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Charles G
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4,0
Publiée le 12 novembre 2014
Avant d'en dire davantage sur ce film, je vais pour une fois reprendre le synopsis du film sur Allociné : "Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu'il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte. Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios... pour lui et pour son propre couple". Tout d'abord, ce film consacre définitivement Denis Villeneuve comme réalisateur de grand talent, ses deux précédents films, Incendies et Prisoners, ayant d'ailleurs été nommés dans deux Top 10 par Noir Amer. Le film, absolument envoûtant, vous plonge dans un calvaire mental que l'on partage avec le personnage principal. Est-il en présence d'un parfait sosie ou est-ce son cerveau qui lui joue des tours ? Voilà un film qui nous amène à la réflexion et qui compte sur l'intelligence du spectateur. La figure de l'araignée, que l'on sait proche de la figure maternelle dans la psychologie, est omniprésente, jusqu'à la scène finale, magnifique d'intensité. Un film à voir, à revoir et à analyser, du genre de ceux dont l'on adore discuter entre amis, dont le scénario nous fascine, mais qui est également magnifiquement filmé et joué. Un inévitable de cette année 2014.
Toujours très hypnotique, le cinema de Denis Villeneuve cherche la réflexion et les multiples interprétations. Via un scénario parfois brouillon mais très précis dans ses détails qui alimentent une base simpliste, le canadien finit par séduire son spectateur, aidé par Jake Gyllenhaal, jusqu'à cet étrange final. Un film deep élégant et exigeant.
Après l'excellent "Prisoners", un thriller psychologique à l'ambiance glaciale aux multiples rebondissements, Dennis Villeneuve récidive avec un thriller qui diverge énormément de son prédécesseur, un film labyrinthique cauchemardesque orchestré d'un main de maître. Tourné avant "Prisoners" mais sorti presque un an après pour des raisons de production et de marketing, "Enemy" est un film vertigineux aux complexités scénaristiques hallucinantes. Le long-métrage présente Adam Bell, un professeur d'histoire désordonné et discret qui mène une vie morne avec sa petite amie. Un soir, alors qu'il matte un film conseillé par un de ses collègues, il aperçoit son sosie parfait. Perturbé et stressé, il enquête alors sur l'identité et la vie de ce mystérieux double, et essaye de rentrer en contact avec lui. Adapté du roman "L'autre comme moi" de José Saramago, le cinéaste canadien s'appuie sur un scénario dantesque et ambitieux tant il est difficile de comprendre l'intégralité de la bobine en un seul visionnage, surtout après ce twist final perturbant. Aux commandes, Dennis Villeneuve travaille comme un architecte en construisant minutieusement son récit et semble être le seul à connaître tous les plans de son édifice. Il réalise un véritable tour de force dans cet oeuvre puissante qui confère au spectateur une expérience cinématographique unique. Son cinquième long-métrage jouit d'une réalisation impressionnante de maîtrise, servie par une mise en scène qui envoie du tonnerre. L'ambiance s'installe dès la scène d'ouverture, grandiose et dérangeante, et ne nous quitte plus d'une semelle. Tantôt paranoïaque, tantôt angoissante, elle doit sa réussite au génie de son auteur ainsi qu'à une musique d'une subtilité déconcertante. Avec "Enemy", Denis Villeneuve expose le problème de conscience mentale et de schizophrénie, si chère au septième art. Le réalisateur laisse discrètement une multitude d'indices en apparence inutiles mais qui trouvent leur utilité lors d'un second visionnage plus attentif. La ville de Toronto dépeinte comme un champ d'immeubles asphyxiés et embrumé couleur sépia est en quelque sorte une métaphore de l'esprit du protagoniste. Jake Gyllenhaal, habitué au rôle du torturé psychologiquement et ce après "Donnie Darko", excelle dans son double jeu et parvient à interpréter deux personnages foncièrement différents. Malgré un rythme trop lent et le manque de dialogues, "Enemy" est une petite petite en matière d'intelligence qui confirme encore une fois que Dennis Villeneuve est un cinéaste hors-pair.
Après "Prisoners", Denis Villeneuve déçoit de nouveau avec cette fois un thriller psychologique formellement singulier et séduisant, mais au scénario désarmant de simplicité. Si le travail sur la lumière est appréciable, avec un gris dominant qui incite à la complexité, on regrette un déroulement trop facilement compréhensible (embêtant quand on parle de trouble de la personnalité) et un twist ridicule et effroyablement simpliste. Jake Gyllenhaal est convaincant, les plans de la ville depuis le ciel sont impressionnants, mais l'ensemble est tout de même bien terne.
