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Charles R
59 abonnés
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3,5
Publiée le 21 septembre 2013
Il y a deux films ou plutôt deux manières de filmer dans ce deuxième opus de Rebecca Zlotowski. D'un côté une histoire d'amour entre Gary (Tahar Rahim) et Karole (Léa Seydoux) et de l'autre une passionnante enquête sur les conditions de vie dans une centrale nucléaire. Si l'histoire d'amour a quelque chose de fade et de conventionnel malgré la présence ô combien sensuelle de Léa Seydoux (les mini-shorts lui vont à ravir...), il n'en va pas de même pour "l'autre film" qui s'inscrit dans une thématique sociale qui, d'Eisenstein à Ken Loach, traverse le cinéma mondial. Nous n'avons pas souvenir d'avoir vu un film partiellement tourné dans une centrale nucléaire. Sans doute est-ce le premier. Mais ce qui est surtout intéressant, c'est cette présence du corps masculin, d'un corps souvent dénudé ou presque, car soumis à des lavages répétés du fait de le contamination possible. La réalisatrice insiste ainsi sur la fragilité du corps de ces hommes : corps d'athlètes ou corps bedonnants, ils sont tous menacés par leur environnement. Rebecca Zlotowski semble plus à l'aise dans ce registre que dans l'évocation d'un amour auquel il est un peu difficile de croire. Certes elle ne donne jamais à voir de scènes "chaudes" et c'est tout à son honneur (le respect des comédiens, ça existe...), mais Tahar Rahim est beaucoup plus convaincant dans son rôle de mélancolique un peu paumé que dans celui d'un amoureux transi. Reste que l'ensemble offre une belle leçon de cinéma. Toutes les techniques (ou presque), tous les types de plans, tous les rythmes cinématographiques sont présents dans ce film que l'on peut aisément qualifier de virtuose.
J ai vraiment beaucoup aimé ce film que je qualifierai de naturaliste sur cette histoire d amour dans un milieu ouvrier. En effet la peinture de ce milieu ou l on prend des risques pour gagner sa vie ma énormément fait penser (et c est visiblement voulu) à Germinal (sans toutefois son aspect révolutionnaire). Le milieu qu il dépeint est le même, l énergie est au centre de cet univers (ici le nucléaire a remplacé le charbon), mais surtout la menace invisible qui pèse constamment sur ces hommes et femmes, ici "la dose" de radiation a remplacé le grisou des mines. La mise en scène est vraiment remarquable, la bande originale également. Le film est aussi porté par un casting excellent :Tahar Rahim, Denis Menochet, Olivier Gourmet et Lea Seydoux offrent une réelle crédibilité à des personnages très bien écrits. J au tout simplement été bluffé.
Ce film très intérresant nous dévoile ce qu’est la vie de ces hommes qui, au péril de leur vie, descendent au coeur des centrales nucléaires afin d’y faire des réparations. Filmé presque comme un documentaire, on est supris de voir ce qu’est la dure réalité de ce travail à la fois pénible et mal payé ! En effet, vous l’aurez compris, ce film est avant tout réaliste et veut faire prendre conscience au gens l’électricité ne se frabrique pas toute seule…
Avec une histoire d’amour comme toile de fond, ce "docu-fiction" est, quand même, très restreint scénaristiquement malgrès quelques rebondissements. Mais grâce à Tahar Rahim, qui joue toujours aussi bien, et à Léa Seydoux, à la fois froide et passionné, le film prend un tout autre aspect, celui d’une histoire d’amour plus ou moins impossible.
Bref, un film très intérresant, parfois trop long, parfois beaux mais qui ne vous laissera pas indifférent !
Un sujet original, un Tahar Rahim en grande forme (comme toujours), "Grand central" se laisse facilement apprécier. Accompagné par de très bons acteurs français (même si je ne suis pas fan de Seydoux, je dois dire que son jeu et celui de Gourmet sont excellents), ce scénario sous fond de misère social et sentiments, envoie des radiations positives (pour rester dans le thème) au spectateur.
