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Un visiteur
4,5
Publiée le 13 septembre 2016
Comancheria : Western désabusé, avec 2 paires de cowboys usés, des frères abusés par la banque et deux flics blousés par deux péquenots rusés. L’écossais MacKenzie n’est pas radin en paysages poussiéreux et "barbelisés". Il a le don de Siegel et sa camera l’ampleur de Ford. Les flics bougonnent leur virile tendresse avec jubilation. En Texas Ranger rangé des voitures, Bridges fait le pont entre la loi et l’homme, la roublardise et la fatigue.
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5,0
Publiée le 15 juillet 2020
Le western américain semble faire lentement son retour ces dernières années. Avec des films tels que The Rover, Slow West et True Grit, il y a eu des approches intéressantes et uniques de ce vieux genre. Comancheria s'intègre parfaitement avec ces films mentionnés en contenant beaucoup de comédie, des personnages engageants et aucune violence sans retenue. Chris Pine et Ben Foster en tant que frères voleurs de banque partagent une grande chimie et attirent la sympathie du public avec des performances convaincantes. Jeff Bridges se démarque cependant comme le flic endurci chargé de retrouver les frères. Ses insultes racistes et son personnage d'homme aggravé fonctionnent parfaitement avec sa voix grave mais authentique et il trouve le timing parfait dans sa prestation comique. La musique composée par Nick Cave est également parfaite. Après avoir créé l'une des plus grandes partitions avec Assassination of Jesse James, il donne ici une musique très inquiétante et méditative. Surtout juste avant la grande confrontation arrive. Et quand tout se passera le film vous mettra sur le bord de votre siège. C'est très réaliste et vaut la montée de la tension que vous ressentez. Comancheria est un western moderne américain étonnamment bon...
Pour une fois les critiques journalistiques et spectateurs étaient unanimes. Et je me joins à celles ci. Un film extra. Violent, débridé, sans chichi. Un film bouleversant et aux paysages rudes et si beaux. Des dialogues forts... Un très tres bon moment.
Je l'ai trouvé incroyablement mou et creux !!! l'histoire est vraiment nian nian il se passe strictement pas grand chose on voit des gens vivrent ... et puis c'est tout
Vraiment décue car les acteurs sont plutot bon !! mais le scénario et les dialogues les deservent incroyablement :(
Comancharia, ou la nouvelle réussite de David MacKenzie après le fabuleux "Des Poings dans les Murs". Je ne suis pas hyper-fan de Jeff Bridges mais je dois avouer qu'ici, il à été bon. Ben Foster est étourdissant, un polar très efficace, qui se passe en plus au texas, région qui me fait rêver. Le film possède tout de même une ou deux longueur, et j'ai l'impression que Chris Pine s'est perdu, je ne vois pas trop pourquoi il est là. Quelques surprises scénaristiques super sympas, le film fonctionne.
Derrière l’apparente simplicité de son intrigue – un ranger irascible sur le point de prendre sa retraite traque deux frères braqueurs de banques – se distingue un thriller rugueux réalisé avec méticulosité par David Mackenzie, dépeignant une Amérique profonde livrée à elle-même dans une quête perpétuelle d’auto satisfaction.
Sans être totalement enthousiasmant, ce film est quand même vraiment étonnant. Étonnant car à la fois d'une simplicité totale et suffisamment sophistiqué pour être limpide et engagé. Ce portrait de l'Amérique que dresse David Mackenzie, ces villes à l'abandon, cette pauvreté a beau être souvent en arrière-plan, il imprègne quasiment chaque moment de l'œuvre, la quête des deux héros s'avérant rapidement totalement dans cette logique d'observer, de comprendre ces laissés pour compte à qui on ne laisse d'autres choix que de commettre l'inéluctable. Cela n'empêche pourtant jamais le regard d'être posé, subtil, un peu comme si deux mondes se regardaient et où la frontière gentils-méchants n'auraient jamais paru aussi subjective... Tout est clair, bien écrit, toutes les explications étant faites sans didactisme, et si l'on pouvait craindre un Chris Pine mal en point face à Ben Foster et Jeff Bridges, il n'en est rien : le trio est irréprochable. Avec en bonus une fin assez inattendue mais parfaitement dans l'esprit de l'œuvre : de la retenue, un peu d'espoir et un ton légèrement crépusculaire : un titre important de l'année 2016.