Enemy est un très bon film, droit et précis, voire géométrique même a l'instar de sa réalisation qui est parsemée de vertigineux plans aériens témoins de l'architecture grandiose et symétrique de la ville de Toronto. Son scénario lui aussi est millimétré à tel point que l'on doit se concentrer des l'entame du film si l'on veut espérer en ressortir indemne. Ce qui n'a pas été mon cas sur certaines significations du film qui je pense pourraient être élucidées lors d'un second visionnage (le rapport aux araignées notamment). Néanmoins, Denis Villeneuve parvient aisément a installer une ambiance pesante a partir d'un élément déclencheur qui attise une curiosité positive a la base, puis devient un cauchemar pour le personnage principal qui est en proie a d'énormes troubles psychologiques à cause de cette maudite découverte. Le double jeu d'acteur de Jake Gyllenhaal est divin et doté d'une grande maîtrise scénique, les scènes de face a face sont poignantes et teintées d'un réalisme bluffant qui va de paire avec l'atmosphère sombre du film. J'ai donc trouvé Enemy très intéressant en tous points malgré ce rythme Widing-Refnien qui pourrait en rebuter plus d'un, il a le mérite d'être vu et débattu tant il offre divers sens filmographiques.
Enemy est un mystère selon moi, difficile à comprendre au premier abord, Denis Villeneuve offre ici un film à des années lumière de son grand thriller Prisoners pour quelque chose de très différent .
L'idée de base du film mettant en avant un homme qui découvre son sosie dans un film est très bonne, le genre d'idée mystérieuse et énigmatique qui peu offrir une bonne intrigue .
Ensuite ça manque cruellement de rythme, c'est lent à en mourir comme si l'on était dans un film contemplatif ou un film avec Ryan Gosling . Néanmoins on ne s'ennuie pas pour autant car le film dégage un "truc" . Ambiance étouffante, angoissante et étrange qui baigne dans une très belle réalisation au ton jaunâtre/gris . Le jeu des couleurs est bien appuyé et ceci est fort plaisant ajouté à une musique anxiogène . Oh oui l'ambiance dégage vraiment un truc spécial, quelque chose de bien soigné .
Jake Gyllenhaal est vraiment excellent rien à dire, Mélanie Laurent n'a qu'un rôle très secondaire et fait le nécessaire, enfin pas de quoi hurler à la déception ou la réussite .
Pourtant je trouve ça moyen, vouloir offrir un film qui ne donne pas de réponse je suis pour, mais la on se retrouve avec un gros vide, aucune réponse et on ne comprend pas tout . Le plan final est un vrai WTF qui pourrait même faire hurler de rire et nous faire croire à une mauvaise blague mais non . C'est une énigme à déchiffrer de bout en bout ou chaque petite chose peut être un indice à la compréhension du film .
Villeneuve offre un véritable puzzle obsessionnel qui semble s'inspirer du cinéma de David Lynch, mais un puzzle qui ne nous offre pas toute les pièces et rend la chose trop confuse et difficile à cerner .
Voilà une fois fini je me pose mille question, qu'est ce que ce truc malsain dans une sorte de cave ? L’araignée ? La fin ? La clé ? Ahhhh tant de question se pose une fois fini . Donc je ne le déconseille pas ce film trouvera son public c'est sur et certain (beaucoup crient deja au chef d'oeuvre) mais d'autre seront complètement déroutés face à ce mindfuck très Lynchéen .
Je m'attendais à un film sur la schizophrénie et le dédoublement de la personnalité qui m'aurait dérangé autant qu'avaient pu le faire dans des registres différents "Funny games" ou "Requiem for a dream" mais j'ai trouvé là un thriller à la fois psychologique et fantastique, complexe et alambiqué, aux lectures possibles multiples. Une claque cinématographique qui me fait penser à "Memento" ou "L'invasion des profanateurs" de 1978, une mise en scène impressionnante, une photographie blafarde, brumeuse et une bonne interprétation de Jake Gyllenhaal mais un rythme désespérément lent. Oeuvre de génie ou grosse arnaque ?
