Quand passent les cigognes
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80 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juin 2010
Un joli travail d'image loin de l'idée lourde qu'on peut se faire du cinéma soviétique. Un scénario intéressant qui aurait pu être certe un peu mieux exploité. Question propagande ce n'est pas pire qu'un film de guerre américains.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2011
"Quand passent les cigognes" est un chef d'oeuvre, une tragique histoire d'amour détruite par la guerre. Et un grand moment de cinéma. La scène de l'escalier, la scène du bombardement, le plan-séquence suivant Veronika dans la rue (caméra portée, travelling, puis grue, le tout dans le même plan)... autant de scènes qui comptent parmi les plus marquantes du cinéma. Kalatozov a signé un grand film, qui a largement mérité sa Palme d'Or.
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2024
Quand passent les cigognes, réalisé par Mikhaïl Kalatozov et lauréat de la Palme d'or au Festival de Cannes en 1958, est une œuvre poignante qui nous plonge au cœur de la Seconde Guerre mondiale, mais vue à travers le prisme de l'intime. Le film raconte l'histoire de Véronika et Boris, un jeune couple amoureux séparé par les horreurs de la guerre. Le début du film, avec leur course insouciante près d’un pont à Moscou, contraste brutalement avec la sombre réalité qui s'impose bientôt à eux : Boris est appelé au front, laissant Véronika derrière lui, prise dans l’étau de l’absence, de l’incertitude et de la douleur.

Là où le film se démarque, c'est dans sa manière de capturer la guerre non pas à travers les batailles, mais à travers l’impact émotionnel sur ceux qui restent. Véronika devient le symbole des milliers de femmes qui doivent faire face à la perte, à l'attente, et à la désillusion. La mise en scène de Kalatozov sublime ces émotions par une caméra virtuose, capable de capter aussi bien la grandeur des espaces vides que l'intensité des regards et des gestes.

Techniquement, le film impressionne. La photographie en noir et blanc, à la fois élégante et expressive, joue un rôle clé dans l'intensité dramatique du récit. Les jeux de lumière et d'ombre apportent une dimension presque onirique à certaines scènes, rendant le chagrin de Véronika encore plus palpable. Une des forces majeures du film réside dans les mouvements de caméra fluides et dynamiques, souvent utilisés pour refléter l’instabilité émotionnelle de l’héroïne. Ces choix visuels renforcent la narration tout en immergeant le spectateur dans l’état d’esprit des personnages.

Tatiana Samoïlova, qui incarne Véronika, est tout simplement magistrale dans ce rôle. Elle parvient à traduire, avec une rare justesse, toute la complexité de son personnage : l’espoir qui se bat contre le désespoir, la résilience face à l'effondrement, et l’amour face à la perte. Sa performance, tout en nuances, est rehaussée par la manière dont Kalatozov la met en lumière, lui accordant des gros plans intenses qui saisissent chaque inflexion de son visage.

Quand passent les cigognes est un film qui résonne longtemps après son visionnage. Il n'est pas simplement un récit sur la guerre, mais une réflexion sur l’humanité, l’amour, et le sacrifice. C’est une histoire où chaque regard, chaque silence, raconte une vérité indicible sur la perte et le temps qui passe. Plus qu'un simple mélodrame, c'est une œuvre d'une grande finesse qui mêle l'art du cinéma à une sensibilité humaine profonde.

En somme, Quand passent les cigognes est non seulement un joyau du cinéma soviétique, mais aussi un témoignage universel sur les ravages de la guerre, non pas sur les champs de bataille, mais dans les cœurs et les esprits de ceux qui doivent survivre à l'absence. Un classique intemporel, où chaque plan est une leçon de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 octobre 2009
La mise en scène est très belle, des mouvements de caméra impeccable et nombreux. Une histoire assez triste sur l'amour en temps de guerre (du déjà vu) mais cela n'en reste pas moins émouvant et beau. Petites longueurs et parfois les acteurs en font beaucoup cela reste correct.
QuelquesFilms.fr

