Réalité
Note moyenne
3,6
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315 critiques spectateurs

5
41 critiques
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94 critiques
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42 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 mai 2018
On m'a parlé de ce film comme étant un excellent film. De plus j'adore Alain Chabat et Jonathan Lambert mais sincèrement je n'ai rien compris au film et il est à mon sens très mauvais.. Je ne suis absolument pas rentré dedans et j'ai eu du mal à le regarder jusqu'au bout, pourtant je suis bon spectateur. La mise en abîme proposé n'a que peu d'intérêt et il n'y a pas du tout d'enjeux. En un mot : catastrophique !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 mai 2015
Encore une salle obscure où ma sheila m'a attiré pour voir ce truc. Je n'ai pas trop résisté car j'aime bien Alain Chabat. Erreur.
Ça ressemble à tous ces films subventionnés qui conceptualisent des films comme Robbe-Grillet écrivait ses pavés de nouveau roman : sans attention pour le lecteur/spectateur. Une plaisanterie sérieuse entre potes qui se prennent la tête pour réinventer le fil à couper le beurre, faute de culture, et s'en vanter avec modestie auprès de critiques qui ont depuis longtemps abandonné spectateurs, script et histoires.
On devine que Alain Chabat et d'autres bons acteurs se sont embarqués là-dedans pour rajouter une ligne "cinéma d'avant garde" à leur CV, même si c'est passé de mode. D'Astérix à Réalité, le premier est plus réel que l'autre. Partisan avec Vincent Cassel relève de la même démarche.
Alors sinon, de quoi s'agit-il ? Pas grand chose. Une mise en abyme interminable et intellectualisante qui nous prend pour des quiches, voire même prend le parti d'ignorer le spectateur pour rire entre soi de ses private jokes imbaisables pour d'autres que l'équipe de tournage.
Chabat joue bien, d'autres aussi, mais le propos est aussi vide et amer qu'une bouteille de mousseux un lendemain de fête au village.
Le film tourne en boucle (c'est sa grande inventivité !) et à partir de la deuxième on commence doucement à décrocher après un effort méritoire pour se retenir aux branches. Votre montre commence à exercer un attrait irrésistible. Vous vous enfoncez sans le vouloir dans votre fauteuil pour trouver la posture propice à la sieste, vos paupières pèsent des tonnes...
Vous vous relevez et vous décidez d'être stoïque, des fois qu'on passerait à côté d'un chef d'oeuvre méconnu. Las, votre montre brule votre poignet.
Vous convoquez alors vos souvenirs sur le thème de la répétition et par un flash de Groundhog Day vous mesurez l'abîme qui sépare cinéma français et américain. Ce qui sépare un classique d'une éjaculation précoce.
Bon, comme d'hab, 1h30 avec ma sheila dans le fénoir, c'est toujours bon à prendre.
Tout le monde n'a pas cette chance. Fuyez braves gens !
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2015
Avec Réalité, Quentin Dupieux renoue avec un cinéma un brin plus grand public mais tout aussi borderline, métafilm auto-conscient invoquant le réflexivité dans un mille-feuilles de réalités aussi bordélique à déguster que délicieux en bouche. Ode cocasse à la créativité artistique et l'infini cercle vicieux avec ses financeurs, le film cherche brillamment à brouiller les interprétations et les attentes dans un méli-mélo de mises en abîmes, puzzle fait de réel, de cinéma et de rêve. Puis le réel s'efface pour des rêves de cinéma dans une maîtrise incroyable mais vraie de la narration et du montage, explosion réimbriquée de points de vues multi-diégétiques, le tout bercé par la froideur absurde chère à Dupieux que la présence chaleureuse de Chabat tend à chambrer. Perturbante odyssée de l'obsession, quête du détail tout con faisant chavirer toute relativité artistique, Réalité est un hilarant mind-fuck qui frôle l'onirisme avec cette note hypnotique du Music With Changing Parts de Philip Glass qui tourne encore et encore, la boucle infinie d'une bonne vieille VHS qui roule, se déroule et que l'on rembobine pour enfin retrouver la petite broutille qui hante, fugace assurance dans notre propre réalité.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2015
Bon, c'est le troisième film de Dupieux que je vois et le premier en salle... Mon dieu... Je connais les publics de poufs, de beaufs, de bobos, de consanguins, de racailles... Mais je viens d'expérimenter le public de crypto hipster... et si franchement leur chemise à carreaux et leur toux étaient justifiés par une quelconque activité sylvicole j'aurai pu pardonner les raclements de gorge venant interrompre le film toutes les trente secondes entre deux rires gras qui sortent du film...

