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mazou31
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5,0
Publiée le 26 septembre 2016
Un extraordinaire polar, un des meilleurs films américains de l’année, réalisé par un Anglais. Sur un scénario relevant du western, quatre acteurs merveilleux, par groupe de deux, vont vers leur destin à travers un Texas aussi minable que réaliste, hors des règles classiques et bon et du méchant. Un film d’une grande humanité, profond derrière les relations rustres, violent mais sentimental, avec un grand clin d’œil moral dans l’immoralité du système. Le réalisateur a une grande tendresse pour ses acteurs, y compris les seconds rôles (sublime serveuse de bar), et fait la part belle à l’humour et l’ironie décapante. Un film noir et sans concession sur la société américaine, son rêve pisseux, les banques rapaces et les laissés pour compte qui survivent comme ils peuvent.
film qui campe l'histoire de quatre personnages qui ont des points communs mais aussi un passif douloureux. L'humour des personnages est bien amené, le scénario tient la route. On ne s'ennuie pas et on se laisse prendre à leur jeu... La fin est aussi crédible. Bon film...
La surprise de ces derniers mois à mes yeux. Le scénario est très bien, les acteurs le sont tout autant. Ajouté à tout cela une dose d'humour. Décidément le réalisateur David MacKenzie est à suivre. A voir absolument.
Un bon western contemporain qui dresse un portrait rythmé d'une Amérique livrée à elle même. Jeff Bridges excelle en gardien de l'ordre scrupuleux et face à un bon duo Pine/Foster.
j'ai été voir par hasard ce film et ben pas déçu, ça fait du bien de voir ce genre de film avec un mélange entre drame western et braquage dans le vieux texas rural avec de beaux paysages de la bonne musique et de bons acteurs tous bons chacun de leur rôle puis aussi un scénario bien ficel, tout est bien réunit pour en faire certes pas un chef d'œuvre mais un bon film sur lequel le temps passe très bien sans ennui.
"Comancheria" vaut avant tout (mais pas seulement) pour son scénario. Celui-ci a été classé meilleur script de la Black List 2012. La Black List correspond à une liste des meilleurs scripts en attente de production. Y figurer est donc déjà un grand honneur. Mais qui alors signe ce petit bijou ? Taylor Sheridan. Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose mais son visage peut-être un peu plus : c'est le policier David Hale dans "Sons of Anarchy". Pourtant, le texan a fait un grand coup d'éclat en 2015 en signant le scénario de "Sicario" de Denis Villeneuve, un joli succès.
Sheridan a écrit ici un scénario brut, efficace mais aussi avec une vision assez attendrie sur ces 2 frères un peu bras cassés qui se lancent dans une série de braquages pour pouvoir soutenir financièrement les enfants d'un de ces deux frères. Les dialogues sont au cordeau, l'histoire n'ennuie jamais et ne baisse jamais en rythme et on sent que Sheridan connaît bien le Grand Ouest et, plus particulièrement, le Texas. Il n'y a juste rien à redire sur ce scénario. Il est excellent et il a mérité sa réputation lorsqu'il est apparu sur la Black list.
Mais réduire "Comancheria" à son scénario serait passer à côté d'autres choses. Ce serait notamment passer à côté du jeu d'acteurs très nuancé de Chris Pine, de Jeff Bridges ou de Ben Foster (méconnaissable) entre autres. Ce serait aussi passer à côté de l'excellente bande originale signée par Nick Cave et Warren Ellis qui vous transporte directement dans ces grandes étendues désertiques et poussiéreuses du Texas. Enfin, ce serait passer à côté de la réalisation de David Mackenzie qui a très bien su retranscrire l'histoire de ces deux frères et de ces 2 Texas rangers qui leur courent après.
Dans le genre policier, ce film joue moins sur le ressort, souvent artificiel, de l'action mais sur le plan de la psychologie des bandits et de ceux qui les poursuivent, sous fond de réalisme social. L'intrigue, située dans le Texas rural, offre un récit agréable, bien servi par les acteurs. Bonne réalisation générale. Très recommandable.
Comancheria entre directement en tête de mon top film de 2016 ! Quel film ! Tout sonne tellement juste. C'est si bien réalisé, si bien écrit. Le scénariste est le même que pour Sicario et ça se sent. Tout fonctionne, tout est parfait.
Dans cette histoire, on suit deux frères qui s'improvisent braqueurs de banques dans le Texas. Ils sont traqués par deux rangers, dont un joué par le vétéran Jeff Bridges qui crève juste l'écran avec son accent à couper au couteau et ses vannes racistes incessantes envers sont coéquipier mi indien mi mexicain. Et malgré cela, on ne peut que aimer ce personnage, on ne peut que rire à ses blagues pourries. Comme l'auteur parvient à faire le tour de force de nous faire apprécier les deux frères losers braqueurs de leur état.
