146 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
28 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
9 critiques
3
10 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Tumtumtree
203 abonnés
582 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 1 novembre 2012
Une nouvelle plongée dans l'Iran contemporain. Il est toujours aussi intéressant de voir comment vit ce pays à travers le regard de cinéastes réalistes et sans complaisance. La mise en scène est maîtrisée, comme le scénario. On ne s'ennuie pas une minute. Quand l'histoire ralentit, on en profite pour découvrir le fonctionnement de la société iranienne, son rapport à la religion, la place des femmes, etc. Le film revient aussi régulièrement sur le passé (notamment la guerre Iran-Irack) à travers des images d'archives parfois troublantes. Cependant force est de constater que certaines scènes et, plus généralement, la situation du personnage sont excessives. Le frère richissime, la belle-sœur dont les TOC sont assimilés un peu abusivement à une déviance religieuse, l'irruption de la mafia : on n'avait pas besoin de tout cela pour comprendre qu'un universitaire vivant en Occident ait le désir de rester dans son pays pour le bien de la liberté et de la justice.
superbe film sur la manipulation , au sein d'une riche famille iranienne , pour l'argent bien sûr . Le héros s'il en est , revient après 22 ans d'exil au pays et n'y comprend plus les codes ...et c e ne sont pas le s plus sympas les moins corrompus . comme souvent , le cinéma iranien , pourrait servir d'exemple , tant il y a un vrai travail de scénario mise en scène et direction d'acteurs . A voir sans délai , car ça passe vite en petite salle
Qui aujourd’hui peut se targuer d’aller passer ses vacances en Iran ? personne évidemment ! donc dès qu’un film iranien arrive en France on se jette dessus, histoire de voir un peu ce qui s’y passe. Celui-ci est quelque peu confus, ce n’est pas filmé comme il faudrait et on sent tout au long de ce film qui lui manque quelque chose, du rythme certainement, mais aller faire un film en Iran n’est pas tout à fait pareil que le faire aux Usa ou en France. L’acteur principal Arash (Babak Hamidian) n’est pas convaincant pour trois sous, dommage. L’Iran corrompue, voilà ce que nous raconte son auteur à travers une famille pas si respectable que ça, la religion étant l’un des pivot de cette corruption de haute volée, finalement les masques tombent et nous avec eux. 3 étoiles et des encouragements pour Massoud Bakhshi dont c’est le premier film.
Film intéressant qui montre comment la dictature des mollahs a donné naissance à une nouvelle classe d'affairistes cyniques et corrompus, en dépit des discours moralistes et patriotiques. Néanmoins, diverses faiblesses alourdissent ce film : flashes backs répétitifs et confus, séquences de guerre trop longues, images assez laides et manque de rythme. Le scénario est en revanche habile et ménage un rebondissement qui sauve le film à lui seul. On notera enfin que ces réalisateurs iraniens contestataires s'intéressent toujours davantage au sort des intellectuels et de la petite bourgeoisie qu'à celui des classes populaires.
Le succès de Ashgar Fehradi ("Une séparation") a sans doute donné des idées aux producteurs et aux distributeurs qui n'hésitent plus à sortir de plus en plus de films iraniens. Après "En secret" de Maryam Keshavarz en février, "Querelles" de Morteza Farshbaf en avril et le dernier film (très mauvais dit-on) de Abbas Kiarostami en octobre c'est le premier film d'un jeune réalisateur iranien, Massoud Bakhshi qui est sorti le 31 octobre. C'est un film qui mêle plusieurs genres : film de mafia (la première scène aurait sa place dans un honnête polar américain), chronique familiale (Arash rentre en Iran retrouver sa mère aimante, son père mourant et son demi-frère inquiétant), voire drame mythologique (les fils doivent-ils expier les crimes de leur père ?). A vouloir tout mettre dans 90 minutes, Massoud Bakhshi se perd un peu en route. Mais il lui sera beaucoup pardonné. Car il parvient néanmoins à dresser un portrait sans concession d'une société en décomposition prise entre le souvenir des martyrs de la guerre d'Irak et le nouveau culte de l'argent-roi.
