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Quentin V.
62 abonnés
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4,5
Publiée le 12 novembre 2014
Un énorme mindfuck ! Mais une fois qu'on a lu quelques pistes d'interprétations possibles, tout devient évident et on se rend compte du très haut niveau de ce long métrage. En fait, il suffit juste de ne pas s'arrêter au premier degré des images ;) Une expérience intelligente de cinéma !
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4,0
Publiée le 8 novembre 2020
Enemy suit Adam (Jake Gyllenhaal) dans un voyage pour trouver son sosie exact nommé Anthony une terrible célébrité. Au fur et à mesure que son enquête s'approfondit le mystère s'épaissit et il est jeté dans une mêlée au-dessus de sa tête. Ce qui fonctionne dans Enemy c'est la performance intrépide de Gyllenhaal en tant qu'homme qui cherche à trouver qui il est vraiment. Il y a quelques scènes qui sont vraiment fascinantes et il devient si difficile de quitter l'écran des yeux. C'est vraiment une performance explosive mais très contenue qui selon moi, a besoin de beaucoup de reconnaissance. Bien que le film puisse semer la confusion chez de nombreuses personnes c'est très accueillant pour un spectateur d'humeur à réfléchir sérieusement. Au-delà de cela cela il peut susciter des réactions négatives surtout si vous n'y prêtez pas attention. Enemy fonctionne bien comme un thriller psychologique apportant certaines des images les plus dérangeantes que j'ai vues à l'écran ces dernières années. Ce film n'est pas effrayant mais il est extrêmement inquiet et très attrayant surtout vers les vingt dernières minutes du film qui m'ont fait retenir mon souffle alors que nous découvrons enfin la vérité sur ce qui se passe...
Je viens de voir Enemy pour la première fois et j'avoue que c'est un film qui m'a totalement troublé. C'est une sorte de thriller psychologique, où tout est basé sur le conflit intérieur de Jake Gyllenhaal. Ce dernier est comme toujours brillant dans son rôle. J'ai trouvé le conflit intérieur d'Adam particulièrement réussi tant cela nous fait ressentir une tension : il n'y a pourtant pas de scènes d'action et assez peu de scènes où il se passe vraiment quelque chose, mais cela n'empêche qu'à plusieurs moments je me suis senti un peu mal à l'aise devant le film car on sent un certain mal-être dans le personnage de Gyllenhaal. Tout ceci fait que le film m'a particulièrement plu et je n'ai pas décroché à un seul moment. Cependant, le scénario du film reste un peu compliqué. Je pensais avoir tout compris dès le premier visionnage mais au final, en lisant d'autres interprétations du film, j'en ai eu une toute autre vision. Cela témoigne du fait que le scénario original de ce film est très bien fait et a plein de détails qui nous permettent de déceler le vrai sens du film. Seul petit bémol de ce point de vue là, c'est que Enemy n'est par conséquent pas facile à comprendre. Vous devrez donc bien réfléchir au sens du film si vous voulez passer un bon moment, où si vous êtes trop idiot comme moi, regarder une analyse du film après coup pour se rendre compte du génie d' Enemy. Bref, un excellent film, je ne peux que recommander !
Avec "Enemy" Denis Villeneuve signe un thriller intelligent et oppressant, voire psychotique.
Oppressant, à l'image de son ambiance sonore : de longs silences pesants ponctués de notes discrètes mais lancinantes. Le film comprends d'ailleurs très peu de dialogues, ce qui renforce encore cette sensation de mal-être. Le travail sur la lumière et la mise en scène y contribue aussi en grande partie.
Intelligent car ce métrage pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Pour une fois le spectateurs n'est pas pris par la main et est invité à réfléchir par lui-même. Le réalisateur parie donc sur l'intelligence du public. Ça change !
Je tenais enfin à souligner la performance de Jack Gyllenhaal, qui porte le film à bout de bras, le casting minimaliste ne comprenant que 4 personnages principaux, dont 2 incarnés par l'acteur et la participation de Mélanie Laurent relevant plus de la figuration.
Très bien fichu! Perturbant au départ, et au fur et à mesure que se déroule la toile de l'intrigue, on se perd dans un labyrinthe dont on ne retrouve la sortie qu'à la fin. Jake Gillenhaal est excellent.
