l'histoire de deux frères qui à la mort de leur maman décident de braquer la banque qui pour eux est responsable. ils sont poursuivis par un shérif bougon et son partenaire indien. l'oeuvre est filmée avec maestria dans les grandes plaines arides du Texas. chaque scène est jubilatoire et le tout joué par des acteurs totalement investi. magistral.
Un excellent film qui nous plonge dans l'univers des petits blancs pauvres du Texas, victimes du cynisme des banques mais qui les prennent à leur propre jeu. Jeff Bridges en ranger vieillissant est toujours aussi convaincant.
On s'ennuie tres rapidement dans cette histoire ou l'on ne croit pas vraiment au scenario , le rythme est assez lent , l'image de cette amerique est mauvaise. Seule la fin devient un peu mieux et sauve le film.
Un film dense et riche. Une ambiance phénoménale. De l'humanité , pas de manichéisme, de la beauté dans les sentiments et dans le vent des plaines du Texas... Magnifique. J'ai été bouleversée.
Un scénario original des acteurs excellents dont Jeff Bridges qui incarne un marshall au Texas proche de la retraite qui se lance sur les traces de 2 frères braqueurs de banques, qui pour sauver ce qu'il reste de leur ranch ciblent une seule enseigne ayant arnaqué leur défunte mère. Ça pourrait être du déjà vu sauf que l'intelligence du scénario fait qu'on ne déteste aucun personnage et on se délecte du déroulement de l'histoire en attendant le dénouement dans ce Texas profond où chaque personnage vous touche.
Une sacrée tranche d’Amerique contemporaine que ce sublime et rêche « Comancheria ». Mais pas l’Amerique citadine ou côtière, ni celle des excès et du fashion, non, celle des laissés-pour-compte et des trous paumés où les vastes étendues de terre sauvage côtoient les élevages et les usines en déliquescence. Une Amérique rurale du Texas profond en proie elle aussi à la crise dont les effets se font sentir autant sur l’économie que sur la population et où les banques ont également la mainmise sur tout. Une Amérique que le cinéma a toujours su si bien retranscrire à travers de sublimes fulgurances visuelles ou des plans si emblématiques de ce coin de notre planète. Une fois n’est pas coutume, c’est un anglais qui a su si bien croquer dans son nouveau film cette outre-Atlantique fantasmé.
David Mackenzie est un touche-à-tout qui sait passer d’une chronique pour adultes sur les escort boys (« Toy Boy ») à un mémorable et fracassant drame carcéral (« Les Poings contre les murs »). Dans tous les cas, et on en passe, ces films sont bons ou très réussis et « Comancheria » n’échappe pas à la règle. En réalisant ce qui semble être un polar de prime abord, il fait surtout le portrait en biais d’une Amérique exsangue qui tire la gueule et que la crise a mis à genoux. Un coin reculé du Texas qui synthétise tout entier un pays entre ses symboles, ses clichés et ses réalités et qui a sacrément la gueule de bois mais reste filmé avec tellement de grâce qu’on le trouve encore une fois magnifié sous la caméra du metteur en scène. Au travers de bribes de dialogues d’une serveuse usée par le travail, de quelques plans de coupe montrant des magasins désolés ou de la volée de bois vert qu’envoie l’intrigue principale aux banques, on comprend que « Comancheria » est tout autant un film de braquage qu’une diatribe anti-capitaliste qui s’ignore.
Ceci posé, le film permet également d’admirer trois acteurs en état de grâce. Si Ben Foster joue encore mieux qu’à l’accoutumée un rôle qu’on lui connait bien et qu’il connait sur le bout des doigts, Chris Pine trouve là son meilleur rôle et nous montre des talents qu’on ne lui soupçonnait pas. Encore une preuve qu’un acteur qu’on pensait lisse et abonné aux blockbusters peut se révéler excellent lorsqu’on lui en laisse la possibilité. Quant à Jeff Bridges et son sacré accent texan, il livre une performance encore une fois magistrale pleine d’ironie et de bons mots. Lorsqu’un film, quand bien même il ne révolutionne pas le polar et manque peut-être un chouïa d’émotions, s’adjoint le service de performances d’acteurs mémorables, s’avère si bien mis en images tout en égratignant au passage tout un pan du fonctionnement de notre monde avec acuité, on crie bingo.
c est faux polar ou nouveau western l ambiance désenchantée ponctuée réplique drôles qui cassent le rythme lent associé à cette region du Texas. les acteur sont bons surtout jeff bridges en rangers quadi -retraité désabusé et aux blagues "racistes"on sent ça doit forcément mal . la fin est peu trop sentimentale.