On critique souvent les journalistes de montrer des images clichées, cette fois ci c'est un "cinéaste" qui le fait. Bakhshi a essayé de faire encore mieux que "Jamais sans ma fille".. il a bien réussi son pari. Le fait même de le comparer avec "la Séparation" me choque.
À voir absolument ! Encore une fois le cinéma iranien nous apporte un film tellement à part. On est transporté dans un autre monde le temps du film. L'histoire n'est pas dense ou brouillée comme je l'ai lue... Je le conseille .
Radiographie d un Iran politique dune société corrompue, de l omniprésence religieuse, de la condition de la femme la réalisation.est bien maitrise bien que que confus par moment
Un film dont l'histoire se développe lentement (pas toujours facile de suivre les liens familiaux) et prend son sens dans les derniers moments. Très intéressant pour ceux qui sont curieux de l'Iran contemporain dont ce film dévoile la part sombre.
La France est un pays formidable, du moins pour ça : On peut y voir des films du monde entier. Après le cinéma argentin, les cinémas taïwanais ou coréens, c’est l’Iran qui semble depuis plusieurs années tenir notre faveur. Une tendance encore amplifiée par le méga succès de "Une séparation" l’an passé qui voyait s’ajouter le nom d’Asghar Farhadi à la liste déjà longue des maitres du cinéma persan : Abbas Kiarostami, Jafar Panahi, Bahman Ghobadi, Mohammad Rasoulof, et j’en oublie… "Une famille respectable", premier long-métrage de Massoud Bakhshi, profite de cet engouement. Projeté cette année à Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs, il désappointa pourtant un public bienveillant et curieux. J’en étais, et pour tout dire je fus très déçu. Le film vient de sortir en salle, mobilisant une critique quasi unanime et suscitant l’enthousiasme de pas mal de spectateurs. J’y suis donc retourné. Je sais ce qu’il faut de courage, d’obstination et aussi de ruse, pour réussir à tourner aujourd’hui en Iran, y filmer l’histoire qu’on veut raconter et la faire parvenir jusqu’à nous; j’aurais voulu moi aussi aimer ce premier film ambitieux. Ambitieux mais malheureusement raté. Trop d’imperfections techniques (image moche, cadre incertain) trop de maladresses aussi (caméra subjective qui s’emmêle dans les points de vue..). Des comédiens très inégaux, un montage hésitant, un récit d’une mollesse languide… Bref, "Une famille respectable" n’est pas le grand film qu’on nous chante ici et là. C’est juste le nouveau film iranien, et parfois ça ne suffit pas.
Oui, il nous parle d'un Iran que l'on fantasme beaucoup au travers des crises actuelles Oui, le regard documentariste de Massoud Bakhshi vient nous donner à voir un Iran moderne, vivant (les rues, Téhéran, ses buildings au pieds de la montagne), le film débute très intelligemment sur un plan séquence en point de vue subjectif, comme pour mieux montrer certaines réalités d'une violence éprouvée, au travers des images d'archives poignantes également. Oui, il s'agit d'une fiction, avec des personnages caricaturés, des caractères exhaltés et là ou Bakhshi trouve une très juste distance, c'est bien qu'il critique très judicieusement le système politique iranien, mais ne condamne jamais la religion, au travers du personnage de sa mère, femme pieuse, forte et moderne. Le documentariste s'en prends surtout au grand mal du monde moderne, l'avidité et le business aveuglé
Oui, il s'agit d'une fiction, et comment tourner un film aussi sérieux et bouleversant avec des acteurs aussi doués (tous) dans cet Iran que l'on caricature au delà de nos propres phobies guerre-du-mondiste ? Parce que ce pays et cette culture millénaire est tout autre chose que ce que les mass-medias nous en apprennent et que le vent de l'espoir y est porté par une jeune génération combattante et éprise des libertés
Merci monsieur Bakhshi et "khodâ hâfez" (bon vent, au revoir)