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Philippe R.
4 abonnés
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5,0
Publiée le 28 janvier 2021
La quintessence du genre humain ! la rencontrer de deux personnages haut en couleur ! la perfection des rôles ! ce film est un pur produit Français et pas dès moindre ! quel dualité magnifique entre Lambert Wilson et Fabrice Luchini, maintenant je comprends mieux qu'il a eu autant de césars ! merci à arte pour la diffusion de ce film .
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1,0
Publiée le 16 septembre 2020
Les francophiles vont me huer mais Alceste à bicyclette est tellement lent qu'il m'a laissé attendre pas si patiemment que ça se termine. J'espérais quand l'un des deux acteurs Fabrice Luchini ou Lambert Wilson mentionne une autre pièce comme Othello apparemment parce que la femme dans le film a conduit à des tensions entre eux. Et j'espérais qu'il y aurait peut-être un petit meurtre pour mettre fin à l'ennui mais non. Les blagues ne sont pas drôles et cela aiderai si nous connaissions le texte original. Les films français lents sont de deux types, bons et moins bons. Ce film appartient à cette dernière catégorie. Même un bref rôle télévisé de l'un des acteurs n'était pas meilleur que le film. Ni un deuxième jeu dans la pièce où ils jouent La pièce de Molière n'a pas décollé. Les deux acteurs du film ne me semblaient tout simplement pas être de très bons acteurs. Peut-être qu'avec Tartuffe la prochaine fois ils feront mieux...
Ce film a des bons cotés, l'idée est originale, mais ce n'est pas un chef d'oeuvre. Le scénario est inégal mais dans l'ensemble c'est pas mal. On a toujours autant plaisir à voir Fabrice Luchini. Le petit plus de ce film : il donne envie de lire.
La comparaison implicite d'Alceste le misanthrope de Molière avec la vie de Serge (Fabrice Lucchini) tout seul sur son île isolée est intéressante. Ce dernier refusera les honneurs par garder son intégrité, tandis que Gauthier comédien (Lambert Wilson) se pliera à des séries débiles pour l'argent et la notoriété. Ces "meilleurs ennemis" finiront fâchés à se disputer le même rôle, mais l'un ce sera pour la notoriété tandis que l'autre ce sera pour le message incluant le personnage d'Alceste. Toutefois, une fois dépassée cette comparaison calculée, le film paraît nettement plus vide : dialogues bons mais pas exceptionnels, intrusion d'une actrice X (pour quoi faire ?)… et l'île de Ré paraît bien bourgeoise pour que le spectateur lambda puisse s'en identifier.
Un film qui sort des sentiers battus et Molière y est à l’honneur. Voir deux égos s'apprivoiser à coups de dialogues percutants et d'alexandrins donne de la grandeur à cette verbe littéraire que seuls les initiés peuvent aujourd’hui appréciés. L’intrigue est un prétexte à une analyse psychologique des personnages. La lutte d’individualité à fleurets mouchetés est magistralement orchestrée par le réalisateur, Philippe le Guay, au travers de l’aigreur à peine voilée mais aussi de l’humanité assez touchante de Luchini et Wilson, aux sommets de leur art. Sous ses airs un peu pompeux qui pourrait tirer sur l’intello-chiant, « Alceste à bicyclette » s’avère être une pépite cinématographique pleine d’humour et de réflexion qui donnerait envie de relire nos grands classiques du XVIIème siècle.
