Gregory Dark c’était un peu le The Asylum des années 90. Il récupérait des stars déchues pour afficher en gros leurs noms dans ses productions coquines plus ou moins réussies. Ici c’est Martin Hewitt, prometteur dans les années 80, et le vétéran David Carradine qui évoluent dans un métrage plutôt paresseux du réalisateur. Dark, grand manitou du thriller érotique des années 90 livre ici un film plutôt ennuyant en vérité. D’abord on a un peu de mal à s’intéresser aux protagonistes. Dans Sins of the Night par exemple, le personnage de femme battue et humiliée de Shelton était intéressant, intriguant, mais ici on a Martin Hewitt spoiler: qui campe un animateur radio tombé dans un piège et son personnage n’est pas spécialement intéressant. Il se résume à spoiler: beaucoup de coucheries et un pistolet à eau . On se fiche un peu de son sort, tandis qu’autour de lui n’évoluent que des personnages féminins sans grand intérêt autre que de se désaper et David Carradine qui se foule vraiment pas, mais en même temps, il n’a rien à défendre. Ce casting et ces personnage peu intéressants évoluent dans une intrigue assez paresseuse. Le point de départ est intéressant et il y a comme souvent chez Dark quelques petites choses à prendre de ci de là, mais noyé dans une avalanche de scènes de sexe pour la plupart totalement gratuites qui viennent casser le rythme du film. Qu’il y en ait, ok, mais à la limite que ça creuse les relations entre deux personnages, ça passe, mais là, c’est souvent juste pour meubler. Ca dissous l’intérêt du sujet, qui en définitive n’est pas très marquant. On se rabattra donc sur une ambiance film noir assez travaillée, avec une belle musique jazz, une atmosphère noctambule d’un bel effet, car Dark a un certain sens de l’esthétique. Il y a de la belle lingerie, de beaux éclairages, une nudité assez artistique même si les scènes hot sont pour le moins répétitives dans leur approche. Le film dégage une impression luxueuse mais contrairement à d’autres films du réalisateur, cette forme élégante ne suit pas une histoire un minimum prenante.