Gangs of Wasseypur est bien loin des films musicaux que produit en masse bollywood. Même si le film reste grandement encré dans les racines de l'inde,des chansons viennent accompagnées le récit,ainsi que les couleurs et de la pauvreté,la camera de Anurag Kashyap filme l'inde qu'il connait et voit. Gangs of Wasseypur raconte une saga familial mafieuse à la façon des meilleurs Scorsese,on passe de la noirceur au comique en un instant. Les trois heures de ce premier volet passent sans le moindre instant d'ennui,Anurag Kashyap fait simplement de l'excellent cinéma.
Prenez un peu du "Parrain", en y ajoutant une dose de Tarantino, un zeste de Scorsese, et beaucoup de Bollywood... Vous obtiendrez "Gangs of Wasseypur" ! Ce film, assez inégal ma foi, est quand même bien foutu. Si le scénario est très brouillon, la mise en scène rehausse véritablement le tout. En effet, Anurag Kashyap veut tout mettre dans son film, ainsi ce n'est pas seulement une saga familiale, mais aussi une fresque historique, un film de gangster, une épopée sociale... On retrouve un peu de tout dans ce film ! Mais comme le scénario est assez mal organisé, à force de flash-backs et d'avancements dans le temps, le réal' finit par perdre le spectateur... Enfin à l'égarer pendant un temps. Heureusement, sa mise en scène permet d'oublier ce problème. De plus, le film est très esthétique, on sent l'influence Indienne (Bollywoodienne) sur le travail de Kashyap. La musique, très (trop ?) présente est vraiment superbe et entrainante, par moment en tout cas... Donc, ce film débute pas mal, continu avec peine, pour finir en beauté dans une scène vraiment magnifique. Les acteurs sont bons, même si il est difficile de bien les suivre, compte tenu du nombre incroyable de personnage ! Un bon film, inventif, violent, qui part parfois en couilles, mais que Tarantino ne renierait pas !
Au début on ne comprend pas tout, puis au fur et à mesure on se laisse prendre au jeu malgré des incohérences, tant pour découvrir la culture indienne que pour profiter du film d'action offert pour nos yeux et nos oreilles. Les bandes son façon Bollywood font plus que décorer la scène, chaque chanson apporte sa touche.
Une fresque familiale et mafieuse de plus de cinq heures avec en toile près de 70 ans d'Histoire de l'Inde, ça fait saliver d'envie car il y a franchement un potentiel formidable, avec en plus la petite touche pittoresque du pays... Mais après une séquence d'introduction, avant que l'on plonge plus de 60 ans en arrière, réussie, intense et intrigante, c'est la douche froide ou plutôt la douche de plomb... Car pendant près de deux heures, on ne va avoir que le droit à une succession de fusillades, de meurtres sans grande diversité, avec un aspect répétitif très vite saoulant, l'intrigue est très confuse et les personnages peinent à exister en particulier ceux féminins qui ont l'air pratiquement de se résumer à de la figuration. Seul le meurtre d'un personnage important à la fin de cette première partie, qui fait beaucoup penser à la scène du péage dans "Le Parrain", relève un niveau très bas. Il est dommage que sur plus de deux heures et demie, seules la première scène et la dernière soient réussies.
moi qui commençait à désespérer du cinema indien ! malgré une forte occidentalisation de ce cinema durant ces 10 dernières années, les films bollywoodiens ont toujours été répétifs, d'une niaiserie monumentale ! sur les centaines de films qui sortent chauqe année, seule deux ou trois sont de véritables perles cinématographique et gangs of wasseypur fait incontestablement partie de ces perles ! une séquence d'ouverture très impressionnante, des idées qui prennent source chez les plus grands faiseurs de rêves, en passant de Coppola à Scorcesese, avec un soupçon de Tarantino, gow est une grand eet longue epopée où les genres et styles s'entremêlent pour nous offrir une fresque colorée, un opéra flamboyant ! belle claque cinématographique que nous propose les indiens, PUISSANT !
Voila un film original , mon premier film indien . C'est un autre cinema , original et tres captivant .c est comme un feuilleton ! J attends la 2e partie avec impatience ! J'ai adoré et je n'ai pas vu passer le temps . Le melange historique est tres bien fait
Gangs of Wasseypur est présenté comme une sorte de renouveau du cinéma indien, quelque chose de plus mature que les sympathiques kitcheries que nous offrent Bollywood et comme un film de gangsters à la Coppola ou Scorsese. De suite ça commence moyennement l'ouverture de Gangs of Wasseypur, 1ère partie nous plonge dans une scène de règlements de compte avec une fusillade qui semble être faite pas des gamins voulant jouer aux grands. Le film a ses qualités sans doute mais dans les 20 premières minutes je décroche, pour ce genre de cinéma il faut une mise en scène impeccable et ici on est loin de Il était une fois en Amérique et je me désintéresse totalement de Gangs of Wasseypur dont je ne regarderais pas la 2ème partie d'ailleurs je dois avouer que j'ai souvent avancé ce film dommage car durant le générique une voix off présente le topo sur la ville de Wasseypur et annonce ce qui aurait pu alimenter un bon film.
