Eyes Wide Shut
Note moyenne
3,7
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702 critiques spectateurs

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236 critiques
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Louison Bouillet
Louison Bouillet

19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un véritable chef-d'œuvre, ce dernier film de Stanley Kubrick montre définitivement qu'il est incontestablement l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps. Un scénario sublime, des dialogues parfaitement maitrisés, le tout magnifiquement joué par Tom Cruise et Nicole Kidman.
Marcello Di Castiglioncello
Marcello Di Castiglioncello

22 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 octobre 2024
Eyes Wide Shut (1999) déçoit malgré sa durée conséquente, qui aurait pu permettre de développer davantage son univers. Le rythme reste lent, et l’intrigue, censée plonger dans les obsessions et les désirs, finit par sembler confuse et vide. Kubrick installe une ambiance mystérieuse, mais sa « clique secrète » au cœur de l’intrigue semble étonnamment puritaine comparée aux véritables réalités du monde caché qu’il aurait pu explorer. Les performances de Tom Cruise et Nicole Kidman, souvent jugées froides, laissent une impression de distance, et le film échoue à instaurer un suspense efficace malgré son potentiel visuel.
Yvanoé
Yvanoé

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2024
Dans les tourbillons de l'âme prise entre désir et conscience les scènes de tourments répondent aux pensées tourmentées. Alors la d'échéance répond au mensonge. Et l'amour triomphe quand la vérité est dévoilée. Une intrigue extraordinaire pour des états d'âmes ordinaire.
Milox
Milox

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2024
« Eyes Wide Shut » met l’accent sur les costumes, les couleurs et la musique angoissante, mais je reproche au film de manquer de profondeur narrative.
Targaryen95
Targaryen95

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2024
C'est LE film qui a clôturé le XXeme siècle. C'est LE film européen de Kubrick. Européen au sens du style. Pas de vaisseaux spatiaux ici, ni de scènes de batailles en uniforme, je crois même qu'il n'y a pas le moindre flingue.

Cruise Kidman sont le couple grand bourgeois idéal. Un appartement immense dans un quartier chic. Celui de Carrie Bradshaw quelques kilomètres au Sud fait pale figure à côté.
La soirée mondaine en costard. Qui va passer une soirée avec ses potes en costard, à part ce genre de milieu social ? Le même milieu que l'on verra dans Coup de Foudre de Woody Allen mais à Paris.
Tom Cruise est ici un top beau gosse, les cheveux légèrement longs et la voix suave.
Nicole Kidman est révélée à fond dès les premières secondes comme si Kubrick voulait dire au spectateur "Tiens, mate bien petit cochon."
Sydney Pollack nous offre une scène finale d'anthologie, où il maîtrise l'art du recadrage élégant, gentleman et distingué.

Kubrick, comme dans la plupart de ses films, attaque la société au marteau et au burin. Il avait dénoncé l'illusion du progrès dans Orange Mécanique, la stérilité de l'ambition dans Barry Lyndon, l'immaturité de la guerre dans Full Metal Jackett, la toxicité de la famille traditionnelle dans Shining et le nihilisme de la guerre dans Dr Love. Ici, il attaque l'immoralité de l'élite.
Un film coup de poing.
On en sort en se demandant si vraiment de telles organisations existent.
Comme le dit le personnage de Sydney Pollack "si je te disais qui se cache derrière tous ces masques, tu n'en dormirais pas la nuit".

Le film parle aussi du couple.
Le couple et l'illusion de l'innocence chaste.
Nicole Kidman conclut le film (dans un magasin de jouets pour Noël, paye ta provocation) "il y a une chose que nous devons absolument faire : ba**er".

