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RGM
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1,5
Publiée le 14 octobre 2014
Le thème du double parfait n'est pas très original dans l'histoire du cinéma, mais il offre de nombreuses possibilité scénaristiques dans le drame, la comédie, le fantastique... Tout dépend de comment on le traite.
J'ai un bon souvenir de "Copie Conforme", de Jean Dréville, en 1947, une comédie sans prétentions, avec le remarquable Louis Jouvet. Notons en passant que les scènes où l'on montre Jouvet et son double sont étonnantes de réalisme, alors que le numérique n'existait pas, et que dans "Enemy", on a l'impression de voir du champ-contrechamp à la Gilles Grangier.(*
Plus près de nous, l'excellent "Twins" ("Faux-Semblants"), de David Cronenberg, exploite lui aussi la question des jumeaux physiquement parfaits, et les rapports ambigus et dramatiques qu'ils peuvent créer, entre autres, avec les femmes...
Mais il ne suffit pas d'être Canadien pour faire du Cronenberg, et Denis Villeneuve rate brillamment son coup.
Si vous aimez voir un prologue plutôt séduisant, laissant présager de sombres perversités et une atmosphère quelque peu angoissante, et être déçu grave pendant tout le reste du film ;
Si vous aimez les plans-séquences interminables sur la ville embrumée et sur les états d'âmes inexpressifs de Jake Gyllenhaal, qu'il interprète le petit prof minable ou l'acteur qui ne l'est pas moins ;
Si vous aimez l'inaction, l'absence totale de suspense alors qu'on vous a annoncé un thriller ;
Si vous aimez les dialogues d'une plate banalité débités sur un ton monocorde ;
Si vous aimez une vilaine photographie dans les tons jaunâtres et sans contraste ;
Si vous aimez qu'on vous pose des questions auxquelles vous n'aurez pas la moindre réponse (ce qui est tout de même assez facile !
Et si vous aimez, après le mot FIN, lancer un horrible juron en lâchant cette expression stupéfaite et désappointée : "C'est pas vrai, ça finit comme ça ?..." Alors oui, vous pourrez apprécier le soporifique long-métrage de monsieur Villeneuve.
Je n'ai lu que plus tard que le réalisateur avait prévenu : "Il faut que les spectateurs soient conscients que c’est un film qui se veut ludique. Un film qui est là pour jouer avec leur perception, leurs émotions, et qu’il faut décortiquer. C’est une énigme."
Comprenez donc par vous-même ce que j'ai voulu dire... Ou pas. Ça ressemble à de l'arnaque, et à une belle flemme au niveau du scénar !... En plus, c'est tiré d'un bouquin. Dommage pour l'auteur, je ne risque pas de l'acheter.
Ah, c'est trop intellectuel pour moi ?... Merdalors !...
RGM
*) Je n'ai absolument rien contre Gilles Grangier, mais c'est du cinéma des années 50/60...
Un film qui n'est pas très accessible et qui demandera un gros effort de décryptage. Néanmoins, à condition d'avoir parcouru certains forums pour trouver les clés, Enemy, bien que déroutant, reste à voir. Pour initié
Comme pour Prisoners, on a droit à une réalisation excellente. Comme pour Prisoners, on a droit à un Jake Gyllenhaal remarquable. Mais à l'instar de Prisoners le scénario se révèle être très pauvre voire basic. Des clins d'oeil à des chefs d'oeuvre tels Le Prestige ou Mulholland Drive ne sauvent pas ce film qui fait tache dans la filmographie du français. Restent les acteurs magnifiques et convainquants. 10/20.
