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Paola Rochette
7 critiques
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5,0
Publiée le 16 juillet 2026
Dommage que les dvd soient en rupture de stock. Ce film m a été recommandé par mon PACSÉ ce qui signifie que la mise à nu n est pas une affaire sans risque. Les acteurs sont magnifiques et vrais.
Suspens et scènes sulfureuses font de Eyes Wide Shut une œuvre atypique, questionnement abstrait et énigmatique sur le couple. Nicole Kidman en épouse psychotique et Tom Cruise en mari trop curieux sont formidables dans leurs rôles.
Le film le plus cucul que j'aie vu depuis longtemps, et les voix françaises qui ressemblent à des élèves de 10 ans qui font une conférence sur le sanglier cela n'aide pas.
Stanley Kubrick Voilà la définition même d'un réalisateur surcoté. C'est vulgaire et moralisateur, choquant certes, mais toujours moralisateur de façon simpliste et mièvre. Je n'aime aucun de ses films.
Un film très sombre, un peu glauque à la Stanley Kubrick, j'ai été agréablement surpris par cette histoire, et la prestation de Tom Cruise, il est capable de jouer n'importe quel rôle.
Ils sont jeunes, ils sont beaux et riches. Et le couple qu'ils forment est incarné par deux stars hollywoodiennes également unies à la ville. Ce choix de réunir Tom Cruise et Nicole Kidman et d'exposer leur couple authentique dans des scènes intimes et quelques fois impudiques n'est pas vain ou complaisant. Dans cette intrigue indécise et mince, leur statut confère à la relation entre William et Alice un singulier relief, voire une capiteuse sensualité, assumée non sans courage par les deux acteurs. Stanley Kubrick évoque quelques heures de la vie d'un couple et plus particulièrement le trouble né dans l'esprit de William après que son épouse lui a révélé un fantasme, un désir sexuel dont il est exclu. Cette infidélité virtuelle qui le bouleverse l'amène le temps d'une nuit à s'exposer à quelques expériences érotiques, en témoin intrigué et postulant velléitaire. Sur le couple et les fantasmes secrets que chacun des deux nourrit en son sein, Kubrick ne dit rien qu'on ne sache déjà. De même, le sujet, adapté d'Arthur Schnitzler, ne contient aucun effet, aucun élément dramatiques. D'où vient alors que l'on suive avec intérêt, comme hypnotisé, les conversations entre Alice et William puis l'errance nocturne de celui-ci? Toute simplement d'une mise en scène inspirée et brillante qui est la marque de fabrique des films de Kubrick. La lenteur du récit, les cadrages particuliers et inquiétants et le caractère insolite, voire irréel, de certaines séquences (dont celle, qui restera fameuse, où William découvre une très mystérieuse et ésotérique spoiler: cérémonie érotique, qu'on qualifierait ailleurs de partouze de luxe) créent une atmosphère très étrange, surnaturelle, d'où émane un suspense indéfini. Sensuelle et chargée de mystère, la mise en scène, sous sa forme sophistiquée, illustre finalement une mini-crise conjugale.
Un deuxième visionnage s'imposait, quatre ans après le premier pendant lequel j'étais finalement passé à côté de l'essentiel du film. Parce que, pour ne mettre que 4/5 à Eyes wide shut, il faut être passé à côté. C'est trop parfait. Je n'ai pas l'habitude de critiquer les films de Kubrick et je ne fais ici une exception que pour mieux éviter la labyrinthique herméneutique qui culmine dans cette très grande dernière œuvre.
Le dernier film de Kubrick est sans nul doute son meilleur, son plus parfait, son chef-d'œuvre. Il est équilibré comme Full metal jacket ne l'était pas, il est abouti comme 2001 ne pouvait pas l'être, il est d'une profondeur uniformément intense qu'Orange mécanique n'a pas pu atteindre, il est subtil comme Docteur Folamour était encore grossier, enfin intime comme Barry Lyndon était distant. Mais de tous ceux-là, il parachève la justesse de l'analyse et augmente encore une dernière fois la profondeur du symbolisme, sans jamais renier la pertinence de chacune des couches interprétatives, pour finalement ajouter le dernier morceau d'une immense toile hétéroclite, toile de maître du maître des toiles.
On est évidemment ravi par la somptueuse BO toujours juste, par l'éclat surprenant de la palette de belles et vives couleurs toujours utilisée par Kubrick, où domine encore le rouge, ou par l'admirable méticulosité de la mise en scène, soutenue par de beaux dialogues. Mais ce qui surprend peut-être le plus, c'est le déploiement inhabituellement large du jeu de Tom Cruise, qui parvient, sans doute pour la seule fois de sa carrière, à camper de manière extraordinairement riche un personnage écrit sur mesure pour l'obliger à déployer ce dont il est capable, tant et si bien qu'il signe là un de ses meilleurs films. Nicole Kidman est également parfaite et on ne peut finalement que saluer l'excellence de la direction d'acteurs de Kubrick.
Eyes wide shut, chef-d'œuvre unique, ultime, s'impose avec grâce parmi les plus grandes œuvres du cinéma et conclut de la meilleure manière la dernière année du XXe siècle.
