Cette comédie, mise en scène et écrite par Quentin Dupieux, nous offre un bon moment de délire, un humour débridé propre à ce réalisateur. Le scénario original et délirant nous conte une histoire surréaliste avec des personnages marginaux et des situations loufoques. Un film dans le film, un rêve qui devient fiction, une fiction devenant réalité. Si la musique cyclique, lancinante à souhait, est assez insupportable, le casting se révèle réussi : la jeune Kyla Kenedy, 7 ans, est craquante dans le rôle de Reality. Alain Chabat, comme toujours, réalise une superbe prestation dans le rôle principal de Jason. Le pitch : Jason Tantra, cameraman, veut réaliser un film ; il en parle à son ami Bob Marshall, un producteur fantasque.
Dans le paysage ultra standardisé du cinéma français, les films de Dupieux sont définitivement à part. Dans le cas de Réalité, j'irai même jusqu'à parler de bouffée d'oxygène. Ça fait du bien un film ambitieux, déroutant et intelligent.
J'ai adoré sa façon de perdre le spectateur petit à petit. Au début tout est normalement structurée. LA réalité s'impose d'elle même : je suis en train de regarder un film dans lequel un autre film est en cours de tournage. Puis, de manière discrète, cette réalité est décomposée et restructurée progressivement. Jusqu'à ce que le cerveau ne puisse plus suivre et qu'il abandonne tout espoir de saisir la logique du film.
Je pense que plusieurs visionnages permettraient d'y voir plus clair. Mais d'un autre côté je pense aussi que l'absurdité du film aura le dernier mot quoi qu'il arrive. Ce film n'est pas fait pour être "compris". Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas de message(s), au contraire. La critique de la télévision y est notamment hilarante et très bien vue. Mais sa finalité, c'est qu'il n'y en a pas. C'est une ode au non sens.
Je termine avec une mention spéciale pour le casting, notamment Chabat et Lambert que je n'avais encore jamais vus aussi bons.
La jouissance que procure en définitive REALITE est celle de se perdre ,de s'abandonner ,non pas à différents niveaux de réalité mais à cet enchâssement successif de Rêves. dans lesquels naviguent à vue une série de personnages que rien au départ ne semble relier. Tout à l'air complètement gratuit chez Dupieux pourtant ici difficile de ne pas voir retranscrit les tribulations et les angoisses du cinéaste venu défendre son projet face au personnage du Producteur/Césame . Chabat en double du réalisateur est comme d'habitude, génial.
Après les premiers signes d’essoufflement de « Wrong cops », le dispositif Dupieux cale ici pour la première fois. Tout pèse des tonnes dans ce nouvel opus : les blagues, le jeu des comédiens et le sens de l’absurde, qui a perdu toute sa poésie et sa puissance transgressive (le comble !). Malgré quelques fulgurances, « Réalité » ressemble plus à un retour dans le rang qu’à un nouvel exercice de haute-voltige.
Ça commence en western version petite maison dans la prairie. Alain Chabat en cameraman, faute de mieux, se voit gangrener par son envie débordante de réaliser. Un blockbuster aux allures de série B, un producteur mélomane joué par l'exquis Jonathan Lambert, une femme psychorigide. L'objet est hybride, mais rudement bien ficelé. Le génie de la musique électronique est un cinéaste qui aime la création. C'est pas forcément tout réussi mais le résultat final est vraiment plaisant.
Un homme cherche le son parfait. Une petite fille veut visionner une cassette. Un homme se gratte. La Réalité, le film et le rêve s'entremêlent dans cette œuvre complexe mais finalement très simple : il n'y a pas à chercher, comprendre le pourquoi du comment. Juste se laisser submerger par une histoire sans histoire. La bande-son est intégralement constituée d'une boucle de 3 secondes se répétant sans fin, dans la droite continuité de la recherche musicale toujours plus perchée propre à Mr. Oizo. Bref, du pur Dupieux, et probablement sa plus belle œuvre à ce jour.
Une mise en abîme amusante mais parfaitement inutile. Le film ne parvient même pas à être absurde, ce qui pourtant semble être l'intention. Du mauvais cinéma d'auteur. Un seul intérêt peut être : les acteurs qui sont parfaits.
Assurément un film que les étudiants en école de cinéma se doivent de regarder ! La thématique des rêves imbriqués m'a fait penser à "Inception", mais elle est traitée dans "Réalité" de manière plus subtile et encore plus dérangeante, parce que le registre est fantastique. L'atmosphère étrange et aseptisée d'un Sud-Ouest américain bien reconnaissable est un choix particulièrement judicieux, accompagné de la mise en abyme du protagoniste réalisateur de cinéma. Du cinéma dans du cinéma, une photographie léchée et une bande-son dérangeante, quoi de mieux pour faire réfléchir le spectateur sur le rapport à la réalité dans la fiction ?
