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amour13
59 abonnés
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1,0
Publiée le 8 septembre 2013
Film décevant ! le nucléaire n'est pas mis en valeur alors que c'est un sujet important et les prestations des 2 comédiens principaux sont sans intérêt.
Un grand merci à Rebecca Zlotowski d'offrir au cinéma contemporain une histoire d'amour qui ne soit ni « cucul à l'eau de rose à tendance beauf bling-bling » (tendance américaine et parfois française) ni « hyper cérébrale prétentieuse à tendance bobo pseudo-intello » (tendance franco française). Juste une histoire d'amour simple (un mec qui s'éprend d'une femme bientôt mariée), portée par deux excellents acteurs et surtout dans un contexte particulièrement original, celui d'une centrale nucléaire. Car toute la difficulté était là, réussir cet exercice dans un décor aussi sinistre. C'est réussi. La réalisatrice apporte également une juste touche sociale sans surcharger son projet originel et s'appuie sur des seconds rôles très bons (dont Denis Ménochet et Olivier Gourmet). Mettons juste un bémol sur 1 ou 2 scènes en trop (le truc avec la pomme par ex, image pas forcément utile, on a assez saisi l'histoire), mais c'est globalement un bon film.
Super film de A à ..... Y. Pas de fin, quel dommage ! Parfois c'est bien sympa d'avoir du mystère à la fin d'un film, mais là il y avait vraiment moyen de faire quelque chose de fort, alors j'ai été terriblement déçue. A part ça, on passe un très bon moment, avec beaucoup de véracité et des acteurs très convaincants. La musique de fond reprend souvent les bruits de la centrale nucléaire, ça donne un effet assez oppressant et touchant. A voir , sincèrement.
Je ne peux m'empêcher d'être déçu à la sortie de ce film. Pourtant, le talent de la réalisatrice Rebecca Ziotowski irradie dans cette production. Entre la bande-son (musiques électroniques hypnotiques et obsessionnelles) parfaitement accordée à l'image et la photographie magnifique (des couleurs éthérées), elle nous installe bien confortablement dans l'atmosphère voulue. On sent bien grâce à ces acrobaties de réalisateur le parallèle constant entre l'histoire d'amour et la centrale nucléaire, la passion amoureuse interdite et la menace invisible, indolore et inodore du nucléaire. Le casting est à la hauteur de l'ambition du film. Tahar Rahim continue de bluffer par son ambivalence, tandis que Léa Seydoux éblouit par sa sensualité (même si je reste un peu sur ma faim concernant cette dernière, peut-être en raison de son rôle, finalement plutôt en retrait) Le problème, c'est qu'on attendait une romance radioactive. Une histoire d'amour intense. Pas qu'une passion charnelle. Certes, on comprend que la réalisatrice ait préféré faire dans l'ellipse pour mieux faire ressortir le côté passionnel, immédiat, spontané de l'amour entre Gary et Elise. Mais cela rend les personnages, et leur histoire, assez peu emphatique au final. A mon grand regret. La scène finale permet de finir sur une très bonne note, et résume assez bien l'étendue du talent de Ziotowski.
Après avoir vu le film, il faut absolument lire le roman qui a inspiré la réalisatrice : La Centrale, de Élisabeth Filhol. Après, on regarde différemment les centrales nucléaires et l'on comprend mieux le travail et les risques que prennent ceux qui sont chargés de leur entretien et donc de notre sécurité... Rebecca Zlotowski a bien fait d'ajouter l'histoire d'amour entre Léa Seydoux et Tahar Rahim, histoire d'amour qui n'existe pas dans le livre. C'est beau, émouvant et tellement instructif que ce film aurait mérité une bien meilleure audience.
Vous imaginez : Rebecca Zlotowski, la nouvelle reine du « cinéma d'auteur » avec devant sa caméra l'immense Tahar Rahim et LA nouvelle méga-star que tout le monde s'arrache tellement elle est géniale même si pratiquement tous ses films se tapent des bides : la grandiose, la génialissime Léa Seydoux. Et cela n'a pas manqué, les critiques dithyrambiques s'enchaînant presque avec une constance admirable. Bon, je ne vais pas être totalement hypocrite : quasiment toutes les scènes dans la centrale sont bien rendues, la réalisatrice a une certaine personnalité et cette histoire d'amour quasi-impossible a quelque chose de touchant. Mais franchement, de là à s'enflammer comme ça ?? Car ce n'est jamais qu'un thème peu original au service de personnages très moyennement intéressants et surtout d'un scénario plutôt moyen. Je ne dis pas qu'il n'y a pas quelques bonnes idées, mais si Zlotowski a voulu jouer la carte du « réalisme social » à fond, cela pose certains problèmes. D'abord, on s'ennuie un peu, l'action restant quand même très réduite. De plus, l'opposition entre certains protagonistes reste assez caricaturale et manque de profondeur, alors qu'elle se voudrait justement surprenante. Enfin, s'ils ne s'en sortent pas mal, Tahar Rahim et Léa Seydoux ne livrent nullement les performances géniales évoquées régulièrement, à se demander s'il ne suffit pas qu'il soit à l'affiche (et les deux ensemble, vous imaginez!) pour être automatiquement couverts de louanges. Reste, bien que peu dans le ton de l'œuvre, un dénouement ayant une certaine gueule et un très convaincant Olivier Gourmet dans ce qui est probablement le rôle le plus abouti du film. Pas un ratage donc, mais en aucun cas la bombe cinématographique si souvent décrite.
Qu'est-ce qu'on s'ennuie tout au long de film! Les scènes de travail dans la centrale, de lavage, d'habillement sont montrées et répétées dans un luxe de détail documentaire qui devient assez vite rasoir. Le scénario se limite à l'histoire fameuse du triangle amoureux, mais ici, dans le monde du travail et dans le cadre d'une sorte de chantier-campement. Voilà la grande innovation, il n'y a pas vraiment de quoi se taper le cul par terre, d'autant que la réalisatrice n'a pas dû voir beaucoup de telles situations, tant certaines scènes de travail paraissent ridicules. Heureusement, le film est en partie sauvé par les apparitions rayonnantes de Léa Seydoux qui, dès qu'elle apparaît, illumine l'écran et...la vue de ce pauvre Tahar Rahim, qui peine à se maintenir au niveau. Son jeu d'autiste bas de plafond jure un peu avec la force de séduction sexuelle de sa partenaire.
Je n'ai pas dutout aimé , le film prend énormément de temps à démarrer .de plus , l'histoire d'amour arrive en second plan et n'est pas extraordinaire , du déjà vu mainte et mainte fois . En fait , tout se focalise sur le nucléaire en nous rendant perplexe tout au long du film , je ne le conseille pas.
Enfin un film sur un domaine fort controversé sans pour autant tomber dans la polémique. Si vous n'êtes jamais entré en zone contrôlée dans une centrale nucléaire, la réalisatrice vous en ouvre les portes avec une justesse chirurgicale. La vie des prestataires de l'atome est filmée en partageant leur stress intense, celui de devoir affronter un ennemi invisible que les appareils de radioprotection amplifient (fort heureusement!) la présence, celui de travailler dans des tenues souvent inconfortables, celui de vivre dans un bruits assourdissant parfaitement retranscrit à l'écran, celui de craindre le niveau de dose reçu qui peut mettre fin à un contrat souvent précaire. Tout est vrai, tout est la simple vie des sous-traitants des centrales nucléaires qui n'ont d'autre choix que de vivre en camping pour réduire les dépenses, loin de leur famille, itinérant en zone contrôlée et itinérant au rythme des arrêts de tranche. Merci Madame Zlotowski pour cette histoire d'amour ou Tahar se sûr-dose pour rester auprès delà belle Léa qui finira pas se contaminée de l'amour de son prétendant... Un filme reportage de grande qualité sur une simple vie de simple ouvrier dans une centrale simplement nucléaire.
La rentrée 2013 n'aura pas été longue à m'offrir son premier emballement critique non-justifié : "Martingale gagnante" pour Les Inrocks, "Très beau film où se conjuguent avec bonheur la modernité harassante du labeur et l'éternité exaltante des sentiments" selon Marianne, "On n’avait assurément pas vu pareil mélange d’inertie fiévreuse et de trouble lyrisme depuis "La Fidélité" de Zulawski" pour les Cahiers du Cinéma, "Réalisatrice pétrie de talent" à lire 20 minutes...Il faut dire que la réalisatrice a tout pour plaire : sortie de la FEMIS, premier film couronné par le Prix Louis Delluc, sujet original mélangeant peur du nucléaire et plongée naturaliste dans le lumpen-prolétariat, voilà de quoi encanailler la critique parisienne !
Je n'avais pas vu "Belle Epine" à sa sortie, déjà rebuté par la bande-annonce laissant deviner la énième déclinaison du premier film sur la prise de risque adolescente, entre "Les Nuits fauves" et "À nos amours", impression confirmée par la vision du film lors de son passage sur Canal +, mais aussi sensible à l'incandescence du jeu de Léa Seydoux. Il y avait déjà cette volonté de décrire de façon très littéraire, mais avec les artifices du cinéma d'aujourd'hui, le mode de vie des laissés-pour-compte de la société. Là, il s'agissait des prolos qui allaient claquer leur oseille le samedi soir sur le circuit Carole ; dans son nouveau film, c'est après avoir lu "La Centrale" d'Elisabeth Filhol que lui est venue l'idée de s'intéresser aux obscurs et aux sans-grades du nucléaire, ces intérimaires employés par des sociétés de sous-traitance pour décontaminer les centrales afin de permettre à l'aristocratie ouvrière d'EDF d'intervenir.
La dimension documentaire du film n'est pas inintéressante : les protocoles très stricts de sécurité, mais qui, en faisant peser une menace de perte d'emploi en cas d'exposition aux radiations, conduisent les employés à tricher, ou le travail d'équipe avec une hiérarchie très marquée, dans la lointaine lignée du compagnonnage. Rebecca Zlotowski est allée tourner en Autriche, dans une véritable centrale nucléaire qui n'a jamais été mise en marche et qui sert à l'entraînement des équipes d'entretien, et le choix du numérique pour les scènes dans la centrale en opposition au 35 mm pour les scènes centrées sur le couple de Gary et de Karole renforce cet aspect documentaire.
Passé une première partie intéressante (l'arrivée des gars dans la centrale), le film ne parvient malheureusement jamais à éveiller suffisamment l'attention. Les comédiens sont bons, mais les scènes sont bien trop souvent "hachées", brutalement interrompues voire collées les unes aux autres sans grand souci de "cohérence" En outre, moi qui m'attendais à des confrontations et des larmes, j'ai été déçue. Pourtant, il y avait là matière à réaliser un beau drame déchirant. Néanmoins, j'apprécie toujours autant Tahar Rahim.