Un peu trop proche du réel pour s'arrêter à la beauté de la photographie.
On se pose légitimement la question de ce que contenait la version uncut de Kubrick, malheureusement mort 4 jours après la fin du montage, comme c'est bizarre.
C'est l'histoire d'un couple de jeune bourgeois qui s'ennuient, et qui se cherchent des problèmes, et qui, pour pimenter leur vie, flirtent chacun de leur côté avec l'adultère, voire avec le libertinage... Le couple Cruise Kidman a la classe et est joliment et crûment mis en scène. L'histoire semble vouloir dénoncer la débauche et la dépravation des mœurs au sein de la haute bourgeoisie américaine. C'est pas mal, mais un peu long. Il ne se passe pas grande chose, et même si c'est peut-être là encore un des messages subliminaux du réalisateur, qui semble vouloir dénoncer également par là l'inaction et le silence des gens biens, on s'ennuie un peu. J'aurais aimé quand-même un peu plus d'action, et une scène clé plus choquante encore (et il paraît d'ailleurs qu'elle a été censurée et c'est bien dommage).
Sacré film quand même La thématique n’a finalement pas vieilli. Tom cruise a son prime, c’est special mais la vibe du film est folle. Je vais devoir voir ou revoir tous les Kubrick
Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris au film. Et c'est précisément ce que veut Kubrick pour son dernier film. Son testament. Je suis content de redécouvrir Tom Cruise dans un rôle comme celui ci Et une Nicole Kidman au top de sa forme
Le film est hypnotisant dans sa première heure et demi, puis le reste du film est moins hypnotique, plus plombant mais reste tout de même convaincant. J'adore cette "première partie" enchaînant déambulation, vie conjugale, pour arriver à cette séquence dans le manoir. J'ai eu la sensation de voir un personnage entrainé dans une nuit sans fin (et sans début), une nuit où se mélange onirisme et réalité pour se terminer sur une séquence où on ressent vraiment (comme le personnage) le fait d'entrer dans un endroit qui nous est inaccessible, un endroit malsain, étrange, occulte. Tout comme le personnage, j'avais l'impression de ne pas avoir le droit de voir ce que le film me montrait. Le film s'inscrit vraiment dans un univers donnant vie aux plus grandes théories conspirationnistes, leur donnant un lieu, une temporalité, des individus et des actions concrètes. La "seconde partie" n'arrive selon moi pas à donner le souffle qu'a la première partie, elle se sent obliger de re-explorer des lieux déjà vus, d'expliciter (et donc d'enlever une majeure partie du doute) le mystère, chose que fait entre autres le personnage de Sydney Pollack. Honnêtement, je pourrais développer énormément de points concernant ce film mais je voulais soulever qu'en plus d'être un film traitant d'éléments sectaires et conspirationnistes (et donc de filmer et de nous faire ressentir ce qui serait de l'ordre de l'inaccessible et de l'interdit), le film développe la thématique de la vie fantasmatique dans un couple. Dois-je nier l'attraction / le désir que je pourrais avoir pour un autre sous prétexte que je suis en situation de couple ? Quelle place ces fantasmes doivent avoir dans ma vie interne et psychique ? Comment les traiter ? Et donc, dans le prolongement de cette idée, le film interroge la culpabilité de chacun vis-à-vis de cette vie fantasmatique, comme si penser ou désirer à un(e) autre équivalait à tromper sa ou son partenaire.
Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick est l’un de plus agréable et l’un des plus sombres du réalisateur car à la fois profond et bouleversant. Ce dernier film réalisé par Stanley Kubrick est un vrai chef d’œuvre
Très bon film dans la globalité, la musique est cool, l’intrigue est vraiment dingue, on s’attend pas du tout à ça au début du film, je suis un peu déçu de la fin, mais dans l’ensemble c’est un super film
Cela peut paraître paradoxal mais je n'avais jamais vu "Eyes Wide Shut" jusqu'à présente alors que j'en ai toujours eu connaissance. Franchement, j'ai beaucoup aimé hormis quelques longueurs sur la première partie du film et une fin qui m'a laissé un peu sur ma faim (désolé pour le mauvais jeu de mots). Tout d'abord, j'ai adoré l'ambiance générale avec une bande originale totalement en accord avec tout ce qui se passe pendant plus de deux heures et demies. Tom Cruise est vraiment incroyable et le rôle lui va vraiment à merveille, les autres acteurs sont bons aussi mais lui sort vraiment du lot. On a également le droit à des plans dont seul Stanley Kubrick a le secret et qui d'ailleurs a été un avant-gardiste dans son domaine, il suffit de voir "Shining" qui est réellement un chef d’œuvre. Ceci-dit, mieux vaut tard que jamais et plus de 25 ans après sa sortie, je peux enfin dire que je l'ai vu. Partie mystérieuse également, il est décédé avant la sortie du film, ce qui peut faire poser quelques questions surtout vu le thème de ce long métrage. Enfin bref, je le recommande pour tous ceux qui se poseraient encore l'interrogation de s'il faut se lancer ou non. 14/20.