C'est mon préféré de Kubrick avec Shining.
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2024
Finalement, on se demande où Stanley Kubrick a voulu en venir, si ce n'est à la conclusion qu'exprime sèchement Nicole Kidman à qui appartient le mot de la fin.
Et on se dira à la fin : tout ça pour ça ? tout le film n'était donc que cela, entre fantasmes pour l'une et équipée nocturne pour l'autre, pour en arriver à une conclusion aussi banale..
On notera également qu' Eye wide Shut est un film profondément ironique, si cela avait échappé à certains : le personnage que joue Tom Cruise est constamment "empêché" lorsqu'il se trouve sur le point de cueillir les fruits de ses bonnes fortunes .
Sentiments très mitigés, donc, pour l'ultime film du "maître"..
alexis69c
alexis69c

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2024
Nous avons tous dans ce film du frisson de la romance du suspense de l’intrigue un cocktail de sensations
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2024
Un chef d'œuvre. L'ultime opus réalisé par Stanley Kubrick. Le Maître nous fait vivre une fois de plus une expérience singulière , à la fois inquiétante et fascinante, où le couple Tom Cruise et Nicole Kidman ajoute une dimension bien plus profonde à ce drame psychologique . Réalisateur de génie , Stanley Kubrick a signé une œuvre où chaque film est unique dont Eyes Wide Shut parachève la grandeur.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Exsudant de charme ou de sensualité Tom Cruise et Nicole Kidman forment un couple a priori glamour pourtant englué dans des considérations bourgeoises que le fantasme avoué de l'épouse met au jour. Oscillant entre une atmosphère érotique qui s'ancre dans un décor élégamment pervers et une tension nerveuse de thriller psychologique, l'intrigue suit l'errance nocturne d'un homme décontenancé par les frustrations sexuelles de sa femme. Or, l'habileté du scénario consiste spoiler: à nous laisser dans l'incertitude: dénonce-t-on les orgies à connotation mystique de ces cyniques puissants corrompus et prêts au crime pour conserver leurs privilèges ou chemine-t-on dans l'onirisme impuissant d'un mari qui se refuse à assumer ses désirs?
Que l'on opte pour l'une ou l'autre réponse, la pertinence du titre est totale, renforcée par l'importance de la symbolique du masque et les différentes références au monde du théâtre ou de l'opéra. Assez fascinant!
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2024
Je sais pas comment je vais me remettre de ce film, je suis totalement hypnotisé par ce dernier Kubrick, il m’a totalement scotché, j’ai jamais décroché mon intérêt ou le regard du film. Tom Cruise et Nicole Kidman, sûrement le couple le plus iconique que j’ai eu le droit de voir dans un film. Ici, de ce que j’ai compris, Eyes Wide Shut exprime les fantasmes de Kubrick et il les retransmet dans cette ultime œuvre, et bah je peux vous dire qu’on est sur une perfection d’écriture, voilà pourquoi et je comprends mieux, pourquoi je suis amoureux du Cinéma. Quelle mise en scène, l’atmosphère de dingue, des dialogues profonds et jouer d’une manière sensible mais à la fois juste, jamais le mot en trop, de jeux de regard en trop, l’oppression de la bande sonore, je suis subjugué par ce que je viens de vivre, un sujet qui parait banal, dans les mains de Kubrick ça donne ça, on nage entre le désir, les rêves, l’amour, les remises en question, nan c’est un grand oui. Quand j’ai fini le film, je me suis demandé il manque un truc pour je mette 5, j’ai réfléchis et j’ai réalisé qu’il manque absolument rien en faite, j’ai juste envie de replonger dedans. J’ai envie de crier chef d’œuvre mais c’est même bien plus que ça ce film, c’est juste parfait.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2026
Il y a des films qui se regardent, et d’autres qui vous regardent. Eyes Wide Shut appartient furieusement à la deuxième catégorie : un objet qui vous suit après le générique, qui revient par petites vagues (un éclat de lumière sur un sapin, une phrase dite trop calmement, un silence trop long), et qui finit par transformer votre mémoire en couloir. On peut y entrer par la porte la plus évidente — le couple, le désir, la jalousie — et en ressortir avec l’impression d’avoir traversé quelque chose de plus vaste : une exploration clinique et pourtant troublante de ce que nous jouons, de ce que nous taisons, et de ce que nous croyons contrôler quand, précisément, tout nous échappe.

