Quand passent les cigognes
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80 critiques spectateurs

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Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2016
Un film de guerre comme on en a vu tant d'autres, de tous temps, et en particulier sur le sujet bien précis de la Seconde Guerre mondiale. Avec toutefois ici l'immense originalité d'un point de vue russe et mis en scène comme tel. L'oeuvre tire non seulement sa force du sujet et des émotions très peu politisées qu'il transporte mais aussi de plans assez étonnants, entre travellings compliqués et autres scènes techniquement pas banales. Une plongée dans un sujet récurrent d'une façon qui change de l'habitude.
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2010
Palme d’or à Cannes en 1958, «Quand passent les cigognes», de Kalatozov, est le film étalon du grand renouveau du cinéma russe (porté par des cinéastes comme Chukhrai, Klimov et plus tard, Tarkovski), après les longues années d’apathie forcée sous le règne stalinien. Mélodrame romantique, et surtout psychologique, sur le sentiment de culpabilité d’une femme ayant trompé son amour et celui de son amant parti au front, le film tend alors à se démarquer du cinéma de propagande ambiant, sans pour autant abandonner une vision collective de la société (la séquence finale de retour des héros) mais qui à mon sens, est ici plus culturelle que politique. Le film se caractérise par une mise en scène envolée et audacieuse, pleine d’une vitalité et d’une fraîcheur illustrant parfaitement cette renaissance, telle une éclosion, du cinéma russe. Kalatozov propose des cadrages obliques étourdissants (rappelant l’influence photographique de Rotchenko sur le cinéaste), les grands angles et les profondeurs de champs, à la manière d’un Orson Welles, et évite tout temps mort, ce qui a pour effet de maintenir le spectateur dans un état continu d’attention. Ce lyrisme de la mise en scène, cette jeunesse et cette volonté de faire «du nouveau» est à la fois la qualité du film, étant son moteur, mais aussi son défaut, manquant parfois un peu de retenue. On a ainsi plusieurs effets en trop, à mon avis, telles les surimpressions qui n’ont pas très bien résisté au passage des années. Mais ce n’est là que détail. Accompagné de l’excellent Urusevski à la photo, Kalatozov nous offre également quelques plans remarquables, annonciateurs des époustouflants plans séquences de «Soy Cuba». Je pense notamment à ce plan, à mon sens le plus beau du film, de la foule amassée sur le quai de la gare pour le départ des combattants. A redécouvrir.
ghislaine18
ghislaine18

11 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2015
Film magnifique revu 40 ans après l'avoir vu au ciné-club de mon lycée lorsque j'étais en 1ère, avec toujours la même émotion. Le film était suivi d'un débat animé par une spécialiste des films russes : très intéressant. Cette histoire d'amour interrompue par la guerre, ce mariage forcé suite à un viol (que l'on devine), l'enfant recueilli qui s'appelle Boris comme le héros, la scène à l'hôpital, la scène finale... tout est pensé avec tellement de minutie et quelle maîtrise de la caméra pour cette époque (1957 !). A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2016
Franchement voir un film russe qui ne soit pas propagandiste, ça fait du bien. Mais quand en plus la mise en scène est grandiose, que les acteurs (et surtout l'actrice principale) sont bons et que l'histoire parvient à ne jamais être ennuyeuse, on peut clairement dire qu'une bonne petite palme d'or méritée s'impose.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mai 2010
Le cinéma soviétique, du moins après la mort de Staline, compte de nombreux grands films sur la seconde guerre mondiale, très différents dans le ton de ceux tournés par les américains et qui permettent d'avoir un autre coup d'oeil sur la guerre. Quand passent les cigognes est certainement le film du genre le plus connu en occident, et sa réputation n'est pas usurpée. C'est un regard vraiment sans concession sur l'URSS en guerre - autant que faire ce pouvait, la censure existait toujours sous Khrouchtchev, même si elle était moins virulente que sous Staline. L'abondance d'effets techniques peut parfois nuire, mais nos réticences volent en éclat grâce à l'interprète féminine, très "russe", c'est à dire extraordinaire de force et de douceur. A noter aussi la dernière scène du film, sur le quai de gare, bouleversante et l'une des plus belle de l'histoire du cinéma. Un grand film, presqu'un chef d'oeuvre.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 avril 2020
Très beau film. La caméra virevolte, tourne dans les escaliers pour l'Amour et est placé en caméra subjective lors de la Mort. On sent une véritable énergie dans la mise en scène de Mikhail Kalatozov. On a des très beaux plans, on a un travail sur l'image qui rend ce film d'une beauté plastique éclatante. Les cigognes volent au début et à la fin du film et la caméra vole tout au long du film dans cette histoire d'Amour poignante dans ce contexte de guerre. Le réalisateur utilise des effets pour nous montrer ce côté âpre de la guerre avec Veronika courant après un passé, et ce passé lui contamine sa vie avec Boris qui est n'est plus physiquement là mais présent toujours de manière indirecte envers Veronika. Ce film témoigne de la souffrance que cause la guerre ce qu'elle détruit: des familles, des histoires, des vies.
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2023
Très beau film que j'ai revu avec plaisir en DVD.
L'esthétique, l'histoire (la petite et la grande), les acteurs et la fin bouleversante!!
Vraiment un très beau film
A voir ou à revoir.
Marc
Marc

