Une comédie dramatique, sur fond de pièce de théâtre, lente et prévisible, avec un scénario des plus minces. Le jeu d'acteur de Fabrice Luchini est poussé à l'extrême et finit par agacer, quant à celui de Lambert Wilson, il sonne creux. Les scènes de répétition du "Misanthrope" sont à n'en plus finir. Une réalisation inutile, d'un profond ennui ! Vraiment trop littéraire et théâtrale !
Une très bonne surprise. Luchini dont je n'étais pas fan habituellement est absolument extraordinaire! A la fin en prononçant un seul mot, il donne toute son ampleur, sa puissance au film. Et bouscule le téléspectateur que je suis. Impressionnante performance.
Philippe Le Guay se met au service de ces acteurs fabuleux (Premiers, comme Second rôle) dans une œuvre où chacun est à sa manière le Misanthrope à tour de rôle et prouve que l’œuvre de Molière, au moins sur le fond, est intemporel. Un très agréable moment de cinéma.
Alceste à bicyclette a un point en commun avec “Prénom Carmen” : il parle d’autre chose que de son sujet manifeste. Alceste à bicyclette est un film sur la séduction sexuelle, la manipulation mentale et leurs points aveugles, donc un film sur les Liaisons Dangereuses. Comme les Liaisons, il tourne autour d’un indicible. Ne manque même pas l’innocence séduite : Zoé s’est éveillée à l’art dramatique, sa paix n’y résistera sans doute pas. Malgré quelques poteaux indicateurs un peu lourds, ce film est une merveille de subtilité sans gratuité : Rohmer revisité par Nanni Moretti
De larges extraits du misanthrope avec de très bons acteurs bien dans leurs rôles. Un mélange d'humour et de partage même si,la fin est un peu longue....
Lorsque Lambert Wilson descend du train en gare de La Rochelle, pourquoi le véhicule taxi n'est il pas le même au départ de la gare et à l'arrivée à l'île de Ré, (plaque d'immatriculation différente), (début du film)?
Un sujet inabouti . On cherche vainement quel est le parti pris par le réalisateur . Je pensais voir un film sur le travail des personnages du Mysanthrope . Une recherche, par deux comédiens, d'interprétations possibles . Au lieu de ça , on a droit à un essai laborieux de transposition des personnages de la pièce . Une relation improbable de ces personnages dans la réalité , relation qui ne fonctionne pas un instant . Une comédie ratée, jamais drôle ni savoureuse . Je n'ai pas cessé de penser, tout au long du film, au "Looking for Richard" de Al Pacino et de ce qu'il avait proposé du Richard III . Décidément, la France a perdu son statut de pays de la pensée...
Séduisant par son thème et ses ruptures de ton, ce huis-clos pourra agacer par le surjeu de ses acteurs et les bons mots d'un certain cinéma de scénariste. Aimable mais inégal.
Drôle et grave à la fois, duo brillant et grinçant, et la tentation-tentative de nouer une relation : implacable, le beau texte de Molière, donné à entendre, jolie déclinaison du choix des interprétations, ramène à l'amertume du Misanthrope, pour qui toute relation n'est que farce et illusion ...
Un acteur à la notoriété installée va avoir la fausse bonne idée de tenter de sortir de son ermitage l’un de ses confrères qui a choisi de quitter volontairement le métier quelques années auparavant. Mais ces retrouvailles ne seront pas sans conséquences, ni pour l’un ni pour l’autre. Plus que par son sujet, ce film de Philippe Le Guay nous séduit principalement grâce à la présence de ses deux acteurs principaux qui procure un vrai plaisir (et quelle satisfaction rare de nos jours que d’apprécier des acteurs audibles !), grâce aussi à cette atmosphère de villégiature que nous offre le cadre naturel de l’Ile de Ré, à de très bons dialogues et à une belle image.
Pour les points positifs, Fabrice Luchini et Lambert Wilson jouent bien dans cette comédie parfois drôle et subtile mais dont la dernière demi-heure s'étire en longueur pour un final assez décevant. Il manque aussi à ce nouveau film de Philippe Le Guay la fantaisie qu'avait les Femmes du 6ème étage, sa précédente comédie. Dommage.
Un film qui intègre la suite du misanthrope, puisqu'à la fin de la pièce Philinte se promet de rechercher Alceste, parti de la ville, pour le ramener à de meilleurs sentiments. C'est donc une pièce dans la pièce qui se déroule sur l'île de Ré entre nos 2 protagonistes.
Le début est assez enlevé, plein de surprises humoristiques avec le dialogue de la pièce, alterné de joutes verbales, de situations inattendues, voir comiques. Quelques temps morts durant lesquels le scénario s'éloigne de sa trame originelle, avant de rebondir sur une fin attendue.
Les deux acteurs tiennent le film à bout de bras. Luchini d'habitude insupportable à l'écran revêt une humanité toute molièresque.
" Alceste à bicyclette " est un splendide film qui arrive remarquablement bien à placer une bonne partie du Misanthrope de Molière, à notre époque. Cela grâce à une réalisation, une mise en scène et un scénario parfaits issus du duo de génie : Luchini / Le Guay. Un casting impeccable entre Lambert Wilson qui est irréprochable, Fabrice Luchini qui a un talent fou, et Maya Sansa qui est tout aussi douée, il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre à ce niveau là ! De l'humour, il y en a du bon dans ce film et pas du lourdingue beauf comme dans tant d'autres films français. La seule chose que l'on pourrait reprocher au film de Philippe Le Guay à mon avis, c'est que l'on ne voit pas assez les beaux paysages de l'ile de Ré. Allez donc voir " Alceste à bicyclette ", je vous le conseille fortement !
Si on aime Lucchini, Molière, l'ïle de Ré sous la pluie, alors on aime bien Alceste à bicyclette. Parfois un peu poussif, avec quelques passages assez émouvants et une belle fin très sobre et bien dans l'esprit du Misanthrope.
Un film à aller voir si vous voulez faire la sieste. Luchini, pareil à lui même, insipide. Des les premières scénes ont devine la fin du film, ou d'ailleurs il ne se passe rien d'autre que des répétitions... des répétitions.. c'est rare que je mette un commentaire, mais là, je me suis tellement ennuyée, si je peux vous évitez la même soirée....