Leur mère est morte, laissant derrière elle des dettes qu’ils imputent à leur banque. Alors les frères Howard décident d’attaquer les agences de cette enseigne afin de leur faire rembourser indirectement le préjudice. Dans la précipitation et le hasard, ils reviennent toujours avec un maigre butin qui éveille les soupçons d’un vieux renard de Ranger à deux doigts de la retraite. Il sait qu’il n’a pas besoin de se précipiter pour mettre la main sur les branquignols. Mais c’est sans compter sur le regard amusé d’un réalisateur très à l’aise David Mackenzie et d’un scénariste hors pair Taylor Sheridan (« Sicario ») que le duo malmène la contrée de leur enfance, avant que le dénouement ne brise les conventions d’un genre que entre western policier contre-nature, et polar à peine déjanté. Jeff Bridge en Ranger à peine rangé des affaires, Ben Foster, barje de chez les barjes, ou bien Gil Birmingham le flic placide nostalgique d’un peuple dévasté … ils sont tous merveilleux. Pour en savoir plus
Dernier long métrage de David Mackenzie, "Comancheria" est un polar à fort parfum de western. Ce film de braquage aurait pû se dérouler au milieu du XIXème siècle que cela n'aurait pas changé grand chose. L'intrigue est d'ailleurs banal pour le genre et ne se différencie pas, sur ce point, de la masse des autres films de braquages de banques. C'est plus sur la forme que "Comancheria" tire son épingle du jeu. Sa mise en scène et sa photographie (et les décors !!!) soignées apporte de la fraicheur à cette histoire classique et, même si l'on évite pas certains clichés, il faut bien admettre que les dialogues sont bien écrits avec quelques échanges savoureux. Mention spéciale pour la B.O. qui apporte beaucoup au film. Bref, "Comancheria" n'est peut-être pas inoubliable mais possède assurément ce qu'il faut pour séduire et passer un bon moment.
Si Comancheria fascine autant, c’est par son portrait d’une Amérique en pleine mutation. On retrouve l’influence de Sam Peckinpah, le cinéaste de la Horde sauvage, dans cette manière de décrire un monde en pleine dégénérescence. Ce n’est pas les colons qui assassinent les indiens, mais les banques qui entrainent dans la pauvreté les habitants de la campagne américaine contemporaine. Passionnant !
Un film atypique et avec du style. Western moderne tout autant que polar. L'intrigue est autant romancé que réaliste, la réalité de cette autre Amérique profonde à la merci des puissants. Tout est réussi dans ce petit bijou, le jeu des acteurs, l'ambiance, la réalisation, le scénario intelligent. Enfin un grand film cette année.
Enfin un vrai scenario, une vraie histoire, pas de remake, pas de prequel, pas d'effets speciaux sur fond vert! Dans un Texas pauvre et poussiéreux, une réelle image des Etats Unis loin des clichés hollywoodiens! Avec des scènes que l'on ne verra nul part ailleurs qu'aux States! spoiler: (quand tout un village poursuit les 2 frères braqueurs en voiture avec des flingues, et oui ils ont tous un flingue là-bas!) Les 2 acteurs sont bouleversants et crèvent l'écran (l'acteur Captain Kirk de Star Trek est excellent et méconnaissable) et Jeff Bridges est délicieux en vieux chérif.
Un film intéressant, qui met les spectateur en attente d'explications de temps en temps, pour apporter de la fluidité, et un peu plus d'intéressement. Manque de rythme également qui peut ennuyer le spectateur. La dénonciation du système ainsi que l'état des villes du Texas montre bien la tension sociale du moment aux States.
on va dire que c'est assez brillant, mais pas totalement.....Indiscutable jeu d'acteurs et scénario qui comme l'indique le titre français a quelque chose de westernien...Mais le film n'apporte pas réellement de force dans les rapports humains, et c'est un peu son talon d'Achille.... mais que de choses appréciables, à commencer par cette philosophie rurale du chacun pour soi, ces paysages et ces plans parfois Fordiens, une course contre le temps, un plan séquence pour débuter le film, qui va de la banque à l'église et des allusions à la culture américaine, voire texane (les longhorns) que les puristes débusqueront.... C'est aussi un film d'action, ( braquages nombreux) qui sait parler de fraternité, et les personnages sont bien campés, solides ou beaux gaillards qui nous impressionnent par leur détermination si américaine.... Dernière chose, le titre anglais est beaucoup plus beau et parlant ( HELL OR HIGH WATER) (en gros enfer ou paradis), un film que je conseille pour son esprit rebelle au fond.....
