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kreature
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1,0
Publiée le 15 septembre 2016
Ce film dont le sujet était prometteur est long, long, très long et tellement convenu, que je ne vous conseille pas d'aller le voir après un repas copieux...
"Le polar de l'année" tombe à plat... Reste seul le plaisir de revoir un Jeff Bridges toujours bon et juste dans le rôle qui lui est donné.
Authenticité, Amérique profonde, accent texans et realisation achevé. Atmosphere authentique je vous le répète car c'est bien ce qu'on ressent après la vision de ce film qui sous sa banalité cache une puissance.
Je ne connaissais que le synopsis. Bien joué, bien mené, bien.
Je n ai pas du tout été gêné mais j imagine qu'on peut lui reprocher sa structure classique. Flic désabusé près de la retraite, code d l honneur, frères dissemblables mais ..., 2 pauvres femmes méritantes, bandit avec honneur, qui aime bien charrie bien, ... Oui du classique mais juste parce que ça permet de bien camper les personnages et les rend plus discernables. Des raccourcis seulement mais pas de la facilité.
Peut sûrement se revoir pour le plaisir car le scénario ne semble pas voir de ressources secrètes.
Un magnifique western contemporain. Comancheria (Hell or high water en VO), réalisé par David McKenzie, raconte l'histoire de Toby et Tanner, deux frères qui réalisent une série de braquages d'une banque au Texas qui surtaxe les gens depuis de nombreuses années dans le but de rembourser les soins de leur défunte mère ; en parallèle, un ranger dans la force de l'âge, Marcus, enquête sur cette série de braquages en étant persuadé que tôt ou tard les malfrats commettront une erreur décisive. La grande force de ce film réside dans ses personnages qui sont suffisamment intéressants pour que chacune des intrigues nous tiennent en haleine tout au long du film mais aussi cyniques et anti-héroïques pour qu'aucun jugement ne soit porté et qu'aucune préférence ne soit attribuée entre le crime et la justice spoiler: (la scène de la mort d'Alberto est véritablement dramatique et ce même si le personnage était un opposant aux protagonistes) . Le film dépeint avec succès de nombreuses facettes de l'humanité : la fraternité spoiler: (à la fin du film lorsque Tanner attire les flics de son côté pour permettre à Toby de s'enfuir, magnifique) comme la fidélité à ses parents spoiler: (Toby qui est resté aux côtés de leur mère pendant que Tanner était en prison) , la recherche de la vérité spoiler: (le ranger qui a très bien compris que Toby était de mèche avec son frère et qui veut savoir pourquoi il a commis tous ces actes qui ne lui ressemblaient pas) , la fidélité spoiler: (les habitants de la ville qui pourchassent les malfrats, ou la serveuse qui refuse de dénoncer le gentil donateur) , ... Toute la galerie de personnages fonctionnent à merveille : Toby est le jeune homme en quête de reconstruction familiale qui n'a pas véritablement sombré du mauvais côté spoiler: (lorsqu'il dit à son frère que personne n'aurait dû mourir lors du braquage) mais qui sait être badass quand il le faut spoiler: (lorsqu'il éclate la tronche des jeunes dans la voiture verte fluo à la station-service) tandis que Tanner est complètement barré, il agit par et pour le mal spoiler: (lorsqu'il décide d'orchestrer un braquage à lui tout seul) spoiler: comme l'a très bien compris Marcus à la fin du film . Ce dernier est très vieux jeu spoiler: (la série de blagues sur les indiens) et extrêmement brillant spoiler: (à la fin du film lorsque Tanner attire les flics de son côté pour permettre à Toby de s'enfuir, magnifique)0 . J'ai vraiment aimé la fin du film, spoiler: (à la fin du film lorsque Tanner attire les flics de son côté pour permettre à Toby de s'enfuir, magnifique)1 . La réalisation du film est vraiment excellente, les steppes et le désert du Texas nous offrent un rendu somptueux, et le cadrage est absolument parfait spoiler: (à la fin du film lorsque Tanner attire les flics de son côté pour permettre à Toby de s'enfuir, magnifique)2 . La bande-son est vraiment excellente elle aussi, et totalement dans l'esprit du film c'est-à-dire très country. Les trois acteurs principaux du film sont géniaux : Chris Pine offre ce côté attachant et émouvant comme il sait si bien le faire, Ben Foster est complètement charismatique et joue à merveille le personnage perdu dans les enfers, et Jeff Bridges est élégant et brillant dans son rôle du vieux ranger plein d'expérience. Pour les amateurs de films noirs, profonds, sans véritable jugement sur les personnages et de western moderne très bien mené.
Un sujet intéressant, bien réalisé et très bien joué. J'ai suivi avec beaucoup d’intérêt l'aventure de ces 2 frères qui prend bien aux tripes. Voilà enfin un film original qui tient en haleine jusqu'à la fin.
