Syngué Sabour - Pierre de patience
Note moyenne
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183 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 août 2013
Ce film est un petit chef d'œuvre. Très bien tourné, des dialogues justes, des images qui parlent. Il faut voir ce film.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2019
Avec "Terre et cendres", Atiq Rahimi avait déjà adapté l'un de ses romans au cinéma. Avec "Syngué Sabour", il s'attaque à livre éponyme, lauréat du prix Goncourt. Dans ce film, Rahimi ne s'éloigne guère du roman. Le sujet principal développé par l'écrivain/cinéaste est avant tout la place de la femme dans la société afghane, coincée entre la religion dans son application la plus rigoureuse et une tradition patriarcale, toutes les deux privatives de libertés. Alors quand son mari a sombré dans le coma, la femme libère sa parole et ses actes. Formidablement bien porté par Goldshifteh Farahani, "Syngué Sabour" souffre néanmoins de quelques longueurs et d'une froideur empêchant le spectateur de ressentir les émotions adéquates. Du coup, le film est assez plat malgré de nombreux passages intéressants et un sujet/contexte qui l'est tout autant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2025
Avec ses longs plans-séquences servant des scènes de monologues, le film est un véritable cri du cœur dont l’aspect quelque peu littéraire n’est jamais rébarbatif tant la performance nuancé de l’actrice Golshifteh Farahami raisonne sur chaque plan dont la liberté de parole contraste avec cette partie du monde où règne l’asservissement de la femme.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2013
Atiq Rahimi adapte son propre roman, Prix Goncourt 2008 avec en tête d'affiche la magnifique Golshifteh Farahani (actrice iranienne en exil en France). Le titre vient d'une légende perse, la pierre de patience étant le moyen de pouvoir raconter tous nos secrets les plus intimes. Dans cette histoire la pierre de patience est l'époux, dans le coma suite à une bagarre stupide. Dans uen société afghane où la femme n'est qu'un objet presque sans âme l'épouse se retrouve dans une situation où elle peut enfin dire tout ce qu'elle a sur le coeur sans que son mari puisse réagir. la grande partie du film se déroule en huis clos, au sein d'une chambre où elle continue à soigner son mari tout en lui parlant. La jeune femme lui confie donc ses états d'âme, ses souvenirs de jeune épouse, petit à petit les confidences se font à la fois plus touchantes et à la fois plus intimes. On entre doucement dans ce qui est tabou, la sexualité et l'amour prend de plus en plus de place, dévoilant ainsi autant les désirs que les frustrations d'une femme, et par elle, de toutes les femmes afghanes. Evidemment on ne peut que saluer une oeuvre aussi audacieuse que féministe. Néanmoins le parti pris du monologue (du vagin ?!) peut paraitre rébarbatif. Les secrets toujours plus profonds tracent également une ligne droite dont on devine très vite la destinée. Les secrets restent au final trop focalisés sur la seule sexualité, la guerre reste secondaire bien qu'omniprésente, les deux fillettes n'ouvrent aucun angle de vision... Mais la vraie déception reste la fin. Le dernier plan est très beau mais l'épilogue prouve surtout que le réalisateur n'assume pas entièrement son film ; une conclusion réelle aurait dû clore une histoire si singulière. Cependant, la puissance d'interprétation de Golshifteh Farahani, le sujet féministe mais universelle, la très belle photographie, la sensualité sous-jacente font que ce film mérite qu'on s'y attarde.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2013
Voilà maintenant quelques années que je suis cette actrice iranienne bannie de son pays (elle est réfugiée en France). Golshifteh Farahani, non contente d'être très belle, est aussi très talentueuse. Révélée dans le très beau A propos d'Elly, on a pu aussi la voir dans Poulet aux prunes et le méconnu Si tu meurs, je te tue. Aujourd'hui, elle est en tête d'affiche de Syngué Sabour, le deuxième film de Atiq Rahimi, franco-afghan qui adapte lui-même son livre (prix Goncourt 2008). Elle tient véritablement tout le film sur ses épaules...