Histoire passionnante, casting exemplaire, cinéaste pointilleux... Comancheria enchaîne les bons points jusqu'à devenir une référence en matière de polar musclé à hauteur d'hommes. Un exercice de style parfaitement maîtrisé de la part du réalisateur des "Points contre les murs" et de "Perfect Sense".
Trop superficiel, trop ténu, trop prévisible, "trop pas"... Restent quelques flashes de bon cinéma qui font espérer à chaque fois, mais sans lendemain.
"Comancheria" est un film complet réussissant tout ce qu'il entreprend. Un polar sombre et racé, un western moderne crépusculaire et mélancolique, un film social dressant un énième portrait terrible d'une Amérique à deux vitesses, un drame fraternel émouvant et même une comédie aux envolées humoristiques hilarantes. Le fond est formidable, la forme est formoidable, Comancheria est un très grand film, porté par de fabuleux comédiens.
Deux frères braquent les agences d'un même établissement bancaire au Texas. Ils comptent rembourser celui ci avec son propre argent. Un shérif du coin bientôt en retraite se met en tête de les arrêter...
"Comancheria" est un thriller social mâtiné de western de David Mc Kenzie. Filmé dans les grands espaces du Texas, l'intrigue est centrée sur la traque de 2 frères (Toby et Tanner) qui sur fond de crise sociale et d'antécédents criminels pour l'un d'entre eux décident de se renflouer en attaquant les banques à l'ouverture. David Mc Kenzie excelle pour peindre l'Amérique désenchantée et fataliste de ces petites villes peu peuplées. Avant d'être un thriller, le film est d'abord et surtout une peinture sociale assez bien réalisée dans un pays où la plupart des gens pensent que l'échec que subissent les individus est dû à leurs insuffisances...ce qui est assez différent de la mentalité hexagonale. Le revers de cette réalisation réaliste est que l'on peut parfois trouver le temps un peu long dans ce faux thriller rythmé par une musique folk tout à fait dans le ton. ATTENTION SPOILER Le film se double notamment d'une réflexion sur les armes notamment lors du dernier des braquages où l'on voit la moitié de la population sortir armée et tirer sur le SUV des 2 braqueurs.
Le casting est bon. Jeff bridges interprète un shérif bourru quasiment en retraite, le devoir chevillé au corps comme plein de poncifs sur l'état d'esprit américain d'ailleurs. Ben Foster avec son regard halluciné campe un Tanner convaincant et imprévisible. Chris Pine qui interprète le rôle de Toby parvient à fissurer un peu l'armure avec ce personnage réfléchi et réaliste.
Ce film est un subtil mélange de plusieurs genres : le road movie, le film de braquage et même le western. Le Texas est donc le berceau de nos 2 frères braqueurs joués par Chris Pine et Ben Foster (super attachants) qui vont se retrouver opposés à 2 rangers lancés à leurs trousses (dont Jeff Bridges qui est hilarant en vieux briscard arrivé en fin de carrière). La réalisation est classe, sobre et les acteurs sont tous très justes dans leurs rôles respectifs. Une très bonne surprise !
Le western moderne de Mackenzie se suit avec grand intérêt. Les plans sont parfaits et la bande son est géniale. Tout y est pour en faire un bon film. Les aventures des deux frères au caractère bien différent est agréable à suivre. Le film n'oublie pas de nous parler de la dure vie des agriculteurs et de l'immigration. Un film à voir !
J'ai bcp aimé Comancheria. Le traitement de l'image est beau. Les acteurs sont tous excellents du plus vieux au plus jeune. Le scénario est bien ficelé et oscille entre drame de l'Amérique profonde, western et braquage.
J'ai rarement été aussi déçu par un film...... La bande annonce est particulièrement trompeuse ce qui explique ma déception .... Même Jeff B ne m'a pas convaincu ........ Le seul qui tire on épingle du jeu c'est Ben Foster ...