Je me demande quand même qui écrit ces scénarios, qui accepte de les tourner, qui accepte de les jouer ? Non parce que balancer autant de pseudos vérités moralisatrices soi-disant subtiles c'est juste accablant.
Le film nous apprend, retenez-vous de pleurer devant tant d'humanisme, que ce qui compte ce n'est pas d'être populaire ou d'être un geek, c'est d'être avec les gens qu'on aime. Mon dieu, je chiale. Qui oserait ne pas être d'accord avec cette proposition de vie faite par Disney ? Il faut être qui est vraiment, assumer d'être triste car sa môman est morte et qu'on est une bourgeoise coincée du cul parce que papounet travaille tout le temps. La dure vie d'une fille de la haute bourgeoisie !
C'est dans ce contexte social des plus passionnants que se déroule ce film où un geek, autrement dit un adolescent normal qui a juste un peu plus de culture que la moyenne, mais bon si on est intelligent et cultivé aux USA on est forcément un geek. Forcément, aux USA ce qui est considéré comme "swag" c'est jouer à leur pseudo rugby en armure, manier la batte phallique pour prouver sa virilité et astiquer frénétiquement un levier de vitesse si on est un garçon et si on est une fille à se maquiller et à devenir la véritable pouf castratrice et pompeuse de fric.
D'ailleurs le film nous dit d'aller au-delà des apparences, mais ce qui est bien c'est que tous les personnes sont jugeables par leur apparence, ils correspondent tous à leur stéréotype et finalement seule l'héroïne a droit à cette "seconde chance" (téléphonée et prévisible (oui j'aime les oxymores)).
Bref, il va sans dire que c'est très bas au niveau intellectuel, s'en suit une romance niaise au possible, calibrée pour que les filles comprennent bien qu'elles peuvent ouvrir leur entre jambe (après le daddy's approval (difficile de faire plus glauque)) à des mecs qui ne sont pas des sportifs bêtes (pléonasme ?).
On a donc droit à une sorte de parodie de discussion de geek (cinéphiles ?) où ils font du name dropping de films classiques (très bons là n'est pas la question), mais bien connus histoire que la pucelle à qui est destinée le film comprenne la référence (vous avez suivi ?). Parce que évidemment les filles n'ont pas de culture si ce n'est les marques de shampoing.
Je passe outre le fait que notre geek charmant est lui aussi un cliché ambulant avec sa caméra qui veut faire un film mais qui n'a pas de sujet. Putain si tu n'as pas de sujet, ne fait pas de film, c'est aussi simple que ça, laisse la bande passante aux autres ! Et qui à la fin se révélera être le moment émotion, le moment où on comprend que les filles ont des âmes (ce qui choque profondément mes croyances religieuses et je compte bien attaquer Disney pour prosélytisme).
Sérieusement il n'y a évidement rien à en tirer, c'est le genre de film calibré pour filles de 12 ans bien débiles qui deviendra un glousseuse dans les "mall" américains et dont le seule remède est l'euthanasie ou bien le travail dans les mines (au choix), histoire de leur montrer un peu la dureté du monde.
On a un film qui est là pour fabriquer de la pétasse en faisant semblant d'avoir un message "gentil", mais qui ne fait que refermer le déterminisme social, sociétal sur elles et les conforter là-dedans. Parce que évidemment une femelle ne pense pas. Elle va suivre ses hormones et aller se frotter en twerkant comme elle n'a jamais twerké contre le membre de Brandon.
Derrière ce téléfilm mal filmé, mal pensé, puritain se cache ce projet de société lobotomisé, le monde selon Disney, tout un programme. Les seuls gagnants comme d'habitude sera le porte feuille des actionnaires.
Bref militons pour l'euthanasie !