Ce qui frappe d’emblée, c’est cette sensation de rêve éveillé, mais pas un rêve moelleux : un rêve où chaque détail semble choisi avec une exactitude presque cruelle. Kubrick filme la ville (ou plutôt son idée de la ville) comme un décor mental, un théâtre nocturne où les couleurs de Noël deviennent paradoxalement inquiétantes. Les guirlandes ne réchauffent pas, elles piquent. Les vitrines ne rassurent pas, elles attirent. On marche dans des rues qui ressemblent à des couloirs, on entre dans des appartements qui ressemblent à des vitrines, on parle dans des pièces qui ressemblent à des salles d’attente. Et cette organisation de l’espace n’est jamais gratuite : elle raconte l’état intérieur du personnage principal mieux qu’un monologue. C’est l’un des grands plaisirs du film, et l’une de ses exigences : ici, la mise en scène est le vrai narrateur, et elle ne fait pas d’efforts pour simplifier.

Le scénario, adapté d’une nouvelle de Schnitzler, a la sécheresse d’un conte moral et la précision d’un mécanisme d’horlogerie. Sans jamais “spoiler” quoi que ce soit, on peut dire que le film suit une dérive : celle d’un homme apparemment bien installé dans sa vie, qui se retrouve confronté à une vérité dérangeante — non pas une vérité factuelle, mais une vérité intime, émotionnelle, presque métaphysique. Kubrick n’a pas besoin de multiplier les rebondissements pour créer l’angoisse : il suffit d’un doute et d’un orgueil blessé, et tout le reste se met à vibrer. Le film avance alors comme une nuit qui n’en finit pas, une succession de rencontres et de portes entrouvertes où l’on sent que quelque chose d’immense se joue, sans être certain de quoi il s’agit exactement. Et c’est là que Eyes Wide Shut devient passionnant : il ne vous donne pas des réponses, il vous met face à des zones grises. On n’est pas dans le thriller “à solution”, on est dans l’expérience.

La performance de Tom Cruise, souvent discutée, me paraît ici plus intelligente qu’on ne le dit. Son jeu parfois raide, son sourire professionnel, sa politesse presque mécanique : tout ça sert le personnage. Il y a chez lui une manière d’être “présent” socialement tout en étant absent à lui-même, comme si sa personne était un costume qu’il porte très bien. C’est précisément ce costume qui se fissure. Et Kubrick s’amuse à filmer cette fissure non pas avec de grands éclats, mais avec des micro-déséquilibres : une démarche un peu trop rapide, un regard qui ne sait plus où se poser, une voix qui continue d’être courtoise alors que l’intérieur brûle. Nicole Kidman, elle, apporte une ampleur émotionnelle qui agit comme une déflagration lente. Son personnage n’est pas un simple “déclencheur” : elle est un miroir, une force, une énigme. Elle peut être tendre et terrible dans la même phrase, et surtout, elle impose une présence qui reste dans le film même quand elle n’est pas à l’écran. Sans entrer dans des scènes précises, disons simplement que certains échanges du couple sont filmés comme des duels doux : personne ne crie, et pourtant tout est en jeu.

L’une des grandes réussites, c’est la manière dont le film traite le sexe… sans être un film “sexy”. Kubrick ne cherche pas l’excitation : il cherche la mise à nu. Le désir ici est une question de pouvoir, d’imaginaire, de classe, de rôle social. Les corps sont présents, mais ils sont aussi des symboles, des monnaies, des masques. Et les masques, justement, ne sont pas un gimmick : ils deviennent le langage du film. On ne se cache pas seulement derrière un accessoire ; on se cache derrière son métier, sa respectabilité, son couple, son statut, sa manière de parler. Eyes Wide Shut est une histoire de regards — qui regarde qui, qui soutient le regard, qui détourne, qui fantasme. Et Kubrick, en grand entomologiste, observe tout ça avec une froideur qui peut fasciner autant qu’elle peut frustrer.

