Eyes Wide Shut
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Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2026
Suspens et scènes sulfureuses font de Eyes Wide Shut une œuvre atypique, questionnement abstrait et énigmatique sur le couple. Nicole Kidman en épouse psychotique et Tom Cruise en mari trop curieux sont formidables dans leurs rôles.
Ced R
Ced R

11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2026
Le film le plus cucul que j'aie vu depuis longtemps, et les voix françaises qui ressemblent à des élèves de 10 ans qui font une conférence sur le sanglier cela n'aide pas.
HASAN
HASAN

49 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 avril 2026
Stanley Kubrick Voilà la définition même d'un réalisateur surcoté. C'est vulgaire et moralisateur, choquant certes, mais toujours moralisateur de façon simpliste et mièvre. Je n'aime aucun de ses films.
Flo M
Flo M

29 abonnés 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2026
Un film très sombre, un peu glauque à la Stanley Kubrick, j'ai été agréablement surpris par cette histoire, et la prestation de Tom Cruise, il est capable de jouer n'importe quel rôle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2026
Ils sont jeunes, ils sont beaux et riches. Et le couple qu'ils forment est incarné par deux stars hollywoodiennes également unies à la ville. Ce choix de réunir Tom Cruise et Nicole Kidman et d'exposer leur couple authentique dans des scènes intimes et quelques fois impudiques n'est pas vain ou complaisant. Dans cette intrigue indécise et mince, leur statut confère à la relation entre William et Alice un singulier relief, voire une capiteuse sensualité, assumée non sans courage par les deux acteurs.
Stanley Kubrick évoque quelques heures de la vie d'un couple et plus particulièrement le trouble né dans l'esprit de William après que son épouse lui a révélé un fantasme, un désir sexuel dont il est exclu. Cette infidélité virtuelle qui le bouleverse l'amène le temps d'une nuit à s'exposer à quelques expériences érotiques, en témoin intrigué et postulant velléitaire.
Sur le couple et les fantasmes secrets que chacun des deux nourrit en son sein, Kubrick ne dit rien qu'on ne sache déjà. De même, le sujet, adapté d'Arthur Schnitzler, ne contient aucun effet, aucun élément dramatiques. D'où vient alors que l'on suive avec intérêt, comme hypnotisé, les conversations entre Alice et William puis l'errance nocturne de celui-ci?
Toute simplement d'une mise en scène inspirée et brillante qui est la marque de fabrique des films de Kubrick. La lenteur du récit, les cadrages particuliers et inquiétants et le caractère insolite, voire irréel, de certaines séquences (dont celle, qui restera fameuse, où William découvre une très mystérieuse et ésotérique spoiler: cérémonie érotique, qu'on qualifierait ailleurs de partouze de luxe)
créent une atmosphère très étrange, surnaturelle, d'où émane un suspense indéfini.
Sensuelle et chargée de mystère, la mise en scène, sous sa forme sophistiquée, illustre finalement une mini-crise conjugale.
helioo
helioo

7 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2026
Un deuxième visionnage s'imposait, quatre ans après le premier pendant lequel j'étais finalement passé à côté de l'essentiel du film. Parce que, pour ne mettre que 4/5 à Eyes wide shut, il faut être passé à côté. C'est trop parfait.
Je n'ai pas l'habitude de critiquer les films de Kubrick et je ne fais ici une exception que pour mieux éviter la labyrinthique herméneutique qui culmine dans cette très grande dernière œuvre.

Le dernier film de Kubrick est sans nul doute son meilleur, son plus parfait, son chef-d'œuvre. Il est équilibré comme Full metal jacket ne l'était pas, il est abouti comme 2001 ne pouvait pas l'être, il est d'une profondeur uniformément intense qu'Orange mécanique n'a pas pu atteindre, il est subtil comme Docteur Folamour était encore grossier, enfin intime comme Barry Lyndon était distant. Mais de tous ceux-là, il parachève la justesse de l'analyse et augmente encore une dernière fois la profondeur du symbolisme, sans jamais renier la pertinence de chacune des couches interprétatives, pour finalement ajouter le dernier morceau d'une immense toile hétéroclite, toile de maître du maître des toiles.

