Eyes Wide Shut
Note moyenne
3,7
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702 critiques spectateurs

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Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2015
Dernier film de Stanley Kubrick est comme à son habitude, celui-ci nous sort un film très travaillé et bien chiadé. Non seulement son sujet est subtil et réfléchi mais il aborde des thèmes comme l'adultère et l'amour, et pas de manière superficiel. Ce qui fait qu'à la fin du film on se pose des questions que chaque couple devrait se poser: "Quelles sont les limites de l'amour?" "Qu'est-ce qu'être "je" et être "nous"?". La mise en scène et l'atmosphère sont très bien travaillées, d'autant que les passages dans la soirée libertine sont assez travaillées, certains plans sont surprenants! Tom Cruise et Nicole Kidman livrent une performance incroyable, mais cette dernière reste assez sous-exploitée. Contrairement à 2001 ou Orange Mécanique par exemple, j'ai senti que pour dernier film, il y avait une certaine sensation d'inachevé. Ce qui n'empêche pas que c'est un film intelligent et foutrement bien réalisé
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2015
Je m'attendais à un film sur un couple battant de l'aile qui, en essayant de sauver son mariage, va progressivement sombrer dans l'enfer des réunions orgiaques organisées secrètement. Ce qui est intéressant, c'est que ces éléments sont bien présents, mais l'histoire est construite différemment. Le début du film expose rapidement la situation du couple Harford à travers une soirée chez l'un de leurs amis. De retour chez eux, Alice avoue à son mari Bill qu'elle a été tentée de le tromper avec un autre homme. Troublé, Bill sort errer dans les rues pour réfléchir et sera amené à se rendre à "la maison" et à y découvrir ce qu'il s'y passe. Le scénario prend alors son envol (au bout d'une heure dix tout de même !). Tous les événements de cette réunion secrète possèdent un pouvoir hypnotique dérangeant. Tout comme le personnage principal, on sait qu'on observe quelque chose d'unique mais qu'on ne devrait pas être là, qu'on est en danger. La scène de rituel est monumentale. La musique et la prière du maître de cérémonie sont à la fois glauques et fascinantes. La centaine de spectateurs, habillés en noir et affublés de masques vénitiens, donnent un sentiment de puissance à l'ensemble. On est écrasés par l'ampleur et le mysticisme de la scène, et ce jusqu'à ce que Bill soit découvert et expulsé de la maison. Le film quitte alors le registre du drame et se rapproche du thriller, le héros à découvrir les secrets de ces réunions et de ses participants. La paranoïa monte et atteint les sommets de The Thing : toutes les personnes introduites dans le film deviennent des suspects potentiels, c'est bien mené et c'est génial. Par contre la fin arrive assez brutalement, même si elle est pleinement satisfaisante. spoiler: Elle laisse le mystère pratiquement entier et c'est à mon sens ce qu'il fallait faire. On ne sait pas vraiment si les contacts de Bill ont été tués par l'organisation où s'il s'agit d'un concours de circonstance malheureux. De même, rien ne nous dit qu'Alice ne participe pas à ces réunions. La résolution des problèmes du couple est ambiguë mais cristallise bien la complexité de leur relation. A mon avis, il ne faut pas trop s’attarder sur le fait qu'Alice ait envie de faire l'amour mais plutôt sur le fait que la situation s'arrange car Bill lui a révélé la vérité.
