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Le Batcinéma
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4,0
Publiée le 3 avril 2018
"Mad Max" est le premier film de l'incroyable saga de George Miller et ce que l'on peut dire, c'est qu'il commence très fort ! Le film n'a pas très bien vieilli, la violence qui définissait "Mad Max" à l'époque n'est plus d'actualité et l'histoire est basique : des policiers traquent un groupe de motards criminel nommé "Les Aigles de la Route", mais spoiler: lorsqu'un membre de leur groupe est accidentellement tué alors qu'il était poursuivi par la police , cette traque s'inverse. Néanmoins, le film a tout de même le mérite d'avoir des personnages attachants avec une réelle alchimie : j'ai eu peur pour les personnages lorsqu'ils étaient menacés et spoiler: ce qui est arrivé à Jessie et à son bébé m'a personnellement touché en plus d'avoir ressenti la tristesse et le choc mental de Max . Ce film qui je rappelle est un des pionniers du film d'action peut également se vanter d'avoir des courses poursuites filmées à merveille : c'est lisible et prenant, "Mad Max" n'a rien à envier de certains films d'action actuels filmés de façon brouillonne voire incompréhensible à en donner une migraine. De plus, beauf que je suis, il a suffit que ce film me fasse écouter un bruit de moteur, me montre l'immensité de la route et cette sensation de liberté que dégagent les paysages désertiques de ce film pour me faire rêver et me donner envie de découvrir le monde au volant de l'Interceptor. Enfin, il ne faut pas oublier que "Mad Max" montre un monde en pleine décadence, la décadence non pas uniquement de notre société mais également et surtout celle de notre humanité. Au départ, on peut penser que cette décadence de l'homme est représentée par les "Aigles de la Route", qui en plus d'avoir des tenues et des motos franchement cools sont fous. Mais on découvre vite qu'en traquant sans aucune forme de pitié "Les Aigles de la Route" après spoiler: avoir perdu le Gorille, sa femme et son enfant, le plus fou et le plus cruel des personnages est Max. Se brise alors tout manichéisme, on se demande qui est bon et mauvais entre "Les Aigles de la route" et Max. Vous cherchez encore ? C'est simple, personne dans ce film n'est bon ! Voilà subitement que le film n'est plus aussi simplet que vous ne le pensiez. 4/5
JE l'avais vu quelques années après sa sortie étant enfant (malgré l'interdiction -18 ans) et ej l'avais trouvé nul. Je l'ai revu dernièrement en me disant que certaines choses m'avaient échappé car il s'agit d'un film "culte". Je m'attendais bien sur à ce qu'il ai vielli (ce qui est le cas) mais pas à ce raté grotesque. Voici toute une multitude de points qui font de ce film un film nul indépendement du fait qu'il ai vielli ou non. Tout d'abord les méchants qui ne sont pas crédibles du tout. Qu'on en me dise pas que cela est du au budget ou à l'époque. Le fait de gesticuler en poussant des petits cris de singes, je ne comprend pas le but.... Sans moyen mais avec un peu d'ingéniosité, les costumes auraient pu être bien plus crédibles et réussis. Le choix des acteurs aussi, non mais sérieux, c'est quand même pas compliqué de trouver des acteurs de seconde zone avec une gueule de badass naturelle. Là, on a juste l'impression qu'ils ont pris les premiers gars random qu'ils ont croisé. Juste un exemple de réplique de méchant sensé impressionné :"je suis l'aigle de la route hahahahha essayez de m'attraper hahhahaha" avec une gonzesse décolorée qui ricanne betement à côté.... OK super... Ensuite, les scènes à rallonge qui servent à rien et les incohérences de certaines scènes comme par exemple les nombreuses fois où on se demande ou est passé le bébé. A noter aussi qu'à part le texte en introduction du film, on ne ressent à aucun moment l'impression d'être dans un future apocalyptique. Les acteurs sont presque tous complètement à côté de leur pompe. Seulement trois s'en tirent un peu mieux que les autres : le gorille, phiphi (super le nom) le chef de la police et la vielle qui essaye de sauver la femme de max. Bon les scènes d'action et de poursuite sont bien ratées aussi mais là, OK le budget et l'époque sont une excuse (bien que de nombreux films de cette époque avec de petits budgets s'en tirent bien mieux, bref c'est pas encore ça le pire du film). Enfin, ya quand même un truc qui me chiffone encore plus que tous le reste, c'est l'enchainement des épisodes 1,2 et 3. Ils sont centrés autour du même héros et sont clairement sensés s'enchainer (Fury road semble être un gros reboot comme si on faisait table rase du passé, donc celui là je ne vois pas d'incohérence) mais le passage entre le 1 et le 2 avec un personnage principal qui a vielli de seulement quelques années n'est pas crédible. Tandis que Max a vieilli de maximum 10ans, on a l'impression que l'univers autour de lui a vielli de plus de 500 ans. Dans le 1 ya de la verdure un peu partout, il y a une autorité étatique, des bars, des restos, des magasins, des glaces esquimau. Dans le 2, plus d'état, plus d'arbre, plus d'herbe, plus de pétrole, plus de route en bitume, plus aucun commerce. C'est comme si on passait d'un univers de la petite maison dans la prairie à Waterworld en 5-6 ans... Bref grosse incompréhension sur l'aspect culte de ce film.
En 1979, Georges Miller présente son premier long métrage Mad Max qui deviendra aussitôt un vrai triomphe suivi d'un culte cinématographique auprès de toute une génération. Ce road movie apocalyptique et violent permet à Mel Gibson - alias « Mad » Max Rockatansky - de faire ses armes sur grand écran et de réaliser en tant que spectateur, tout le potentiel de ce jeune acteur qui deviendra rapidement indispensable dans le monde du 7ème Art (tout du mins jusqu'à ce qu'il parte en dérive) La réalisation est musclée, les décors splendides, la photographie et la colométrie somptueuses et l'univers dystopique dans lequel se déroule l'intrigue est subjuguée par la qualité des effets spéciaux et les inventions mécaniques qui envahissent l'écran comme des animaux sauvages. Un chef d'œuvre dont découlera tout une saga, toujours réalisée par son créateur initial et qui 45 après donne encore suite à des spin-off passionnants.
Pourquoi un tel succès? Cela restera un mystère. Car il faut bien le reconnaitre, ce film se rapproche plus du nanar que du chef-d'œuvre. Néanmoins, l'univers est original est c'est probablement ça qui lui a apporté autant de plébiscite. Pour moi, c'est une série B assez réussie et qui se regarde bien, mais on est loin du mythe...
Mad Max je l'avais revu il y a une dizaine d'années. A l'époque, j'avais trouver que le film avait mal vieilli mais le scénario rester bien. La le fais de le revoir, est ce une décennie de plus mais mon intérêt à Mad Max s'est dissipé même si ce film reste correct.
