Scandale. Argent. Réussite. Faux-semblants. Déception. Romance. Trahison. Échec. Et la liste pourrait s'allonger encore et encore... La nouvelle œuvre de David O' Russell est tout ça à la fois en nous plongeant dans l'Amérique des années 1970. Un escroc venant de se faire piéger par le FBI doit coopérer pour faire plonger un homme politique. À partir de ce fait réel, une histoire aussi dense que pesante va pouvoir commencer.
Avec American Bluff, l'américain a certainement voulu trop en faire en tombant dans une certaine superficialité, où on le préfère largement dans un cercle plus intime (Fighter, Happiness Therapy). Des dialogues qui n'en finissent pas, un montage qui veut nous on mettre plein la vue en multipliant les flash-back et flash-forward alors que le récit est déjà complexe en soi, et trop d'effets de style nous forcent à nous dire la chose suivante : le cinéaste veut-il nous prouver qu'il sait filmer ? Dommage alors d'être dans l'excès alors que nous connaissons sa qualité du réalisateur.
La multiplication de personnages ne lui permet pas de rentrer en profondeur de chaque relation, chaque protagoniste, et chaque problème. Cela rend alors parfois son récit inachevé sur certains aspects narratifs. Malgré tout, tous ces gens qu'il filme dégage une force émotionnelle dès lors qu'on les considère en tant que groupe. En effet, ils sont tous plus minables les uns que les autres, et ce n'est pas pour rien s'ils veulent jouer un rôle dans cette affaire. Dans leur propre vie, ces personnes n'existent pas et c'est à travers leurs différentes arnaques qu'ils peuvent se sentir vivants.
American Bluff est donc un film très frustrant parce que nous avons conscience d'avoir affaire à un film de qualité. La prestation des acteurs est tout bonnement stupéfiante. Bale prouve son extrême fragilité en montrant qu'il n'a pas les épaules pour cette mission. Cooper continue son chemin vers un jeu très dynamique et persuasif. À vingt-trois ans, Lawrence joue l'hystérie dramatique comme une grande dame. Adams est enfin le premier atout de cette œuvre, sexy, sûre d'elle, tout simplement à tomber. Mais confronté à ces quatre grands interprètes, on se dit là aussi qu'il y a un excès de zèle, comme si nous ne pouvions laisser de place à l'émotion, et que seule la performance comptait.
Fort de ses dix nominations aux Oscars, ce film repartira bredouille, comme s'il fallait y voir un symbole amère et douloureux. Ce n'est pas parce que nous nous intéressons à la grande histoire en nous en mettant plein la vue que la reconnaissance artistique suivra. American Bluff aurait mérité d'être moins technique, et plus sensible.
Après avoir été placardisé suite à l'échec de «I heart Huckabees», le réal D. O'Russell est revenu en force avec le carton « The fighter » qui l'a replacé dans le paysage hollywoodien. Le méga-carton de «Happiness therapy» lui a permis de signer en toute tranquillité un film d'époque pour un un public adulte avec un budget confortable et une pluie de stars, s'offrant même R. De Niro en guest. Le scénario, vaguement inspiré d'une histoire vraie, n'est qu'un prétexte pour peindre le portrait de persos bien barrés, qui mentent et se mentent entre eux en permanence au sein d'une société en lambeaux. Le contexte 70's lui permet d'appuyer son propos et de looker ses acteurs avec un goût... disons douteux, surtout d'un point de vue capillaire. Le film est aussi émouvant que drôle, mis en scène avec énergie (ah, bon sang ces travellings) et rappelant le M. Scorsese des débuts, nantis d'une direction artistique irréprochable, accompagné d'une BO mortelle et surtout offrant aux acteurs des rôles intenses qui leur permettent de s'éclater (avec un petit bémol toutefois sur S. Whigham qui cabotine un peu trop). La fin laisse un léger goût amer et même si j'ai eu quelques problèmes avec le rythme du film, peut-être à cause de son découpage très rapide, les plans longs n'étant pas légion, ce qui ne l'empêche pas d'être d'une fluidité absolue, voilà un vrai bon film, qui oscille entre les genres pour ne finalement ne ressembler qu'à son auteur, qui continue d'ausculter avec beaucoup d'acuité une société en perdition. Brillant et sublime.