En fait si on nous vend 60 ans d'histoire sur trois générations on constate que les origines durant les années 50 sont aussi vite expédiées que peu intéressantes car trop survolées. Le film a dû en désarçonner plus d'un en 2012 tant la promo et la bande-annonce ont vendu du rêve, promettant un film entre "Le Parrain" et "Gangs of New-York" (2002) dans un style qui renverrai plutôt à du Tarantino. Mais en vérité on s'aperçoit vite que le scénario est une simple accumulation de meurtres (dont l'ultime face à face Khan vs Singh d'un grotesque sans nom) et de massacres programmés comme du papier à musique, entrecoupés un peu de parties musicales mais étonnamment éloignées du kitsh bollywoodien ou de séquences de conflits conjugaux. Ajoutons à ça une voix Off surexplicative, et une société qui ne semble pas avoir évolué en 60 ans outre qu'on passe des armes blanches aux armes de gros calibres sans omettre des armes artisanales grotesques alors qu'a priori l'argent coule à flot (?!). Les tentatives d'humour ne fonctionne pas, ainsi courir en scooter ou tenter de défoncer une porte alors qu'elle s'ouvre en tirant vers soi n'a rien de drôle, c'est juste pathétique. On a bien du mal à y voir un budget de 45 millions... Site : Selenie
Juste avant d'écrire cette critique, je me suis permis de revisionner la bande-annonce, juste pour comprendre comment elle était parvenue à me faire croire que ce film pourrait être sympa. Moi qui d'habitude me plaint des bandes-annonces parce qu'elles donnent une image standardisée et sans saveur de certains films forts et originaux, là je dois bien avouer que le boulot des distributeurs a été remarquable car la BA de ce "Gangs of Wasseypur" et le résultat final à l'écran sont au final diamétralement opposés. Comme moi espériez-vous sûrement un mariage détonnant entre l'atmosphère suave d'un cinéma bollywoodien et le rythme acharné d'un film d'action américain ? Vous espériez aussi peut-être un film indien enfin dépoussiéré de ses convenances morales bien lourdes comme le laissaient suggérer les dialogues assez crus de la BA ? Eh bien que dalle ! Déjà l'introduction du film est une blague en soi : ce règlement de compte entre gangs est tellement surjoué et ses effets sont tellement artificiels que j'ai franchement cru à une parodie. Si seulement... Malheureusement non : c'est bien là l'annonce des pompièreries indiennes adaptées aux films de malfrats ! Et si encore ça s'arrêtait là ! Pour ce qui est du rythme, les bases du Bollywood sont aussi reprises avec un sens du rythme qui me défrisera toujours ! On passe cinq minutes a te prendre le chou avec pleins de détails que te débite une voix off des plus navrantes alors que pour l'essentiel, rien ne te resservira par la suite ou bien alors cela te sera réexpliqué plus tard. Moi la dernière fois que j'ai vécu ça, c'était pour "Green Lantern", c'est dire le niveau ! Malheureusement, avec ce "Gangs of Wasseypur" on n'en est pas loin. Pour un règlement de compte entre gangs, Anuraq Kashyap a décidé de nous faire un flash-back de deux heures pour nous montrer que les origines du clash remontent aux temps des colonies ! Si encore le propos du film reposait sur l'absurdité des vendettas intergénérationnelles, ça pourrait encore avoir son intérêt, mais là, rien de tout ça ! Chaque génération de mafieux a le droit à sa petite histoire faite de « Oh tu m'as empêché de sauver ma femme qui est morte en couche ! » et de « Tu exploites les ouvriers comme des chiens ! Tu es vraiment un patron très très vilain ! », sans oublier les traditionnels passages chantés et les amourettes à deux balles. D'ailleurs, au sujet de ces traditions indiennes là, la BA nous a aussi bien menti ! Niveau dépoussiérage moral, il faudra repasser ! "Gangs of Wasseypur" troque l'apologie de l'amour impossible et triomphant avec une sorte de rapports très rustres entre hommes et femmes dont on ne sait pas trop ce que Kashyap veut nous en dire. Au final qu'importe, car toute cette histoire est tellement creuse, rabâchée et chiante, qu'en définitive j'ai encore mieux fait d'effacer cette tentative lamentable de mariage des genres de mon esprit pour me consacrer à autre chose. Et dire qu'ils ont prévu une deuxième partie alors qu’il n'y a déjà rien dans la première ! Comme quoi, quand on est totalement prisonnier de ses codes culturels, mieux vaut ne pas faire du cinéma...