J'avoue que je m'attendais à un chef d'oeuvre d'anticipation, peuplé de punks pittoresques, puants et complètement tarés, de misère sociale, de nihilisme absolu, de violence... bref d'un futur post-apocalyptique inquiétant et sublime. Le retour sur terre fut rude parce que ce premier opus n'est finalement qu'une petite historiette assez lourde, surtout prévisible, et pas franchement très énervée... Commençons rapidement par les éléments que j'ai à peu près appréciés, cela ira plus vite. Le grand chef des foufous de la route (je préfère ce qualificatif au "mythique" aigles de la route en vf...) est affublé, dans quelques scènes pas trop mal fichues, d'une aura inquiétante, d'une complexité psychologique qui en font une sorte de mystique décalé, de commandant sacré et exalté, du meilleur effet. Malheureusement il s'érode au fur et à mesure de la purg... du film et fini au même rang que les autres. Sa mort (oui je spoile parce que j'aime ça) caractérise suffisamment bien cet échec, réglée en quelques secondes elle détruit, au profit du héros mollasson, la seule lueur d'espoir au casting ; il y perd toute sa dangerosité, toute sa puissance d'évocation symbolique pour se transformer en canigou de la route sous les roues d'un 38 tonnes... Du coté des éléments positifs j'ajouterais bien aussi quelques plans caméra très bien ficelés, mais un peu trop rares, l'esthétique générale opportunément vieillie, qui y gagne en cachet et en profondeur ; franchement cela fait du bien de voir des bagnoles rustiques et puissantes plutôt que des engins futuristico-plastiques faisant de la lumière et des bruits électroniques. Les fringues font un peu trop « cuir-moustache » (dédicace aux chef de Max...), elles n'en gardent pas moins une bonne apparence néo-80's. Mais le reste... le reste... Ce fut long et éprouvant pour arriver au bout! Je ne vais pas m'étendre outre mesure mais quand je vois comment certains s'indignent devant des petites scènes d'amourette dans des productions récentes et les clouent alors au pilori sur ce seul fait (oui je pense entre autre au Hobbit) en portant aux nues Mad Max... j'ai des envies de mutilation symbolique (parce que je suis un gentil garçon qui ne touchera pas à vos intégrités physiques). Je ne sais pas combien de temps peut durer les batifolages romantiques de notre héros "badass" mais c'est plus de l'ordre de l'éternité que de l'anecdote. Si encore cela pouvait nous aider à nous attacher aux personnages, à sa femme et à son gosse... mais non, cela nous rend juste l'histoire odieuse. Sa femme gagne un peu de relief mais son gosse tout le monde s'en cogne, même sa mère visiblement puisque qu'elle le laisse littéralement traîner derrière la maison... Dire que tout cela a été construit pour expliquer le basculement psychologique de Max qui devait ensuite verser dans la vendetta haineuse. Au vu du travail famélique sur la psychologie des personnages on l'aurait vu aller nettoyer ses carreaux ou essuyer la vaisselle plutôt que de se lancer à la poursuite des méchants on n'aurait pas été tellement étonné.
C'est un film culte parce qu'à l'époque c'était un peu nouveau. Malheureusement aujourd'hui le film a terriblement vieilli. Il est certes drôle de voir qu'avec quasi rien on a réussi à faire un film d'action mais le scénario est assez stupide et la mise en scène parfois inspirée c'est vrai, manque quand meme souvent de rythme dans ses scènes plus intimistes.
Film culte s'il en est, Mad Max est la production qui aura propulsé Mel Gibson devant les projecteurs, devenant au passage le film le plus rentable de l'histoire du cinéma à l'époque (en multipliant son budget par 250, quand même), titre qu'il gardera pendant une bonne vingtaine d'années. Aujourd'hui, la saga qui en a découlé (3 long-métrages au total, en attendant Fury Road très bientôt) est invariablement citée comme inspiration à chaque fois, ou presque, qu'un film s'efforce de mettre en place un univers post-apocalyptique. Récemment par exemple, comment ne pas penser à The Rover, et son univers désertique à qui rendait la chaleur du bush australien plus écrasante que jamais - et pour cause, les deux réalisateurs , soit David Michôd pour The Rover et George Miller pour Mad Max, nous viennent tous deux du pays des kangourous. C'est donc assez raisonnablement que j'estimais pouvoir m'attendre avec ce premier volet à un univers rocailleux et sans un recoin d'ombre, assez déconstruit et halluciné. Et bien en fait, pas vraiment. J'ignore si ce monde-là s'est davantage mis en place avec la suite de ce premier Mad Max, d'où les fréquences références à