Sinon, si on excepte le public, le film est vraiment sympa. Le film fait tout ce qu'il doit faire, c'est à dire qu'il donne lui à un joyeux bordel qui n'a ni queue ni tête, qui ne prétend pas forcément en avoir une (bien que je sens que certains vont tenter d’interpréter tout ça, je ne sais pas si j'éprouve pour eux plus de pitié ou de mépris...) et du coup c'est avant tout fun.

Je veux dire que le film est plutôt drôle, avec des situations complètement hallucinées et hallucinantes et franchement on a vraiment l'impression de voir un rêve. Enfin ! Il faut dire que depuis INLAND EMPIRE je ne m'étais plus aussi senti happé dans ce genre de délire cauchemardesque où l'on ne sait plus ce qui est réel et ce qui ne l'est plus. Ce qui fait passer la pilule c'est que ça ne se prend pas au sérieux et si ça veut faire passer un message, sur le cinéma, la télévision, c'est assez explicite, il n'y a pas de sens caché derrière des trucs futiles du genre "la toupie elle tourne ou pas...".

Le film possède quelques clins d'oeil sympas, sans forcement en abuser et laisser de côté ceux qui ne les comprennent pas puisque c'est un détail. On n'est pas dans l'outrance, c'est du coup, il faut bien l'admettre vraiment bien écrit à ce niveau là aussi.

Bref c'est à voir, ça c'est sûr, mais c'est avant tout à voir pour le fun, pour se poser dans son siège et regarder un truc incompréhensible mais vraiment bien fait. Si Lynch fait en général dans le tragique, ou du moins dans le drame, ici Dupieux fait dans le comique, ce n'est pas forcément moins bon (bien que je préfère mille fois Lynch) c'est juste un aspect différent et la preuve que l'on peut émouvoir, ou ici faire rire avec des objets abscons n'ayant aucun sens... Enfin aucun sens, comme je l'ai dit le film raconte malgré tout des choses, mais c'est plus par petites touches ce qui évite de rendre le tout lourd encore une fois. D'ailleurs que ça soit INLAND EMPIRE ou Mulholland Dr. ça racontait aussi quelque chose sur le cinéma, le métier d'acteur, etc.

C'est un film qui se lâche, qui ose l'absurde pour l'absurde sans jamais rentrer dans des trucs qui perdraient le spectateur... Ouais, c'est plaisant, c'est le genre de film (du genre) que j'ai envie de voir, ce n'est pas donneur de leçons, c'est frais et ça ne se prend pas pour plus intelligent que ça ne l'est (parce que ça c'est insupportable). En gros ça ne paye pas de mine et ça fait passer un super moment de cinéma.

Et pour que ce film fonctionne, il faut que la fin soit scotchante si j'ose dire. Et elle est pas mal... La dernière réplique, rupture de quatrième mur totale fait son petit effet.
Après ça a éventuellement le défaut des films du genre, on en veut toujours plus.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 février 2015
Ce n'est vraiment pas le genre de film que j'aime et cela m'endort, je ne comprends rien à cet humour qui ne me plaît pas du tout, donc pour moi à éviter
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2015
Nouvelle expérience cinéma d’un réalisateur qui ne laisse pas indifférent, Quentin Dupieux m’avait beaucoup plu avec Nonfilm, déployant des réflexions intéressantes sur son art en jouant subtilement de l’absurde, sa marque de fabrique, ses œuvres récentes m’ont laissé quant à elles un sentiment plus mitigé, je sentais que le type partait un peu dans tous les sens avec ce côté petit malin assez agaçant. Ce qui reste de tout à fait stupéfiant malgré les défauts de ses longs métrages c’est le degré d’immersion toujours impeccable, et j’ai souvent pensé que son potentiel n’était pas vraiment exploité à bon escient, était il prédestiné à retourner dans le format court ou moyen ? Possible, du moins préférable à mes yeux. Enfin jusqu’à ce Réalité ...