On s’ennuie au bout de 10 min…..tellement « fake »…..une histoire qui s’enlise, des personnages caricaturaux terriblement ennuyant, une reconstitution des années 70 singeant Tarantino…..tout est emprunte, vole aux autres films sans la moindre once de créativité….une arnaque à éviter.
Belle intrigue, effet revival 70s garanti. Malgré la longueur du film, on passe un très bon moment. Bale est méconnaissable avec ses kg en trop mais très intéressant dans ce registre. Le casting est top et les acteurs sont vraiment à la hauteur.
Mon coup de coeur de Février va à American Bluff tellement j'ai rigolé durant ce film et quel casting !! Entre Bradley Cooper et Jennifer Lawrence tous les 2 déjantés on se plie en deux. Je vous le recommande on ne s'ennuie pas !
Je m'attendais à un film d'arnaque façon Ocean Eleven dans les années 70 avec un casting quatre étoiles et je suis tombé sur un film ou le scénario assez bordélique est balayé dans une pseudo romance insipide . Le tout est tourné à rallonge et l'ennui se ressent beaucoup durant ces deux longues heures et dix huit minutes .
Néanmoins ce n'est pas une catastrophe, le casting quatre étoiles fait son effet avec Brad Cooper qui en fait des tonnes, Christian Bale charismatique arnaqueur avec une belle moumoute, Jeremy Renner en homme politique qui ressemble plus à un présentateur télé et Robert De Niro absolument méconnaissable . Le casting en jette mais il y a aussi la réalisation, une super mise en scène qui fait ressortir les années 70 comme il faut, et rajoutons une super bande son .
Mais voilà il y a tout pour faire un super film sauf que le scénario ne suit pas, comme je l'ai dit ça se concentre sur les relations amoureuses des personnages et on s'en fiche de savoir qui couche avec qui . Si cet aspect avait été un tantinet raccourci le film aurait gagné à valoriser son but principal qui est l'arnaque, mais là on part presque dans tout les sens rendant le scénario soit lourd soit confus pour certains . C'est clairement pas maitrisé et c'est bien dommage car on ressent de bonnes idées intéressantes
Un film décevant, trop plat et long mais surtout un film qui prend le mauvais chemin pensant brouiller ses défauts avec ses têtes d'affiche, loin du grand film que l'on aurait pu attendre .
Dès la première scène, Christian Bale est méconnaissable sous cet aspect de loser obèse et en partie chauve. Il tente de se coller une moumoute sur son crâne, l’acteur se mettant dans la peau de son personnage ?
American Bluff, c’est un coup de bluff monumental où même le spectateur se fait prendre. Tout le monde ou presque joue un rôle ou a une deuxième façade cachée.
Irving Rosenfeld (Christian Bale) et sa complice, Sydney Prosser, ont monté une arnaque où ils donnent l’illusion de pouvoir donner des crédits à des gens déjà ruinés. Un début en coup de maître ! Sauf qu’un agent du FBI, Richie di Maso, va découvrir leur supercherie. Ils vont devoir s’associer à lui pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. A partir de là, ils rentrent dans la cour des grands arnaqueurs, s’attaquant à la mafia et aux hommes politiques. Mais qui va gagner ce tour de poker ?
Irving a une femme complètement délurée, Rosalyn (incarnée par Jennifer Lawrence, Hunger Games) qui a de nombreuses reprises par sa grande conversation va mettre la partie au bord du feu.
Toutes les scènes où les femmes jouent les femmes fatales m’agacent, une femme a d’autres moyens que son corps pour réussir. C’est la sur-sexualisation de la femme qui me dérange. Ou c’est un cliché américain/occidental ?