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2013
"Syngué sabour - Pierre de patience" est la 2ème adaptation réalisée par l'afghan Atiq Rahimi à partir d'un de ses romans. La première, c'était il y a 8 ans, avec le magnifique "Terre et cendres". "Syngué sabour" était son premier roman écrit directement en français et il obtint le Prix Goncourt en 2008. A priori, l'adaptation de ce roman pour le cinéma était loin d'être évidente : pendant presque toute la durée du film, on est en situation de huis clos avec, pouvant s'exprimer, un seul personnage, une femme au chevet de son mari dans le coma et qui, petit à petit, lui dit tout ce qu'elle avait sur son cœur. Aidé par Jean-Claude Carrière pour l'écriture du scénario et par la prestation éblouissante de la comédienne iranienne Golshifteh Farahani, Atiq Rahimi arrive à émouvoir le spectateur, à lui faire partager l'évolution psychologique de la femme et à entretenir son attention malgré le côté a priori rébarbatif du monologue. Voir critique complète sur www.critique-film.fr.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2013
Voilà une juste cause, celle de la condition de la femme dans les pays musulmans… Voilà surtout un pertinent énoncé d’une évidence pourtant déniée par les tenants de tous les obscurantismes, celle que la femme est sujette au désir sexuel au même titre que les hommes. L’actrice principale, Golfishteh Farahani, iranienne exilée, est incontestablement très belle et possède un charisme remarquable. La progression de son récit à son mari mourant est très bien construite jusqu’à une fin un peu trop mélodramatique toutefois. Mais le principal bémol est à chercher du côté d’une mise en scène un peu trop académique et surtout d’un ensemble un peu trop convenu. Le sujet aurait mérité plus d’originalité et plus d’invention cinématographique. C’est malgré tout une œuvre intéressante et digne d’intérêt.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2013
"Ceux qui ne savent pas faire l'amour, ils font la guerre". Sorte de conte féministe en terre afghane (y a du boulot!). C'est un peu lent à se mettre en place et à tendance soporifique (après les explosions) avant la moitié mais au bout du conte, malgré l'austérité générale du sujet, c'est génial. L'actrice est superbe et le patriarcat en prend dans l'os. Une histoire de souffrances de femme, de timide émancipation et de lente désaliénation vis-à-vis de la religion. A voir.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2013
J'avais été totalement stupéfaite par Terre et Cendres, qui pour moi était la quintessence du cinéma. Je suis beaucoup moins emballée par Syngué Sabour. Evidemment Golshiftheh Farahni y est magnifique de beauté et de justesse. Mais le procédé narratif à base de confessions au mari devient vite lassant, l'omniprésence de l'actrice devient vite lassante. De plus, en tant que femme occidentale, ça m'est insupportable de voir les femmes traitées comme des esclaves et de pressentir pendant tout le film ce que sera le réveil du mari. En résumé, j'ai vu dans ce film la narration d'une histoire terrible, mais pas une véritable oeuvre cinématographique qui aurait pu faire émerger une forme qui dépasse le fond.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2013
Adapter au cinéma le Goncourt 2008 était une gageure. Pas tout à fait cinématographique, le monologue de cette femme au chevet de son mari dans le coma qui passe son temps à lui éponger le front ou lui glisser un tuyau d'eau sucrée dans la bouche! L'adaptation faite par l'auteur et Jean Claude Carrière a permis d'aérer l'action avec flash-backs sur le passé de la jeune femme ou en la baladant dans un Kaboul en ruine.
Cependant, je n'ai pas été totalement convaincu par cette mise en images. L'histoire est toujours aussi forte mais peut être un peu conventionnelle. Le sort des femmes musulmanes est très souvent abordé en ce moment au cinéma et le film en pâtit un peu. Mais ici, il manque un vrai regard de cinéaste pour sublimer le propos. Aérer le film est un bon moyen de nous faire ressentir la vie oppressante de cette femme, considérée juste comme un bout de viande. Mais cela n'apporte guère plus au film. Ce sont les moment de face à face avec le mari que l'on attend. Et même si l'on en terrain trop connu, et même si la fin est banalement romanesque (mais pourquoi dans les histoires de femmes musulmanes, les maris sont si souvent stériles, une épidémie ?), j'ai aimé ces moments calmes et forts, très esthétiquement filmés. Ils sont portés par une sublime comédienne Golshifteh Farahani qui illumine l'écran par sa beauté, son talent, sa grâce. Vibrante d'émotion, de haine, de dévouement, d'hésitations, elle porte le film sur ses épaules et arrive à faire passer une vraie émotion ( sauf peut être dans la scène ratée où l'héroïne ne retrouve plus son Coran).