Parce que oui : la froideur est aussi une limite. Il faut accepter que le film ne cherche pas à “prendre par la main”. La distance kubrickienne, cette façon de tenir les personnages à quelques centimètres de nous, fonctionne admirablement pour créer une atmosphère d’hypnose et de malaise. Mais elle peut aussi donner l’impression d’un exercice de style, d’une démonstration contrôlée à l’extrême. Par moments, on aimerait que le film lâche un peu la bride, qu’il laisse surgir davantage de chair, d’imprévu, de spontanéité. Certaines scènes s’étirent volontairement, répétant des motifs (les mêmes questions, les mêmes passages, les mêmes rites sociaux) comme pour épuiser le personnage — et le spectateur avec lui. C’est cohérent, c’est voulu, mais ça demande une disponibilité rare : si l’on n’entre pas dans ce tempo très particulier, on peut ressentir une forme de lourdeur.

À l’inverse, si l’on se laisse prendre, c’est un régal de cinéma pur. Le travail sur la lumière est incroyable : ces halos, ces rouges et ces ors, cette impression que chaque ampoule est une idée. La bande-son est utilisée avec une intelligence presque sadique : une musique peut devenir un piège, un motif peut vous conditionner, un simple silence peut avoir le poids d’une menace. La caméra de Kubrick ne court pas : elle glisse, elle guette, elle attend. On a l’impression qu’elle sait déjà ce que le personnage ignore encore. Et ce qui est remarquable, c’est que le film parvient à être à la fois très concret (des rues, des taxis, des intérieurs) et totalement irréel. On se demande constamment : est-ce que je vois une suite d’événements, ou une cartographie de la psyché ? Est-ce que tout est “vrai”, ou est-ce que le film met en scène la puissance destructrice de l’imagination ? Kubrick ne tranche pas, et c’est précisément ce qui fait la richesse du film… et ce qui peut laisser certains spectateurs sur le bord du chemin.

Il y a également quelque chose de vertigineux dans la peinture sociale. Le film est traversé par une idée simple et glaçante : tout le monde ne joue pas au même jeu, et ceux qui pensent en connaître les règles se trompent souvent. La politesse est une arme. Le charme est une porte d’entrée. L’argent n’achète pas seulement des objets, il achète le droit d’être protégé — ou le droit de faire peur. Kubrick filme des mondes qui se frôlent sans se comprendre, des hiérarchies invisibles qui existent partout : dans une réception mondaine, dans une conversation banale, dans un couloir, dans une chambre. Et là encore, sans “révélation” tonitruante, le film distille une inquiétude profonde : celle d’un ordre social qui ressemble à un décor impeccable, mais dont les coulisses sont inaccessibles.

Ce que j’admire le plus, c’est que Eyes Wide Shut n’est pas seulement un film sur la tentation ou la transgression. C’est un film sur la narration que l’on se fait de soi-même. Le personnage principal passe la nuit à courir après quelque chose — une explication, une réparation, une preuve, une façon de reprendre la maîtrise — et le film ne cesse de lui opposer des reflets. Chaque rencontre est un miroir déformant. Chaque porte ouverte mène à un autre couloir. Chaque certitude devient une hypothèse. Et nous, spectateurs, on se retrouve à faire exactement la même chose : on interprète, on reconstruit, on imagine ce qui se passe hors champ, on cherche “le sens”. C’est un film qui active le cerveau autant qu’il chatouille l’inconfort. Il y a des scènes qui semblent simples sur le moment et qui, en y repensant, deviennent des énigmes morales.

Maintenant, il faut aussi reconnaître que cette ambition a un prix. Tout n’est pas également puissant. Certains dialogues sonnent volontairement artificiels, comme si Kubrick voulait que la parole ressemble à une surface polie derrière laquelle l’émotion se cogne. C’est passionnant comme idée, mais parfois un peu monotone dans l’effet. On peut aussi rester à distance du personnage, ne pas éprouver d’empathie immédiate, et donc vivre le film plus comme une observation que comme une immersion émotionnelle. Enfin, l’impression de “message” peut sembler diffuse : on sort avec beaucoup de sensations, d’images, d’inquiétudes, mais pas forcément avec une phrase claire à accrocher au mur. Et pourtant… est-ce vraiment un défaut ? Kubrick ne fait pas des slogans, il fait des labyrinthes.