Rare sont les films originaux et celui la en fait partit. Liant l'amour a la tension qu'il peut y avoir chaque jour dans une centrale à cause des radiations, le film n'arrive pas a la hauteur a laquelle il aurait pu être. On ressent trop peu le perpétuel stress que peut endurer le personnage joué par Tahar Rahim, d'où une petite déception. Mais le triangle amoureux fonctionne bien, mais tout comme pour ce qui concerne la centrale on en aurait aimé un peu plus. Lea Seydoux alterne le bon et le moins bon, quant au second rôle ils sont tous de bonne facture. L'ensemble reste donc correcte mais rien de vraiment surprenant. Cela reste intéressant de voir la situation d'ouvriers travaillant dans une centrale.
Si Rebecca Zlotowski a recruté la blonde Léa SEYDOUX & le beau Tahar RAHIM c'est pour raviver la flamme du grand nucléaire, hormis une belle histoire d'amour le film surfe sur un sujet brulant : L'avenir des centrales !!! A voir....
Nul sur tout la longueur on y apprend rien. Scenario mal construit qui va ds ts les sens vraiment aucun interet. Que sont venus faire dans cette galere les excellents Tahar Rahim et Olivier Gourmet
"Grand Central" commence vraiment bien, dès le générique : grosses lettres rouges majuscules sur fond noir, bande son anxiogène, on devine que Rebecca Zlotowsky a du talent. Idem pour la mise en place des personnages et du récit : apparition d'une Léa Seydoux torride en garçonne bombasse, charisme évident des massifs Olivier Gourmet et Denis Ménochet, cadre électrique de ce camp de travail estival où on partage tout, puis surtout de cette inquiétante centrale nucléaire, visible de partout. Métaphore évidente entre dangers de la radioactivité et ceux du désir, perte de contrôle des différents protagonistes, on est longtemps saisi par cette histoire banale, dans un univers qui ne l'est absolument pas. Malheureusement le récit s'essouffle progressivement. Tahar Rahim n'est pas mauvais, mais l'attraction fatale censée le lier à Léa Seydoux ne saute pas aux yeux. La sobriété de son jeu va finir par être handicapante pour Rahim, mais visiblement ça ne gêne pas les metteurs en scène français. D'autre part la 2nde moitié du film est assez inégale, avec des séquences fortes et des scènes plus convenues. Pour conclure je dirais que miss Zlotowsky est une auteure à suivre, même si son "Grand Central" ne tient pas toutes ses promesses, c'est une œuvre qui dégage quelque chose de personnel (j'ai encore en tête la scène où la jeune femme interprète "maladie des amoureux" à la veillée...).
Après avoir dirigé Léa Seydoux dans Belle Épine, la réalisatrice Rebecca Zlotowski est revenue 3 ans après au Festival de Cannes pour dévoiler son nouveau film intitulé Grand Central. Présenté dans la catégorie Un certain regard (comme The Bling Ring), le film a été primé du Prix François-Chalais.
Crise économique, chômage, galères… des mots qui nous semblent de plus en plus utilisés aujourd’hui. Combler les fins de mois difficiles en enchaînant les petits boulots sans avenir, voila ce à quoi est cantonné Gary (Tahar Rahim) avant de trouver son dernier recours : un job dans une centrale nucléaire. Une contradiction s’établit alors, le seul moyen qu’il a trouvé pour survivre est de travailler dans ce lieu potentiellement dangereux car on peut être à tout moment en contact avec les radiations. Garder un œil sur le dosimètre s’avère être primordial.
S’il y a bien une chose à laquelle Gary ne s’attendait pas, c’est de faire la rencontre de Karole (Léa Seydoux), jeune femme sexy aux allures de cow-girl. Une romance sur fond de centrale nucléaire, le lieu pouvait sembler atypique, mais c’est précisément à ce moment là que ce choix prend tout son sens. Les radiations viennent vers vous, sans prévenir, vous possède et vous absorbe tout comme l’idylle entre nos deux protagonistes, à la fois passionnée et charnelle. Malgré tout il s’agit d’un amour interdit : Karole s’apprête à épouser Toni (Denis Ménochet) et persévérer dans cette relation les mettrait en danger, un danger que Gary encourt tous les jours en travaillant dans cette centrale.
Rebecca Zlotowski vient de nous prouver que l’amour est aussi fort qu’une dose de radiations : ça nous attaque sans notre consentement, ça nous colle à la peau et on a peau frotter et essayer de passer à autre chose, il n’en est rien car cette présence est déjà là, et si forte qu’elle exerce une force qui nous marque à jamais. En plus d'impeccablement diriger ses comédiens, la réalisatrice emploie une mise en scène nerveuse qui laisse planer une tension palpable, une tension rappelée par les sirènes de la centrale qui nous semble alors tels les battements des cœurs de nos personnages. Enfin, on peut voir lors d’une scène Léa Seydoux laisser s’échapper une pomme qui finit dans un ruisselet : cette pomme c’est Tahar Rahim non pas recouvert d’eau mais contaminé par les radiations et l’amour et qui se retrouve alors délaissé lorsque Karole retourne voir Toni. Mais le fruit peut également symboliser tous ces ces techniciens du nucléaires, ces hommes et ses femmes qui se mettent en danger et qui peuvent à tout moment y laisser la vie en se laissant emporter par le travail. A travers son second film Rebecca Zlotowski fait preuve d’une grande subtilité, si ce n’est d’ingéniosité.
En nous ouvrant les portes et les dangers d’une centrale nucléaire, Rebecca Zlotowski double la mise d’un drame amoureux, qui se joue aussi bien au cœur du réacteur que dans le cœur de la belle Léa Seydoux, plus érotique que jamais. L’aspect documentaire lié à la vision fictionnelle de la cinéaste est une réussite assez surprenante que l’on doit aussi à toute l’équipe : Olivier Gourmet, Tahar Rahim, Denis Ménochet et j’en oublie, car les seconds rôles tiennent bien leur place. Du grand cinéma.
Avis bonus Rien que quelques scènes coupées, mais il est vrai que l’intrusion au cœur de la centrale nucléaire est un bonus à lui tout seul … Pour en savoir plus
Ce film regroupe deux films en un. D’un côté, l’univers des travailleurs du nucléaire est intéressant et très bien rendu : on ressent leur combat contre la « dose ». Vraiment, ces employés mériteraient, si l’on prenait en compte, dans le salaire, le risque pour la santé, d’être payés davantage que les traders de la finance. De l’autre côté, l’histoire d’amour est simpliste et réduite à sa portion congrue. Côté casting, c’est assez inégal et s’il n’y a rien à dire pour l’interprétation d’Olivier Gourmet, Denis Ménochet ou Tahar Rahim, tous très bons, Léa Seydoux, elle, est la nouvelle Fiona Gélin au jeu d’actrice discutable, aux expressions de visage limitées mais au très beau corps souvent dénudé dans les films (et je ne dis pas ça uniquement à cause de sa présence dans le dernier numéro du magazine de charme « Lui » sorti opportunément en même temps que ce film). Pour finir, j’ai été déçu par la réalisation qui manque de brio et d’originalité. J’avais même en tête, sur certaines scènes, d’autres cadrages que ceux choisis par Rebecca Zlotowski, ce qui m’arrive rarement pendant un film (plus souvent après, avec le recul).
Ce qu'on peut essentiellement retenir de cette oeuvre sont de grands comédiens incarnant au mieux leur rôle respectif et cette passion naissante malgré le quotidien rustique et violent du labeur. La réalisation est assez épurée et froide notamment grâce à un environnement austère et tabou, où certains problèmes sont dénoncés assez habilement. Le tout gardera le spectateur distant de cette oeuvre malgré sa belle qualité artistique.
Quelle déception! Un bon sujet , une belle histoire d'amour sur fond de centrale nucléaire , je m'attendais à un film bien plus passionnant . À la place nous avons un film lent , trop long , et ennuyeux . En fait l'histoire d'amour ne passionne pas vraiment et la problématique des centrales nucléaires est survolé . Dommage car les deux jeunes acteurs Tahar Rahim et Léa Sedoux sont magnifiques .