Mixte parfait entre le western, le buddy movie et le thriller sur fond de détresse sociale McKenzie signe un film à l'ancienne tout en étant diablement contemporain. Une version moderne de Jesse et Franck James avec en prime une arnaque de l'arroseur arrosé. Si le scénario semble classique et linéaire ce n'est que dans la grande ligne principale. Ce qui est le plus intéressant ce sont les multiples paramètres qui nous font apprécier le mélange des genres.
Le scénario de "Comancheria" écrit par Toy Sheridan acteur/scénariste ("Sons of Anarchy" et "Sicario") était depuis 2012 sur la "Black List" d'Hollywood (celle des meilleurs scénarios en attente de production). Entre temps David McKenzie, réalisateur anglais s'était fait remarqué avec "Les poings contre les murs" un film de prison sans concession. C'est par la société de production de Peter Berg que la jonction s'est opérée pour la mise en scène de cet objet assez mal identifié, empruntant toutes sortes de routes balisées du film de genre américain allant du road movie au western en passant par le film de gangsters rural à la "Bonnie and Clyde" ou le buddy movie. Deux frangins aux tempéraments opposés doivent rapidement trouver du cash pour rembourser un énorme emprunt contracté par leur mère qui vient de mourir sous peine de voir le ranch familial mis aux enchères. N'ayant pas la moindre chance de trouver l'argent, les deux hommes dans un acte vengeur décident de voler plusieurs succursales de la banque responsable de la faillite de leur mère jusqu'à obtention de la somme nécessaire. Tanner (Ben Foster) l'aîné à peine sorti de prison dirige la manœuvre lors des hold-up et Toby (Chris Pine) le taiseux planifie les opérations. Dans ce coin perdu du Texas, les exactions des deux hommes commencent à faire grand bruit. Un duo de Rangers pour le moins dissonant, composé d'un quasi retraité désabusé (Jeff Bridges) et d'un métis (Gil Birminghan) cible permanente des blagues racistes de son collègue, est mis sur le coup. Délaissant progressivement son propos initial fortement marqué par la dureté du système bancaire à l'égard du monde agricole déjà maintes fois dénoncée notamment dans une série de films ruraux au mitan des années 80 ("La rivière" de Mark Rydell, Les saison du cœur" de Robert Benton et Les moissons de la colère" de Richard Pearce), McKenzie se complait dans la description en alternance des interactions entre les membres des deux duos. Sur le mode tragique entre les deux frères et sur le mode drolatique concernant les deux rangers. La mayonnaise est assez bien montée même si les deux frères semblent parfois un peu désincarnés à cause d'un scénario qui pose assez mal le fondement de leur relation commune mais aussi du jeu encore friable des deux jeunes acteurs, empreint de quelques-uns des tics de la fameuse méthode de l'Actors Studio basée sur l'intériorité des sentiments qui avait étendu sa tyrannie sur toute une génération d'acteurs à la croisée des années 50 et 60. Heureusement Jeff Bridges toujours dans la cool attitude détend l'atmosphère à chacune de ses apparitions, montrant qu'au-delà des préjugés racistes, une amitié est toujours possible entre un ranger texan pur jus et un collègue aux ascendances mexicaines et indiennes. Un premier essai hollywoodien assez convaincant pour David McKenzie qui s'apparente à l'exercice de style soigné (superbe photographie de Giles Nuttgens) mais manquant malgré tout un peu d'une consistance narrative propre à donner toute l'épaisseur psychologie utile aux personnages. Ce manque rend donc un peu osées les comparaisons flatteuses faites par certains critiques avec les meilleurs travaux de Don Siegel ou de Sam Peckinpah.
Thriller lo-fi des grands espaces, slow western, Comancheria est un produit étonnant, qui sort de l'épure.
Filmé avec des moyens de blockbuster, il étale langoureusement des attributs de films d'auteur : un titre US impossible (Hell or high water), un rythme neurasthénique, une intrigue qui s'effiloche au fil des minutes.