American Bluff ! un film sur un couple d'escroc à l'époque des seventies et qui est capturé par le FBI pour piéger d'autre escroc... j'ai envie de dire que le film nous a bien escroqué aussi lol Très très mauvais, on s'ennuie durant tout le film aucune tentions, aucun humour, le film est beaucoups trop long, bref je me suis vraiment fait chier, le film ne sert a rien, inintéressant. Il n'y a rien d'autre a dire. A ne surtout pas aller voir. Je met une étoile pour les acteurs que j'apprécie.
Le sentiment qui l'emporte au finale c'est l'ennui. Le twist finale qui sort le film de sa torpeur dans le dernier quart d'heure n'y change rien. C'est du blabla classique et interminable de mafioso dans des canapés, un festival de costumes ringards et de coiffures improbables. Même la transformation lipidineuse de Christian Bale ne bluffe pas!
S'inspirant librement de l'affaire Abscam, David O. Russel la relègue rapidement au second plan et pioche surtout l'ébauche de son projet dans les fresques a portraits de Martin Scorcese ou les déliriums sociaux des frères Cohen. Saupoudrez le tout d'une belle arnaque (l'Abscam donc...) avec comme cerise sur le gâteau la survie a tout prix et l'envie d'exister comme matrice obsessionnelle et habituelle du réalisateur de films comme Fighter ou Happiness Therapy; Vous obtiendrez : American Bluff ! Film d'acteurs par excellence qui offre un terrain de jeu idéal a son casting formidable au premier plan duquel le couple Christian Bale / Amy Adams nous offre une vision anti glamour mais tellement réelle des tourments de l'amour vrai. Ce patchwork difficilement identifiable oscille longuement entre comédie, film d'arnaque a la Ocean's, drame et vire même parfois ostensiblement vers la parodie. Force est de constater que c'est dans cette dernière catégorie qu'American Bluff se révèle le plus efficace et on rira de bon cœur aux gesticulations pathétiques d'un Bradley Cooper hilarant ou d'une Jennifer Lawrence qui nous donne une fois de plus en quelques apparitions tout l'étendu de son talent. Un petit mot également sur l’étonnant Jeremy Renner qui gagne vraiment a être connu dans des rôles moins physiques qu'a l’accoutumée et qui campe ici très sobrement un politicard ambivalent. Malgré quelques longueurs et une certaine difficulté a exprimer son identité, on passe plutôt un bon moment avec cette fine équipe d'handicapés de la vie qui d'arnaques en coup de bluff cherchent surtout a trouver une meilleure place sur le grand échiquier de leur propre existence.
4 pour le jeu des acteurs. Bayle joue à la perfection et tous sont plus que crédibles. j'aurai ru ce film trop long mais au contraire bien sans passages parasites! l'es-héroïne d'hunger games est aussi surpenante dans son personnage! quant au scénario il est intriguant (même s'il pourrait l'être davantage)... un bon moment!
Plus que le scénario en lui même, ces surtout les interprétations et la mise en scène des acteurs que j'ai trouver de très très bonne qualité voir excellente. Un film complètement barré, déjanté et tout cela tiré d'une histoire qui est en plus vrai. Je vous parle même pas de ce casting de rêve réuni dans un seul film. Des acteurs au top comme Christian Bâle dont le rôle et l'apparence physique ma amusé et celle de Bradley Cooper toujours plein d'énergie et enfin j'oublie pas la bonne prestation de Jeremy Renner. Côté actrice c'est le feu avec Amy Adams super sexy, séduisante et la très belle Jennifer Lawrence. Une sacré comédie ou tout le monde bluff pour entuber son voisin. Par contre j'ai parfois décroché à cause de certains moment de lenteur. Normal qu'un tel film sont nominé au oscar!!!
L'inspiration assumée des films de mafieux de Scorsese sourie à la nouvelle réalisation de David O. Russell, le tout souligné par la distribution aussi décoiffante que décoiffée. Mansion spéciale pour Amy Adams qui joue les Miss Décoltées.