11 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2025
Toujours aussi beau et émouvant 65 ans plus tard. Un grand classique du cinéma, indémodable. A voir et à revoir
Desman
Desman

8 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2011
Un très grand film au scénario soigné et aux prouesses techniques inimaginables à l'époque. Travelings magnifiques et plan-séquences énormes! Le premier film moderne.
noizet
noizet

7 abonnés 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 novembre 2022
Une comédie romantique des plus convenues. De plus il ne se passe rien dans la plus grande partie du film qui de ce fait devient très vite ennuyeux. Je n'avait jamais vu ce film dont j'avais beaucoup entendu parler pour moi la réputation n'est pas à la hauteur du résultat !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 février 2009
Quand passent les cigognes, palme d'or 1958, est un film exceptionnel qui allie prouesse technique et scénario en béton. Certainement l'une des plus belles histoire d'amour du cinéma. Un film essentiel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2014
Quand passent les cigognes est un film culte. La réussite de ce film repose en grande partie sur deux points. D'abord par un savant dosage de la lumière sur les deux couleurs du film, puisqu'il fut tourné en noir et blanc, donnant un résultat d'un esthétisme absolu. Un autre point ayant contribué à son succès réside dans certains plans tournés de façon spectaculaire. Mais en 1958, il fallait de l'imagination aux réalisateurs pour innover. A cette époque, ils n'avaient pas d'ordinateurs à leur disposition leur permettant de produire des effets spéciaux et autres images de synthèse. Il leur fallait donc tirer le maximum de grosses et lourdes caméras de studio et de quelques portatives telles que des Arriflex 16 ou 35mm aux performances et à l'autonomie limitées. La scène la plus réussie, relevant de l'exploit technique, est ce fameux fondu enchaîné représentant des arbres vus du sol tournants de plus en plus vite dont les images viennent se superposer à un autre tournoiement, celui de la course du héros dans les escaliers pour rejoindre sa fiancée.
Si ce film a décroché la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1958, il a également été récompensé, fait rarissime, par un Prix Spécial pour les Mouvements de Caméra.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 janvier 2012
Grand film russe du début de la déstalinisation. Techniquement inventif pour l'époque, il marque avant tout par son histoire d'amour et ses personnages plongés en pleine guerre. Il y a quelques failles dans la réalisation et pourtant la puissance de nombreuses scènes l'emporte. D'autre part, Tatiana Samoilova est tout simplement incroyable de beauté et de prestance.
Gcsa M.
Gcsa M.

4 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2021
Un film qui fait réfléchir sur l'amour et la vie à travers le portrait de cette femme amoureuse de Boris qui est, à prime abord, insouciante. Cependant, après le départ de son fiancé, elle s'enfonce dans une solitude de plus en plus terrible sublimée par le cadrage et le noir et blanc. UN film classique (palme d'or en 58) à voir qui nous montre une belle histoire d'amour triste mais finalement remplie d'espoir grâce à la scène finale dans laquelle Veronica donne les fleurs qu'elle avait gardées pour Boris à des inconnus après avoir appris son décès.
Lardon_spectaculaire
Lardon_spectaculaire

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2019
Un vieux film dans un corps de jeunot. Car j'ai trouvé ce film d'une modernité surprenante, notamment dans sa mise en scène. D'excellentes idées dans la réalisation et une très belle performance de la part des acteurs (en particulier pour Tatiana Samoilova).
En bref, on peut facilement qualifier le réalisateur de "visionnaire", pour le dynamisme et la mise en scène irréprochable.
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