Le choix de Cruise et Kidman est une bonne idée (ils étaient mariés à l'époque du tournage) et ils ont probablement pu s'investir davantage dans leurs rôles, dommage que le jeu de Kidman soit aussi étrange, on a pas l'impression qu'elle se donne à fond. Eyes Wide Shut laisse le spectateur faire son propre avis sur ce couple et utilise parfaitement la carte de la suspicion et du doute. Une oeuvre testament parfaitement réussie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 juillet 2015
Un film qui fait jaillir des sentiments que nous ne connaissons que quand ça arrive, ce Kubrick est vraiment dingue, est Nicole Kidman une vraie beauté !! ;)
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2015
Dernier film de Kubrick, Eyes Wide Shut est très certainement l'un de ses meilleurs. Un film hypnotique sans pour autant paraître lent, qui travaille sur la thématique du couple et de sa fidélité, à travers diverses sous-intrigues. Le réalisateur a toujours voulu jouer dans le grandiose, la perfection et le pessimisme. Dans Eyes Wide Shut, tout ceci est relaté à travers la problématique principale : la possession qu'à un homme envers sa femme et qu'est ce que cela engendre dès qu'elle lui apprend qu'elle a déjà désiré le tromper. Bill voit à travers sa soirée seule sa femme coucher avec le prétendu amant. Il souffre intérieurement mais jamais in ne le montrera extérieurement et essaiera de trouver un moyen d'être rancunier envers sa femme, ce qui l'amènera dans des endroits que l'on ne pourrait pas croire réel. Et c'est là toute la force d'Eyes Wide Shut. Il nous plonge une sorte d'imaginaire uniquement basé sur les fantasmes et le sexe. La nuit de Bill est celle d’une quête étrange : spectateur constant, il tente d’intégrer la scène qui le fascine. Encore effaré et excité par l’aveu fantasmatique de son épouse, il va donc vouloir devenir un personnage de ce type de projection. Passer d’un rôle à l’autre n’est pas si difficile, pense celui qui brandit à tout bout de champ sa carte professionnelle pour revendiquer son statut. Les opportunités se déchaînent, et la ville entière suinte de sexe, dans les rues, dans les boutiques, dans les bars, allant jusqu'aux orgies. Fantasmes le soir, dures réalités le jour, Eyes Wide Shut joue sur notre perception et sur celle de Bill, troublé par les aveux de sa femme. Et la mise en scène, sombre et perturbante, est ce que l'on pouvait rêver de mieux. Et on peut clairement féliciter Tom Cruise et Nicole Kidman qui forment un couple tout simplement irréprochable. On avait peur que le dernier de Kubrick ne soit pas représentatif de sa carrière, et pourtant, Eyes Wide Shut est sans aucun doute l'un de ses meilleurs films.
christine D.
christine D.

36 abonnés 52 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 avril 2015
Déjà Kubrick n'a aucune maîtrise des dialogues, ça parle lentement, ça laisse passer des silences, ça reformule, ça patauge, ça se traîne. Kubrick aurait du prendre des leçons chez Woody Allen qui lui sait ce que dialoguer veut dire. Ensuite on se demande dans quel monde vit Kubrick pour en arriver a confondre partouze et société secrète ? On ne sait pas ce qu'il a voulu nous montrer, on ne sait pas où on va. La seule scène à sauver c'est celle au tout début ou Nicole Kidman satisfait un besoin naturel, scène qui ne sert à rien du tout mais néanmoins plaisante. Mauvais film.
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 mars 2015
lent, mais lent... d'un ennui profond pour une histoire sans aucun intérêt. les dialogues n'en finissent jamais, on dirait que les acteurs cherchent leur texte. la scène de partouze est ridicule de voyeurisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mars 2015
Surprenant ! J'ai rarement vu un film aussi prenant. Il n'y a que la bande son qui, selon moi, est un peu faible comparé au scénario et aux jeux remarquable des acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Avec Mulholand Drive, un film qui démystifie le Pouvoir en Amérique et les tentations dangereuses. Kubrick en dit beaucoup sur certaines vérités du monde caché, sous terrain qui dirige nos vies par la tromperie et la cupidité.
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2015
Au-delà d'une vitrine impeccable mariant costumes pincés, robes somptueuses, décors de luxe et acteurs aussi beaux que bons, cette oeuvre de Stanley Kubrick ne manque pas de profondeur au travers des questionnements qu'elle propose quant aux relations hommes/femmes et la place de chacun dans la société. Qu'on aime ou pas le message ou la façon dont il est représenté, Kubrick a choisi sa voie et l'a explorée à fond, comme il avait l'habitude de le faire (et comme je regrette que d'autres ne le fassent pas...).
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 décembre 2014
EYES WIDE SHUT :
Les mauvaises aspects : pompeux.Le scénario linéaire tient en une ligne : un médecin new yorkais choqué suite aux révélations de sa femme sur la psychologie féminine découvre au fils de ses pérégrinations nocturnes les dessous ( sexuels évidemment ) de la haute société new yorkaise .