"Alceste à Bicyclette" se révèle être un film très sympathique et intelligent sur la relation particulière entre 2 amis aux trajectoires opposées. Le scénario vaut pour l'opposition entre le riche parisienspoiler: (et ses téléfilms à grand succès avec à la clé 200000€ de salaire par épisode et qui pourrait acheter une maison hors de prix sur l'île) et le gars simple isolé à l'île de Ré spoiler: (avec trop peu de sous pour faire réparer la fosse septique et exécrant le monde parisien) , le tout parfaitement transposé dans l'intrigue du Misanthropespoiler: (où Serge peut s'apparenter à Alceste alors que Gauthier se croit suffisamment altruiste pour l'incarner) . La frontière mince entre le contenu de la pièce répétée, le choix des rôles (à alterner 1 fois sur 2) et la vie réelle pimente le film de scènes mémorables, s'appuyant sur les performances irréprochables des excellents Fabrice Luchini et Lambert Wilson, ainsi que sur plusieurs gags très amusants spoiler: (les bisbilles sur les vers exacts, la prononciation, l'anti-jouissance, le portable qui sonne tout le temps, les chutes de vélo, la vasectomie avortée, le jacuzzi, le visionnage de la série par Serge) . Pour le reste, il est dommageable que les personnages secondaires gravitant autour du duo principal soient assez anecdotiques au final, spoiler: l'agent immobilier soulignant sans subtilité la richesse de Gauthier, la fille de la patronne d'hôtel (Zoé) ne réveillant que momentanément la fibre théâtrale (pour une actrice porno, sa lecture de la pièce est convaincante) et l'italienne divorcée amenant des événements plus conséquents mais assez prévisibles. Enfin, "Alceste à Bicyclette" est intelligent dans sa conclusion très métaphorique et nuancée, puisque je trouve quespoiler: Gauthier et Serge apparaissent bien différents du début (les rôles se sont inversés, comme c'était prévu pour la pièce; Serge a perdu du crédit en cédant à la jalousie amoureuse, en renonçant à son retour pourtant voulu sur les planches, et en jouant sur le pouvoir qu'il avait sur Gauthier pour tenter d'obtenir le rôle d'Alceste pour lui tout seul, alors que Gauthier apparaît plus altruiste en ayant vraiment appelé le docteur pour la mère du taxi, en allant au bout de son envie de quitter l'univers de la télé, et en faisant l'amour avec Francesca sans l'avoir planifié) et que l'issue n'est ni toute blanche ni toute grise spoiler: (Gauthier paye de ne pas avoir écouté Serge pour le mot "effroyable", Serge se rend compte qu'il ne s'est pas appliqué ses propres principes et demeure résolument seul) . À l'arrivée, "Alceste à Bicyclette" propose une belle réflexion sur l'amitié et la cohérence avec soi-même, portée par l'amour du théâtre et les prestations jouissives de Luchini et Lambert.
L'ensemble était alléchant, le sentiment final est mitigé. La relation Lucchini / Wilson fonctionne bien. Les psychologies se construisent et s'affrontent et on se surprend à attendre le final : Serge va-t-il accepter le rôle ? Et puis vient la fin, qui nous laisse un peu pantois :spoiler: tout ça pour ça ? Il n'y a pas vraiment de fin, ce qui finit par jeter rétrospectivement un sentiment bizarre d'inachevé à l'ensemble .
Un film qui vaut principalement pour l'interprétation de ses comédiens (on arrive même à confondre l'acteur et le comédien qu'il devient par moment tant pour Luchini que Wilson). Autrement, l'histoire de ce talentueux dramaturge épris de Molière est assez classique, et n'est pas sans rappeler le film Molière, dans lequel on retrouve d'ailleurs notre cher Luchini, coïncidence... Quelques airs un peu piochés dans le jeu de ce précédent film, l'acteur n'en reste pas moins doué pour l'interprétation théâtrale, ce à quoi le caractère bourru de Wilson répond parfaitement, un bon duo. Quelques longueurs également dans la durée du film qui n'est somme tout pas insoutenable mais un peu longuet et paresseux parfois (la scène de la chute à vélo réveillera certains spectateurs, et les fera rire). De l'humour bon enfant, un duo complice de deux vieux compères de théâtre et un retour à Molière dans ce qu'il a de meilleur à offrir, le film Alceste à Bicyclette n'est pas dénué de charme, loin de là... Un peu classique, mais attachant.