On est évidemment ravi par la somptueuse BO toujours juste, par l'éclat surprenant de la palette de belles et vives couleurs toujours utilisée par Kubrick, où domine encore le rouge, ou par l'admirable méticulosité de la mise en scène, soutenue par de beaux dialogues. Mais ce qui surprend peut-être le plus, c'est le déploiement inhabituellement large du jeu de Tom Cruise, qui parvient, sans doute pour la seule fois de sa carrière, à camper de manière extraordinairement riche un personnage écrit sur mesure pour l'obliger à déployer ce dont il est capable, tant et si bien qu'il signe là un de ses meilleurs films. Nicole Kidman est également parfaite et on ne peut finalement que saluer l'excellence de la direction d'acteurs de Kubrick.

Eyes wide shut, chef-d'œuvre unique, ultime, s'impose avec grâce parmi les plus grandes œuvres du cinéma et conclut de la meilleure manière la dernière année du XXe siècle.
lucas.D
lucas.D

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2026
Un peu trop proche du réel pour s'arrêter à la beauté de la photographie.

On se pose légitimement la question de ce que contenait la version uncut de Kubrick, malheureusement mort 4 jours après la fin du montage, comme c'est bizarre.
Steeve mazzucotelli
Steeve mazzucotelli

47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2026
C'est l'histoire d'un couple de jeune bourgeois qui s'ennuient, et qui se cherchent des problèmes, et qui, pour pimenter leur vie, flirtent chacun de leur côté avec l'adultère, voire avec le libertinage... Le couple Cruise Kidman a la classe et est joliment et crûment mis en scène. L'histoire semble vouloir dénoncer la débauche et la dépravation des mœurs au sein de la haute bourgeoisie américaine. C'est pas mal, mais un peu long. Il ne se passe pas grande chose, et même si c'est peut-être là encore un des messages subliminaux du réalisateur, qui semble vouloir dénoncer également par là l'inaction et le silence des gens biens, on s'ennuie un peu. J'aurais aimé quand-même un peu plus d'action, et une scène clé plus choquante encore (et il paraît d'ailleurs qu'elle a été censurée et c'est bien dommage).
Tom C.
Tom C.

10 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Sacré film quand même
La thématique n’a finalement pas vieilli. 
Tom cruise a son prime, c’est special mais la vibe du film est folle. 
Je vais devoir voir ou revoir tous les Kubrick
Pierre-Louis Piffre
Pierre-Louis Piffre

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2026
Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris au film. Et c'est précisément ce que veut Kubrick pour son dernier film.
Son testament.
Je suis content de redécouvrir Tom Cruise dans un rôle comme celui ci
Et une Nicole Kidman au top de sa forme
lourd p
lourd p

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Le film est hypnotisant dans sa première heure et demi, puis le reste du film est moins hypnotique, plus plombant mais reste tout de même convaincant. J'adore cette "première partie" enchaînant déambulation, vie conjugale, pour arriver à cette séquence dans le manoir. J'ai eu la sensation de voir un personnage entrainé dans une nuit sans fin (et sans début), une nuit où se mélange onirisme et réalité pour se terminer sur une séquence où on ressent vraiment (comme le personnage) le fait d'entrer dans un endroit qui nous est inaccessible, un endroit malsain, étrange, occulte. Tout comme le personnage, j'avais l'impression de ne pas avoir le droit de voir ce que le film me montrait. Le film s'inscrit vraiment dans un univers donnant vie aux plus grandes théories conspirationnistes, leur donnant un lieu, une temporalité, des individus et des actions concrètes. La "seconde partie" n'arrive selon moi pas à donner le souffle qu'a la première partie, elle se sent obliger de re-explorer des lieux déjà vus, d'expliciter (et donc d'enlever une majeure partie du doute) le mystère, chose que fait entre autres le personnage de Sydney Pollack.
Honnêtement, je pourrais développer énormément de points concernant ce film mais je voulais soulever qu'en plus d'être un film traitant d'éléments sectaires et conspirationnistes (et donc de filmer et de nous faire ressentir ce qui serait de l'ordre de l'inaccessible et de l'interdit), le film développe la thématique de la vie fantasmatique dans un couple. Dois-je nier l'attraction / le désir que je pourrais avoir pour un autre sous prétexte que je suis en situation de couple ? Quelle place ces fantasmes doivent avoir dans ma vie interne et psychique ? Comment les traiter ? Et donc, dans le prolongement de cette idée, le film interroge la culpabilité de chacun vis-à-vis de cette vie fantasmatique, comme si penser ou désirer à un(e) autre équivalait à tromper sa ou son partenaire.
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2026
Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick est l’un de plus agréable et l’un des plus sombres du réalisateur car à la fois profond et bouleversant. Ce dernier film réalisé par Stanley Kubrick est un vrai chef d’œuvre
Jules GAGNOU
Jules GAGNOU