Alors là je sous dire que je suis surpris de voir qu'ennemy est aussi mal noté. J'ai adoré. Du début à la fin le film propose une ambiance qui vous tiens par les hanches et une esthétique très travaillée. La réalisation est donc, on peut le dire, digne d'un maître. Les acteurs sont bons et n'en font pas trop. Bien entendu Jake Gilenhal (je suis presque sûr que j'ai fais au moins une faute) dors du lot et gère très bien l'évolution tout comme l'alternance de ses personnages Mais bien entendu la force d'ennemy c'est son scénario. Je dois avouer que hé n'avais jamais vu un film comme ça qui m'ait forcé à prendre un papier et un stilo et à résumer ce que je viens de voir et je pense que c'est une démarche nécessaire pour apprécier pleinement ennemy. Je comprends cependant que la volonté de mélanger réel, inconscient et métaphorique peut nuire à la lecture de l'œuvre mais c'est pour moi l'un des intérêts et des mécaniques de mise en scène les plus importants que propose le film. C'est sans regrets que j'accorde la note maximale à un film qui m'a vraiment plût et qui a en quelques sortes changé ma façon de voir le cinéma.
Enemy est l'histoire spoiler: d'un type rongé par le choix de vie qu'il doit prendre . Il m'a paru assez compréhensible sur l'ensemble de l'histoire, dans sa grande ligne en tout cas. Mais trop d'aspects le sont moins, surtout le final dont l'interprétation est propre à chacun, rien que ça. Aussi, l'ambiance anxiogène n'est pas forcément toujours agréable. Il s'inscrit quand même dans la lignée de grands films Lynchéen ou Fincherien pour la réalisation. Il faut aimer se triturer l'esprit et que le film ne réponde pas à tous ses mystères.
Le film est chaotique, tellement que parfois on s'y perd ! La première demi-heure du film est d'un ennui !! La seule chose que j'ai aimé c'est le jeu d'acteur de Jake Gyllenhaal !
Jake Gyllenhall repasse à nouveau devant la caméra de Villeneuve après Prisoners, véritable thriller aussi noir qu'efficace sorti l'année dernière, pour Enemy, une œuvre inattendue et tout aussi fascinante, bien que radicalement différente de la précédente. Dans ce dernier, Villeneuve semble avoir délaissé certains des éléments qui avaient forgé le succès de ses films antérieurs, à savoir une intrigue diaboliquement prenante. Alors que Prisoners était un film mettant à rude épreuve nos nerfs, Enemy s'impose davantage comme une œuvre sensorielle, nous propulsant dans un monde étrange et onirique, qui mêlerait le réel au surnaturel sans les dissocier l'un de l'autre. En effet, ici les personnages plongés dans une profonde solitude évoluent au sein d'une ville qui prend vite un caractère abstrait et angoissant, un Toronto construit tout en hauteur emprisonnant les personnages par ces immenses tours de béton entre lesquelles rodent d'étranges créatures, des araignées géantes détentrices d'un secret qui ne nous sera jamais dévoilé. Car si l'intrigue peut paraître simple au premier abord et la narration linéaire, le film pose un certain nombre d'interrogations qui laisseront le spectateur dans l'ombre du doute et de l'interprétation. Formellement, Enemy est en tout point réussi : éclairé à la lumière de Nicolas Bolduc, le film est plongé dans une atmosphère jaunâtre qui confère au climat général un caractère apocalyptique et qui maintient le spectateur en état de profond malaise. La caméra de Villeneuve lente et posée, parvient magistralement à capter l'ambiance de ces lieux (de long couloirs sombres et infinies, des motels miteux, des appartement ultra stylisés avec vue imprenable sur la ville) qui reflètent l'état d'esprit dérangé du personnage principal. Un film Cronenbergien en somme, où dans Crash (1996) l'on retrouvait cette même fascination à filmer un univers urbain, un Toronto de béton et de verre baignant dans une atmosphère mystérieuse et charnelle. Mais le film de Villeneuve ne s'impose pas comme un simple exercice de style vain et prétentieux, c'est un film qui lorsqu'on en sort, déboussole, interroge et continue de nous hanter encore un certain temps après son visionnage. Une œuvre étrange qui n'est pas là pour complaire au spectateur, à nous de faire l'effort d'accepter et de se laisser embarquer pour le trip qu'est Enemy.
