En définitive, certains doivent aimer « The Bling Ring » précisément pour les mêmes raisons que certains le détestent. Car il est peu dire que ce n'est pas une image de la jeunesse rêvée que nous dépeint Sofia Coppola ici, et je ne suis malheureusement pas convaincu que certains adolescents en aient pris conscience en regardant ce film. Mais c'est justement pour cela que j'ai plutôt apprécié le résultat : la réalisatrice ne se voile pas d'illusions en nous montrant une jeunesse qui n'en a rien à foutre de rien, si ce n'est le « bling-bling » fortement suggéré par le titre. En définitive, nos « héros » ne sont même pas méchants, juste complètement inconscients, à côté de la plaque, sans repères et ne cherchant pas à en avoir, persuadés d'être cools alors qu'ils sont juste pitoyables. A ce titre, je comprends très bien que ces « portraits » aient déplu aux spectateurs cherchant à s'identifier un minimum aux personnages, mais personnellement cela ne m'a pas trop gêné tant les choses étaient claires dès le départ et la médiocrité de la « bande » avérée dès les premiers instants. Le dénouement est à ce titre édifiant : comment se faire passer pour une victime de la société et de l'époque lorsque l'on a un sens moral et humanitaire proche du zéro, conclusion très bien vue pour une œuvre par ailleurs fort bien rythmée, visuellement kiffante et plutôt bien jouée, bien qu'Emma Watson explose tous ses petits camarades en crevant l'écran à chacune de ses apparitions. Bref, si certains trouveront (à juste titre?) le résultat creux et vain, il n'en fallait peut-être pas moins pour montrer une jeunesse en perdition et ne faisant rien (bien au contraire) pour changer cet état de fait : révélateur et percutant.
Coppola me déçoit au plus haut point, l'intérêt est nul, des jeunes qui volent, font la fête et se prennent en selfies sans arrêt pour les publier sur les réseaux sociaux. Vraiment le genre de choses qui ne m'intéressent pas du tout. Oui elle montre une jeunesse désabusée qui ne se passionnent que pour le bling-bling, que les magazines hautement intellectuels de people sont comme une bible, que cette jeunesse est prête à tout pour obtenir des fringues et des bijoux. D'accord mais quand au bout d'une heure on est encore dans la phase de "présentation" de la situation et des personnes, ça devient pénible. Bien sûr le titre appelait à ce que j'allais voir, mais j'attendais une intrigue et un développement pus profond mais là, rien du tout, c'est aussi plat que le profil Facebook d'un adolescent, les photos floues en moins, puisque ici les photos sont toujours parfaites quand ils les postent sur leurs profil de réseaux sociaux, ça au moins ça m'a fait rire.
« Lent », « Répétitif »…. Comment mieux dépeindre le milieu que Sofia Coppola tente de critiquer. La réalisatrice n’a pourtant pas changé son ADN de cinéaste. Elle poursuit simplement son chemin et inscrit une fois de plus la mélancolie qui caractérise ses films dans l’univers adolescent, ici bourgeois, baigné de paillettes hollywoodiennes. Si The Bling Ring s’avère cette fois beaucoup plus métronomique, il n’en demeure pas moins le reflet exact d’une critique légère et peu engagée de la réalisatrice. Sofia Coppola met simplement en scène ses éternelles obsessions post-adolescentes. Tout n’est pourtant que le reflet de la génération qu’elle adore filmer. Une bande son qui habille le quotidien sonore de ses adolescents, à en être soûlé, abreuvé, jusqu’à l’overdose, zappé d’un titre à un autre en répétant les paroles sans en comprendre le sens. (...) Chef de file des films au spleen baudelairien, Sofia Coppola continu son chemin dans la pure lignée de ses précédentes réalisations. Étrangement, la majorité du public et de la critique ne suit plus alors qu’elle ne fait que reproduire ce pour quoi certains l’ont mis sur un piédestal, encore sur un sujet différent. Elle est effectivement en deçà de son talent habituel ; versant répétitif et longueurs, on préférait Somewhere. The Bling Ring est donc le film qu’on pouvait attendre, l’adaptation d’un fait-divers par une mise en scène enivrante et presque onirique dans sa forme. Le regard est juste, réaliste et presque tendre sur une jeunesse que la réalisatrice a côtoyé en son épicentre. Et si la lecture de cette vie de vacuité consumériste qu’elle tente de dépeindre peut-être mal interprété, le dernier plan est là pour rappeler toute la superficialité d’un avenir médiatisé. Au final, une description assez juste d’une petite partie de la génération Y.
