1484 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
167 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
67 critiques
3
57 critiques
2
21 critiques
1
3 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Hakim1976
96 abonnés
352 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 8 janvier 2014
Présenté au Festival de Cannes 2013, dans le cadre de la section Un Certain Regard, et ayant remporté le Grand Prix ainsi que le Prix du public Au Festival de Sundance 2013, Fruitvale Station relate la mésaventure réelle et vécue du jeune Oscar Grant, afro américain vivant dans la baie de San Francisco, et cela durant le réveillon du 1er Janvier 2009 dans la station de métro éponyme du titre du long métrage. Je ne vais pas, et ne veux pas, vous dire ce qu’il lui est arrivé, et je vous conseille d’ailleurs même de voir ce film sans prendre connaissance de ces faits réels, de manière à vivre ce choc insurmontable que l’on subit en fin de récit et qui nous marque obligatoirement, surtout quand on réalise que cela est vraiment arrivé…
Le film nous bouleverse, la nouvelle génération est en marche après Spike Lee. Lee Daniels, ce jeune réalisateur afro-américain nous offre un regard nouveau sur la violence urbaine et les épreuves de la réinsertion après une peine de prison. Il suit Oscar, quasi en gros plan, durant 24h. Le comédien est magnifique et dégage une multitude d'émotions : amour, joie, gentillesse, naïveté et pour finir la peur. Un réveillon, une bousculade, un ancien détenu agressif, des flics sur les nerfs dont un d'une grande violence et tout bascule pour Oscar. Dans ce film rien de communautaire, sauf peut-être dans la prière. C'est juste le constat d'un destin qui s'acharne. On veut garder ce film en mémoire en hommage au si beau sourire d'oscar. Merci à ce tout jeune réalisateur pour nous avoir ouvert les yeux autrement.
Le dernier jour de la vie d'un homme. Un fait divers, une bavure policière, la mort d'un type ni meilleur ni pire qu'un autre. Un noir tué par un flic blanc trop nerveux (et raciste ?). L'intérêt de Fruitvale Station vient de son aspect documentaire, dans un récit qui se base sur des faits réels. Ryan Coogler, pour son premier film, signe une oeuvre militante qui essaie cependant de ne pas sur-dramatiser les événements. Il a pas mal de talent pour saisir les petits riens du quotidien et décrire l'apparente banalité d'une existence et les liens familiaux. De ce côté là, Coogler n'a rien à envier au Spike Lee des débuts si ce n'est, peut-être une mise en scène plus terre à terre, pas aussi terne que cela, malgré tout. Ce coup d'essai de Ryan Coogler, loin d'être parfait, certes, laisse une belle marge de progression au cinéaste. On le suivra avec intérêt.
On connait le fait divers et pour ceux qui ne le connaissent pas c'est une bonne chose d'en parler. Le problème c'est que mis à part ce qu'il s'est passé dans cette station il n'y a rien à dire d'autre ... Sur un film ça donne un intérêt pour la dernière demie heure en étant généreuse. Pourquoi un focus sur Oscar? Pourquoi ne pas avoir soulevé les problèmes, parler de l'après? sur lequel il y a tant à dire, à démontrer....Et ce qu'on peut dire à Melonie Diaz d'arrêter le cinéma au passage ...
Un très bon film, un vrai coup de cœur! Filmé simplement mais de façon dynamique, on rentre tout de suite dans la vie de ces personnages. De bons acteurs, des scènes marquantes ( la mère en visite en prison), ça vaut la place de ciné!
Ce film est avant tout une reconstitution, celle d'un crime commis par la police de San Francisco..... On suit les heures précédents le réveillon de 2009, d'un jeune black, jeune époux, jeune père, et personnage généreux...... Ne pensez pas que comme je l'ai lu quelque part, que tout bouge, que c'est nerveux à cause de la caméra sur l'épaule, celle ci est utilisée avec brio..... Le film est émouvant, tendance cinéma libre new yorkais, avec une utilisation des faits et des personnages réaliste et un souci de vérité.... Bien sûr ce n'est pas grand public, mais peu être à tord, car en dehors du message universel pour la tolérance, la mise en scène est efficace et ouverte à tous.... Pas mal..........