Ce (très) long-métrage indien d’Anurag Kashyap de 5h20, sorti en France comme dans beaucoup de pays en deux volets de 2h40, nous raconte l’épopée de deux clans rivaux dans le milieu de la mafia du charbon dans l’est de l’Inde, depuis le début des années 40 jusqu’en 2009. En mélangeant sans complexe aucun les codes du film de mafia à l’américaine avec ceux de Bollywood, Anurag Kashyap nous livre une fresque violente et survitaminée, parfois très drôle, qui se laisse suivre avec plaisir malgré quelques longueurs. En effet, en imposant un rythme particulièrement dense et soutenu, l’histoire nous perd parfois un peu en route, dans la multiplication des intrigues et des sous-intrigues. Un mariage des genres assez surprenant, quelque part entre Bollywood, Le parrain de Coppola et Tarantino.
Si le film est fait avec ambition et sérieux, il n'en reste pas moins qu'il est plombé par un gros soucis de crédibilité (du moins pour le public occidental). Je m'explique. Tout l'enjeu du film est de faire une fresque, une grande épopée sur 70 ans de la vie de deux familles ennemies. Le soucis c'est qu'on ne ressent quasi jamais cette évolution, cette temporalité, censée être le coeur du film, pour la simple est bonne raison qu'entre 1940 et 1990 l'Inde (telle qu'elle est représentée dans le film) n'évolue quasi pas (au rayon nouvelles technologies on notera quelques armes à feu et un frigo !) et qu'en plus leur mode vestimentaire des années 90 ressemble à celle, européenne, des années 70... Ajoutez à cela un scénario avec quelques passages confus, d'autres vraiment inutiles, des sauts temporels mal choisis, des acteurs dont le vieillissement est mal rendu, voire pas rendu du tout (on rejoint le soucis de temporalité)... Franchement un film décevant, et qui semble durer bien plus longtemps que ses 2H40 (quand chez Batman le temps passait trop vite). Bref beaucoup de temps pour dire au final pas grand chose.
Si par son titre ce film semble évoquer le "Gangs of New York" de Martin Scorsese où l'on se battait à coups de hache et de machette, cette aventure exotique me fait plutôt penser à "Borsalino". Car elle présente différentes bandes de truands qui essaient de contrôler une ville, comme de bien entendu, et pour lesquels on peut trouver une certaine attirance. Bien qu'indienne, cette grande épopée arrive ainsi à tenir en haleine sur une trame de lutte de pouvoir assez classique. Elle n'a rien à envier à nos oeuvres occidentales et malgré sa longueur on éprouve un réel plaisir à la suivre. En prime, quelques jolies beautés locales mais aussi l'évocation de certaines problématiques de ce pays comme les fréquentes coupures d'électricité ou le travail dans les mines de charbon, principale ressource énergétique de cette nation émergente. Vivement la suite, donc.
Amateurs de chorégraphies bollywoodiennes passez votre chemin. Point ici d'histoires d'amours impossibles mais un déluge de meurtres, de personnages peu recommandables, de vengeances violentes. Le pendant indien de Gangs of New York. Plutôt bien réalisé, on ne s'ennuie pas durant les presque 3 heures de cette première partie. Parfois un peu de mal à suivre qui est qui durant cette saga mafieuse qui s'étend sur une 60e d'années. En tout cas voilà un film qui ne risque pas d'être labellisé par l'office de tourisme indien!
Loin des classiques kitscheries chantantes bollywoodiennes, ce film de gangsters à la dynamique musclée était sans nul l’œuvre qu’attendait le cinéma indien pour s’émanciper pleinement en occident. A mi-chemin entre "Le parrain" et "Germinal", en passant par "La horde sauvage", cette grande fresque mafieuse mêle les genres avec une énergie et un panel visuel revigorants. La longue durée du film provoque incontestablement des baisses de rythme mais la narration s’étendant sur un demi-siècle et trois générations de familles rivales a de quoi tenir le public en haleine du début à la fin. Espérons que Anurag Kashyap, le Tarantino made in India, nous livrera une seconde partie de la même trempe.
"Gangs of Wasseypur" pourrait se définir comme un film de gangsters indiens à cheval entre le style hollywoodien et bollywoodien. Un mélange original et agréable pour un rendu fantastique entre violence, romance et un brin d'humour pour alléger le tout. Je le conseille.