Jake Gyllenhaal incarne un professeur et son sosie qui est un acteur de cinéma dans ce film brillant de Denis Villeneuve. Une double performance pour cet acteur prodigieux dans ses rôles intimismes. Une belle interprétation de femme délaissée pour Mélanie Laurent. Isabella Rosselini interprète la mère du double parfait, un jeu intriguant de la part de cette grande actrice de cinéma hollywoodien.
Dennis Villeneuve nous avait précédemment livré "Prisoners", un superbe thriller mélancolique et à l’esthétique envoûtante. On attendait donc avec impatience son nouveau bébé…mais de là à s’attendre à une telle claque !! Dans cette histoire d’un professeur d’histoire qui découvre un jour en matant un dvd qu’il existe un parfait sosie de lui et qu’il décide alors de le rencontrer, Villeuneuve décide de se la jouer David Lynch et fait tout pour égarer le spectateur à l’intérieur d’un mini-labyrinthe scénaristique : rythme lent, très peu de mouvements de caméras, plans contemplatifs, image constamment en filtre jaunâtre, apparitions énigmatiques…il est clair que le style lynchien de "Enemy" risque d’en dérouter plus d’un, d’autant plus que les images parlent plus que les dialogues eux-même. Pourtant, il n’y a rien d’incompréhensible dans ce film : si vous suivez bien ce que dit le prof lors des scènes où il donne ses cours, si vous identifiez la relation entre le héros et son double et si vous comprenez ce que représente les araignées (spoiler: il s’agit de la représentation des différentes femmes de sa vie : mère, femme, amante… ), l’histoire n’est pas si compliquée qu’elle en a l’air, c’est juste qu’elle nous est présentée sous un certain exercice de style. Mais s’il ne faut retenir qu’une seule chose dans ce film, c’est la prestation impeccable de Jake Gyllenhaal qui nous livre deux visages différents (entre l’acteur charismatique attentif à son look et marié à une femme enceinte et le timide et discret professeur d’histoire assez désordonné qui est en couple libre avec une jeune femme qu’il voit régulièrement), passant de l’un à l’autre avec une facilité assez déconcertante. Jake est définitivement un des meilleurs acteurs hollywoodiens du moment (ah, il en a fait du chemin depuis le petit « Donnie Darko » !!) Film à la fois déroutant et envoûtant, "Enemy" est une véritable expérience sensorielle qui s’articule autour de problèmes récurrents du quotidien de tout homme (ici, les rêves personnels et la fidélité dans le couple). Certes, le film n’est pas facilement abordable au grand public, mais avec un peu d’attention vous pourrez en savourez le propos.
Après l'excellent "Prisoners" de Denis Villeneuve, j'étais vraiment impatient de voir ce film. Pour être honnête, après l'avoir vu , je lui aurais donné 0/5 parce que je n'avais absolument RIEN compris.J'ai dû aller rechercher une explication et des interprétations qui sont assez complexes pour le comprendre. Après mes recherches, je pense que "Enemy" est un assez bon film mais sans plus.Je vais tenter de le regarder encore une fois pour essayer de mieux comprendre l'histoire.Si vous aimez vous creuser les méninges, alors ce film est pour vous!
Denis Villeneuve s’aventure dans les profondeurs de l’inconscient avec Enemy, un thriller psychologique qui fascine autant qu’il déroute. Adapté du roman The Double de José Saramago, le film plonge le spectateur dans une toile dense de symboles, d’angoisse et de questionnements existentiels. Malgré des qualités indéniables, l’œuvre vacille sous le poids de son ambition, offrant une expérience intrigante mais imparfaite.
Villeneuve impose une esthétique visuelle singulière, où les teintes jaunâtres et les compositions symétriques reflètent l’atmosphère oppressante du film. Chaque plan semble soigneusement pensé pour renforcer un sentiment de désorientation et de malaise. Cependant, cette recherche constante d’un visuel métaphorique alourdit parfois l’expérience. Si la réalisation capte l’attention par son audace, elle peut aussi fatiguer par son insistance à vouloir tout symboliser, au risque d’étouffer la narration.