L'idée vaut ce qu'elle vaut, on POURRAIT tenir un pamphlet dénonçant le scandale d'une société oisive se vautrant dans le vice et l'interdit au nez et à la barbe de la justice, du bon gout et de la décence . Mais il n'en est rien, la réalisation ( impeccable de M.Kubrick ) rend le tout à la fois glamour, désirable et ....finalement plat . Tout est théâtrale ( trop ) et esthétique empêchant le rendu glauque comme devrait être un viol ( la question de la volonté d'une personne droguée reste à débattre ) ou un gang bang poisseux . M.Kubrik adore la grande musique classique ( Barry Lindon, 2001, Doctor Strangelove) . Ici, pas de surprise c'est également le cas, elle ressemble à un ballet d'ouverture ( ou une publicité pour une banque, c'est selon ) et apporte beaucoup d'élégance au film . Le problème est qu'elle ote également tout caractère mystérieux à certaines situations, et pire, décrédibilise le coté menaçant et dangereux de la haute bourgeoisie dépeinte dans le film . En bref, à l'image d'un soufflet au fromage, qui sort du four, gonflé , plein de couleurs et d'odeurs laissant deviner le festin, il se dégonfle assez vite pour ne laisser qu'une enveloppe molle et fadasse, qui une fois froid sera totalement lourd et indigeste .
Les bons points : la réalisation : ok c'est du tout bon, le film est filmé sur du velours , jeux de lumière digne de Wenders , plan/contre plan soigné, bref la bible du bon petit réalisateur qui suit la recette pas à pas. Les acteurs n'en font pas trop ( pas de cabotinage forcené de Tommy ) et la plastique de Kidman ( à l'époque ) est juste parfaite .Les décors sont superbes et à la hauteur des prétentions du scénarios .
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 décembre 2014
Eyes Wide Shut est un film à l’ambiance flottante et délicieusement amorale. Kubrick propose pour son dernier film, une kyrielle de femmes nues, et des scènes théâtrales où la gravité n’a d’égale que la confusion. Confusion des sentiments d’une part, et des situations d’autre part. La tentation, qu’a subi Alice (Kidman), la femme du docteur Harford, et celle à laquelle se livre alors Bill Harford (Cruise), est omniprésente, dans la réalité comme dans les rêves. S’il est question de sexe, dans ce couple sans réel ombrage, il est surtout question d’angoisse et de tromperies qui n’existent pas. Bill échange uniquement des baisers (avec la fille d’un patient, avec une prostituée) et sa femme le trompe dans ses rêves. Aussi, les scènes orgiaques du château et l’aspect théâtral de la scène de « jugement » de Bill sont la transposition du rêve d’Alice : Bill se trouve toujours impuissant face au désir de sa femme. Il angoisse de voir les menaces de ses « juges » misent à exécution, et de voir sa femme le tromper.
Kubrick nous livre un film avec le couple le plus célèbre des années 90, et ne recule pas devant l’obscénité. Il pose un regard sur l’orgie et sur le désir humain, mi consterné mi indifférent. Aussi Bill Harford s’offusque juste de voir le gérant du magasin de déguisement prostituer sa jeune fille, sans chercher à l’inculper. Bill Harford est conscient de tout, mais décide que ça n’est pas à lui d’agir. Il a les yeux grands ouverts sur les orgies et l’immoralité, mais décide de se taire et de faire avec. D’où le titre énigmatique d’Eyes Wide Shut. Enigmatique, le film n’en reste pas moins une superbe réussite esthétique, où la mise en scène et la direction des acteurs nous immerge dans un monde de lumières au cœur de l’hiver New-Yorkais. Une belle réussite !