Philippe Le Guay rend hommage a deux incontournables du patrimoine français de façon originale et inattendue, le Misanthrope de Molière (Alceste...) et l’Île de Ré (à bicyclette...). L'idée est simple et rapidement dévoilée, ce qui s'en suit colle presque trop à ce que l'on peut s'imaginer avec le sujet et les acteurs choisis. Fabrice Luchini fait du Luchini et s'en donne même à cœur joie, c'est presque un rôle sur mesure en fin de compte car les idées de son personnage sur la comédie (dans le sens jouer la comédie), ressemble beaucoup à ce que l'on connaît de lui de notoriété publique. Je trouvais l'idée sympathique tout compte fait, j'adore cette pièce, et d'en parler même de cette façon là me semblait audacieux. Seulement erreur, ce à quoi on assiste ici n'est ni du théâtre et j'en est bien peur, ni du cinéma. L'histoire en sois n'a rien de fantastique, et je pense qu'avec une telle tête d'affiche le réalisateur a beaucoup trop misé sur sa présence à l'écran, et malheureusement cela n'a pas évincé l'absence du reste. Je pense que l'idée était de dénoncer le jugement, et d'en apporter les preuves, que le Misanthrope est une pièce classique d'une époque révolue, car comme on le sait tous Molière était avant-gardiste mais avec cette pièce, c'est d'autant plus troublant. C'était intéressant certes dans la démarche, je trouve juste le rendu un poil en dessus de nos espérances. On assiste a une succession de scènes qui découle d'un épisode dénué de passion, si ce n'est dans la récitation d'alexandrins, en ce cas autant aller au théâtre...
J'adore Fabrice Lucchini, sa façon d'être, de s'exprimer. Son côté humain et profond, sa sincérité et son l'amour pour le verbe qui semble le consummer. Dans ce film, on est parfois étonné du manque de justesse de certaines scènes, mais encore plus frappé par l'intensité d'autres. Il y règne une grande inégalité en terme d'intensité, de profondeur, et le tout parfait parfois brouillon. C'est assez étrange d'être fasciné par une scène, et quelques secondes plus tards de se retrouver très déçu. De plus que je ne suis pas un as en théâtre, et j'ai parfois eu du mal si en tant que spectateur lors des répétitions, on était sensé trouver qu'une scène était bien joué ou mal joué. Du reste, les rebondissements arrivent sans prévenir et parfois de façon ( trop ) subtile. On dirait presque une histoire que des amis se racontent entre eux, en se connaissant. Un mot de trop et un personnage s'en va, dans une conversation que l'on croyait calme jusqu'alors.
Malgrès tout, je reste attaché à ce genre de personnage, cet amour du verbe, aux thèmes abordés et à l'aspect éperduement humain de ce film. L'impression qu'il m'a laissé est que ce film a été baclé, par manque de temps, par endroit, mais qu'il est le fruit et l'expression d'un amour sincère et d'une fascination pour les sentiments humains.
Une connaissance un peu âgée me l’avait conseillé. Sachant qu’elle apprécie les films bien français je me méfiais car ce n’est pas ma tasse de thé. Je dois reconnaître que soit je me suis amélioré, soit ce sont les productions hexagonales qui tentent de redorer leur blason. D’ailleurs je trouve à ce propos que Fabrice Luchini y est pour beaucoup. En effet, après les femmes du 6ème je l’apprécie davantage, et il est ici très bien utilisé. Son jeu assez théâtral passe bien dans cette histoire entre 2 styles. Lambert Wilson lui soutient bien la comparaison, même s’il est en dessous il demeure très bon. Passé ces deux bonnes performances il faut avouer que ça retombe. L’histoire est pas mal, et trop rare dans son propos, mais si on n’apprécie pas le théâtre et ses à côtés mieux vaut passer sa route. La trame est assez connue, malgré la fin brutale, le rythme est lent mais se tient, quelques longueurs aussi, peut être inhérentes au thème mais qui pourraient être portées sur d’autres sujets. Des dialogues très intelligents, ça change, réalistes, pas perchés… bref très justes, de même que les costumes, surtout le dernier de Luchini, superbe. La morale est un peu trop manichéenne pour moi, puis ne pas savoir ce qu’il advient de chacun des 2 amis me tarabuste. Enfin je note qu’il y a de bonnes musiques, souvent classiques ce qui colle bien à l’ambiance culturelle, ainsi qu’une mise en scène nickelle vu les écueils évités avec un tel thème. Du reste c’est un film bien français et c’est visible. Cela devient moins péjoratif mais il manque toujours du rythme, de l’humour, plus de contenu, moins de scènes alambiquées, une trame plus travaillée, plus de paysages de l’île de Ré (il y en a mais pas les meilleurs, et pas assez)… Néanmoins le sujet est trop rare (s’approprier Molière, difficile comme le dit Gauthier), puis bien traité cela donne un ensemble assez sympa et intelligent. Au final c’est un film qui se laisse regarder, calme et reposant, mais une fois seulement.
