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lucilla-
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5,0
Publiée le 14 décembre 2015
C'est un très beau film sur le deuil, sans doute un des plus beaux sur ce sujet. Et un des plus justes. L'évocation de l'absente, ces aller-retours entre les souvenirs et le présent, entre le rêve et la réalité finissent par placer le spectateur dans l'état cotonneux et comme coupé des autres qui est celui de tous les endeuillés.. Le film est très ambitieux et peut sans doute laisser des spectateurs en route, mais j'ai trouvé pour ma part très puissante cette évocation mélancolique de la perte et de la douleur d'exister. Et de l'écriture comme secours ultime à la détresse.. Joaquim Trier confirme, pour moi, sa sensibilité si particulière, et son talent.
Bien qu’évoquant des sujets maintes fois rebattus – la famille en deuil ainsi que les affres de l’adolescence – le film de Joachim Trier trouve un bel équilibre grâce à une écriture remarquable dans un récit où les points de vue des différents protagonistes se multiplient et au sein duquel présent, passé et songe se confondent pour mieux cerner les maux de chacun des membres de cette famille touché par l’absence et qui bénéficie qui plus est d’une interprétation sans faille.
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3,0
Publiée le 3 mai 2016
La future sortie d'un article sur une célèbre photographe décédée donne l'occasion à sa famille de se réunir du moins physiquement, car parler n'est pas leur fort et ce n'est pas les secrets qu'ils cachent qui vont arranger les choses. Le film est très sobre parfois peut-être trop parce qu'on attend cette "explosion" qui n'arrive jamais et ça manque un peu d'émotion, mais rien qui ne soit préjudiciable avec des personnages attachants et touchants qui sont très bien développés puisqu'ils ont chacun leur propre petite histoire en plus de l'intrigue générale. "Back Home" aurait pu être un film bouleversant si Joachim Trier n'avait pas mis autant de pudeur dans son traitement, mais c'est tout de même un bon et joli film qui est superbement mis en scène et très bien interprété.
Pour son premier film en langue anglaise, le norvégien Joachim Trier livre avec Back Home, précédemment connu sous le titre de Plus fort que les bombes un honnête récit psychologique que l'on aura du mal à trouver follement original. Autour de la mort prétendument accidentelle d'une femme reporter (après Juliette Binoche dans L'épreuve, à Isabelle Huppert de s'y coller sans avoir quelque chose de guère plus consistant à défendre), son mari et ses deux fils confrontent leurs névroses. Le résultat est davantage dans le scénario que sur l'écran tant Trier a de la peine à transcrire en images un matériau littéraire, limite conceptuel. Quelques scènes, celles où apparaît Jesse Eissenberg par exemple, sont relativement réussies. Mais l'ensemble est insatisfaisant. Joachim Trier serait plus inspiré de revenir tourner des sujets norvégiens et personnels comme l'étaient ses précédents films.
Le deuil n'est pas une chose facile et chacun le gère à sa façon. Voilà ce que nous montre "Back Home" à travers une narration fragmentée, racontant comment un père et ses deux enfants vivent la mort de leur mère, grande photographe de guerre qui s'est suicidée, ce que le frère cadet ignore encore. Entre le père et son jeune fils qui ont du mal à communiquer et l'aîné qui tarde à revenir auprès de sa femme et de sa fille récemment née, les personnages se voient confrontés à des bribes de souvenirs, à la perception qu'ils avaient de cette femme et de cette mère et à leur chagrin avec qui ils sont seuls. Parfois longuet et pas toujours réussi dans certaines scènes, "Back Home" se montre tout de même sensible et intelligent, abordant son sujet avec réalisme, mélancolie sans jamais verser dans le mélodramatique. La construction éclatée du récit ajoute à la poésie de l'ensemble qui doit beaucoup à son excellent casting, dominé par Gabriel Byrne et Jesse Eisenberg.
Après le remarqué "Oslo, 31 août", Joachim Trier pose ses caméras aux Etats-Unis pour réaliser ce nouveau film: "Back Home". Chronique familiale tournant autour de la mort de la mère, Joachim Trier déroule son drame sans excès, avec réalisme mais aussi avec prétention. L'histoire peine à captiver non que le scénario soit à proprement mauvais mais il est mal structuré, brouillon. Le rendu est finalement peu intéressant et il ne faut pas compter sur la mise en scène peu inspiré du cinéaste pour rehausser l'ensemble et y apporter l'émotion attendue. C'est ambitieux mais fadasse et ennuyeux. Au final, on regarde "Back Home" de manière indifférente et détaché, sans réellement rentrer dans l'histoire et dans le quotidien de cette famille.
Lent, parfois long, mais fort en émotions grâce au casting et à l'histoire touchante. Beau rôle pour Isabelle Huppert, sublimée par la caméra toute en nuances et maîtrisée de Joachim Trier. Un film sur l'absence et la passion d'une vie.
un drame complètement déstructuré dans sa forme où l'on navigue sans savoir où le récit va nous mener... finalement pas bien loin. on peut déplorer pas mal de lourdeurs et un manque de naturel chez certains personnages.