Au final, j’en ressors avec une admiration réelle, presque obstinée, mais pas sans réserves. C’est un film qui a la beauté froide d’une nuit d’hiver : hypnotique, précise, parfois un peu dure à habiter. Il contient des moments de cinéma absolument sidérants, une maîtrise formelle qui frôle l’obsession, et une intelligence thématique qui continue de travailler longtemps après. Mais il a aussi des longueurs assumées, une distance émotionnelle qui peut fatiguer, et une manière de laisser le spectateur en suspension qui peut être frustrante si l’on attend une montée plus “classique”. Disons que c’est une œuvre que je respecte profondément, que j’aime souvent, que je trouve parfois exaspérante — et que je suis certain de revoir, justement parce qu’elle résiste.

Si vous aimez les films qui vous caressent dans le sens du poil, passez votre chemin. Si vous aimez les films qui vous mettent un miroir devant le visage, qui vous laissent avec des questions inconfortables sur le couple, le désir, la fidélité, le regard et les masques sociaux, alors entrez, fermez la porte, et acceptez de vous perdre un peu. C’est peut-être là, dans cette perte de repères, que Kubrick vous attrape — pas pour vous choquer, mais pour vous faire sentir à quel point on peut être étranger à soi-même, même en pleine lumière
Tommy78_75019
Tommy78_75019

4 abonnés 294 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2024
une honte pas possible. c'est lent, c'est débile, il ne se passe rien à part quelques femmes nues (certainement ce qui a provoqué quelques bonnes notes). a fuir !!!
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2024
Eyes Wide Shut fait partie de ces grands classiques du cinéma que l'on pense connaitre mais qui n'a absolument rien à voir avec l'idée que l'on s'en fait. Ayant la réputation d'un film sulfureux (censuré lors de sa sortie aux USA), l'œuvre de Kubrick est en réalité un thriller assez classique, tirant vers le film noir tant dans son écriture que son esthétique. Tout comme le livre dont il est tiré, le film se veut une plongée dans l'esprit humain au travers d'un couple de la petite bourgeoisie étasunienne. Tom Cruise est excellent, tout comme Nicole Kidman, bien que très peu présente à l'écran. La réalisation est maitrisée, et l'écriture assez fine, parfois cryptique. Il n'est pas simple de comprendre tous les tenants et aboutissants tant le film se garde de nous donner toutes les clés, jusqu'à sa fin ouverte. Ainsi, le rythme un peu lent du film en fera décrocher plus d'un.
Sässy Hayao
Sässy Hayao

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2024
Encore un témoignage du profond obscurantisme humain, ou comment nier l'évidence, même lorsque rencontré, et préférer s'extasier sur la banalité du commun face à un film enrobant un aspect pouvant à peine être ingurgiter apparemment bien que central au film. Et oui, ce film marquant la disparition de Kubrick, l'astre, se veut fidèle aux paroles de George Orwell prononcé un demi-siècle plutot : "dire la vérité en des temps de tromperie universelle est un véritable acte révolutionnaire." Alors, Chapeau bas à Stanley : il a su partir avec dignité.
... J'en viens aux faits : en ca que le film met en scène avec de quoi susciter fascination, une messe noire issue de la magie noire, faisant écho au satanisme théiste, intellectuel & élitique, c'était devant vous pourtant, se dévoilant... A vos yeux grandement fermés.
Non ce n'est un film tout simplet sur la sexualité au sein d'un couple avec un coup de vernis de psychologie.
Kubrick met en lumière LE majeur problème de notre société, qui est la conspiration élaboré par des groupuscules de sorciers, fana de la culture decoulant des voies de la main gauche de la sorcellerie, elle-meme contenu dans l'esoterisme.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2024
Chef d'oeuvre énigmatique, un peu froid. Cela commence lentement, il y a de longues conversations, des problèmes de couple... Il y a une bonne part d’érotisme mais la réalisation est très classique. C’est à la limite de l’ennui. Peu à peu, le film entre en territoire mystérieux et se termine comme une énigme fascinante sur la vérité et le rêve. Ça donne envie de tout revoir. Encore une fois.
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