LES SPECIALISTES. Je veux du soleil, de la marée et des mollusques. Mais dans l'île de Ré, on va retrouvé Jean Baptiste Poquelin en vacances. Je veux qu'on soit sincère et qu'en homme d'honneur, on ne lâche aucun mot qui ne sorte du coeur. Le misanthrope à bicyclette quand on partait de bon matin, sur les chemins. Mais pourquoi avoir mis au milieu une fille? Dommage, il fallait juste les laisser respirer.
Honnêtement il m'a fallu du temps pour vraiment rentrer dans le film et me rendre compte à quel point le film est bien ficelé. Durant la première demi-heure, je ne trouvais rien d'intéressant, concrètement je m'étais arrêter àspoiler: "Ouais deux types qui répètent une pièce de théâtre et se disputent" mais rien d'autres, je pensais même qu'il fallait au moins être un grand fan de théâtre pour apprécier le film alors qu'en réalité non, ou disons pas trop. Ce que j'ai adoré dans ce film c'est qu'il m'a surpris! Au début je trouvais tout pénible, ennuyeux, les personnages insupportables, et je ne comprenais pas où voulait en venir l'auteur, pourquoi ce film, pourquoi ces comportements, cet environnement, pour vous dire j'étais sur le point d'arrêter le film. Mais finalement j'ai fini par comprendre que tout avait un sens et que rien n'avait été laissé au hasard, tout s'éclaircit en avançant dans le film et particulièrement à la fin, fin qui m'a d'ailleurs beaucoup surpris elle aussi dans le bon sens. Ce film est surprenant, subtile, intelligent, et j'aurais un seul reproche à faire, le fait qu'il soit tout de même un peu trop plat bien que je pense que ça soit voulu et que ça soit lié à l'univers, la façon de penser du personnage de Fabrice Luchini (j'ai oublié son nom). Il est clair qu'il faut tout de même bien rentrer dans l'univers pour vraiment apprécier le film, mais au fur et à mesure du film tout devient plus clair !
Un film un peu léger et un poil ennuyeux malgré les belles tirades de deux acteurs en pré-répétition du "Misanthrope" ainsi que le parallèle entre le texte de Molière et la personnalité des personnages incarnés par les grands Fabrice Lucchini et Lambert Wilson.
Cette bonne comédie écrite et réalisée par Philippe Le Guay nous délivre un film tout en sensibilité, un film peu commun ou les acteurs jouent des acteurs. L’image est très belle et les dialogues savoureux. Le scénario nous conte une histoire incroyable ou les acteurs du Misanthrope finissent par devenir leurs propres personnages. La «confrontation» Fabrice Luchini - Lambert Wilson est grandiose. Après « Les Femmes du 6e étage » (2011, 4.5*) et « Floride » (2015, 3*), « Alceste à bicyclette » est ma troisième approche de ce réalisateur que j’apprécie beaucoup. Le pitch : Gauthier Valence l’acteur vedette de la télévision arrive sur l’ile de Ré. Il vient voir son ami Serge Tanneur pour lui proposer un rôle dans sa nouvelle pièce : Le Misanthrope. Serge, lui aussi acteur retiré de la vie publique depuis 3 ans, vit comme un ours solitaire ; il va être difficile de le convaincre à remonter sur scène…