Un sujet en or pour Sofia Coppola pour qui se souvient encore de "Virgin suicide"... On l'attendait dans l'incisif, le percutant et le réalisme pour nous parler, via cette parabole, de la jeunesse d'aujourd'hui... Loupé, entre le contemplatif et le vide, rien seules quelques scènes nous laissent penser qu'un jour elle se remettra à refaire du cinéma
On poura reprocher à Sofia Coppola de faire encore et toujours le même film et ça ne serait pas complètement injuste mais une fois de plus la réalisatrice de Lost in translation offre un film ausi remarquable sur la forme que sur le fond. En filmant la superficialité d'une certaine jeunesse accro aux marques de luxe, elle marche sur les traces de Bret Eatson Ellis tout en gardant une certaine légèreté qui est aussi la marque de son cinéma. Cette fois-ci, les personnages ne sont pas incarnés, ils ne sont que des stéréotypes de gosses de riches balayant leur propre vacuité en cambriolant les demeures de Paris Hilton ou de Linsday Lohan. Sofia Coppola filme magnifiquement bien cette déchéance et offre à Emma Watson, parfaite en Lolita manipulatrice des médias, un contre-emploi judicieux. Si le film évite tous les pièges dans lesquels il aurait pu tomber, c'est grâce à ce sens du tragique instantané que Coppola réussit si bien à distiller. Derrière la façade superficiel de ces ados plutôt antipathiques, se cache une fragilité qui transparait que par intermitences. Cette équilibre entre faste et tristesse était déjà au centre de Marie-Antoinette, Sofia Coppola reprend les motifs de ses films précédents mais se montre ici plus sarcastique que d'habitude. A l'époque des réseaux sociaux, The Bling Ring fait réfléchir sur l'exposition de sa propre image et la malaise qui peut en résulter. Un excellent film, pas le meilleur de son auteur mais une réussite indéniable.
Ce film, qui n'est pas foncièrement mauvais, ne vaut hélas presque uniquement que parce qu'il est tiré d'un fait divers réel. En dehors de ça, il manque franchement de mordant, l'histoire est très répétitive et on se met très rapidement à attendre un coup de théâtre qui s'avère très prévisible. La fin, comme l'immense majorité des productions Hollywoodiennes, est expédiée. On attendait d'une tel fait divers, un thriller à rebondissement, à coté de ça, on a une histoire racontée d'une façon très banale et sans relief. Coller de trop près à la réalité des événements, est parfois un très mauvais choix scénaristique.
Impossible de spoiler ce film tellement l'histoire est plate : on nous montre les déboires d'un petit groupe de jeunes gens qui s'amusent à cambrioler les maisons des stars, point. N'imaginer pas que l'histoire va plus loin que ce qu'on aperçoit dans la bande annonce car vous seriez (vous aussi) très déçu. On ne rit pas, on ne pleure pas, on ne tremble pas... autant la campagne de promotion était audacieuse, autant le film est inintéressant.
Explorant toujours, quitte à tourner en rond, les tourments d'une génération de gamins pourris gâtés qui ne se sentent pas bien dans leur peau et qui expriment leur mal-être par des actions malhonnêtes, Sofia Coppola signe avec "The Bling Ring" l'adaptation d'un fait divers intéressant mais qui ne mérite pas d'être retranscrit au format long-métrage. En effet, cette histoire d'une bande d'adolescentes (dont un seul garçon fait partie) qui pénètre dans les demeures des célébrités pour voler leurs affaires révèle le mal-être de toute une génération accrochée à Facebook, Twitter et à leurs idoles aussi superficielles que les personnes qu'elles veulent devenir plus tard. Ces ados qui ne vont nulle part, ou plutôt qui cherchent la célébrité à tout prix ont des parents absents et des pouffes matérialistes en guise de modèles. C'est certainement intéressant d'en parler mais pour cela il faudrait bien plus qu'un enchaînement de scènes de cambriolages, de boîtes de nuit et d'essayages de vêtements sans aucun intérêt. Le propos du film s'en retrouve diminué malgré les prestations de tous les acteurs, que ce soit Israel Broussard en jeune garçon qui ne s'assume pas ou Emma Watson en petite pétasse désespérément en quête de reconnaissance.
Ce film aux rares plans intéressants convoque plusieurs actrices jolies pour tenir de forts rôles aux caractères pénibles. Le tour est joué mais les comportements joués sont souvent insupportables et j'ai suivi leur histoire désintéressé, fatigué de leur chichis... la mise en scène est élégante et certains passages intéressants... c'est tout...
Retranscrire l’évanescence adolescente, c’est un sujet que Sofia Coppola connaît bien puisque son premier long métrage, le sublime Virgin Suicide, lui était entièrement consacré. Avec The Bling Ring, la cinéaste signe, en quelque sorte, un retour aux sources. D’autant plus que cette histoire d’adolescents passés maîtres dans le cambriolage des villas de stars hollywoodiennes contient une autre thématique importante de son cinéma : l’ennui.