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2026
Très bon film dans la globalité, la musique est cool, l’intrigue est vraiment dingue, on s’attend pas du tout à ça au début du film, je suis un peu déçu de la fin, mais dans l’ensemble c’est un super film
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2026
Cela peut paraître paradoxal mais je n'avais jamais vu "Eyes Wide Shut" jusqu'à présente alors que j'en ai toujours eu connaissance. Franchement, j'ai beaucoup aimé hormis quelques longueurs sur la première partie du film et une fin qui m'a laissé un peu sur ma faim (désolé pour le mauvais jeu de mots). Tout d'abord, j'ai adoré l'ambiance générale avec une bande originale totalement en accord avec tout ce qui se passe pendant plus de deux heures et demies. Tom Cruise est vraiment incroyable et le rôle lui va vraiment à merveille, les autres acteurs sont bons aussi mais lui sort vraiment du lot. On a également le droit à des plans dont seul Stanley Kubrick a le secret et qui d'ailleurs a été un avant-gardiste dans son domaine, il suffit de voir "Shining" qui est réellement un chef d’œuvre. Ceci-dit, mieux vaut tard que jamais et plus de 25 ans après sa sortie, je peux enfin dire que je l'ai vu. Partie mystérieuse également, il est décédé avant la sortie du film, ce qui peut faire poser quelques questions surtout vu le thème de ce long métrage. Enfin bref, je le recommande pour tous ceux qui se poseraient encore l'interrogation de s'il faut se lancer ou non. 14/20.
L'ÂME DU CINEMA
L'ÂME DU CINEMA

16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2026
CE QUE Eyes Wide Shut ME FAIT COMPRENDRE DE L’AMOUR, DE L’HISTOIRE ET DE NOTRE PRÉSENT

Plus je réfléchis à Eyes Wide Shut, plus je me dis que ce film n’est pas seulement une œuvre sur le couple, ni même sur le désir. Je le ressens comme un film-charnière historique, posé exactement à la fin d’un siècle et au bord d’un autre, au moment où quelque chose se termine sans que nous ayons encore les mots pour le nommer.

Ce que Kubrick filme ici, ce n’est pas une crise individuelle. C’est la fin d’une croyance collective : celle selon laquelle l’intime pourrait rester intact alors que tout le reste du monde est soumis à la rationalisation, au contrôle, à la performance. Ce film me touche parce qu’il ne parle pas seulement de Bill et Alice. Il parle de nous, de ce que nous sommes devenus sans l’avoir vraiment décidé.

CONTEXTE HISTORIQUE : UN FILM À LA FIN D’UN MONDE

Eyes Wide Shut sort en 1999. Ce détail est essentiel. Nous sommes à la fin des Trente Glorieuses émotionnelles du couple moderne. Le féminisme a déjà profondément transformé la parole des femmes, mais les structures relationnelles n’ont pas encore suivi. Le discours sur l’égalité existe, mais les imaginaires restent anciens. Le désir féminin commence à être nommé, mais il est encore perçu comme une menace.

C’est aussi une époque marquée par :

la montée du néolibéralisme

la valorisation de la réussite individuelle

la médicalisation et la rationalisation de la vie privée

l’illusion d’un monde stable avant les grandes fractures du XXIᵉ siècle


Kubrick filme un couple parfaitement intégré dans ce système : beau, éduqué, riche, fonctionnel. Et il montre que même là, ça ne tient plus.

LE COUPLE COMME STRUCTURE HISTORIQUE, PAS COMME ROMANCE

Je ne vois plus le couple de Bill et Alice comme un couple “raté”. Je le vois comme un couple historiquement cohérent, mais déjà obsolète. Il repose sur un modèle où :

l’homme est le centre symbolique

la femme est la stabilité émotionnelle

le désir doit rester compatible avec l’ordre social


Ce modèle a longtemps fonctionné parce que certaines paroles étaient interdites. Eyes Wide Shut me semble être le film du moment précis où ces interdits cessent de fonctionner.

Ce qui me bouleverse, c’est que le film montre que l’amour peut être sincère tout en étant structurellement insuffisant. Aimer ne protège plus. Être fidèle ne garantit plus l’équilibre. Communiquer ne répare pas forcément. Et ça, historiquement, c’est vertigineux.