Car oui ce petit dernier est vraiment LE long métrage de Dupieux que j’attendais, celui qu’il fallait faire, celui où il réussi enfin à réaliser une synthèse de tout ce qui fonctionne dans son cinéma, lier l’absurde et l’immersion, et les emmener vers un certain paroxysme jouissif pour son spectateur, et il est monté très haut à ce niveau là. La construction de son film ressemble pourtant assez à celles des précédents, découpage et collage de plusieurs petites vignettes : un simple cadreur (Alain Chabat) en passe de signer son projet rêvé de science-fiction avec son ami producteur (Jonathan Lambert) qui lui laisse 48h pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma; une petite fille découvrant une VHS dans les entrailles d’un sanglier tué par son père; un présentateur sujet aux démangeaisons de son costume de rat; un proviseur de collège (Eric Wareheim) faisant d’étranges rêves où il se voit travesti en femme; et un réalisateur ex clodo (John Glover) pas vraiment avare en pellicule. Tous ces fragments vont se mélanger et provoquer une mise en abyme inconsciente, schizophrénique et démente.

Ce qui est intéressant ça n’est pas réellement le sens de ces histoires, on en a l’habitude chez Dupieux, mais de voir ce qu’il en fait, comment il compose son tableau, cet effet de surimpression, de perte de repères, le but n’est pas de nous raconter textuellement une idée de scénario mais bien de nous faire ressentir des choses continuellement avec l’ambiance, et uniquement l’ambiance (ou presque), et ça c’est un sacré tour de force. J’ai rarement été autant aspiré par une atmosphère, tout est dans la mise en scène, c’est fou, cette séquence de dialogue entre Chabat et Lambert dans le grand bureau avec balcon est symptomatique, il lui raconte son idée de téléviseurs tueurs (rappelant au passage le pneu de Rubber) puis se fait interrompre, puis reprend, puis ils sortent, puis ils ré-entrent, ça semble ne pas en finir, et c’est juste GÉNIAL. Sincèrement je ne sais pas combien de temps dure la scène, sans doute 8-10 minutes, mais si on me dit qu’elle en fait le double ou la moitié je ne serais même pas étonné parce qu’à ce moment là on s’en fout, on est hypnotisé, c’est vraiment très étrange, drôle et extrêmement plaisant, voire apaisant.

Ce coté apaisant est d’ailleurs mis en valeur par cet esthétisme légèrement désaturé et cotonneux, aux décors épurées, aux notes envoutantes d’un orgue haut perché ainsi qu’à la simplicité de l’interprétation des comédiens, tout sonne juste, du moins pour nous préparer à une lente montée en puissance dans un contexte totalement surréaliste et fascinant. Dupieux va installer le rêve et briser cette pseudo réalité, mais aucunement par la grandiloquence d’effets de style, il va simplement placer des points d’ancrage, des éléments que le spectateur pourra assimiler spontanément, car il faut du lâcher prise, se laisser aller et flotter, l’impératif mot d’ordre. Là où David Lynch avec Inland Empire nous emmenait dans le plus angoissant des cauchemars Quentin Dupieux le fait dans le registre de la comédie, et rien n’est balourd, ça n’est pas une composition de "sketchs" mais bien une succession de subtiles petites portions de mise en scène malicieusement référencées et savoureusement décalées. Et la façon dont tout va s’entremêler se révélera être une démonstration forte en terme de pure jouissance spectateur, c’est très intelligent comme retranscription, faire durer le plaisir, atteindre l’orgasme cinéma par écran(s) interposé(s) et superposé(s).

En fait notre cerveau est anesthésié (dans la mesure où on accepte de l’être) et la tension est juste incroyable pour ne pas dire insoutenable (et ça avec quasiment rien), spoiler: j'en veux pour preuve cette séquence absolument scotchante de la salle de projection avec la petite fille découvrant le contenu de la VHS mystérieuse en contre-champ devant le producteur qui s’impatiente, comme nous, ce qui reflète en tout point cette fameuse idée de mise en abyme
. Dupieux s’amuse avec nous et provoque notre niveau d’exigence en ce que doit représenter le cinoche dans son aspect le plus brut : la sensation. Car celui qui se sera accroché à l’attente d’une finalité scénaristique terminera inévitablement sur le carreau et franchement ça sera bien fait pour lui je dois dire, même si on pourra tout de même absoudre le néophyte de la filmographie du réalisateur. Quoique l’inconditionnel pourra peut être aussi y voir une certaine redondance dans ses thématiques, bien qu’à mes yeux elles soient ici parfaitement synthétisées, c’est exactement ce qu’il lui fallait : assumer pleinement en se faisant plaisir, en plus d'une évolution conceptuelle cohérente, faire VIVRE un film.