Sur un scénario relativement classique, David Mackenzie réussit à dénoncer vertement le système bancaire et à mettre en évidence quelques-unes des raisons qui ont conduit de nombreux Américains dans une impasse économique, sans oublier les principaux attraits du western – des grands espaces subliment éclairés, une histoire de vengeance et une musique country envoûtante (signée Nick Cave et Warren Ellis). La belle surprise de la rentrée.
Pas de quoi s'enflammer pour ce western contemporain mais on passe toutefois un bon moment. Les acteurs sont tous très bons, Ben Foster en tête en bad boy survolté, la réalisation est bonne, la bande son vraiment sympa, le scénario basique et sans surprise. Une plongée dans l'Amérique blanche du Texas et un contexte économique particulier. Un de ces films qui vous fait oublier l'époque du portable, des gadgets geeks et voitures monstrueuses, ça fait du bien. Pas mal...
Très bon film qui se démarque par un scénario subtil des autres films de braquage. Situé autour du Texas et du Nouveau-Mexique, dans des zones isolées, le réalisateur film les grands espaces et les déplacements à la manière d'un western. Très bons dialogues, bons acteurs, la relation entre les frères et entre les deux rangers sont bien exploitées. Un film réussi à tous points de vue.
Comancheria : Western désabusé, avec 2 paires de cowboys usés, des frères abusés par la banque et deux flics blousés par deux péquenots rusés. L’écossais MacKenzie n’est pas radin en paysages poussiéreux et "barbelisés". Il a le don de Siegel et sa camera l’ampleur de Ford. Les flics bougonnent leur virile tendresse avec jubilation. En Texas Ranger rangé des voitures, Bridges fait le pont entre la loi et l’homme, la roublardise et la fatigue.
"Comancheria" a tout pour inspirer confiance, du réalisateur David Mackenzie au scénariste Taylor Sheridan (très bon "Sicario"), jusqu'à l'esprit du film et son fonctionnement avec ces deux duos masculins sur lesquels le scénario s'articule dans un univers désenchanté du Midwest américain... De plus bien perçu par toutes les critiques confondues qui mettent en avant la musique country et des dialogues succulents, il est vrai que le postulat qui cible plus la chronique sociale déshumanisée est déjà un point positif sans compter de superbes plans sur une Amérique bien mal en point ! Tout apparait donc pour le mieux, la photographie superbe nous régale de ces plans larges à perte de vue, les deux frères, ainsi que les deux flics semblent tous les quatre parfaits pour passer un bon moment. Car il est vrai que Jeff Bridges et Chris Pine apportent d'emblée une bonne crédibilité à cette fratrie, tandis que Ben Foster et Gil Birmingham sont plus d'une fois épatants à observer... Cependant, tout est maintenu dans une description linéaire qui reste en l'état, le film semblant s'étirer curieusement et ne pas vouloir vraiment démarrer ! Bien sûr les braquages se répètent, chaque personnage y va de ses réflexions quelquefois drôles et justes sur cette situation économique aberrante qui met les plus pauvres dans un étau alors que les banques de leur côté en font leurs choux gras, mais le rythme s'alanguit trop longtemps, en donnant vite une impression en demi teinte... La tension psychologique attendue laisse donc le pas à une certaine bonhommie, à l'image des deux duos un peu trop tranquilles, ce qui finit par lasser quelque peu. Il n'y a que la toute dernière partie qui permet à chacun de se réveiller et de se révéler vraiment en montrant chaque personnage tel qu'il est, placé dans ses propres retranchements et d'en offrir enfin le meilleur ! Un peu tard cependant pour donner au film toute sa force, tout l'impact qu'on attendait réellement et même avec beaucoup d'impatience. Plus un témoignage social intéressant d'ailleurs d'une époque morose et déshumanisée, qu'un véritable western, "Comancheria" en voulant renouveler le genre, reste un beau film en terme d'esthétique tout en dénonçant un système financier qui dérape, mais se satisfait de trop peu trop longtemps, en nous laissant sur notre faim malgré tout...
"comancheria " présenté dans la section un certain regard lors du dernier festival de cannes est une bonne surprise pour moi. En effet je ne suis pas un fan de ce genre de film cependant celui-ci mélange habillement western, drame et polar avec une pointe humour dans ce film qui renouvelle le genre.
