est pas particulièrement passionnante, c’est encore plus simple. Il lui suffit, quand ça devient trop pénible, que les chambres sont trop longues à nettoyer, qu’elle va rater la soirée où sa collègue l’a invitée, comme dans un vieux Disney, spoiler: de s’échapper, s’envoler, de se laisser toucher par la baguette magique de quelque enchanteur invisible
pour pouvoir imposer au spectateur, prisonnier par la bienséance et l’obscurité, une bonne demi-heure de virevoltes libertaires au-dessus de l’aéroport de Roissy, mélange de béton, de friche, et de lumières artificielles, dont il convient de dénoncer, par le dressage et la manipulation laborieuse d’oiseaux autrement tranquilles, le caractère naturellement mécanique et impersonnel.
Difficile alors de s’attacher à ces deux histoires issues d’une humanité si singulière, une humanité limitée aux actionnaires de sociétés informatiques et à ceux qui vivent dans le monde d’Harry Potter. Difficile d’être touché par quelqu’un qui parle « d’état de guerre permanent », comme le rappelle la critique de Télérama, depuis la chambre d’un hôtel de luxe et qui n’a qu’à retourner une petite pancarte ou décrocher un téléphone pour que sa chambre soit propre et son dîner servi. C’est tellement faux que s’en est presque obscène.
Le problème vient peut-être aussi de ce que trop peu de choses sont exprimées pour réellement raconter ces histoires. Sauf dans la scène de rupture, qui est assez juste et dense, il n’y a, à la fois pas assez de mots et pas assez de non-dits, et si, dans ces agitations permanentes devant la caméra, rien ne se passe, rien ne permet non plus la contemplation ou l’apaisement, même pas l’émotion.
Reste la cigarette, dernière actrice importante, omniprésente, presque le filtre ultime pour respirer, enfin, dans ce monde dont il faudrait qu’on comprenne le caractère tellement oppressant et liberticide. Cigarette portée à la bouche de presque tous les acteurs, comme la ponctuation de chaque parole prononcée, de chaque bouffée d’oxygène volée aux fenêtres qui ne s’ouvrent pas assez, et qui finalement devient le seul discours réellement transgressif de cet ensemble. Le film est peut être bien un pamphlet, mais contre la suppression des emplois à la s.e.i.t.a.
Il est toujours délicat d’émettre un jugement négatif sur ce qui a demandé des efforts et du travail, surtout quand il s’agit d’une petite production cinématographique, mais sur ce film raté ou destiné à une si petite élite, les avis des médias ont étés si universellement trompeurs (sauf l’Humanité) qu’on ne peut pas ne pas penser à une collusion révoltante. Encore une fois, le spectre d’une malhonnêteté intellectuelle teintée de bien-pensance et de générosité fausse n’est jamais loin quand il s’agit de journalistes, et son haleine fade souffle d’encore plus près sur nos crânes inclinés s’ils sont parisiens.
Elisa D.
Elisa D.

7 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2014
Nous avons tous quelque chose de Pascale Ferran…enfin presque tous, à en croire les quelques déserteurs de la séance samedi soir…
Qui n'a pas rêvé de prendre son envol en voyant décoller les avions, quittant un tarmac sombre et triste vers de meilleurs cieux…
Qui n'a pas rêvé d'être un oiseau l'espace d'un instant pour échapper à la gravité (terrestre)?
Nous sommes tous de petites souris curieuses comme Audrey, nous avons tous attrapé des bribes de conversation de nos compagnons de voyages, essayant de reconstituer leurs vies, leur personnage autour de quelques mots volés…
Pascale Ferran réussit un tour de force : faire entrer la magie (au propre comme au figuré) dans notre morne et répétitive réalité.
On croit que le numérique nous déshumanise, elle parvient à créer des échanges "virtuels" d'une rare intensité.
Merci pour Space Oddity, le titre aurait certainement pu convenir également au film…
J'ai découvert il y a peu Lady Chatterley, je suis définitivement adepte de la sensibilité de Mme Ferran, de cette facilité à nous faire entrer dans son/notre monde d'émotions et de sensations.
