Alors je l'attendais ce film, dieu sait que je l'attendais ce film. David O'Russell nous embarque dans une affaire d'escroquerie façon 70s, et qui dit 70s dit costumes plus extravagants les uns que les autres, aux couleurs qui nous explosent aux visage, le tout dans une atmosphère glamour-chic et une bande son relativement prenante signée Monsieur Danny Elfman.
Alors que penser? Bien évidemment, ce film ne va pas plaire à tout le monde, car dans un film où la narration est maitresse, certains auront tendance à s'ennuyer. Deux solutions s'offrent à nous à ce moment, perdre le fil dès la première "longueur", ou comme moi tellement s'immiscer dans l'intrigue qu'on arrive quasiment plus à les déceler.
Parce que voilà une des forces du script, le film va crescendo de mensonge en mensonge, de coup de pute en coup de pute, à tel point qu'on veut connaître le final, on veut tellement le connaître qu'on arrive plus à l'apprécier tellement on l'a attendu. Le final est très inattendu, certes, mais ce n'est rien comparé au film dans son intégralité.
La réal est pas mauvaise, bien que pas forcément magistrale, mais toute la puissance d'American Bluff (LA PUISSANCE), c'est son jeu d'acteur.
Christian Bale m'a vraiment étonné, on arrive même à sentir des émotions (pour une fois? :) ), Bradley Cooper est excellent en mec du FBI surambitieux, Jeremy Renner est pas mauvais en maire au grand coeur (seule petite réserve), Robert de Niro joue un rôle de mafioso à sa manière dans lequel il est si bon, Amy Adams est magistrale en séductrice mythomane au décolleté plus que plongeant (mon dieu, ça devrait même pas être permis, vive les 70s) et Jennifer Lawrence (en essayant d'être objectif) est exceptionnelle en épouse névrosée manipulatrice cachée derrière une tonne de maquillage.
David O'Russell a réussi à tirer le meilleur de chacun pour son film et ça se sent.