J'ai peine à croire que le réalisateur de ce film soit le même que celui de l'excellent “Oslo, 31 Août”... Parce qu'autant ce dernier m'avait enchanté, autant cette incursion en Amérique du réalisateur norvégien a été rien moins qu'ennuyeuse. Rien dans ce film n'a trouvé grâce à mes yeux ! L'intrigue est affreusement vide, les thématiques abordées sans originalité, les personnages soient insipides soient caricaturaux, les péripéties atones et le tout est submergé par une musique dépressive. Le casting trois étoiles (et international) qui est présent dans le film n'apporte en outre rien à ce long-métrage. Quand je vois sa sélection au festival de Cannes et les excellentes notes critiques et publiques qui sont sur Allociné, j'imagine que je dois me résoudre à admettre que j'ai dû totalement passer à côté du film... Mais personnellement je suis resté complètement froid devant le deuil languissant de ce veuf et de ses deux fils. Un long-métrage qui apparemment est d'une grande qualité, mais qui chez moi n'a provoqué qu'ennuis et désintérêt et que j'aurais du mal à recommander. À voir pour se faire son idée.
Style élégant malgré un ensemble trop poussif pour être apprécier de façon total. Joachim Trier propose de regrouper plusieurs thématiques sociales masculines autour d'un personnage féminin fort, celui de la mère, morte accidentellement spoiler: ou pas accidentellement, d'ailleurs . Le père, déprimé, dérouté, perdu, essaye tant bien que mal de redonner vie à sa famille meurtrie. On le plus jeune frère dans une évidente crise existentielle, en pleine construction de soi quand on est un peu détruit c'est plus compliqué. Et le plus âgé qui essaye de donner un sens à sa jeune paternité qui le déstabilise et l'interroge. Une mère c'est pourtant le ciment, même quand elle semble inexistante, le peu qu'elle a existé, elle a marqué... Plusieurs scènes se trouvent être joliment tournées et apportent beaucoup de sympathie autour de ce jeune réalisateur. Comme la même scène vu par le père puis vu par le fils. On pourrait se lasser d'un énième film sur le deuil, mais Back Home (encore un titre anglophone pour en remplacer un autre, beaucoup plus parlant), va bien au delà et ne tombe pas dans les facilités même si on ne peut pas passer à côté de certains clichés. Les prestations sont très bonnes, le casting se complète globalement assez naturellement. C'est presque trop parfait dans sa présentation finalement. Le résultat est que l'exercice devient un peu étouffant, et je pense, trop peu marquant malgré de beaux efforts. Il faut que je regarde son premier film qui semble plus détonnant à première vue.
Un nouveau drame parfaitement maitrisé par le si intéressant Joachim Trier qui dirige ici son 1ier casting international. Le scénario est très habile de mêler présent et flashbacks pour dresser le portrait de ce père et ses deux garçons toujours en deuil pour la mère disparue. Il n'y a pas grand chose à ajouter, les scènes sont très bien écrites et réalisées et certains passages très émouvants notamment grace à l'interprétation. Du beau travail même si en soi l'histoire n'est pas très originale, Joachim Trier arrive très aisément à susciter l'émotion grace à sa mise en scène...
Le film se veut en apesanteur, à l'image de ces filles que l'on fait sauter vers le ciel, mais il est gravement plombé par des incessants flashbacks, beaucoup trop nombreux à mon goût. L'instant est grave est le deuil est pesant. Dommage que ce soit moins bien qu'"Oslo, 31 août", l'absence de Anders Danielsen Lie se fait sentir, cet acteur au jeu divin, empreint de grâce. Devin Druid joue très bien, mais avec un répertoire forcément réduit pour l'ado qu'on lui fait jouer. Le reste du casting est très bon, mais la grâce a disparu.
On retrouve dans ce très beau drame familial les qualités du précédent film du norvégien Joachim Trier "Oslo 31", une grande justesse de ton, une émotion certaine et retenue, une fascination pour le désarroi et la mélancolie, une évocation particulièrement sensible de sujets profonds tels l'incommunicabilité ou le suicide, bref rien de bien gai chez ce cinéaste mais quel talent de narration, quelle beauté mélancolique. Même si "Back home" n'a pas la profondeur du très beau "Oslo 31", le film n'en reste pas moins l'un des plus beaux vus ces derniers mois. Quant à l'interprétation, elle est exemplaire, dominée, faut-il le préciser, par une Isabelle Huppert comme on ne l'avait pas vu depuis longtemps, incroyablement sensible, incroyablement humaine.
Après un deuxième long-métrage de grande qualité, Oslo 31 août, Joachim Trier revient avec cette histoire de gestion du deuil qui dépeint, comme toujours, des personnages en rupture, à fleur de peau. La mise en scène est ici assez académique, sans réelle inspiration, à l'image d'un casting téléguidé qui ne fait pas de vagues. Le récit est plutôt lourd, très haché, et on n'arrive jamais vraiment à rentrer dans ce scénario ennuyant car trop hermétique. La qualité première du réalisateur norvégien, sa sensibilité, transparaît difficilement.