david mackensie nous offre ici un western moderne ,puissant ,profond , rythmé par une musique country superbe et magnifié par une interprétation magistrale (jeff bridges ,chris pine , ben foster entre autres ) . tout est beau dans ce film , l' histoire , les personnages , les décors tour à tour magnifiques ou désolants ( un texas aux deux visages ) , on s'attache aux personnages , même lorsque la violence atteint son paroxysme et c'est la force du film . il y a aussi des moments drolatiques (une certaine serveuse de restaurant très particulière et très ancienne par exemple ! ) .le meilleur film que j'ai vu ces dernières semaines.
Les picks-up ont remplacé les chevaux mais l'esprit western est bien là. Une classique poursuite gangsters/ policiers sur fond d'un scénario dramatique et intelligent. Du classique, bien fait, avec des acteurs de qualité. Ça vaut le coup d'œil.
Tout pour me plaire... et puis rien ! Vraiment déçu par ce film dont j'attendais tant au regard de la bande-annonce. Les motivations des personnages suscitent peu d'intérêt et la langueur des plans alourdit peu à peu les paupières...
Comancharia, ou la nouvelle réussite de David MacKenzie après le fabuleux "Des Poings dans les Murs". Je ne suis pas hyper-fan de Jeff Bridges mais je dois avouer qu'ici, il à été bon. Ben Foster est étourdissant, un polar très efficace, qui se passe en plus au texas, région qui me fait rêver. Le film possède tout de même une ou deux longueur, et j'ai l'impression que Chris Pine s'est perdu, je ne vois pas trop pourquoi il est là. Quelques surprises scénaristiques super sympas, le film fonctionne.
Mixte parfait entre le western, le buddy movie et le thriller sur fond de détresse sociale McKenzie signe un film à l'ancienne tout en étant diablement contemporain. Une version moderne de Jesse et Franck James avec en prime une arnaque de l'arroseur arrosé. Si le scénario semble classique et linéaire ce n'est que dans la grande ligne principale. Ce qui est le plus intéressant ce sont les multiples paramètres qui nous font apprécier le mélange des genres.
Comancheria, drôle de titre français pour le film de David McKenzie? Non, un choix plutôt judicieux tant ce qu'il renvoie de l'Amérique semble intemporel (le terme renvoie à un peuple indien qui ont progressivement perdu leurs terres à cause du système économique occidental). Située assez clairement dans une ère contemporaine, la région paraît à la croisée des époques. La technologie dernier cri et les répercussion de la crise financière côtoient la sévérité d'un Far-West toujours vivace. Dans cette optique, les citoyens spoliés de leurs maisons aujourd'hui évoquent les populations Indiennes brutalement dépossédées de leurs terres il y a deux siècles. Une analogie qui parcourt le film tout entier. Au milieu de ce paysage de désolation, deux frères attaquent les agences d'une même banque, qui menace de saisir la propriété de leur défunte mère. Un Texas rangers bientôt à le retraite et son partenaire se lancent à leur poursuite... Après le brillant Sicario, qui s'attaquait aux travers de la lutte anti-drogue, le scénariste Taylor Sheridan dissèque cette fois les conséquences d'un système banquier inhumain. Au cours de leur périple, les trois personnages principaux (Toby & Tanner Howard ainsi que le rangers Hamilton) sillonnent des villes fantômes, où la crise se lit sur les nombreux panneaux "À vendre" et se ressent dans le désert de leurs paysages. La région toute entière semble abandonnée, encerclée par les établissements bancaires responsables de sa déchéance. Il n'est donc pas surprenant de s'attacher rapidement à ce duo de braqueurs, bien décidés à ne pas se laisser dépouiller. Dans cette histoire, ils auront tout autant de raisons d'agir que le rangers à leurs trousses. Habilement découpée et réalisée, l'intrigue offre suffisamment de relief à ces personnages pour qu'ils soient difficiles à juger. Et les acteurs sont tous exemplaires (Jeff Bridges, Chris Pine, Ben Forster et Gil Birmingham). Là où Sicario rendait palpable un sentiment d'inéluctabilité et de barbarie, Comancheria véhicule conjugue lui humanisme et tragédie. Le ton est plus chaleureux, les personnages plus colorés et l'humour donne un éclat supplémentaire au film. En situant son film dans un Texas fauché et sans âge, David McKenzie signe un film dont la richesse résistera à l'épreuve du temps.