Un désœuvrement existentiel, propre à cette période de la vie, qui se traduit pour les ados de The Bling Ring par le besoin de posséder des morceaux de leurs icônes et d’accéder à un mode de vie qui les fait rêver. En répétant jusqu’à l’excès les mêmes scènes, alternant les cambriolages et les soirées arrosées, la cinéaste dresse le portrait d’une génération qui fait froid dans le dos. Obsédés par les apparences et inconscients de leur propre superficialité, ils seront eux-mêmes les instruments de leur propre perte.
Pourquoi alors, cet exercice sonne-t-il creux ? En optant pour un style moins contemplatif qu’à l’ordinaire, la cinéaste complexifie son processus narratif. L’histoire prend plus de place. Mais par la même occasion, elle y perd beaucoup en onirisme. Et le message qu’elle tente de faire passer manque lui de consistance. Si la musique Rap correspond bien à l’univers de cette jeunesse, à l’écran elle se fait moins envoûtante que le rock et la pop qui font habituellement partie de la play list de Sophia Coppola.
Ses personnages beaux, manipulateurs et arrogants, se révèlent peu fascinants. Même Emma Watson (Le Monde de Charlie) qui continue son aventure dans le cinéma adulte ne dépassera pas son statut d’enfant gâtée. Sans doute n’y a-t-il pas grand-chose à raconter sur des êtres aussi inconsistants, mais on aurait aimé avoir un peu plus d’empathie pour eux. Sofia Coppola porte un regard plus indulgent sur le seul garçon de la bande, Marc (Israël Bouchard, véritable révélation du long métrage). Narrateur pertinent des événements, il semble être le seul à avoir tiré une leçon de cette histoire.
Pour donner plus de chair à l’ensemble, la cinéaste aurait pu se focaliser sur la manière dont les médias se sont emparés de cette affaire. Ces derniers sont traités de manière trop anecdotique, alors même qu’ils ont leur part de responsabilité dans ces faits réels. Voilà un sujet qui méritait vraiment qu’on s’arrête dessus. Tant pis pour nous !
En suivant une jeunesse dorée en déperdition, dont la vie se résume à faire la fête, se défoncer et surfer sur les réseaux sociaux, incapable de comprendre en quoi l'acte de voler est un crime, Sofia coppola fait ce qu'elle sait faire de mieux ; filmer les instants de vie d'une génération en manque de repère, avec énergie et gros son. Ça marchait avec Virgin suicides, lost in translation et Marie-Antoinette, beaucoup moins avec Somewhere, la recette commence un poil à s'essouffler.
Comme souvent avec Sofia Coppola le papier cadeau est très beau. La réalisatrice sait mettre la forme et travailler sur l'esthétisme. Les images sont très belles et la bande son bouge bien. Mais quand on regarde le fond, ça sonne assez creux. Après tout ce n'est qu'une bande de jeunes qui visitent maison sur maison. Je met quand même trois étoiles car on ne s'ennuie pas vraiment et on se met à la place des personnages envieux devant tout ce luxe.
La nouvelle chronique adolescente de Sofia Coppola, spécialiste du genre, exhibe le strass et le bling-bling superficiel sans attiser l'intérêt de son intrigue et de ses personnages. Adapté d'une série d'articles sur ce fait divers typiquement hollywoodien, le scénario raconte la découverte d'un jeune homme qui arrive a LA et s'intègre a une bande d'adolescentes avides de pouvoir et de luxe facile qui vont se mettre dans le cambriolage de maison de stars, un caprice d'enfants gâtés regardé avec une certaine neutralité par Coppola, mais l'éternel thème de la jeunesse perdue dans ce marasme de la starification n'est pas assez mise en avant, et le film se contente d'observer la bande dans son parcours chaotique... Star du casting, Emma Watson est très vite oublié et caché par la talentueuse Katie Chang, leader du groupe qui se démarque vite par sa malice et sa façon de jouer la manipulation, avec une certaine retenue et une intelligence flagrante. Comme pour le poussif et laborieux "Somewhere", Sofia Coppola préfère admirer sa petite bande de délinquants blindés et offrir un enchainement de beaux tableaux sur le côté factice de cette avenir. Une chronique qui se contente de peu, alors qu'elle aurait pu offrir beaucoup plus...
Déception pour un film Coppola qui nous a habitué à beaucoup plus profond et développé. Ici, c'est du simple visionnage pas vraiment de développements sur le malaise ado qu'elle a maîtrisé parfaitement pour ses précédents films. On est spectateur des cambriolages mais ensuite: rien..... Petite déception pour un Coppola donc mais sinon l'impression générale reste plutôt bonne, j'ai bien aimé ce simple constat de ce que fait la jeunesse qu'on matraque d'images de stars friquées et qui finit par leur faire envie au point de s'approprier des choses qui ne leur appartiennent pas et qui ne vont pas avec leur vie réelle et les fait vivre en décalage complet avec la réalité. Une façon de se détourner de la réalité qu'on aurait aimé voir développer ici....Dommage