la saga dont j'ai parlé plus haut, mais question ambiance, je m'attendais à plus écrasant, plus viscéral et plus directement gênant. En fait, on pourrait au premier contact quasiment se croire dans un environnement actuel, et Miller distille la frénésie folle qui aura fait la sauce de Mad Max avec un peu plus de retenue, par touches régulières. La surprise n'est pas désagréable, et permet de s'accrocher longtemps à ce héros lui aussi en apparence normal. Ce sont les personnages eux-mêmes qui finissent par instiller cette folie furieuse, dans un monde qui fonce toujours plus vite alors qu'il est à court de carburant, comme en compensant l'idée de mort à venir par une vie toujours plus brûlante. Quand l'homme est aux abois, rien ne s'y accroche, pas même la chaussure d'un gamin, envoyée valser sur la chaussée par ces cavaliers fous. Et puis d'ailleurs, dans ce film post-apo aux allures de western, ces chevauchées interminables racontent bien la folie de l'Homme : un cheval se serait écroulé, mort, et celui qui le montait se serait retrouvé renvoyé à lui-même. Mais dans sa chasse éternelle vers le mouvement, l'Homme s'est retrouvé seul, et en s'affranchissant des limites physiques auxquelles ne le contraignent plus ses nouvelles montures, il finit par errer comme un insensé, vers un but incertain voire inexistant. Ce que j'aime assez, c'est que George Miller n'explicite pas toutes les facettes de son univers, et le laisse ainsi vivre de façon plus libre. Au milieu de tout ça, Mel Gibson étalait un charisme insolent, annonciateur d'une carrière qui aurait pu mieux se terminer. En tout cas, celle-ci commençait par un long-métrage sans doute loin d'être majeur mais dont la personnalité lui vaut d'exister réellement, loin des milliers d'actioners qui jouent des mêmes leviers en oubliant ce petit grain de folie. Un petit film hargneux, burné et parfaitement efficace.
Sans doute le film le plus connu de George Miller et celui qui lança Mel Gibson. Pourtant, malgré une scène d'introduction géniale montrant une course poursuite entre flics et voyou et un Max pas encore mad qui se prépare à l’attraper, le reste du film est plutôt ennuyeux. Certes les scènes de poursuite sont bonnes avec des plans de caméra au ras du bitume et des mouvements rapides, de manière globale la mise en scène est excellente; C'est l'histoire qui parait longue, les acteurs ne sont pas convaincants, même Mel Gibson. L'univers du film ne parait pas totalement exploité du au maigre budget, on est dans un futur au bord du chaos mais ça parait trop isolé loin de tout pour qu'on y croit vraiment. ça se regarde mais sans plus. Heureusement le deuxième Mad Max est une tuerie.
Après visionnage du 4 hier soir j'ai décidé de m'attaquer aux 3 autres opus de cette saga : Un premier opus pas terrible du tout, film assez ennuyeux et qui a assez mal vieilli (1979 en meme temps) de plus la fin est clairement baclée pour moi... 2/5
Mélange de course poursuite, de cascade, de violence hardcore et d'image insoutenable par moment, Miller nous sert une vision post apocalyptique bien triste sur l'évolution humaine de retour vers ces instinct les plus animals. A ne pas rater.
Décevant. Malgré un monde pré-apocalyptique vraiment très bien fait et des acteurs avec de vraies gueules, le film ne décolle vraiment jamais en raison d'une histoire vraiment trop simple. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Une œuvre qui a sans doute trop vieillie.
Esthétiquement au top, bouillant d'énergie, et bénéficiant d'une ambiance proche parfois de celle dérangeante d'un "Orange Mécanique", le premier Mad Max est un film qui se détache vraiment du lot, d'où son étiquette compréhensible de "film culte".
Petite déception pour la réalisation, j'en attendais plus au vu de certain films sortis avant et a mon gout mieux réalisé (duel par exemple). Le scénario est bon, reste à voir le 2 maintenant !
J'ai revu ce film après bien des années et je dois dire que je suis déçu. Mes souvenirs étaient bien meilleurs. Une mini-guerre dans un film d'anticipation un peu surestimé. Flics durs à cuir VS motards genre Hell'sangels annonciateur de fin du monde. Tout repose de fait sur les épaules du jeune Mel Gibson qui ajoute même un peu d'émotion. La meilleure partie reste celle où il part en week-end avec sa famille ; on passe alors un bon moment d'angoisse. Le côté apocalypse est trop lointain, à peine effleuré on reste trop dans un duel flic-gang contemporain... De fait les ellipses entre les épisodes ouvrent trop de perspectives. Faut attendre le second opus pour passer la vitesse supérieur.