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Sarah M.
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3,5
Publiée le 4 juin 2026
Massacre à la tronçonneuse (1974), c’est vraiment un classique des films d’horreur. Pour moi, ce n’est pas un film qui fait super peur, je le mettrais presque dans une catégorie d’épouvante un peu décalée. L’histoire est typique : une bande de jeunes part au fin fond des États‑Unis pour des vacances, prend un autostoppeur complètement bizarre, puis finit par passer la nuit dans une maison isolée. Ensuite, ils se retrouvent attirés vers une maison voisine… et là, c’est fatal. Malgré tout, ça reste un film culte. C’est l’un des premiers films d’horreur qui ont vraiment lancé ce genre-là, et beaucoup de films sortis après ont repris cette idée parce que c’est une valeur sûre.
Je n'avais jamais vu ce classique c'est grâce si on peu le dire à la série sur Ed gein que j'ai eu envie de jeter un oeil. Alors il est vrai qu'il mérite son titre de classique, les décors, le maquillage tout est bien réalisé pour l'époque et ça fais plaisir de voir un film qui ne fait pas de fixette sur le pure gore. Malheureusement je trouve que le film est un peu trop prévisible et les hurlements incessants m'ont cassé les oreilles ! C'est dommage parce qu'a côté de ces défauts, le film se tient bien et je suis tout de même contente de l'avoir vu. Mais je ne le reverrai pas je pense.
Le film de genre des années 70, l’opposition de deux Amériques qui n’étaient pas prêtes à se croiser. Tobe Hopper nous donne à voir la rencontre de l’Amérique texane post industrielle, dans une caricature de la famille américaine traditionnelle, opposée à des jeunes issus de la contre culture qui voyagent en minibus sur les routes. Une opposition qui ne se résoudra que par une violence extrême.
Un film particulièrement angoissant de part sa photographie crasse au possible et sa mise en scène subtile qui laisse toujours suggérer sans avoir à montrer. Tobe Hooper fait naître un mythe du cinéma d’horreur, bien aidé par les commissions de censure de l’époque qui ajoutèrent encore au côté irrévérencieux du long métrage.
Massacre à la tronçonneuse reste un chef-d’œuvre d’horreur viscérale où Tobe Hooper transforme la terreur en expérience sensorielle quasi documentaire. La caméra tremblante et les cadres serrés créent une tension immédiate, rendant chaque geste, chaque bruit, profondément inquiétant. Hooper ne se contente pas de choquer : il instille un malaise social et psychologique, portrait brut de la marginalité et de la violence américaine. Les performances brutes, notamment de Gunnar Hansen en Leatherface, incarnent une menace organique et imprévisible qui transcende le simple slasher. Un film fondateur qui, par sa rudesse et son inventivité, continue de hanter le cinéma contemporain.
Un de mes films d'horreur préféré. Certes l'histoire est simple et les personnages sont lisses, mais cela reste un grand classique. La mise en scène est parfaite et l'ambiance est hyper dérangeante, le film te prend aux tripes du début à la fin. Les acteurs sont plutôt convaincant, on ne s'ennuie jamais, l'horreur est bien faite et bien sur leatherface qui est terrifiant à souhait.
C’est ultra classique, mais drôlement bien fichu pour le budget et l’époque. C’était mine de rien en avance sur beaucoup de choses et on y voit toute l’influence que ça a été pour l’avenir du cinéma d’horreur.
Film culte de 1974 qui est en fin de compte très moyen. Les acteurs ne sont pas brillants et on frôle le tragi-comique. Il est même assez soft. A l'époque c'était clairement nouveau, mais de nos jours ce film d'horreur joue en D2. Il a quand même réussi à se faire un nom "Massacre à la tronçonneuse". Qui ne connait pas le nom de ce film, même s'il ne l'a jamais vu, ça c'est une prouesse. Qui n'a pas utilisé ce nom dans une discussion pour évoquer un massacre, quel qu'il soit. Il y a de nombreux films cultes qui ont brillé, mais qui sont devenus des "has been". Ce film a le charme de la nostalgie. Les étoiles qu'on peut donner varient selon qu'on le remet dans son contexte de 1974 ou selon qu'on le juge en comparant avec les films d'horreur plus récents. Ce ne sera absolument pas le même résultat.
Ce film est tout simplement parfait dans sa réalisation. je voulais voir un film d'horreur et j'ai été horrifié. L'ambiance est angoissante les membres de la famille sont terrifiant rien dans ce film n'est fait pour vous mettre à l'aise et c'est ce que vivent les protagoniste. Attention cependant ce film n'est pas fait pour tout le monde il faut avoir les tripes bien accroché et ne pas avoir de problème avec la violence et la sang, mais si cela n'est pas un problème alors il ne faut pas hésiter. Probablement la meilleure expérience que j'j'ai eu en regardant un film.
