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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2012
Encore plus âpre que son précédent "Daniel y Ana", il ne lâche rien le Michel Franco... Si vous voulez une excellente interview explicative du film, après avoir été dans une salle de cinéma recevoir votre claque, tel un pratiquant de Systema avec Ryabko, allez sur le site "Comme au cinema.com", où tout en bas dans la case interview le réalisateur dévoile et débloque très simplement tout le déluge d'émotions qui va vous tournebouler dans la tête et les tripes. Tout le monde ne le supportera pas, et voudra effacer ce film d'un "bof" indifférent ou d'un banal "oui pas mal mais c'est too much quand même"; ne vous laissez pas prendre au piège, ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de voir un authentique chef'd'oeuvre au cinéma lors de sa sortie réelle, et non longtemps après comme un vieux Orson Wells. Il suffit d'être capable d'ouverture sur soi-même et de jugement pertinent sur ses propres sentiments: si c'est o.k, si c'est votre portrait, allez-y sans faute. Tout au long des plans, on a envie de sauter dans l'écran, aller dans le film, mettre des claques aux bons moments, aux personnes qui le méritent, balancer des coups de pieds dans le ventre, fendre du crâne judicieusement choisi, plier des ligaments en sens inverse, et qu'est-ce que ça changerait au fond du problème, à l'essence vide des problèmes des personnages? Rien, nom de Dieu, rien. On pourrait envoyer tous les cars de CRS de France dans ce film froid, son silence glacial ne prendrait pas feu, et continuerait à distiller son venin, sa faiblesse, ses tendances à chercher/trouver un bouc émissaire, ses volontés de se poser en coupable de la situation du bouc-émissaire, ses abîmes de manque d'amour. C'est anti-romantique, anti faux réel, anti festif, anti jeunes, anti vieux, pro humain sans le célébrer mais en cernant sa densité éternelle normale qui ne demande rien à personne que d'avoir la paix, la notre, c'est réel, chaotique comme nos désirs et nos pensées, fiction vraie.
Une grosse déception pour moi, après tout le tapage médiatique fait autour de ce film (surtout au Mexique, où j'habite). Je n'ai pas du tout accroché. Sûrement parce que je suis une battante et que je ne comprends pas qu'Alejandra soit si passive - même pas un appel au secours sous-entendu. Le film est plein d'incohérences, surtout sur la fin, ce qui lui quitte le peu de charisme que j'ai pu ressentir au long du film.
Beaucoup de questions, pas de réponses. Juste un déballage de violence gratuite. J'aurais nettement préféré ne pas le voir et rester dans l'expectative.
C'est un film froid dénonçant des faits qui ne sont pas si rares que ça. l'absence de musique tout au long du film nous met dans l'ambiance glacial du film. La façon dont ce chef d'oeuvre est filmé nous donne l'effet de vivre la chute au enfer des acteurs en directe.
Ce devrait être un film de reconstruction ; c'est une plongée en enfer pénible à regarder car brillamment mis en scène. N'en déplaise aux critiques offusqués : j'aime me faire prendre en otage !
Un film tout en nuance malgré la violence palpable, presque étouffante. Des interprètes justes, une mise en scène épurée laissant toute la place aux contraintes, une photographie parfaite. Un très grand film
Une honte cinématographique, inhumaine faite par un sadique qui manipule son audience en faisant passer son film pour une oeuvre engagée contre le harcèlement alors que tout n'est que prétexte pour montrer de la violence gratuite, notamment lors du plan final. Révoltant mais pas comme il le devrait, Despues de Lucia est un film dangereux qui ne fera en aucun cas avancer les mentalités. Vous voulez une bonne série contre le harcèlement? Matez 13 Reasons Why. Mais fuyez ce truc honteux qui n'a pour but que de choquer en plus d'être totalement erroné.
Malgré une fin bâclée et qui n'a fait que renforcer ma déception et mon incompréhension face à ce choix de fin car m'attendant à un coup d'éclat qui claque là où ça fait mal, mais au contraire : une fin trop sage étant donné ce que le film dénonce, et la manière dont il dénonce durant, avec beaucoup de réalisme (grâce à son aspect film-reportage, caméra fixe, décors réalistes). Au final la morale c'est ? spoiler: Les bourreaux peuvent dormir tranquillement sur leurs deux oreilles, et moi, victime, je dois vivre avec ça sur la conscience pour le restant de mes jours ... Est-ce bien un message intelligent ? Je ne pense pas. Surtout que le harcèlement scolaire est toujours sujet d'actualité (et les professeurs et directeurs d'établissements scolaires ont souvent une part de responsabilité ! Ce n'est pas aux parents de s'en occuper). Después de Lucia a tout de même ses points positifs : son aspect film-reportage traitant du harcèlement scolaire, et la manière dont il dénonce : la victime encaisse les coups et prend sur elle (on ressent néanmoins de la tristesse dans son regard), mais ce refoulement déconcertant est une manière par la suite de renverser la tendance. Le film évite ainsi de cette façon l'empathie avec complaisance.
