Un agent secret et deux femmes flics (l’une de New York et l’autre de Hong Kong) doivent faire équipe pour mettre un terme aux agissements d’un syndicat du crime à l’envergure internationale…
Manières fortes (1987), plus connu sous le nom de "Three Kinds of Heat", met en scène deux femmes à fortes têtes, aux côtés d’un bellâtre (du moins, c’est l’impression qu’il se donne), pour coincer des criminels au nom d’Interpol.
Sur le papier, cela aurait pu être sympa, d’autant plus que c’est produit par la Cannon, sauf qu’en réalité, le produit est totalement faisandé. L’absence de budget est criante et vient réduire tout espoir et ce, dès le début du film. Côté interprétation, c’est la douche froide, puisque l’on y retrouve Robert Ginty et son éternel regard de bovin, face à Victoria Barrett & Shakti Chen (réduites à n’être rien d’autres que des bout de viandes si l’on en croit la jaquette de la VHS française, je cite "l'une aussi sculpturale que l'autre est exotique") absolument pas convaincantes (elles sont ridicules à garder chacune leur uniforme pendant toute la durée du film, rendant grotesque la filature qui les emmène des États-Unis à l’Angleterre. Sans compter que le Major Shan est grotesque avec son accoutrement (une sorte de chapeau colonial).
Le film n’a strictement aucun intérêt, si ce n’est la présence de Robert Ginty qui aura cumulé bon nombre de nanars durant sa carrière, notamment à travers Exterminator 1 (1980) & Exterminator 2 (1984) ou le cultissime Vivre pour survivre (1984). Mis à part ça, on s’ennuie tout du long, c’est particulièrement inintéressant.