Le film bénéficie à plein des qualités de ses auteurs : la mise en scène éthérée du britannique David Mackenzie, la pertinence des choix de Nick Cave à la bande-son, la perfection d'un excellent casting.
Si tout semble flotter dans le film, c'est pour le plus grand plaisir du spectateur attentif, qui se régale de la photo somptueuse et de l'avancée lymphatique de l'histoire, moralement discutable, cahotant jusqu'à une ultime scène d'une sympathique ambiguïté.
Comancheria est un joli film de genre, typé et bien réalisé.
Un film au scénario vu et revu mais placé ici ; de façon différente à ce que l'on peut voir habituellement.Un plan, un seul, et le film vous emporte définitivement : une caméra qui tourne à 360° pour suivre le parcours d'une voiture... une musique prenante et allant parfaitement avec le contexte. Et un casting totalement étourdissant d'un jeu d'acteur unique. Effectivement, on ne peut nier ; que l'on nous sommes une fois de plus devant un film de braquage (mais venant d'une prod US, cela n'étonne qu'a moitié. Après le reste, dépend de la façon cela est mis en scène). Les images magnifiques de la ruralité américaine que l'on ne voit habituellement pas sauf dans les genres touchant un peu au western (ce qui pourrait être le cas, si l'on se fie seulement à la photographie). Les personnages sont attachants, empathique et nous tiennent plus le film avance..., l'humour est bien là ou il faut et ne déborde pas dans des propos ou situations inutiles. Tout comme les dialogues, qui sont croustillants et multiplie les thèmes. Voici le parcours, en parallèle, de deux frères braqueurs de banques et de deux coéquipiers flics et antagonistes (totalement l'opposé donc). Dans ce film on parle de famille, et de différente partie de l'Amérique ou l'on sait ; le racisme, les traditions... sont capitale). Mais fais de façons certes, brutaux et vaguement clichés (l'accusation de blanchir l'argent). Il y a une vraie mélancolie cinématographique qui se dégage de cette oeuvre, rendant le film solide comme le roc, suant et chaud comme l'atmosphère nous le montre tout le long. J. Bridges est à tomber et C. Pine s'impose comme un acteur vraiment doué. Bref pas grand chose à redire pour les amateurs du genre. Et cette bande son, tout à fait remarcable qui donnerait presque des frissons... C'est bien évidemment pas le film de l'année ; l'année commençant plus ou moins ; mais il fait néanmoins parti du top ten de l'année ; sans hésitation. Alliant vaguement le coté western / polar ; on est vite pris au jeu et le film ne bénéficie pas de longueurs comme c'est souvent le cas. On sent la touche du réal de Sicario '(pour ceux quoi l'ont vu). Et au bout du compte, on sent un scénario riche en surprise et rebondissement et d'une richesse étourdissante. Une très bonne surprise, donc je n'aurais cru.
Un thriller et un road movie qui sent bon la poussière et la sueur. Tableau d'une Amérique oubliée, portrait de personnages singuliers et désespérés, le film est rondement mené : à travers de somptueux paysages désertiques magnifiés par une caméra habile, le film déroule une histoire forte portée par des comédiens dont les prestations sont exceptionnelles.
Cette histoire de braqueur n'a rien d'original,ça n'est pas vraiment un problème en soit,tant que la chose est racontée avec un point de vue personnel. Seulement ici le ton du film se veut profond et grave,mais tout est superficiel et fini par transformer le tout en quelque chose de quelconque. Esthétiquement le film est travaillé,le jeu des acteurs n'est pas mauvais,même Chris Pine qui incarne le capitaine Kirk dans les nouveaux star trek est crédible c'est dire. Mais pour ce qui est des situations et des dialogues c'est loin d’être ça. Vouloir donner un ton grave et profond c'est une chose maintenant il faut encore avoir quelque chose à dire et ne pas simplement proposer une posture,car c'est la seule proposition que donne à voir le réalisateur. Les petits étouffés par les grosses banques sont obligés de réaliser des braquages,si le sujet mérite d’être exploité il n'est jamais exploité correctement. On est loin du brulot dans lequel le réalisateur voudrait encré comancheria.