Le concept de Enemy, où un homme rencontre son double parfait, ouvre la porte à des réflexions profondes sur l’identité et le subconscient. La structure narrative, mêlant réalité, rêves et hallucinations, maintient une tension constante. Mais cette complexité, bien qu’intentionnelle, prive parfois le spectateur de points d’ancrage émotionnels. Les scènes clés, bien que puissantes visuellement, manquent de clarté pour offrir une progression narrative fluide. Si le mystère est le moteur du film, il devient parfois un frein à l’immersion.
Dans le double rôle d’Adam et Anthony, Jake Gyllenhaal démontre une fois de plus son talent exceptionnel. Il incarne avec brio deux hommes identiques en apparence mais fondamentalement différents. Sa capacité à nuancer leurs traits de caractère – la vulnérabilité d’Adam face à l’assurance arrogante d’Anthony – donne une profondeur psychologique à l’histoire. Sarah Gadon, dans le rôle d’Helen, livre une performance subtile, apportant une humanité essentielle à un récit parfois trop cérébral.
Enemy brille par sa volonté d’explorer des thèmes complexes, comme la lutte intérieure, la peur de l’engagement et les cycles destructeurs de la répétition. La métaphore omniprésente de l’araignée, bien qu’intrigante, risque de perdre ceux qui ne cherchent pas à interpréter chaque détail. Villeneuve semble parfois davantage préoccupé par ses idées symboliques que par leur intégration dans une histoire cohérente. Si le film incite à la réflexion, il peine à équilibrer son intellect avec une charge émotionnelle plus directe.
La force de Enemy réside dans sa capacité à maintenir une tension psychologique constante. Les choix de mise en scène – une musique discordante, des cadrages serrés et des silences lourds – renforcent une atmosphère de paranoïa et de confusion. Pourtant, certaines scènes s’étirent inutilement, dissipant l’intensité qui aurait pu tenir le spectateur en haleine. Cette fluctuation dans le rythme laisse parfois l’impression d’un récit qui se cherche.
spoiler: La fin d’Enemy, marquée par l’apparition soudaine d’une araignée géante, est à la fois terrifiante et énigmatique. Ce choix audacieux symbolise parfaitement le caractère introspectif et surréaliste du film, mais il risque d’aliéner les spectateurs en quête de réponses concrètes. Ce dénouement, tout comme le film dans son ensemble, exige une interprétation personnelle, mais il manque d’un point de convergence émotionnel pour pleinement résonner.
Enemy est une œuvre audacieuse qui séduit par son esthétique soignée, sa profondeur thématique et la performance captivante de Jake Gyllenhaal. Cependant, son obsession pour la symbolique et son refus de fournir des clés narratives claires en font une expérience aussi frustrante que fascinante. Si Villeneuve démontre une maîtrise impressionnante de l’atmosphère et de l’ambiguïté, le film souffre d’un déséquilibre entre complexité intellectuelle et engagement émotionnel. Une œuvre qui marque, mais qui divise.
Avec une ambiance minimaliste et une image bien léchée, Enemy est un excellent film, avec un scénario qui tient bien la route. Parfois monté comme un thriller, parfois comme fantastique, parfois comme SF, etc. l'avantage de ce film réside justement là. Dans ce mélange de genre qui fait que l'ensemble reste très agréable à suivre. La comparaison avec Lynch est, de mon point de vue, irréaliste. Certes, il faut suivre attentivement, et décoder des indices disséminés dans le décor, mais l'intégralité reste assez à portée et facile à décoder.
"Enemy", alors que certains le décrivent comme "étrange, viscéral, ambitieux..." je sors de la salle pour ma part quelques peu choqué. Certes bouleversé par cette scène finale, mais ennuyé tout au long par une réalisation sage et "habituelle", au vue de nombreuses scènes... Plutôt étonnant de la part de Denis Villeneuve, qui sait infliger au spectateur une tension maximale pour mieux lui vriller les tripes. En fait, peut-être qu'il aurait été mieux en tant que court-métrage, dans la section "Bonus" du Blu-Ray de "Prisoners"... Tout au long, on patiente en silence, tendus et amusés, pour finalement être horrifiés par un plan, un face-à-face... C'est extrêmement imposé par le réalisateur, d'accord! Mais c'est juste vide de tout sens! Il suffit d'être un peu futé pour comprendre l'intrigue, qui ne fait que nous chambouler quelques temps! Une petite déception.
Pour moi ce film à un style propre et unique. Chaque détail est important et aide à comprendre le film. Il mélange finesse et subtilité à la perfection.