C'est pour moi la définition d'un artiste : quelqu'un qui parvient par ses mots, ses images à retranscrire des sentiments que nous cherchons si difficilement à définir.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2014
Avec seulement quatre longs-métrages tournés en vingt ans, Pascale Ferran est une réalisatrice rare... et attendue chaque fois qu'elle sort du bois. Après son excellente adaptation de Lady Chatterley (2006), elle revient avec ce film radicalement différent, à la fois très ancré dans la réalité contemporaine et ponctué d'un étonnant épisode fantastique. Côté réalisme, Pascale Ferran brosse avec intelligence un tableau de notre époque avec ses solitudes multiples (jolie scène de RER où l'on entend successivement les pensées de plusieurs passagers), une forme d'incommunicabilité malgré le développement des moyens de communication, une déshumanisation, une précarité sociale qui frappe même ceux qui ont un boulot (le réceptionniste qui dort dans sa voiture), une angoisse et une agressivité latentes, un besoin de se libérer des entraves du quotidien, qui peut déboucher sur un burn out... Le propos et la symbolique du film sont parfois un poil trop évidents ou attendus, mais ils sont toujours justes. Pascale Ferran filme des oiseaux et des hommes, des hommes comme des oiseaux, qui cherchent à prendre leur envol, à trouver un second souffle qui passe par un changement, une métamorphose. La réalisatrice ouvre une voie insolite, celle d'une fantaisie sensorielle qui a son charme poétique mais aussi, hélas, ses petites longueurs. Une voie qui donne au film son originalité mais le rend aussi, par la même occasion, un peu bancal. Quoi qu'il en soit, même sans trouver réellement son équilibre entre gravité et légèreté, ce Bird People séduit par la fluidité de sa mise en scène, par sa grâce aérienne qui défie les pesanteurs de la vie. Par sa malice aussi, exprimée par une Anaïs Demoustier au doux visage de moineau...
cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2014
Vraiment superbe... Pour qui suit Pascale Ferran depuis ses débuts, on voit bien que c'est une immense cinéaste. "Bird people" (pourquoi ce titre anglais, ne pouvait-on pas titrer "oiseaux de passage" ?) confirme son grand talent. Faire un film à la fois très réaliste, et également fantastique, c'est trop fort. Bien sûr, faut se laisser porter : c'est pas un film pour ados ou adulescents attardés incapables d'apprécier des plans longs où il ne se passe presque rien !!!
On oubliera "Edge of tomorrow" et tous ces films qui explosent à chaque instant, on gardera celui-ci en mémoire, cet homme qui renonce à une vie toute tracée, cette jeune fille un peu perdue, et ces merveilleux moineaux...
Je crois que j'irai le revoir !!!
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2014
Huit ans déjà depuis le très beau Lady Chatterley, le dernier film de pascale Ferran, César du meilleur film. Bird People était donc très attendu. Je ne savais pas du tout de quoi il en retournait et plusieurs jours après l'avoir vu, il me hante encore. D'entrée, le film fascine. La gare du Nord, le RER B, les pensées des passagers. Plus il avance et plus il devient...
hectorhugo
hectorhugo

5 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2014
Une bonne mise en bouche par un générique original, de bonnes idées, mais un scénario sans liant ennuyeux. On s'ennuie.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2014
QUEL ENNUI !!! Où donc Pascale Ferran souhaite nous emmener dans ce tunnel interminable et immobile ?!? Le problème est que ladite cinéaste "a la carte" et que toute la presse encourage les spectateurs à aller en salle. Et effectivement, ça fonctionne : la salle était comble. Tout cela pour voir une interminable séquence pendant laquelle un Américain décide d'abandonner job et épouse (quelle atroce scène de dispute) puis une phase fantastique où une femme de chambre se transforme, on ne sait pourquoi, en... (voilà un vain mystère mais je le respecte). Le souci est que, oui, on ne sait pas où on va et qu'on découvre finalement qu'on ne va strictement nulle part...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 juin 2014
Très poétique dans sa partie "oiseau", trés réaliste quand il s'agit de nous faire vivre le quotidien des passagers du RER, ce film assez déroutant nous entraine malgré nous dans un voyage presque immobile d'où l'on a du mal à revenir...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2014
Enfin du cinéma, du vrai. Celui qui n'a pas besoin de mots pour dégager du sens, celui qui sait être poétique aussi. Quel beau moment. Je plane encore à l'heure où j'écris ce commentaire. Je le recommande à tous ceux qui sont las de trop de blablas, de trop d'images qui s'enchaînent à vitesse grand V sans laisser de temps pour la contemplation. Une très belle mise en scène, des acteurs qui font vrai. De l'émotion et des sourires. Une ambiance. Superbe!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 juin 2014
Ne vous laissez pas duper par le titre, c'est un film français, 100% navet français. Une vacuité qui procure une douleur presque insurmontable.
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