Après "Sicario" sur la lutte des États-Unis contre les cartels mexicains et le trafic de drogue, le scénariste Taylor Sheridan continue d'explorer les voies d'une Amérique rongée de l'intérieur. Ici, ce sont les banques responsables de la misère ambiante des villes d'un Texas déserté. Des banques qui privent de leurs terres les habitants de la région comme les aïeuls de ceux-ci ont privé les Indiens de leurs terres auparavant. Au cœur de ce cycle infernal, deux frères ont élaboré un plan pour voler des banques appartenant à la même firme afin d'éviter la saisie de la propriété familiale et de rembourser la banque avec son propre argent ! Un plan conçu par Toby, le frère cadet, un type sans histoires qui s'est alors tourné vers Tanner, son aîné, habitué à la violence et à la prison. Malgré leur plan impeccable, les deux frangins sont collés par un Texas Ranger à la veille de la retraite et son adjoint, décidés à les arrêter. Surtout que l'escalade de la violence semble inévitable... Film teinté de mélancolie oscillant entre thriller, western et drame social, "Comancheria" surprend par la simplicité de sa construction. Peu de personnages, un schéma classique et pourtant une redoutable efficacité. Faisant fonctionner l'empathie avec chacun des personnages (quand bien même on se doute qu'ils vont finir par s'affronter), le scénario nous livre un constat amer et une galerie de personnages au bout du rouleau, chacun à sa façon. Jeff Bridges, bedonnant et roublard avec son accent à couper au couteau, incarne un Texas Ranger vieillissant qui se fait dépasser par les événements malgré son intelligence tandis que face à lui, Chris Pine et Ben Foster offrent de solides prestations. Les deux trouvent chacun un très beau rôle, l'un dans le calme apparent, l'autre dans le bouillonnement intérieur. Malgré certains éléments comiques, "Comancheria" reste traversé par la misère et la lose (mais la lose magnifique, celle qui rend les personnages plus beaux que jamais) que ses personnages trimballent, offrant de très belles scènes, toutes traversées par une mélancolie prenante. Lorgnant du côté des réalisations de Don Siegel, David McKenzie livre une mise en scène solide à la très belle photographie dont on aurait pu espérer mieux. Mais malgré tout et malgré certaines facilités de l'intrigue, "Comancheria" est une œuvre dense et foisonnante, laissant apercevoir tout le panorama d'une Amérique qui se meurt et tout le talent d'un scénariste qui bâtit son univers sans artifices, avec une sincérité et une beauté élégiaques.
Comancheria…un policier ou un western qui se passerait de nos jours ? Tous les ingrédients sont réunis : les grands espaces de l’ouest américain dans la version déprimante, désert et poussière … des cowboys désabusés, des banques à attaquer, des courses poursuites en voitures d’une autre époque… et des flingues… Et aussi, en filigrane, une critique impitoyable de l’Amérique et du capitalisme sauvage… les deux frères braquent les banques, en fait uniquement les succursales de la Texas Midland Banks qui a ruiné leur mère récemment décédée en lui imposant une hypothèque quelque peu léonine sur la ferme familiale, cette dernière devant être saisie si l’hypothèque n’est pas remboursée. Rien de reluisant dans ce ranch, sinon que du pétrole pourrait se trouver dans son sous-sol. ..les deux frères, Robin des bois des temps présents, sont assez dissemblables…l’ainé, Toby, plus calme, plus réfléchi, en fait le stratège car la façon dont il mystifie la banque tient du chef d’œuvre, Tanner, le cadet, tout juste sorti de prison est un excité de la gâchette que son frère a du mal à contenir…à leurs trousses un duo d’agents fédéraux, conduit par un ancien à la veille de la retraite, Marcus, qui voit là l’occasion de finir sa carrière en beauté, accompagné d’un équipier mi-comanche mi mexicain, Alberto, qui encaisse avec stoïcisme les blagues racistes de Marcus…Le rythme est à couper le souffle, de long travellings et des plans aériens soulignent une campagne désespérante, ponctuée de quelques puits de pétrole, des villes fantômes où subsistent un drugstore, une station service et une agence bancaire.. . cette banque qui ne manque pas de parsemer les bas cotés de la route de pancartes incitant les gens à rééchelonner leur dette… situation qui ne peut qu’exacerber cette violence où tout le monde est armé et entend faire sa loi…une excellent bande son country rock accompagne ces chevauchées et ces courses poursuite automobiles…c’est efficace et ces deux hors la loi finissent par entrainer la sympathie du spectateur...
Très bon film. Un western moderne où les vieux pick-ups poussiéreux ont remplacé les chevaux. Pour le reste, tout y est dans ce Texas profond pourtant bien réel : petites villes aux rues vides et désolées, "diner" local en guise de saloon où tout le monde se retrouve, plaines immensément plates et poussiéreuses, et surtout des habitants qui portent tous un flingue sur eux. On se demande presque à quoi servent les rangers. Tous les acteurs sont excellents, bref à voir sans hésiter !
Très bon film. les images sont belles, simples mais belles. tout est très réaliste et bien joué. Deux couples s'opposent avec des tenions dans les deux camps. C'est parfois drôle, parfois violent. Et le portrait de la société dressé ici est assez réaliste et bien amer.... À voir sans hésiter