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 novembre 2014
(...) Kubrick a presque toujours traité du grandiose, et l’ampleur de sa mise en scène l’a magnifié avec une cohérence impeccable. La surprise de Full Metal Jacket annonce en réalité celle d’Eyes Wide Shut : un regard clivé, à hauteur d’homme, et surtout, une position neutre qui ne guide plus le spectateur sur les visées morales du récit. Ce film n’est pas grandiose : il traite de la crise conjugale, mais surtout, de la définition même du grandiose dans le domaine du sexe, tel que l’imaginerait un être assez médiocre : ses fantasmes (...) c’est aussi par son mélange des registres qu’Eyes Wide Shut fascine : entre porno chic et grotesque (la boutique de costumes, les allusions homosexuelles), entre permissivité et évaporation des opportunités, tout se construit et s’effondre au même moment (...) Plonger dans Eyes Wide Shut, c’est ouvrir les portes de notre perception, et nous interroger avec Bill sur nos attentes, la médiocrité de notre imaginaire et poser sur lui un regard nouveau. Attendri, analytique, et désormais un peu plus lucide. On comprend dès lors à quel point cette dernière œuvre de Kubrick peut être qualifiée de testamentaire.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2014
Pour son dernier film Kubrick réalise une bonne critique des Hommes, en s'attaquant au couple, à la cupidité, au fantasme, et à l’égoïsme de l'Homme. Pour un film qui est en dehors des normes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2014
Dernier opus du Maître, ultime coup de génie, en tout points de vue. Il est pour ma part mon Kubrick préféré (même si 2001 est son plus grand chef d'oeuvre) et aussi un de mes films fétiches. Cette fois-ci, c'est bien la quatrième fois que je le vois. Alors qu'en dire ?
Kubrick adapte le roman "Traumonvelle" d'Arthur Schnitzler, un livre de 1926 et évidemment y met sa patte de génie, bouleverse les genres, les codes et choque le public à sa sortie.
Véritable exploration intimiste, mystique et psychologique d'un couple en soif de désir et d'adultère, Eyes Wide Shut est un film fascinant et, bien qu'il soit déconseillé aux âmes sensibles, vous marquera à jamais.
Bill Harford est un éminent médecin new yorkais, brillant, jeune, attirant et riche. Il forme avec sa femme Alice le couple modèle. Mais quand cette dernière va lui révéler ses fantasmes d'adultère, Bill s'en voit si troublé que, lui aussi à son tour tenté par le désir, va errer dans un New York étrange, qui le conduira à une cérémonie sectaire onirique, à la fois fascinante et repoussante où il verra son destin, en quelque sorte, se sceller. Le film est l'exploration de cette errance, de cette recherche, du trouble originel de Bill, incarné par un Tom Cruise absolument magistral.
Kubrick livre donc une analyse d'une finesse incroyable de la tentation, de la soif de désir chez l'homme et la femme, contre lequel ils ne peuvent rien. Le désir est dangereux, le désir est fascinant, nous dit Kubrick, mais jusqu'où aller dans l'exploration des plaisirs ? Il nous le montre génialement dans cette jungle new yorkaise uniquement basée sur le sexe où se mêle orgies, prostituées et femmes en déroute cherchant du réconfort.
Mais Eyes Wide Shut est aussi le récit d'un couple en déroute qui, comme un radeau sur les eaux déchaînées, doit survivre. Il nous montre les épreuves que l'on doit surmonter pour le vivre ensemble...
Et Kubrick pour sa dernière scène du dernier film de sa vie, finit dans un magasin de jouet. Sublime ironie tragique... L'homme n'est qu'un enfant qui joue avec des jouets plus gros, mais en réalité rien ne change vraiment. Je ne spoilerai pas la réplique finale qui résume à elle seule le génie kubrickien, libérateur, artistique et finalement, profondément humain.

Après bien évidemment, c'est du Kubrick donc musique sublime, donc mise en scène exceptionnelle, donc séquences inoubliables (les plans des convives masqués !). Il faut à tout prix voir Eyes Wide Shut, vivre cette expérience une fois dans sa vie.
Jean-Sébastien T.
Jean-Sébastien T.

29 abonnés 95 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 octobre 2014
Si la pudibonderie n'apparaît pas dans les images du film, elle est omniprésente dans le propos à ce point qu'il en devient stupide. C'est ainsi que contre toute attente, le film nous montre des gens spoiler: qui pour se rendre à une partie fine se transforment en membres d'une société secrète, puis se livrent à des gesticulations gothiques.
Ajoutons la piètre prestation de Tom Cruise, les dialogues dix fois trop longs et encombrés de reformulations quasi systématiques, il reste quoi ? Rien !
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