Réalité marque enfin l’aboutissement du travail de Quentin Dupieux, il signe là une véritable pépite hors norme en matière d’expérience cinéma, car il faut bien avouer que ce genre de film se fait rare et qu’il faut savoir en profiter, ne pas bouder son plaisir et se laisser aller complètement. Repousser ses propres limites sans avoir peur d’être littéralement pris en otage par son écran, au contraire c’est là que le septième art est magnifique, on veut se voir transporté et ne plus être un spectateur (semi-)inerte face à je ne sais quelle production interchangeable, les temps sont durs et ça fait du bien ! Est ce un nouveau départ pour le parrain du french-absurd ? L’avenir nous le dira …
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juillet 2020
Je ne peux vraiment pas être sûr de ce que ce Réalité essaie d'être. Il est classé comme comédie mais je n'ai pas remarqué de partie amusante. Je ne sais pas ce que chaque scènes essayait de me transmettre et je ne pouvais pas dire comment certains d'entre elles étaient connectées. À part la partie filmée de la jeune fille endormie ou je n'ai rien compris du tous. Je comprends que beaucoup de gens donnent des notes élevées simplement parce que c'est une source nouvelle et différente. Mais quand un film est mauvais il est simplement mauvais et il n'y a pas d'autre moyen de le décrire. Il fallait presque un manuel expliquant ce que c'était comme histoire avant de vous asseoir pour le regarder. Alors pardonnez-moi je ne suis pas assez geek pour profiter de ça. Un film simplement incompréhensible et prétentieux...
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2015
C'est toujours un plaisir de retrouver Quentin Dupieux, de se laisser embarquer dans le délire de son imagination. C'est même assez jouissif. Le réalisateur a un univers bien à lui, mélange d'absurde et de surréalisme, dont la fertilité semble intarissable. Dans Réalité, il continue d'opérer un dérèglement minutieux du quotidien, pour un résultat aussi dément que très maîtrisé. Son axe dramatique, cette fois-ci, est presque "classique" : la confusion entre réalité, fiction, rêve et cauchemar. Une confusion tout en mises en abyme, en récits qui se croisent et s'emboîtent de façon improbable, et qui s'accompagnent d'un va-et-vient dans la chronologie, d'un dédoublement de personnalité, etc. Bref, seule l'ambition de confusion est classique ; sa concrétisation est une nouvelle fois originale, d'une bizarrerie brillante, souvent hilarante. Et les interprètes sont au diapason, joyeusement aberrants, notamment Alain Chabat, Jonathan Lambert et Eric Wareheim. Un seul regret : que tout cela soit si gratuit, que cette verve unique ne serve pas un fond plus consistant, une ambition plus grande qu'une poilade ou une potacherie sur le monde de la télé et du cinéma US. C'est la limite de cet OFNI au demeurant très réussi dans son genre, et peut-être du cinéma de Dupieux en général. Dommage car l'homme a du génie. Il n'a peut-être pas encore donné sa pleine mesure. On en redemande, donc.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2015
Un film qui devrait être interdit à toute personne à jeun. La spirale est trop grande, quelques retours à la réalité auraient été supportables pour conserver le spectateur. Du coup on a l'impression de participer à une private joke.
PLV : le retour d'Elodie Bouchez sur les grands écrans
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2015
Réalité démarre comme les autres films de Dupieux,c'est à dire que c'est étrange. Le film est fait de petites scènettes amusantes,rien ne semble l'éloigné de wrong et wrong cops dans un premier temps. Pourtant réalité et bien supérieur aux deux précédents films du réalisateur,car il s’éparpille nettement moins. Il à une direction et il va s'y tenir,pour faire plonger peu à peu son spectateur dans un rêve. Tout ça n'a aucun sens,c'est un film sensoriel qui laisse l'impression que laisse un rêve. Tout ça est totalement absurde mais les sensations son là et l’expérience aussi. Dupieux réussit à mettre sur pellicule le rêve,il l'avait parfois approché dans ces précédents métrages mais là il arrive à recréer la même sensation.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2015
Personne ne va voir un film de Quentin Dupieux par hasard. A moins de se tromper de salle, évidemment. Avec Réalité, pas de déception, le cinéaste est toujours ailleurs, dans un univers parallèle, où l'absurde côtoie le grotesque, déroutant cheminement qui délasse les neurones tout en les excitant. Ovni soit qui mal y pense, les rêves s'enchâssent dans un récit gigogne et au moment où le procédé commence à devenir répétitif, le film se complexifie et se "surréalise", histoire d'enfoncer le cou et de s'échapper vers des contrées de plus en plus oniriques. Le danger dans un tel récit est d'enfiler les scènes sans rime ni raison, juste pour le plaisir de la déjante. Ce n'est pas le cas car il existe un fil conducteur, certes bizarre et loin de tout schéma cartésien, mais qui somme toute fonctionne, on ne sait trop par quel miracle. Il est vrai qu'Alain Chabat, par sa simple présence, justifie l'étrangeté du propos et le rend naturel, tant on est prêt à accepter qu'il nous emmène loin sur des rivages extravagants. C'est un bonheur de le voir tel un gosse se prêter aux jeux biscornus de son metteur en scène.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2015
Monsieur Dupieux vous êtes un génie tout simplement, j'ai tellement pris mon pied devant votre film, c'est dingue! ça faisait tellement longtemps que je voulais le voir.. Et bien j'ai eu raison d'être patient! Il cultive une fois de plus le non-sens et l'absurde dans ce film qui n'a ni queue ni tête! Surtout il ne faut pas chercher à trouver une logique. Il l'avait déjà dit dans Rubber (où Dupieux fait une allusion sonore et visuel car on voit Rubber 2 à l'entrée du cinéma), chez Dupieux, le non-sens est partout! Et là il fait une mise en abîme complètement déjanté qui pourrait renvoyer David Lynch au niveau bac à sable! D'autant que chaque acteur est superbe, Alain Chabat en tête et le film est très drôle. Quentin Dupieux mérite tellement plus de succès...
Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2015
Grâce à la présence d'Alain Chabat et Jonathan Lambert, à une image soignée, à un scénario à tiroirs moins déjanté que les précédents, à des dialogues affûtés et à de francs instants de rigolade, c'est sans doute le film le plus " grand public " de son auteur, à tel point que la rumeur dit qu'on aurait vu un couple, s'étant trompé de salle et pensant voir 50 nuances de Grey, rester jusqu'au bout du générique de fin, totalement hypnotisé par tant d'imagination et répétant en boucle, comme la musique de Philip Glass qui ponctue les images, " Que c'était beau ! Que c'était beau !"
Dunno The Movie
Dunno The Movie

