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4,0
Publiée le 28 juillet 2010
Avec ce premier film d'une extraordinaire originalitè, l'as du clip Spike Jonze frappe un grand coup en signant avec "Being John Malkovich" une incroyable fable fantastico-burlesque! L'histoire est absolument gènial: entre le 7ème et 8ème ètage d'un immeuble new-yorkais existe une trappe qui permet de vivre durant quinze minutes dans le corps et l'esprit de la star John Malkovich! Pour l'excellent John Cusack, cette dècouverte permet de sèduire une collègue de bureau (la rèvèlation Catherine Keener qui recevra une nomination à l'Oscar) avant de devenir une fructueuse source de revenus! Mais quand sa femme (Cameron Diaz, mèconnaissable) s'en mêle, l'histoire vire à la comèdie sentimentale incongrue! Sèduit par le ton dècalè du scènario de Charlie Kaufman auquel il faut tirer un grand coup de chapeau, Malkovich a soutenu ce projet dèlirant! La scène où, visitant son propre corps, il se retrouve face à une foule de doubles de lui-même mèrite à elle seule le dètour! Une première oeuvre cultissime, inventive et très drôle...
"Dans la peau de John Malkovich" est un petit ovni cinématographique. Si l'on ne sent pas la patte d'un véritable «auteur», s'il n'innove pas stylistiquement ni n'a d'esthétique propre, il est un film que l'on n'oublie pas, en raison surtout du remarquable changement de ton qui s'opère tout du long. Avec une grande adresse, Jonze jongle avec les genres et se joue de nos affects. Ainsi passe-t-on d'un rire presque salace au rire devant l'absurde puis à l'inquiétude, voire à l'angoisse. Or, celle-ci repose bien plus sur l'«idée» que sur la mise en scène. Le réalisateur nous convie à une expérience de pensée, construit une situation que nous ne saurions vraisemblablement connaître dans la «réalité», mais que le cinéma rend envisageable. C'est un problème métaphysique qui donne sa force au film, celui de l'identité personnelle, posé en ses termes fondamentaux, au niveau de la relation entre le corps et l'esprit. La situation est en effet celle-ci: il est possible de pénétrer, en gardant sa propre conscience dans la peau de Malkovich. Il s'agit d'abord de voir le monde à travers les yeux d'un autre, puis de la tension entre deux «âmes» dans le même corps, enfin du divorce entre identité corporelle et personnelle. Malkovich est et n'est plus Malkovich lorsque Craig a pris le contrôle total de son corps. Par ailleurs, la star de cinéma est un riche terrain pour poser cette question de l'identité, avec ces problématiques afférentes: aliénation de l'acteur dans ses rôles, vampirisme du public... toutes choses qu'à un moindre degré chacun peut connaître dans ses rapports avec autrui. D'un point de vue technique, la force au film tient au fait que son mouvement vers l'étrangeté, la radicalisation de sa tension psychologique, s'accompagne d'un mouvement vers plus de réalisme, cela même jusqu'à l'usage d'un pastiche de documentaire. Et la loufoquerie adolescente -mais franchement drôle- du début se mue peu à peu en horreur métaphysique.
A voir ne serait ce que pour le délire pur qu'est ce film, un de plus qui ne peux laisser insensible, complètement barré sans doute l'un des films les plus étranges du cinéma américain de ces dernières années.
Les deux John, Cusack et Malkovich sont incroyable.
Un film complètement barré qui oscille entre le cauchemard et le rêve; un monde oû tout le monde semble abruti... Qu'est ce que c'est bien!!! J'adore! En plus les acteurs sont géniaux et le réalisateur, bien qu'il soit vraiment tordu, a eu une idée divine en écrivant le scénario! A voir absolument!
Il y a du Terry Gilliam dans ce film. On y trouve pareillement un univers décalé, loufoque mais aussi inquiétant et dramatique. La réalisation est elle aussi de la même veine : un peu baclée. C'est dommage car le traitement du thème (la notoriété) est intéressant. L'attrait du film porte donc principalement sur une histoire originale qui, parfois, traîne un peu en longueur. Enfin, c'est déjà plutôt bien pour un premier long métrage.
Je m'étonne d'avoir adoré ce film, mais son scénario est basé sur une idée sensationnelle. Imaginez un étage d'immeuble qui a son plafond deux fois plus bas que tous les autres et, caché dans un bureau, un trou... et puis... enfin... c'est magique.. VRAIMENT REUSSI
Dans la peau de John Malkovich. J'ai pas aimé. Je ne me positionnerais pas sur la nature philosophique ou non de ce film, j'ai simplement pas apprécié l'idée de base et la façon dont le film est mené. Si au moins, à défaut d'avoir été transporté par l'histoire j'avais pu en apprécier le spectacle, mais non, du début à la fin c'est pas terrible. L'étage 7 et demi n'est pas une mauvaise idée mais çà m'a fait mal au dos rien que de les voir se courber en 2 toutes la journée. J'ai pas accroché au concept de marionnetiste controlant une marionnette qui devient marionnetiste, J'ai pas accroché sur les délires de transexualité de sa copine, j'ai pas accroché sur les pulsions nymphomanes de Maxine (d'ailleurs j'ai pas accroché sur son nom), J'ai pas accroché sur Malkovich dépossedé de sa personnalité, j'ai pas accroché sur la bande de petits vieux qui poursuivent l'immortalité, j'ai pas accroché sur le boyau boueux en plein immeuble,... Alors que reste-t-il à ce film? Une Cameron Diaz méconnaissable, Des situations loufoques parfois comiques, Une fable sur la manipulation et la domination des autres. Trop faible, trop peu, trop malsain pour en faire un film, une étoile à contrecoeur pour l'originalité du sujet et parceque j'ai déjà vu pire. A voir sous alcool peut être, mais pas au cinéma.
Film magnifique, un grand merci au scénariste! Que de rires devant ce film ; le rôle de Cameron Diaz m'a un peu surprise au début mais c'est tant mieux de la voir ainsi, ça change de ses autres rôles. Alors bravo à elle mais aussi à Catherine Keener, qui joue royalement bien. Quatre étoiles pour ce film!
Sans doute mon scénario préféré. Quelle ingéniosité, quel délire, quel film!!! Les acteurs sont à la hauteur de leurs personnages: excellent! De plus à la différence de "eternal sunshine of my spotless mind", le montage et la réalisation ne nous brouillent pas plus la tête que le scenario lui-même ce qui rend le film très agréable à suivre du début jusqu'à la fin. Une excellente idée sortie de la tête d'un grand génie. Cela fait du bien au cinéma de se renouveler comme ça et de savoir que certains scénaristes de talent subsistent encore... Merci et chapeau!
L'autre petite perle de Charlie Kaufman avant "Eternal Sunshine of the Spotless Mind". Le plaisir ou le déplaisir d'être quelqu'un d'autre. Et pourquoi pas John Malkovich? "Being John Malkovich" est absurde et déroutant ce qui leur rend très mystérieux et amusant à regarder. J'aimerai que monsieur Kaufman continue de développer ses idées, car je les adore.