LA CONFESSION : UNE FRACTURE INTIME ET HISTORIQUE

La scène de la confession me paraît être bien plus qu’un tournant narratif. Je la ressens comme un événement historique miniature.

La chambre est calme, presque anesthésiée. Alice parle sans colère, sans revendication. Elle ne fait pas un discours idéologique. Elle raconte un fantasme. Mais ce fantasme contient quelque chose de révolutionnaire : il affirme que le désir féminin n’est pas une conséquence du couple, mais une réalité autonome.

Historiquement, c’est explosif. Parce que le couple moderne repose sur une fiction : celle de la transparence émotionnelle et sexuelle. Alice introduit une vérité que ce système ne peut pas absorber : l’opacité intérieure est irréductible.

Ce que je trouve profondément féministe — et profondément dérangeant — c’est que cette rupture passe par une parole douce. Il n’y a pas de scène de colère, pas de rupture spectaculaire. Juste une phrase qui dit : il y a en moi quelque chose que tu ne contrôles pas. Et cette phrase suffit à faire s’effondrer tout l’édifice.

BILL : FIGURE DE L’HOMME MODERNE DÉSAXÉ

Bill n’est pas un tyran. Il est le produit de son époque. Un homme qui a intégré le discours de l’ouverture, de la modernité, de la tolérance, mais qui n’a jamais réellement envisagé la perte de centralité.

Son errance nocturne me semble profondément contemporaine. Il ne cherche pas le plaisir. Il cherche un cadre, une hiérarchie, une structure où le désir pourrait redevenir lisible. L’orgie masquée n’est pas un fantasme érotique, mais un fantasme d’ordre. Tout y est codifié, ritualisé, sécurisé par le masque.

À mes yeux, cette scène anticipe notre monde actuel : un monde où tout est visible, sexualisé, exposé, mais où l’intime disparaît derrière des protocoles, des identités, des rôles. Le sexe y est omniprésent, mais la rencontre rare.

UN FILM QUI PRÉFIGURE NOTRE PRÉSENT

Plus j’y pense, plus je vois Eyes Wide Shut comme un film prophétique. Il annonce :

la confusion entre liberté sexuelle et solitude affective

la difficulté croissante à tolérer le mystère de l’autre

la fragilité des couples fondés sur la performance émotionnelle

la peur contemporaine de ne pas être “assez” pour l’autre


Nous vivons aujourd’hui dans un monde qui valorise la communication permanente, la transparence, l’authenticité affichée. Et pourtant, je ressens que nous supportons de moins en moins l’opacité réelle. Le film montre exactement ce point de rupture : quand dire la vérité ne rapproche plus, mais éloigne définitivement.

LE CINÉMA QUI NE CONSOLE PLUS, COMME NOTRE ÉPOQUE

Je reviens toujours à cette idée qui me hante : Eyes Wide Shut est le film où le cinéma ne peut plus consoler, seulement constater. Et j’ai l’impression que notre époque est exactement à cet endroit-là. Nous savons analyser. Nous savons nommer. Nous savons critiquer. Mais nous ne savons plus réparer.

La fin du film ne propose aucune transcendance. Juste une continuité fragile. Aimer devient un acte pragmatique, presque biologique. Une manière de rester en lien avec le réel quand le symbolique s’est effondré.

POURQUOI KUBRICK S’EST ARRÊTÉ LÀ — HISTORIQUEMENT ET INTIMEMENT

Quand je pense à Stanley Kubrick, je vois un cinéaste qui a passé sa vie à explorer les grands systèmes de son temps : la guerre, la science, la folie, le pouvoir, la sexualité. Avec Eyes Wide Shut, il atteint le dernier territoire : l’intime.

Après ce film, il n’y a plus de mythe à déconstruire sans se répéter. Il a montré un monde où même l’amour ne protège plus, où même la lucidité n’apaise pas, où même la vérité ne libère pas.

Je crois profondément qu’il s’est arrêté là parce qu’il avait atteint un point de vérité trop nu pour être prolongé. Un point où l’art ne peut plus promettre autre chose que la conscience. Et la conscience, quand elle est poussée à ce degré, n’est pas une promesse. C’est un silence.

Et ce silence, aujourd’hui encore, me semble être l’héritage le plus troublant de Eyes Wide Shut.
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