71 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2015
Bizarre, intriguant et décalé, le dernier film de Quentin Dupieux allie étrange et humour dans une comédie où l’absurde est maître. Entre conscient et inconscient, Réalité ressemble à des pièces de puzzle montées dans le désordre et trouve un semblant de sens dans l’incohérence et le laisser-aller. Inutile de couper les cheveux en quatre, Réalité est à prendre tel quel, dans toute sa bizarrerie et sa vision loufoque du monde. (...) Pour être honnête, si je n’avais pas vu Réalité en projection privée, je ne me serais probablement pas arrêtée devant ce film. Si le cinéma de Quentin Dupieux me semble trop perché à mon goût, j’ai bien envie que son dernier film soit vu car au-delà de son étrangeté, c’est une petite curiosité pleine d’audace qui mérite sa place car le résultat est aussi drôle que bizarre.
Critique complète sur mon blog
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2015
J'hésitais à aller voir ce film, mais le moins que je puisse dire c'est que j'ai bien fait de m'y résoudre! C'est un bonheur de cinéphile que ce film-là, quelque chose qui ressemble à du David Lynch revu et corrigé par Buster Keaton ou Jacques Tati. Un film labyrinthique à souhait et, assez souvent, très amusant.
Impossible de raconter ce qui s'y passe sans trop en dire. On y trouve pêle-mêle une petite fille qui porte le prénom de Réalité, un cameraman (Alain Chabat) qui cherche à réaliser un film d'horreur, un producteur qui veut bien financer le film à condition qu'on y entende le meilleur gémissement de l'histoire du cinéma, un animateur de télévision qui souffre d'eczéma sans en avoir aucun signe, un directeur d'école qui se travestit en femme, une cassette vidéo retrouvée dans les entrailles d'un porc, etc.
Tout le film est construit d'une manière ludique et savante à la fois. On ne sait jamais où l'on est: dans un rêve qui vire au cauchemar ou dans la réalité? N'est-ce pas justement la petite fille qui porte ce curieux prénom de Réalité qui est la clé de tout le film? Une petite fille qui, engagée pour jouer un rôle dans un film, doit vraiment s'endormir pour satisfaire aux exigences du réalisateur.
Nous sommes, tout du long, dans ce que les anglais désignent si bien du terme de "nonsense". Un monde absurde, cauchemardesque et réjouissant à la fois, magnifiquement bien mis en scène et réalisé par Quentin Dupieux. Le cinéma français, contrairement au cinéma anglais précisément, ne nous a guère donné de bons films dans ce genre-là. Eh bien, voici une exception, et de taille! Foin de notre légendaire cartésianisme, place à la folie, au rêve et à l'inattendu! 8/10
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