Un cauchemar anxiogène, un rêve incompréhensible, une réalité abracadabrante: Réalité est un labyrinthe de l’esprit ou la sortie n’existe pas. Artistiquement et visuellement de grande qualité, Quentin Dupieux nous emmène dans un voyage au pays de l’absurde, gouverné par le roi Chabat.
Ce jeu de films imbriqués les uns dans les autres, est à l’image du miroir dans un miroir : sans dimension, sans espace et sans timeline. Réalité brise les 4iemes murs a répétition, que ce soit pour ses films a l’intérieur ou celui auquel on assiste, nous donnant cette impression étouffante de n’être qu’une des nombreuses réalités présentées par celui-ci. Une confusion infinie nous embaume donc l’esprit, plongés dans un délire psychotrope terrifiant et jouissif à la fois. Soulignés par une musique anxiogène, les plans décousus s’enchainent de plus en plus rapidement, le spectateur se noyant peu à peu dans ce cauchemar lyrique.
Concernant le casting, les acteurs sont terriblement bons, avec un Alain Chabat tout simplement extraordinaire. Sa performance est saisissante, et on ne peut que rester scotché pendant qu’il se démène dans cette folie absurde.
Par contre le film n’est clairement pas pour tout le monde : que ceux qui ne regardent que les films d’action le dimanche soir sur tf1 pour se vider la tête, passent leur chemin. Réalité ne pourra surement être apprécié que par certains amoureux du grand écran qui salueront la dimension artistique de celui-ci.
Je ne sais pas quoi dire de plus : il y a trop de chose à dire sur ce film… et en même temps il n’y a rien à dire. Il faut juste le regarder et le contempler car y chercher un sens n’en a pas. Réalité est un grand film ! Incompréhensible certes, mais grand.
Premier film que je vois de Quentin Dupieux. J'ai absolument adoré ce cinéma de l'absurde, ou pour une fois, il n'y a rien à comprendre et analyser. Jonathan Lambert est excellent. Quelques scènes: shooter des surfers. La petite qui blackmail son professeur.
Avec un début très British (je pensais m'être trompé de film), le film nous plonges dans un univers très... spécial! Un film fantaisiste que j'ai regardé en deux fois mais que je ne regrette pas. A voir en condition. ----Mai 2016----
Ce film apporte du sens au syllogismes suivant: Ne pas avoir de sens c'est déjà avoir du sens. C'est un long métrage qui n'hésite pas à donner son avis sur le cinéma et notre acharnement à tout pousser à l'intellect, seul l'enfant est dans la réalité parce que seul l'enfant comprend la cassette. La réalité c'est un mélange entre une utopie et une vérité, en grandissant on se force à ce privé de rêves ce qui nous empêche de voir la réalité. Ce film traite un film qui parle d'un film qui parle d'un film dans un film, si on accepte pas le film en tant que tel, et que l'on force l'intellect, on perd la réalité du film.
Avoir une bonne idée n'est pas donné à tout le monde. Il est acquis que l'idée de départ de Dupieux était bonne (si c'était la sienne...), aussi rendons lui cet hommage avant de le descendre pour cette nullité qu'il a réalisée (gâchée, pourrie, trahie... seraient peut-être expressig et conforme à cette "réalité").
Quel navet ! Comment peut-on mépriser à ce point les spectateurs en prenant le partie de les exclure de son film en le rendant abscond au possible ? Je veux bien admettre que je suis une cruche ignare incapable de comprendre autant d'intelligence étalée avec cette morgue prétentieuse et vaine. Allez, disons-le, je suis une imbécile au premier degré !
Mais toi qui as foiré cette bonne idée au point de la dépouiller de tout son sel et d'en faire l'une de mes pires épreuves cinématographique, qu'es-tu ? Je te pose la question sans réellement attendre de réponse, il est clair que tu te fous de l'avis de ceux qui regardent tes films, ça transparaît tout au long de cette agonie fade et ennuyeuse que tu as pondue avec Réalité. Voici la seule vérité : je ne m'étais que très rarement autant emm... avec un film... Je te laisse méditer... Adieu !
Réalité est un chef d'oeuvre. Quentin Dupieux à fait un des films qui m'a le plus marqué cette année et dans ma vie. Ce film est un bijou de la couronne de la reine d'Angleterre, c'est parfait, la réa pour commencer est sublime, chaque plan est un véritable tableau, il y a beaucoup de lumière et puis le scénario est fou ! c'est vrai autant de choses pour ça au final, ensuite les acteurs sont parfaits Alain Chabat est excellent Jonathan Lambert est parfait et Kyla Kennedy est Magistrale, elle jouait dans Walking Dead c'est un peu pour ça que j'ai regardé le film, mais juste quel film ! C'est un film qui est parfait c'est du papier à musique c'est aux petits oignons et c'est agréable à regarder, c'est un film qui détend un peu je trouve mais qui fait réfléchir. Chef d'oeuvre en vue, déjà culte pour moi.