Les paradoxes liés au problème de dissociation de la personnalité ne sont pas assez frappants, laissant une impression de fadeur malgré une très bonne mise en scène, un bon jeu d'acteur et une intrigue qui nous amène à réfléchir sur le sens du film
Houla ! Film très (trop) expérimental pour moi ! On sort de la séance sans avoir tout compris, il faut faire quelques recherche sur internet pour commencer à comprendre. Même si c'est très très bien interprété, le premier tiers du film est ennuyeux à mourir mais il sert à essayer de comprendre la psychologie du personnage. Le reste du film va éveiller un peu d'intérêt. Mais c'est long, bizarre et jaune ! Le filtre jaune tout le long du film est limite à vomir. Dommage. J'avais adoré Prisonners, le film précédent de Denis Villeneuve, mais là je suis vraiment déçu.
Envoûtant, cet Enemy ne se laisse pas regarder passivement pour autant. Au contraire, vaut mieux rester attentif pour bien articuler les pièces du puzzle entre elles à la fin. Car c'est bien une fois le film terminé qu'on le comprend - du moins qu'on essaie - et les interprétations sont multiples (après, je n'ai pas lu Le Double, roman dont il est tiré alors j'ai peut être manqué de certains atouts... ). On est loin, très loin, du scénario classique et de la mise en scène potache qui prémâchent tout le travail d'interprétation de nombre de ces films qui se veulent "psychologisants" à partir de trois bouts de ficelle ; non, ce que nous propose ici Denis Villeneuve n'a rien à voir : à sujet complexe, traitement complexe et oeuvre complexe. Car il s'agit bien là d'une oeuvre, pas d'un simple film qui se noierait dans la masse, et rien que pour ça il vaut le coup d'oeil, en tous cas pour qui s'intéresse au cinéma au-delà du seul plaisir divertissant. Avec Enemy on se laisse agréablement porter pendant 1h30 par une photographie, de la musique et une atmosphère impécables (compte tenu bien sûr du parti pris du réalisateur), le tout ponctué de références culturelles bien senties et des interrogations auxquelles elles renvoient et qui, des heures après continuent de nous triturer les méninges. Et c'est justement dans l'écho qu'il a que ce film se fait apprécier et en cela, je n'ai qu'une chose à dire : châpeau bas ! Mais ce qui en fait sa qualité peut aussi être entendu comme un tort. En effet, la complexité dont il rend compte en fait un film difficile d'accès au premier abord, un film qui s'adresse à un public averti seulement en laissant tous les autres sur le bas-côté. Il aurait fallu pour éviter cet écueil que les indices de compréhension soient un peu plus clairs au fur et à mesure du déroulement de l'histoire parce qu'on aussi avoir l'impression d'avoir été berné par une espèce d'intello bizarroïde et prétentieux à la fin. Enemy est donc incontestablement un film à voir (et revoir pour être sûr de n'avoir rien manqué), ne serait-ce parce qu'il soulève la question de l'articulation des arts et des sciences humaines avec brio.
Film qui ne sert à rien. C'est comme regarder une toile blanche avec un point noir... seul le jeu de J. Gyllenhaal relève le niveau. Mais ça s' arrête là. Pourtant le réalisateur de Prisonners nous avait habitué à vraiment mieux. Dommage !
Dieu qu'il est loin ce magnifique film "Prisoners". Je suis déçue, mais déçue... Ok, Jake Gyllenhaal est un grand acteur, mais la réalisation est longue, faussement artistique, faussement psychologique, avec un thème musical dont on ne comprend pas forcément l'utilité à certains passages du film... Je crois que je suis restée assise au moins 5 minutes au générique de fin, en me demandant : "mais what ??" Moralité : avec Gyllenhaal, on a une chance sur deux de tomber sur un film remarquable (Zodiac, Prisoners, Source Code), ou totalement loupé (Donnie Darko, Enemy)
Ce film, c'était pour moi le troisième film de Denis Villeneuve. J'ai bien aimé le «Maelström», j'ai trouvé intéressant «Incendies», je n'ai pas encore vu «Prisoners», mais ici, bien que la narration soit excitante (qui nous donne envie de déchiffrer, comme elle m'a fait en faire une analyse), le côté drame n'a pas grand chose. Etant trop banal. Je trouve cela un peu décevant.
Vous pouvez lire une analyse à moi de ce film à l'adresse ci-dessous: