Grand Central
Note moyenne
2,9
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287 critiques spectateurs

5
6 critiques
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Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2013
La rentrée 2013 n'aura pas été longue à m'offrir son premier emballement critique non-justifié : "Martingale gagnante" pour Les Inrocks, "Très beau film où se conjuguent avec bonheur la modernité harassante du labeur et l'éternité exaltante des sentiments" selon Marianne, "On n’avait assurément pas vu pareil mélange d’inertie fiévreuse et de trouble lyrisme depuis "La Fidélité" de Zulawski" pour les Cahiers du Cinéma, "Réalisatrice pétrie de talent" à lire 20 minutes...Il faut dire que la réalisatrice a tout pour plaire : sortie de la FEMIS, premier film couronné par le Prix Louis Delluc, sujet original mélangeant peur du nucléaire et plongée naturaliste dans le lumpen-prolétariat, voilà de quoi encanailler la critique parisienne !

Je n'avais pas vu "Belle Epine" à sa sortie, déjà rebuté par la bande-annonce laissant deviner la énième déclinaison du premier film sur la prise de risque adolescente, entre "Les Nuits fauves" et "À nos amours", impression confirmée par la vision du film lors de son passage sur Canal +, mais aussi sensible à l'incandescence du jeu de Léa Seydoux. Il y avait déjà cette volonté de décrire de façon très littéraire, mais avec les artifices du cinéma d'aujourd'hui, le mode de vie des laissés-pour-compte de la société. Là, il s'agissait des prolos qui allaient claquer leur oseille le samedi soir sur le circuit Carole ; dans son nouveau film, c'est après avoir lu "La Centrale" d'Elisabeth Filhol que lui est venue l'idée de s'intéresser aux obscurs et aux sans-grades du nucléaire, ces intérimaires employés par des sociétés de sous-traitance pour décontaminer les centrales afin de permettre à l'aristocratie ouvrière d'EDF d'intervenir.

La dimension documentaire du film n'est pas inintéressante : les protocoles très stricts de sécurité, mais qui, en faisant peser une menace de perte d'emploi en cas d'exposition aux radiations, conduisent les employés à tricher, ou le travail d'équipe avec une hiérarchie très marquée, dans la lointaine lignée du compagnonnage. Rebecca Zlotowski est allée tourner en Autriche, dans une véritable centrale nucléaire qui n'a jamais été mise en marche et qui sert à l'entraînement des équipes d'entretien, et le choix du numérique pour les scènes dans la centrale en opposition au 35 mm pour les scènes centrées sur le couple de Gary et de Karole renforce cet aspect documentaire.

La suite sur les Critiques Clunysiennes
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 août 2013
J'attendais beaucoup de la nouvelle production du tandem Rebecca Zlotowski / Léa Seydoux, dont j'avais beaucoup aimé le précédent film, Belle Epine.

Hélas, après avoir patienté plusieurs heures à Cannes pour déguster le film dans une salle d'Un certain regard pleine à craquer, j'ai bien du me rendre à l'évidence : quelque chose dans le film cloche et l'empêche de... la suite ici :
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 août 2013
J'ai vu le chef d'oeuvre de la semaine selon les critiques. Hé bien, ils se sont trompés, c'est un navet et un beau ! Cette fois-ci, ils ont poussé le bouchon tellement loin qu'ils risquent d'être responsable de la future totale désertion du public pour le cinéma français dit d"Art et d'essai".
Les motifs pour se ruer à la projection de "Grand central" sont nombreux si l'on en croit les critiques : Rebecca Zlotowski (la réalisatrice) fille de Renoir, grand retour du naturalisme, force inhabituelle du sujet, description lucide et impitoyable du monde ouvrier, manifeste politique et social, ... Et comme si cela ne suffisait pas, les mots "fusion" et incandescence" ont été utilisés à toutes les sauces : incandescence de Léa Seydoux, fusion des corps, ... bref de quoi électriser le futur spectateur.
Les motifs pour sortir avant la fin de la projection le sont plus encore car il n'y a pas grand chose à sauver là dedans (juste Olivier Gourmet et Denis Menochet, comme d'habitude talentueusement présents). Le film rejette autant d'ennui que Fukushima des radiations.
L'histoire, pas mal pompée (sauf la romance) sur l'excellent roman d'Hélène Filhol "La centrale", non créditée au générique mais tout de même évoquée dans les interviews de la réalisatrice, raconte la vie et le travail d'un groupe d'ouvriers chargés de nettoyer les réacteurs des centrales nucléaires. L'un d'eux, Garry, va tomber amoureux de Karole, la fiancée de son collègue Tony. A la merci de la moindre radiation, ces hommes et ces femmes vivent constamment au plus près du danger...
Il y avait matière à brosser un tableau passionnant de ce sous-prolétariat, vivant en marge de la société comme des rebuts, juste bons à aller risquer leur vie pour des clopinettes afin que nos centrales nucléaires produisent électricité et bientôt catastrophe écologique. Seulement, la réalisatrice ne semble avoir aucun point de vue, se contentant de filmer platement ces forçats de l'atome, dans une succession de scènes sans intérêt qui ne nous font jamais éprouver le moindre vertige, la moindre angoisse. On a parfois l'impression que cela a été tourné dans un banal entrepôt à Rouperroux-le Coquet (riante commune sarthoise).
Mais le pompon, c'est quand même l'histoire d'amour ! Plus tarte et plus plate, il faut rechercher dans une série Z bulgare ! Et quand en plus elle est interprétée par Tarak Rahim et sa demie expression et Léa Seydoux dont la finesse de jeu est aussi grande que le micro short qu'elle porte, on est très loin du couple mythique du cinéma qui fera rêver des générations. Ils ont beau être dénudés dans des herbes folles, aucune chaleur, aucun sentiment ne passe, ils sont deux pauvres choses posées l'une sur l'autre.
Au passage, je dois prévenir les fans de Léa Seydoux qui doivent être nombreux vu le nombre impressionnant de couvertures de magazines que la comédienne illustre.
La fin sur le blog
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 août 2013
Bouleversant ! Enfin un film qui rappelle avant tout que le cinema est d abord un art avant d'être un produit!
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2013
Déjà, le lieu. Fixer l'action de Grand Central dans et autour d'une centrale nucléaire est insolite d'autant que le sujet en est la confusion des sentiments. Rebecca Zlotowski renouvelle l'éternel triangle amoureux, par son cadre, mais aussi par son style naturaliste, intense tout en étant elliptique, à l'opposé de la majeure partie des productions actuelles qui soulignent plus qu'elles suggèrent. Il faut de la maîtrise pour conjuguer chronique sociale -le travail des forçats de l'atome, la solidarité rugueuse, le danger permanent- et contamination amoureuse. La réalisatrice réussit en grande partie ce pari même si le bon dosage est parfois difficile à trouver. Comme dans Belle Epine, il arrive que le film pêche dans sa construction et donne trop d'importance au côté documentaire, négligeant la psychologie de ses personnages. Léa Seydoux et Tahar Rahim confirment leur talent, fait de présence physique et de fragilité affective. Et ils ont des atomes crochus. Olivier Gourmet et Denis Ménochet, loin d'être des faire valoir, irradient le film de leur charisme sombre. Subtil et ténébreux, réaliste et poétique, Grand Central impose une réalisatrice dont on pressent la grande place qu'elle pourrait occuper bientôt dans le cinéma français.
Alban P
Alban P

17 abonnés 139 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 décembre 2013
Ambiance terrible (bo de rob oblige), acteurs excellents. Une plongée dans l'environnement de travail d'une centrale nucléaire bien détaillée. Mais après un démarrage électrique, le film s'essouffle au même rythme que le personnage principal. Sans doute voulu, mais on reste sur sa faim.
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 août 2013
Suis très déçu. Je m'attendais à beaucoup mieux, vu les critiques et l'accueil à Cannes.
On dirait un court métrage étiré. Les acteurs sont bons mais les personnages pas très intéressants.
La description de la centrale et du boulot pas très passionnante, rien de neuf en tout cas.
Le film est finalement très scolaire et assez ennuyeux. Dommage pour Léa Seydoux qui mérite mieux
que son short trop court et sa coiffure très moche...
Laurent M.
Laurent M.

8 abonnés 75 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 août 2013
Très décevant. Je ne comprends pas les critiques aussi élogieuses de la presse. Il est peut être politiquement correct d'encenser ce genre de film...
William Spindler
William Spindler

15 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2013
Il est tellement dommage que GRAND CENTRAL, en négligeant la définition de ses personnages et en oubliant de nous en exposer les objectifs et les désirs précis, passe totalement à côté de la force de son sujet (pourquoi ne sait-on pas plus tôt et plus clairement quelles sont les intentions profondes du personnage de LEA S. lorsqu'elle séduit TAHAR R ? La clé de l'histoire était là...).Et là où l'arène de la centrale nucléaire aurait pu dépasser le simple écho symbolique, le film s'enlise dans des séquences répétitives et contemplatives qui nous laissent sur notre fin. Dommage. Tahar R et Olivier Gourmet sont remarquables, Léa Seydoux nous a habitués à mieux...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 août 2013
La réalisatrice lorgne du coté de Jean Renoir et de ses films sociaux et on retrouve par endroit la poésie de ces films français d'alors. Le film est précis, renseigné et imaginatif dans sa description du milieu qu'il filme. Une histoire amoureuse qui pourrait arriver à n'importe quel endroit, mais les dangers du métier des personnages font que la vie y est un peu plus intense qu'ailleurs. Un bon film, bien maitrisé.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2013
Lorsqu'elle montre le recrutement, l'apprentissage et enfin la travail quotidien de ces hommes amenés à accepter ce genre de boulot parce qu'ils sont précaires ou cabossés par l'existence pour les plus âgés et n'ont donc pas d'autre option, la réalisatrice sonne juste en pratiquant une mise en scène énergique et efficace, sans gras ni digressions. Avec un œil documentaire, elle saisit l'urgence et la précision salutaire des mouvements des ouvriers revêtus de leurs combinaisons de cosmonautes comme elle captait l'énergie difficile à canaliser des jeunes motards sur le circuit de Rungis. Au sein de ce groupe d'hommes - souvent filmés dans les douches et les vestiaires - le comédien Tahar Rahim observe et apprend ainsi qu'il le faisait dans Un Prophète de Jacques Audiard.

En tombant amoureux, celui qui devrait souffrir les affres de la passion et la frustration de l'inaccomplissement dans une situation inextricable se révèle hélas trop terne pour faire totalement croire en la véracité de son sentiment. En face de lui, Léa Seydoux n'est guère plus convaincante, sans doute parce qu'en définitive sa partition est plutôt mince. A leur côté, Olivier Gourmet, en chef d'équipe, surclasse largement l'ensemble et contribue, malgré lui, à affadir la dimension romanesque d'un film qui présente néanmoins le mérite d'investir un territoire inédit, et pour le coup terriblement cinématographique dans la dramaturgie anxiogène qui lui est automatiquement associée.
On en arrive donc au constat contradictoire que le travail est plus fort que l'amour et qu'avoir voulu unir les deux par un symbolisme un peu lourd n'est sans doute pas la meilleure idée qu'ait eu Rebecca Zlotowski, plus à l'aise dans la mise en scène physique que dans les séquences plus douces.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2013
Pas convaincu par ce film qui semble mélanger le documentaire : voir l'intérieur des centrales et le travail effectué, malheureusement tout ce qui tourne autour sonne faux et surfait. Notamment l'histoire d'amour entre Tahar Rahim et Léa Seydoux qui jouent bien mais n'ont pas vraiment d'alchimie. Tout cela laisse un gout d'inachevé, avec un tel sujet il y'avais matière à faire une oeuvre bien plus stressante et réaliste.
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2013
Happé dès le générique et les premières minutes du film, « Grand Central » impose sa différence sans relâche jusqu’à son dénouement. La réalisatrice, en quelques mots et quelques plans, tisse, décrit ses personnages et nourrit savamment la mise en image de son scénario. Pas un temps mort, pas une réplique superflue, l’équilibre pourrait être le maître mot de cette œuvre bouillonnante, viscérale, solaire. Cette histoire d’amour à haut risque inscrite dans un cadre qui ne l’est pas moins est défendue par une palette d’acteurs en parfaite osmose qui débordent de vérité. Sans aucune hésitation, l’un des films majeurs de cette année.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 août 2013
Grand central…second film de Rebecca Zlotowski à qui l’on devait Belle Epine. Le pitch ? Une centrale nucléaire. Un groupe de mecs qui y sont employés. Ce sont les prolos, les saisonniers du nucléaire. Ils sont au bas de l’échelle, sont payés une misère pour les tâches les plus basses et les plus dangereuses, à savoir nettoyer la plupart du temps les résidus radioactifs, vivent à un jet de pierre de la centrale, dans les caravanes du camping voisin, en fait ce sont les roms de l’atome. EDF ne leur file même pas l’électricité gratos ! Gary débarque dans ce milieu et tombe amoureux de la femme d’un de ses collègues. S’installe alors une histoire d’amour glaciale, complexe, entre trois personnages portant chacun une épée de Damoclès au dessus de la tête.
J’entends et lis que Grand Central serait peut être LE meilleur film français de la saison…je ne suis pas aussi généreux ! J’ai trouvé ça pas mal, sans plus. Au bout d’une heure, j’ai commencé à trouver le temps long et je me demandais comment fallait-il regarder ce film : comme une oeuvre anti-nucléaire détournée, puisqu’elle est vécue de l’intérieur ? Comme une banale histoire d’amour ayant pour cadre une centrale ? Comme un genre de film-vérité informatif sur ce monde clos ? On n’apprend rien que l’on ne sache déjà sur les dangers de la situation, alors autant se focaliser sur le reste, et pour moi, le reste suffisait tout juste à faire un long métrage. Un peu de social, un brin de politique, un soupçon de polémique, des personnages auxquels on s’attache et qui disparaissent on ne sait pourquoi ni comment (Johan Libereau)…des maladresses de mise en scène tout justes tolérables, surtout quand ce n’est pas un premier film.
Lea Seydoux, je suis moyennement fan, Olivier Gourmet que j’adore en fait des caisses et m’a carrément énervé vers la fin, Denis Ménochet est formidable de finesse dans un rôle ingrat et pas facile (à quand une récompense pour cet immense comédien ?) et Tahar Rahim dont je m’évertue à dire que ce n’est pas un vrai comédien, qui livre là, mea culpa, une bonne interprétation et qui me fait revoir mon jugement à la hausse. Ni je recommande, ni je ne recommande pas !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 septembre 2013
Voilà tout ce que j'aime détester dans le cinéma, des acteurs cautions, un scénario qui vise la séduction, un emballage promotionnel tonitruant qui galvaude et dégoutte plus qu'il ne donne envie de voir le film. Tahar Rahim à coup sur l'acteur le plus surestimé du moment mais pour combien de temps encore, Léa Seydoux la princesse héritière: du commerce bourgeois et rien d'autre.
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