Ambiance à huis-clos, musique oppressante, lumière jaune mystique, ville quasi déserte, film lent presque contemplatif : tout cet univers concourt au questionnement… et ça marche. Plusieurs hypothèses viennent à l’esprit dès les premières minutes : une histoire de secte secrète, une expérience extra-terrestre, un scénario autour du clonage, un univers parallèle… les angles de lectures sont multiples et les interrogations restent souvent sans réponse. Alors de quoi s’agit-il ? C’est bien là tout l’intérêt du film qui semble reposer sur la schizophrénie de l’acteur principal, incarné par Jake Gyllenhaal au meilleur de sa forme. Adam incarne son inconscient, la part sombre de lui-même mais aussi la personne qu’il aurait toujours aimé être. « Enemy » est bel et bien une superbe plongée dans la psyché d’un névrosé, un puzzle aux multiples contours, une œuvre alambiquée avec des portes difficiles à ouvrir si on en a pas la clé (l’araignée est-elle la symbolique de la femme qui emprisonne le mâle ?). Villeneuve réalise une démonstration cinématographique audacieuse et courageuse, esthétique et diablement intéressante. Dommage que la fin soit une peu brutale et déçoive un peu… Une relecture du film s’impose obligatoirement pour en comprendre tous les mécanismes.
On reconnaît la pâte singulière du réalisateur qui s’amuse à jouer avec le spectateur. Le mystère Villeneuve est bien présent durant l’ensemble du film.La thématique de l’araignée est le fil rouge de cette œuvre. Elle tisse sa toile sur tous les plans : les vues aériennes, le pare brise d’une voiture… Elle est le symbole d’une femme forte et castratrice. Denis Villeneuve livre ici son film la plus intimiste. Moins rythmée que ces précédents, il distille cependant une froideur et une intensité inégalée
Attention, ma critique contient des spoilers. Enemy n'est pas un film comme tout les autres, son scénario à la base est déjà plutôt étrange, mais on peut y voir une certaine inspiration (évidemment avoué par le réalisateur) de Mulholland Drive, car dans les deux films, les deux personnages principaux projettent une vision idéalisée d'eux. Pour mieux comprendre après le visionnage, je vous invite à aller voir l'après-séance faite par le Fossoyeur de films, je ne vais donc pas paraphraser mais son explication est claire et cohérente. Il est primordial de saluer le travail fait par Villeneuve, Enemy est une oeuvre réfléchie et particulièrement travaillée, surtout son atmosphère et son esthétique. Il faut également saluer la performance de Jake Gyllenhaal qui est franchement excellente. Le problème c'est qu'après les 30 premières minutes du film, il devient assez ennuyant, et c'est dommage car il est franchement intéressant.
"Enemy" se distingue par son scénario original et intrigant, porté par la performance exceptionnelle de Jake Gyllenhaal. Les teintes sombres et sépia du film créent une atmosphère oppressante, tandis que la photographie soignée renforce l'immersion dans cet univers étrange. Cependant, la complexité de l'intrigue m'a parfois désorienter, et la fin peut frustrer ceux en quête de réponses claires.
Ce film est un retournement de cervelle ! On nous place dans une intrigue très dérangeante avec des indices implicites et une atmosphère pesante, dans la vie du prof' de fac "Adam". Avec un final inattendu, on sort de la salle perplexe, voir déboussolé. On cherche des réponses à ce film et une compréhension de sa logique. Après réflexion, on reconnaît l'intelligence du réalisateur d'avoir réussi un film qui nous fait perdre nos repaires, sans être dans l'absurdité.
Film excellent et conseillé. Personnellement, J'apprécie ces films "mindfuck" qui nous font réfléchir et qui nous donne envie dans savoir plus. Je n'ais pas vu "Prisoners" mais je compte le visionner bientôt.
"Le Chaos est un ordre qui n'a pas encore été déchiffré" José Saramago
Wouah ! Ce film est étrange et peux en déranger certains mais il a le mérite de faire parler. En effet le film est entouré d'un mystère du début a la fin et laisse au spectateur la liberté de l'interpréter comme il le souhaite tout en proposant des plans très intéressant. Enfin il faut souligner la performance exceptionnelle de Jake Gyllenhal qui montre encore une fois qu'il s'impose comme un acteur de qualité dans le monde d'Hollywood.