Tiré d’un fait divers survenu dans la station de métro éponyme le jour de l’an 2009, "Fruitvale Station" nous raconte la fin tragique du jeune Oscar Grant qui avait décidé de reprendre sa vie en main après avoir passé quelques temps en prison. Cet évènement n’est pas sans rappeler celui de Rodney King en 1991 et fait partie de ces faits divers dénonçant les violences policières, notamment envers les noirs. Pour une première réalisation, Ryan Coogler nous livre un film plutôt bien réalisé assez sobrement certes mais non dénué de talent et de personnalité. Le quotidien d’Oscar nous est dévoilé avec une certaine pudeur, ce qui ne fait que renforcer un certain sentiment de malaise qui se renforce de plus en plus à chaque nouvelle résolution du jeune homme, sachant d’avance le sort qui l’attend. Et je pense que c’est justement cet incroyable contraste entre les décisions d’Oscar pour repartir à zéro et le malheureux enchaînement d’évènements qui vont l’emmener à sa perte (le summum du tragique arrivant lorsqu’on comprend que finalement Oscar coure à sa perte à cause d’un conseil préconisé par l’un de ses proches qui s’inquiétait pour lui : déchirant et horrible !). D’ailleurs, je vois que je ne suis pas le seul à penser qu’il s’agit d’un premier bon film vu les récompenses qu’a déjà reçues "Fruitvale Station" (Prix du Regard vers l'Avenir du Festival de Cannes 2013, Grand Prix du Jury du Festival de Sundance 2013, Prix de la Révélation et Prix du Public du Festival de Deauville 2013). Maintenant, on peut tout de même s’interroger sur la pertinence d’adapter un tel fait divers pour le cinéma d’autant plus qu’il ne s’agit pas de celui qui a le plus fait le tour du monde (et comme je l’ai lu, si on commence à faire un film pour chaque fait divers, on n’a pas fini !! C’est vrai quoi : imaginez chez nous qu’avec le nombre de voitures incendiées chaque jour de l’an, on pourrait se retrouver un jour avec la sortie d’un « Le Soir des Chandelles 14 » !!). Première réalisation et premier essai réussi pour Ryan Coogler avec ce "Fruitvale Station" qui se regarde facilement. J’ai hâte de voir son prochain film "Creed", le spin-off de "Rocky" !
Film que j'attendais depuis le festival de Cannes!J'ai aimé et adhère meme si je l'ai trouvé plutôt banale jusqu'a la fameuse bavure j'ai compris que le réalisateur voulait nous montrer plus que la bavure policière.A voir sans modération.
Film court et efficace racontant un fait divers réel, ce qui donne un réel sentiment d'injustice et de stupéfaction à la fin du film. Le dernier quart d'heure est particulièrement intense et nous cloue sur notre fauteuil (au moins pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire vraie). Des acteurs remarquables. On en sort un peu abasourdi...
Arrivé couvert de prix dans les festivals (dont Grand Prix à Sundance), Fruitvale Station tient toutes les promesses de ces bons échos. Pour son premier film, produit par Forest Whitaker, Ryan Coogler relate un fait divers tragique qui s'est déroulé dans le métro de San Francisco le jour de l'an 2009. N'en ayant aucun souvenir, je ne connaissais donc pas la fin et j'ai été...
Émouvant est le 1er mot qui vient. Injustice sera le 2ème. Mais poussons le discours plus loin.
Fruitvale Station nous embarque dans un voyage émotionnel d'une journée de la vie d'Oscar Grant, un jeune Black de 22 ans. Un voyage à la fois intense et ordinaire. L'ordinaire à travers le quotidien d'Oscar et de sa petite famille. Des gestes les plus anodins aux grandes décisions pour changer de vie.
L'intensité à travers les événements qui clôtureront cette journée.
Ryan Coogler nous promène dans l'ordinaire afin de mieux dénoncer l'état de la société américaine et plus particulièrement son attitude avec les afro-américains.
Les acteurs sont magnifiques de justesse, Michael B. Jordan en tête, et toutes les interactions entre les personnages transforment des moments simples en images touchantes. La vie tout simplement avec les soucis de boulot, les peines de cœur, les manques, les soucis, les joies, les moments heureux, cette sorte de félicité que l'on ressent dans les petits gestes et câlins du quotidien. Tout cela aurait suffit à faire un joli film, un peu contemplatif mais intéressant. Mais le réalisateur ne veut pas juste nous faire vivre les chroniques ordinaires de quelques individus mais nous faire revivre un fait divers ayant défrayé la chronique il y a quelques années et nous en proposer sa vision politique. Ce qui sur le papier fait saliver.
Le problème est que le réalisateur ne nous propose pas de point de vue et n'arme pas son propos. Son intention politique est floue et donc vaine. En sortant de la salle, on est ému certes mais on se demande quel message a-t'il voulu nous faire passer ? C'est là que le bas blesse. On n'en sait rien. La rédemption ? L'injustice ordinaire ? Le racisme ?L'attitude arbitraire de la police US ? La façon dont sont perçus les noirs américains au XXIème siècle ? Et c'est dommage car ce film est simplement joli et méritait beaucoup plus. À défaut de brûlot, on se contentera d'émotion et de gorge serré. Déjà pas si mal pour ce premier film vu en 2014. 3,5/5
Fruitvale Station part d’une excellente idée : effacer ces clichés du pauvre gangsta mort parce qu’il a mené une vie à trop côtoyer le feu et remettre une idée bien en place : les policiers sont aussi souvent très limites. Seulement, il pèche par excès dû à cette volonté d’évangéliser le jeune défunt. Dès lors, j’en suis ressorti avec cette impression de ne pas avoir eu le droit à la vérité, seulement une partie.