C'est là où le film est génial, c'est qu'il n'est pas manichéen. Tous les personnages ont leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses, de la grandeur et de la vilenie. Le Némésis désigné semble être le monde de la finance et plus particulièrement les banques mais c'est plus compliqué que ça, puisque le portrait des personnages est aussi sans concession, on connait certes leurs motivations mais cela n'absout pas tous leurs actes.
Les trois quarts du films se déroulent dans une ambiance presque bon enfant dans ce Texas si particulier, avant que la violence ne prenne ses droits (ah le port d'armes généralisé), que les actes des protagonistes n'aient des conséquences terribles.
Personne ne ressort indemne de cette histoire, surtout pas le spectateur. Une grande réussite.
La réalisation est simple mais intelligente, dans le sens où il n’y a pas d’effets tape-à-l’œil, afin de laisser toute la place à l’histoire, aux acteurs et aux paysages.
Dans le même esprit, le scénario n’est pas plein de rebondissements, mais il est intéressant et permet de mettre en lumière la situation économique de certaines régions (le Nouveau-Mexique en l’occurrence).
Rien à dire sur la qualité de l’interprétation, les deux duos fonctionnent très bien et les acteurs sont tout à fait convaincants.
Ces 3 éléments réunis permettent d’obtenir un film simple, sincère et agréable à regarder.
Hell or High Water, poursuite mélancolique dans un Texas asséché par la crise, fait courir et se camoufler ces comanches modernes, ennemis de tous temps et seigneurs des vallées. Ces figures traversant loi et banditisme luttent contre cette asphyxie financière, traduite dans de superbes plans de champs brûlés où quelques cow-boys interrogent leur héritage. Tel No Country For Old Men, le film de MacKenzie invoque le western, ses virées injustes et ses solitudes impitoyables, où le pick-up de nos voleurs fait fuir un cheval texan et affronte la voiture tunée de gangsters au rabais dans le même plan. Le polar croise alors le chemin de la comédie noire à travers quelques lignes de dialogue bien racées, les tords de l'Amérique en ligne de mire, jusqu'à la dernière ligne droite qui impose définitivement son élan désabusé. Jeff Bridges domine sans conteste par son flegme universel, tiraillé de quelques touchantes fulgurances, mais c'est surtout la folle performance du sous-exploité Ben Foster qui prend aux tripes. Épuré et amer, bercé par l'excellent son de Nick Cave et Warren Ellis, Hell of High Water expose magnifiquement la chevauchée d'un pays rongé par la finance, son nouveau Goliath.
Pour rembourser le crédit immobilier qui les étouffe, deux frères s’improvisent braqueurs de banque. Deux Rangers opiniâtres les traquent.
Terre traditionnelle des Comanches, la Comancheria est située à l’ouest du Texas. C’est une région aride et inhospitalière. C’est le cadre de ce film hybride, à l’intrigue volontairement minimaliste, à la confluence du drame social, du polar et du western.
Drame social. L’Écossais David MacKenzie filme l’Amérique profonde. L’Amérique des petits bleds paumés, des motels poisseux, des casinos glauques. L’Amérique écrasée par la crise de subprimes. L’Amérique obsédée par les armes à feu et la liberté d’en faire (mauvais) usage. La terre regorge de pétrole comme dans « Giant » ; mais la misère partout menace comme dans « Promised Land ».
Polar. Toby (Chris Pine beau comme un Dieu) et son frère (Ben Foster chien fou) braquent des banques avec l’amateurisme des néophytes et l’audace de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Un peu Bonnie and Clyde. Un peu Thelma et Louise. Deux Rangers, un pré-retraité (Jeff Bridges au sommet de son art) et un sang-mêlé, mènent l’enquête à leur façon. Violence en moins, on pense à « No Country for Old Men ».
Western. Dans sa dernière partie, « Comancheria » subvertit les codes du western. Difficile d’en dire plus sans dévoiler le dénouement de l’intrigue. Moins prévisible que la sanglante confrontation finale : le face à face qui la suit donne au film une profondeur inattendue.
Le meilleur film de la rentrée 2016. Par le scénariste de Sicario, donc ne me tentait pas plus que ça de prime abord, Sicario ayant été une petite déception. Un western de 2016, pourquoi pas? Il suffit que les enjeux et que le face à face soit convainquant. Et c'est là que David Mackenzie a fait très fort car il va encore plus loin, il offre un vé-ri-ta-ble western, avec toute une énergie parfaitement retranscrite, choisissant avec l'évidence même, la région du Texas ou subsiste les derniers irréductibles "cow-boys". Une Amérique souffrant de diverses maux, la température prise au début dévoile au fur et à mesure de l'avancement de l'intrigue les multiples couches d'un scénario futé et convainquant. Finalement Comancheria est la proposition d'un croisement d'univers d’apparence difficilement conciliable. Une aventure rythmée sans surenchère de l'improbable, c'est d'ailleurs ce qui est d'autant plus séduisant dans ce polar à ne pas manquer. Je complète donc mon entrée en matière, peut-être un des meilleurs films américains de l'année. Sans être totalement passionnant, il permet une petite réflexion captivante sur les conséquences de notre système.