Ayant beaucoup aimé Prisoners la sortie d'Enemy était pour moi très attendue. Alors je dois dire que j'ai adoré. Vraiment. Je peux comprendre que ce film rebute parce qu'assez expérimental et hermétique. Bon personnellement j'ai assez vite compris comment ça fonctionnait, suffit d'avoir des bases en psycho et symbolique pour comprendre le pourquoi du comment. Et là on a un vrai thriller psychologique. Je suis et je ne le répèterais jamais assez un friand des ambiances mystérieuses où tu ne comprends pas ce que tu vois enfin... où c'est pas aisément compréhensible sans pour autant avoir un truc tordu pour que dalle comme chez Nolan. Mais là c'était vraiment très maîtrisé au niveau du scénario. Mais ce qui m'a marqué c'est avant tout cette ambiance étrange et pesante et puis la beauté de la photo (Deakins est décidément un génie). La lenteur, la force qui se dégage de certains plans, Gyllenhaal montre encore que c'est un grand acteur montant ! Bref Enemy c'est du lourd, du très très lourd. Ca ne m'a pas spécialement donné envie de lire le livre mais faut quand même se dire que Saramago c'est un type perché au départ du coup je ne sais pas quelles sont les libertés que Villenveuve s'est permis mais voilà. Un coup de coeur pour ce film et ce réalisateur, dont j'attends impatiemment les prochains travaux.
Au premier visionnage, ce film ne m'a pas marqué. Pire, il posait beaucoup de questions sans qu'on en est la réponse. Notamment par rapport à la métaphore de l'araignée que je n'arrivais pas à expliquer. Autant pour le double, on peut facilement avoir la réponse, autant pour le reste, c'est très vite flou. Si l'histoire reste intéressante, j'étais vraiment déçu. Puis, en décortiquant le film et en cherchant des indices un peu partout, le film prend une tout autre tournure. Je ne vais pas tout réexpliquer car un commentaire le fait déjà très bien. Et comme par magie, tout s'explique. L"araignée, le double, la mère, le travail, la fin, tout prend son sens. Il suffit de considérer que le réel personnage est Anthony Claire, professeur d'histoire-géo et acteur raté. Il ne résiste pas à ses pulsions et, malgré sa femme enceinte, il aime voir d'autres femmes. L'araignée est donc une représentation de l'engagement et de sa femme enceinte. Telle une toile, elle bloque Anthony le coinçant sans qu'il ne puisse s'en défaire. Avec cette interprétation, le film est un réel plaisir.
Devenu célèbre avec Incendie (2010), première adaptation littéraire, le cinéaste québécois Denis Villeneuve nous avait déçu avec le maîtrisé mais trop peu original Prisoners (2013). La même année, le cinéaste présentait au festival international de Toronto, Enemy, adaptation d’une nouvelle de José Saramago L’autre comme moi.
Adam (Jake Gyllenhaal), professeur menant une vie quasi insignifiante en compagnie de sa fiancée Mary (Mélanie Laurent) découvre son sosie parfait dans un film, Anthony St. Claire (Jake Gyllenhaal). Alors qu’il donne justement un cours de philosophie sur le concept du retour à l’être et au fondement, citant Hegel ou encore Marx, Adam décide de rencontrer cet autre lui, ce « double ».
Villeneuve, ce n’est pas nouveau, est un réalisateur qui dirige à merveille son spectateur. Il a parfaitement assimilé la forme et le contenu d’un thriller bien huilé, que ce soit dans la bande sonore, regorgeant d’effets sonores angoissants et quasi omniprésents, ou dans le choix d’une esthétique délibérément froide, comme taciturne. Le spectateur veut voir dans le monde que nous présente Villeneuve un ailleurs pourtant il fait partie intégrante du décor, il y est condamné à suive les déambulations de nos héros.
L’interprétation que je vais donner ici est totalement personnelle, elle n’est pas la vérité mais constitue pour moi la piste la plus intéressante du film. Enemy s’ouvre sur le plan d’une ville, peu importe laquelle, peu importe la période, le sépia ne nous en dira pas plus, la caméra de Villeneuve s’attarde ensuite sur les connexions électriques de l’agglomération et capte en plan aérien l’intelligente construction du réseau routier et des monuments de cette dernière. A l’intérieur de la ville, on découvre Adam, victime comme les gens qui l’entourent, d’une société qui gagne à formater sa population.