Mais que c'est mauvais. Il ne faut pas confondre culte et nanars. L'amérique faisait déjà peur dans ses recoins de rednecks, mais mieux vaut revoir Deliverance
Connu comme un film d'horreur culte autant pour son budget fauché que pour son ambiance glauque et ses méchants terrifiants, Massacre à la tronçonneuse a effectivement tout cela. Son visionnage est une expérience pénible, horrible, que je ne m'infligerais pas une seconde fois. En cela il réalise exactement son programme horrifique. Sur le fond, j'ai tout de même de sérieuses réserves quant à ce film qui a été parfois décrit comme un commentaire social acerbe, et qui, s'il jette indirectement la lumière sur la violence sous-jacente à l'œuvre dans la société américaine, propose surtout un festival de sadisme et d'abjection vécu à hauteur de victime, sans une seule fenêtre vers un ailleurs, un contexte, une métaphore. Cette noirceur radicale, nihiliste, ne peut laisser indifférent, mais elle témoigne aussi d'une vision du monde contestable et peu inspirante.
Un film de montage, pas beaucoup de sang mais beaucoup de cut. L'ambiance est opressante, voir très dérengeante à la limite du malsain. J'ai beaucoup aimé le montage de ce film, ça change des films d'en ce moment.
Massacre à la tronçonneuse ne pose pas une intrigue : il installe une sensation.
Une ferme isolée, une chaleur écrasante, une route qui semble ne mener nulle part. Massacre à la tronçonneuse ne raconte pas une histoire de monstres, mais une dérive dans un monde où la réalité elle-même devient hostile. L’horreur ne surgit pas : elle était déjà là.
Dans les années 1970, les États-Unis sortent meurtris de la guerre du Viêt Nam et des scandales politiques qui ont fissuré la confiance dans l’État. Le cinéma reflète ce climat de désillusion en délaissant le fantastique pour une violence plus ordinaire. Tobe Hooper, issu de petites productions proches du documentaire, ancre son film dans cette sensibilité. Il filme la campagne texane comme un territoire abandonné, écrasé par la chaleur, la poussière et le silence. L’horreur devient une composante du quotidien. Il n’y a pas d’explication ou de logique rassurante, seulement un monde qui a cessé d’être stable.
Le film travaille plusieurs thèmes essentiels. La fin du rêve américain d’abord : la famille cannibale, loin d’être des monstres fantastiques, apparaît comme une communauté brisée par la disparition du travail et l’effondrement de l’économie locale. Leatherface ressemble à une figure d’ouvrier sacrifié, répétant mécaniquement des gestes vidés de sens. La famille, ensuite, n’est plus un refuge mais une structure épuisée, sans affection. Enfin, la violence industrielle imprègne le film : les corps y sont traités comme de la matière première, comme si la logique de l’abattoir s’était simplement déplacée vers la maison.
J’ai trouvé le film particulièrement réaliste dans sa manière de capturer l’horreur. Les gros plans sur les yeux, les respirations haletantes, la caméra qui se rapproche jusqu’à l’étouffement donnent une sensation presque physique. Plus que la violence montrée, c’est ce qu’on imagine qui marque.
Et j’ai apprécié un détail souvent passé sous silence : la présence d’un personnage en fauteuil roulant, chose extrêmement rare à l’époque, encore plus dans un film d’horreur. Cette inclusion est notable parce qu’elle n’est pas exploitée comme curiosité ni réduite à un symbole. Elle existe simplement, dans la réalité du film, ce qui le rend étonnamment moderne.
À sa sortie, l’impact est immédiat et paradoxal. Le film choque, est interdit ou censuré dans plusieurs pays, mais devient rapidement une référence souterraine. Sa réputation se fonde moins sur des images sanglantes que sur la sensation persistante qu’il provoque. Il ouvre la voie au survival et au slasher modernes en déplaçant l’horreur du mythe vers le réel.
On peut cependant percevoir les limites de sa fabrication. Le jeu d’acteur est parfois inégal, certaines réactions paraissent forcées. Quelques plans portent la marque d’un tournage fauché, avec une lumière ou une composition datées. Mais ces imperfections participent aussi à son identité : un film fait dans l’urgence, brut, direct.
Massacre à la tronçonneuse ne cherche pas à raconter, mais à faire sentir. Il laisse une impression tenace, poisseuse, presque corporelle, qui colle à la peau.
Ce film est tout simplement celui sans qui l'évolution du cinéma d'horreur n'aurait jamais été la même. Il a inspiré tellement d'autres réalisateurs. Il est allé là où personne n'était encore jamais allé en terme de tension, de violence, de torture, de psychologie, en bref, ce film est bien au-delà du chef d'œuvre. Le mot culte n'est même pas assez fort pour le décrire.