360 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2013
Cinq ans après la mort de Staline, c'était le dégel en URSS. La preuve avec ce film plus romantique que politique. Le début, axé sur l'amour de jeunesse, les courses folles, les décisions impulsives, fait souffler un vent de liberté. Une liberté qui aurait presque des accents de Nouvelle Vague si elle n'était pas empreinte d'un formalisme, très russe, hérité des grands cinéastes du passé, Vertov, Eisenstein... Le réalisateur Mikhail Kalatozov, qui avait oeuvré jusque-là dans un registre de "service national", de pure propagande, se détache des contraintes idéologiques pour s'adonner à une forme de lyrisme très stylisé, souvent virtuose, à défaut d'être particulièrement sympathique. Quelques scènes superbes : le travelling vertical dans l'escalier, au début, pour suivre la course des amants ; les visions de Boris, au moment où son destin bascule à la guerre ; la porte qui s'ouvre sur un appartement à ciel ouvert, où demeure absurdement une horloge, après le bombardement. La caméra émerveille par sa mobilité, ses virevoltes, ses angles renversants. Et quand elle se fixe, c'est pour obtenir des gros plans d'une belle intensité sur les visages, notamment celui de l'actrice Tatiana Samoilova.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2011
L'image est très soignée tout comme le scénario. Palme d'or 1958 ? Méritée...
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2012
Formellement, «Quand Passent Les Cigognes» est proche de la perfection. Le noir et blanc est somptueux, la mise en scène est d'une modernité que n'auraient pas renié les esthètes de la Nouvelle Vague, les cadrages sont audacieux, la virtuosité de la caméra est incomparable (cf. la séquence où court la jeune héroïne, sans doute l'une des plus belles jamais filmées),... Viennent ensuite des acteurs prodigieux dont la modernité du jeu est tout aussi remarquable, avec en tête la jeune Tatiana Samoilova sur les épaules de laquelle repose presque tout le fim. Un long métrage qui, à l'image des deux amoureux au début du récit, respire un parfum de liberté sans précédent, aussi bien dans la façon d'aborder la guerre et ses horreurs (avec une authenticité et une subtilité surprenantes venant de la part d'un pays soumis à la censure) que dans la manière avant-gardiste d'utiliser la caméra et le langage cinématographique. Quelques passages m'ont paru un peu en retrait, comme la fin du long métrage que j'ai trouvé un peu trop convenue, mais beaucoup d'autres s'avèrent inoubliables, par exemple lorsque ce pianiste joue sous les bombes pour faire oublier à son amie les hurlements stridents des sirènes d'alarme... Saluons donc le travail de Kalatozov, le génie d'Ouroussevski, le talent des interprètes, et n'hésitez pas à visionner ce film qui figure incontestablement au panthéon du cinéma russe. Indispensable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2012
Revoir ce film nous plonge dans les années cinquante avec ses espoirs et ses désillusions. La déstalinisation voulue par Khrouchtchev permet à maints artistes russes de s’exprimer autrement qu’en encensant l’un des plus sanguinaires dictateurs qu’ait connu l’humanité. Il en résulte un film pétri d’humanité qui donne à voir le quotidien d’une famille russe non sans embellir un peu sa condition matérielle. Comme à l’accoutumée chez un cinéaste russe, l’opérateur s’en donne à cœur joie avec des prises de vue virevoltantes mais qui, à la longue, prennent un aspect un peu maniéré. Le montage réalisé avec des épisodes bien équilibrés ni trop long ni trop courts permet au spectateur de rester tout le temps en haleine. On sent l’influence du cinéma français : les surimpressions rappellent Le « Napoléon » d’Abel Gance, les promenades enjouées dans les rues Jean Renoir et la scène finale dans la foule « les enfants du paradis » de Marcel Carné. En revanche, les travelings et les prises de vue dans la montée d’escalier se révèlent, pour l’époque, d’une totale originalité. Les acteurs sont tous magnifiques et le regard de la belle Véronique reste longtemps gravé dans la mémoire du spectateur qui rêve d’aller la retrouver en Russie pour contempler à nouveau ses beaux en amande et baiser courtoisement sa blanche main.
AMCHI

6 960 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
C'est une histoire d'amour, assez émouvante, la fin du film est très belle. Pour autant je n'ai pas eu l'impression d'avoir vu un chef-d'oeuvre, le film souffre de quelques longueurs et la guerre est peu évoquée, cela reste tout de même un film très intéressant à voir.
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 748 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2023
Évidemment dès le titre, on ressent le lyrisme d'une envolée. Comme la rencontre du début et le lyrisme des images.
Puis vient le doute et le regret.
Il faut reconnaître que l'image rend parfaitement compte des élans de l'amour vrai ou celui perdu à jamais.
Beau film.
Hotinhere

798 abonnés 5 504 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2023
Un mélodrame soviétique en temps de guerre, à la fois tragique et lyrique, servi par une mise en scène en N&B sublime, et illuminé par la prestation bouleversante de Tatyana Samojlova.
Palme d'or à Cannes en 1958. 4,25
Ti Nou

628 abonnés 3 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2019
L’histoire de ce couple séparé par la guerre est, bien qu’assez attendue et prévisible, poignante, notamment grâce à une mise en scène qui multiplie les prouesses techniques faisant de chacune des séquences d’incroyables moments de cinéma.
Cinévore24

457 abonnés 953 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2021
L'inventivité novatrice de la mise en scène ainsi que la composition de certains plans forcent vraiment le respect, d'autant plus pour un film datant de 1957.
evariste75
evariste75

214 abonnés 252 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Chef d'œuvre universel qui mériterait 6 ou 7 étoiles... Je l'ai vu pour la deuxième fois (+ ?) au Christine ce mercredi 7 janvier 2025...

J'ai eu les larmes aux yeux.
. . que dire de plus ?

Veronika, une beauté à couper le souffle, une fontaine d'émotions...

Des images qui vous prennent aux tripes....

Un film expressioniste en noir et blanc à la Fritz Lang...

Une chaleur et une humanité à vous faire fondre...
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2022
Absolument maîtrisé tant dans ses dialogues que dans sa réalisation et l'interprétation intensément ressentie de Tatiana Samoilova, ce drame par sa froideur n'aura convié aucune émotion. Dommage car tout aurait dû y être!
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