Je suis sortie de ce cinéma avant la fin de la projection de ce film ; d'autres avant moi avaient déserté la salle de ciné. Rien absolument rien de probant d'efficient pour retenir l'intelligence du spectateur. Je ne connais pas la fin de ce film qui est d'un ennui deséspérant. Pourquoi les critiques sont si élogieuses pour porter aux nues une telle histoire sans scénario précis tout en non dit ? Le père est rebutant la fille idiote alors si dans les cinq dernières minutes elle devient intelligente trop tard j'étais pas présente pour le constater et puis ces mensonges perpétuelles antre le père et la fille c'est peut être aussi à la fin du film que c'est révelé ! Perte de temps et d'euros
En 1h30 éprouvante, Después de Lucìa dépeint l'extrême solitude d'une jeune fille harcelée par ses camarades lycéens parce qu'elle a eu un rapport sexuel filmé avec un garçon, à grand renfort de plans fixes qui l'emprisonnent et la figent graduellement dans un espace-temps qui lui est propre, loin de son père, notamment. De par son adéquation extrême entre la forme et le fond, ce film de Michel Franco réalise son programme à la perfection et témoigne de la clarté de vue de son réalisateur. Il est en cela irréprochable, et suscite un choc à la hauteur de l'histoire qu'il raconte. Je m'interroge toutefois sur cette noirceur, dont je ne saurais dire si elle se justifie par l'horreur du phénomène qu'elle raconte ou si elle confine à une forme de sadisme, lequel est par ailleurs redoublé par la détresse du père veuf et par sa spoiler: vengeance finale . Cela place Michel Franco dans la lignée d'un Lars von Trier ou autre cinéaste du dérangement, ce qui, somme toute, est plutôt un compliment.
Film terrible sur le deuil qui tape dur et fait mal, et même trop mal. Et cette injustice terrible dans laquelle trempe le film est nourrit par bon nombre d'incohérences et de réactions illogiques. C'est touchant certes sauf qu'au bout d'un moment on ne comprend pas le comment du pourquoi.
Despuès de Lucia commence comme un film sur le deuil (on comprend dès les premières scènes que la mère est décédée dans un accident de voiture) et évolue rapidement vers le sujet du harcèlement chez les adoslescents.
Les deux sujets peuvent apparaître associés dans le même film d'une façon factice, mais en réalité les réactions d'Alejandra, et en particulier lors de la .... la suite ici : http://0z.fr/50qRw
Lucia, c'est l'absente à jamais, la mère d'Ale(jandra), morte dans un accident de la route (alors que c'était peut-être l'ado qui s'essayait à la conduite - petit mystère à la Grace et Stéphanie de Monaco), l'épouse de Roberto. Le veuf inconsolable et la jeune fille quittent la station balnéaire de Puerto Vallerte pour Mexico City, le père pour la gérance d'un restaurant et la fille pour un nouveau lycée. Mal à l'aise parmi des camarades appartenant plutôt à la classe aisée, sa tentative d'intégration tourne rapidement au fiasco, après qu'elle ait cédé trop vite aux avances du séducteur de la bande, et qu'une vidéo explicite passe de portable en portable. Roberto déprimant, Ale préfère encaisser avanies, brimades et méchancetés diverses de ses charmants condisciples plutôt que de réagir et de l'alerter. Mais un voyage scolaire va précipiter les choses et le père, sortant de sa torpeur, va se muer en Némésis redoutable. Sujet intéressant et difficile, mêlant deuil et mal-être, sur fond de cruauté (hélas ordinaire) entre ados, mais traité avec un tel souci de sobriété dans le propos et l’image que l’épure visée tourne en permanence à l’extrême bord de la sécheresse, du raccorni : peu ou pas d’émotion finalement – vraiment dommage(able). Les interprètes sont aussi globalement d’un manque de naturel gênant (surtout les lycéens), et seule Tessa Ia (Ale) réussit à insuffler un peu de grâce dans une histoire bien vide (et d’un ennui abyssal très souvent, avec des scènes interminables, ainsi de voiture ou de canot, à la fin – effets de style étirés, lassant les meilleures bonnes volontés).
Un film cruel et difficile qui n'est pas sans rappeler le cinéma de Michael Haneke. Froideur formelle, violence (physique et psychologique) visible ou pas, longs plans fixes, lenteur de l'action, tension qui monte petit-à-petit... Victime de bullying après la diffusion d'une vidéo la montrant faisant l'amour avec un de ses camarades, Alejandra vit une véritable descente aux enfers. Et comme le suggère le titre, "Después de Lucía" ou « après Lucía », l'événement déclencheur n'est pas réellement cette vidéo mais bien la mort de la mère d'Alejandra dans un accident de voiture. Roberto, le père, décide de quitter Puerto Vallarta pour prendre un nouveau départ mais surtout pour s'éloigner de tous se qui lui rappelle sa femme. Il abandonne la voiture (réparée après l'accident), la maison, les meubles... pour emménager à Mexico. Mais le souvenir de Lucía plane sur les personnages et le film lui-même. Roberto notamment ne parvient pas à surmonter sa mort et, obnubilé qu'il est par sa propre détresse, ne voit pas celle de sa fille. Alejandra qui, telle l'adulte qu'elle n'est pourtant pas, décide de cacher ses problèmes pour protéger son père. Les rôles s'inversent, la fille prend soin du père. La fin, inattendue, laisse toutefois un petit goût d'inachevé qui nuit au film, qui souffrait déjà d'une trop grande rigidité.