La fin sur le blog
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2013
L'écrivain d'origine afghane Atiq Rahimi adapte lui-même, avec l'aide de Jean-Claude Carrière, au cinéma son roman Singué Sabour, pierre de patience, pour lequel il reçut le prix Goncourt en 2008. Une tâche et une ambition délicates : nous nous situons ici dans une forme d'allégorie et d'épure, où les personnages jamais nommés sont désignés par leur fonction sociale ou professionnelle. L'essentiel du récit, littéraire comme cinématographique, tient dans le long monologue d'une femme aux côtés de son mari plongé dans le coma depuis qu'une balle a pénétré dans sa nuque. Certaine que son mari réduit à l'immobilité et au mutisme ne viendra pas ni arrêter ni contredire le flot de sa parole libératrice, la femme lui confie ses secrets enfouis, ses blessures de femme niée qui, devant livrer son corps à un jeune soldat bègue et inexpérimenté, va prendre conscience de son propre plaisir et de son droit à exister. Alors que tout ramène à l'enfermement des corps calfeutrés et cachés (la paralysie du mari, la burqa de la femme, le périmètre circonscrit qui délimite leur cadre de vie et la frustration sexuelle), le film narre pourtant une trajectoire de l'ouverture, dût-elle se terminer dans l'inaccomplissement et la mort. Dans cette unité de temps et de lieu, le dispositif elliptique et épuré rapproche le film d'un théâtre de l'absurde et de la folie des hommes, où le destin tragique se joue, dérisoire et inéluctable, au pied d'une paillasse où agonise le héros honni et adulé. Pour psalmodier cette longue et douloureuse confession de l'intime et de l'impudeur, l'actrice Golshiftef Farahani atteint des sommets : fusion de la force et de la fragilité, de la détermination et de la soumission, elle incarne néanmoins la figure bouleversante d'une femme qui tente d'acquérir son émancipation. Paradoxalement, on aurait aimé que la réalisation verse davantage dans le minimalisme et l'épure, refusant de sacrifier à la mise en scène de plans trop léchés, n'échappant pas toujours à l'artifice ou à la recherche trop visible d'une esthétique qui finit par tenir le spectateur à distance, alors qu'il devrait plutôt entrer dans une communion compassionnelle avec l'héroïne. Il n'empêche : se joue à l'intérieur de cette maison détruite par les obus de l'ennemi une tragédie universelle : celle de la femme opprimée et bafouée se libérant de ses jougs. Le ton de sa voix est doux et amical, jamais hostile ou colérique. Pourtant il accompagne des mots d'une force inouïe et presque inconcevable, chainons d'une logorrhée plaintive et inextinguible. Qu'on n'est pas près d'oublier.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2013
Habité comme jamais par son interprète principale, ce monologue courageux d'une femme afghane qui veille sur son mari blessé est plus que jamais d'actualité. Telle une lointaine cousine des personnages qui hantent les films de Nadine spoiler: "Caramel - Et maintenant on va où ?"
Labaki, l'héroïne se relève et affronte, non sans une réelle crainte, le sort injuste réservé à la condition féminine et l'interprétation absurde et abrutie de la religion. On peut reprocher une approche et un traitement trop conceptuel du sujet, mais quoiqu'il en soit, c'est fort, c'est sensible, traité avec maturité et c'est à voir ne serait-ce que l'extraordinaire composition de son actrice. Un film beau et émouvant.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2016
Film sur une femme afghane tourné par un afghan. Le titre signifie Pierre de patience, le réalisateur doit être solide comme la pierre pour oser tourner cette confession intime, improbable une fois la burka posée. Il s’agit d’une réalité si lointaine de nous, que ce soit à cause de la guerre à durée indéterminée, ou de la présence d’une société machiste et rétrograde, que je me sens pas qualifié pour juger, condamner ou glorifier ce qui s’y passe. Il nous faut juste écouter sa voix, comme la Pierre, et les confidences qu’elle distille au fur et à mesure que les barrières entre dominant/dominée, entre vivant/mort, entre sensualité/reproduction sont effacées dans un univers chaotique et clos.
Comme quoi, il n’y a pas de besoin de grands moyens techniques obligatoirement pour faire naitre une histoire qui interpelle et vous restera en mémoire. Qui peut penser une seconde que voiler une femme la rend invisible, c’est peut-être le contraire.
Beaucoup moins transgressif que Much loved, le film de Rahimi s’aventure sur le terrain miné de la sexualité féminine en milieu musulman. Quel défi ! Quel pudeur pour évoquer des sujets tabous, quelle idée de génie, ce mort-vivant qui écoute avant de choisir entre le paradis et l’enfer.
DVD sept 16
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2013
Un film visuellement très aboutit, avec une photo de toute beauté. Et si l'idée du scénario est profonde de sens - une femme qui peut veille son mari dans le coma peut pour la première fois de sa vie se confier à lui, et lui parler - le traitement est toute fois un peu lent et on s'ennuie souvent malgré les révélations qui ponctuent le récit. Intéressant à défaut d'être passionnant.
Viintage_dreams T.
Viintage_dreams T.

55 abonnés 451 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2022
Un film très poignant qui décrit la vie d'une femme afghane dans un pays en guerre. En délaissant ses deux filles à sa soeur, elle peut s'occuper de son mari, qui devient son confident puisqu'il est dans le coma et aussi s'occuper d'elle. Elle se lie d'amitié à un homme qui a voulu la violer en pensant que c'était vraiment une prostituée. Elle fait tout pour garder son mari jusqu'à la fin, mais on ne comprend pas vraiment si elle garde son amant.
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