Derniers Avis : La Vie rêvée de Walter Mitty - Page 12
La Vie rêvée de Walter Mitty
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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 juillet 2015
De belles images , de belles destinations , un Ben Stiller excellent , une belle histoire d'amour , un film pleins d'émotions dont on ressort avec une envie d'aventure en bouche
En 2007, le mythique magazine américain Life voyait sa sortie sur papier définitivement arrêtée pour passer en version numérique. Un fait symbolique d'une presse en pleine mutation qui sert de point de départ au film et qui actualise cette adaptation d'une nouvelle parue en 1939 et portée à l'écran une première fois en 1947. Ben Stiller, devant et derrière la caméra, joue le rôle de Walter Mitty, un timide employé du magazine en charge des négatifs photo, qui "s'évade" régulièrement de son triste quotidien en s'imaginant le héros d'aventures extraordinaires, le plus souvent aux côtés d'une collègue de bureau pour qui il en pince sérieusement et qu'il cherche à contacter par l'intermédiaire d'un site de rencontre. Mais un bug informatique le contraint à l'aborder dans la "vraie vie", alors que la disparition du négatif de LA photo censée illustrer la quintessence de Life et destinée à faire la une de l'ultime numéro à paraître en version papier va l'entraîner dans un périple à la recherche du célèbre photographe qui lui a envoyé la précieuse pellicule. Un périple que lui-même n'aurait jamais imaginé dans ses rêves les plus fous. Même si Ben Stiller est un acteur comique fabuleux, son film reposant au départ sur le ressort narratif du rêve éveillé aurait pu aisément virer en comédie lourdingue (comme pouvait l'être sa précédente réalisation, "Tonnerre sous les tropiques" malgré son début prometteur), car si les séquences lors desquelles Walter "déconnecte" sont spectaculaires et parfaitement intégrées à la réalité de sa vie quotidienne, elles auraient pu s'avérer relativement pénibles si Stiller et Steven Conrad, le scénariste, avaient abusé de ce procédé tout au long du film. Heureusement, ils dissipent intelligemment cette crainte après une trentaine de minutes et le film prend véritablement son envol quand le personnage décide de ne plus rêver sa vie mais de vivre ses rêves, décollant vers l'inconnu pour se lancer tel un Forrest Gump pas neuneu dans cette chasse au trésor argentique. Du Groenland à l'Islande, du Yémen à l'Afghanistan, Stiller s'offre un pur plaisir de cinéaste d'aventures et des grands espaces, se mettant en scène dans des paysages époustouflants à travers des séquences épiques et poétiques. On assiste avec une réelle délectation à des moments de cinéma proprement exaltants, comme la scène du skate-board ou la montée in-extremis dans l'hélicoptère, accompagné musicalement par le duo virtuel Kristen Wiig/David Bowie sur le légendaire "Space oddity". La bande-son tiens, parlons-en car elle est essentielle et absolument sensationnelle: des monuments de pop/rock épique,("Wake up" d'Arcade Fire, "Lake Michigan" de Rogue Wave, "Dirty paws" de Of Monsters And Men, "Step out" et "Stay alive" de José Gonzalez) aux petites perles folk poignantes ("Don't let it pass" de Junip, "The wolves and the ravens" de Rogue Valley), elle illustre formidablement cette envie récurrente de faire le grand saut et d'exploser les barrières qui forment le cadre d'une vie, de revêtir la peau d'un héros ou d'un être "bigger than life". Si Stiller met l'accent sur la forme (et quelle forme!), il n'en oublie pas le fond, nous assurant notamment à travers le contexte émouvant de la fin d'une époque que le respect du passé est encore plus précieux dans une société dont l'informatisation massive dématérialise les choses et déshumanise les relations. Le film ne se veut donc pas une comédie multipliant les gags, même si le réalisateur/acteur y glisse évidemment quelques scènes très drôles - le rêve de la vanne sur la barbe et Dumbledore décochée au nouveau patron en charge de la transition du magazine (vous savez, cette nouvelle mode de chefs qui veulent se la jouer cool en faisant pousser leur système pileux pour masquer leur vrai visage: celui d'un connard), l'arrivée au Groenland suivie du karaoké éthylique massacrant un tube 80's de The Human League ou encore la fouille corporelle à l'aéroport de Los Angeles - mais une fable sincère, généreuse, résolument positive, dont la naïveté est totalement assumée. Et puis c'est touchant, la naïveté. Touchant comme le couple formé avec Kristen Wiig, élégante actrice de comédie (notamment remarquée dans l'excellent "Mes meilleures amies") qui dégage ce charme simple et naturel qu'une bimbo aguicheuse n'aurait jamais pu apporter au film, et qui attire irrésistiblement le regard rêveur d'un Ben Stiller confondant d'émotion retenue. Bref, un de ces feel-good movies dont les américains ont le secret, flamboyant et visuellement somptueux, volontairement tourné sur pellicule à l'ère du numérique, superbe hommage à l'histoire du photo-journalisme et à tous les gens bossant dans la vraie presse qui ont encore le souci du travail bien fait. Ben Stiller démontre avec panache qu'il a lui aussi ce souci en réalisant là son meilleur film, peut-être même le film…de ses rêves.
Un film qui s’évade du quotidien et qui est très plaisant à suivre. Néanmoins le scénario n’est guère crédible et la première partie donne une certaine tension, les acteurs n’étant pas complètement à l’aise (bien que ce soit l’effet recherché). Un film qui se découpe donc en 2 parties : le travail quotidien et le voyage et la découverte du monde. Au final, le film n’a rien d’extraordinaire, éloigné de la réalité tout en laissant son spectateur s’imaginer et s’emmener ailleurs. Il a aussi le mérite d’évoquer la famille, le dévouement au travail ou les sites de rencontres d’une manière décomplexé et réaliste. Une sorte de Forrest Gump, un ton en dessous, mais divertissant et agréable.
Une comédie vraiment drôle et touchante. De magnifiques prises de vue, des paysages superbes. Ben Stiller est excellent et la bande son est aussi vraiment bien !
Analyse de La vie rêvée de Walter Mitty sous un angle psychologique (extrait) : "...Très rapidement, Walter devient un personnage intriguant et drôle qui s’imagine des scènes qui n’ont pas lieu dans la réalité, des scènes fantasmées. Comme font les petits sous la douche : ils rejouent la scène qui les a frustré / énervé / blessé... "
Éblouissant ! Des paysages à couper le souffle, une bande-son de rêve, un Ben Stiller au top, et un incroyable goût d'aventure sont au programme, pour un film magnifique. A voir absolument, en cas d'envie d'évasion !
2 mots pour décrire ce film : simple et efficace. Tout marche bien ensemble, le jeu d'acteurs, le visuel, la musique, le tout emmené par un scénario limpide. On se laisse porter par l'ambiance du film tout le long, on voyage avec le personnage principal. Même la photo à la fin, pour laquelle je m'attendais à être déçu (ce qui arrive souvent quand quelque chose est tellement mis en avant dans un film), reste dans le thème. En gros, un film qui se regarde tout seul.
Film très charismatique qui nous entraine finalement malgré le mal qu'a eu l'histoire a démarrer. J'ai hésité à arrêter au bout de 20 min étant donné que j'avais déjà hésité à regarder un film mais finalement, le film s'est arrêté puisque c'était la fin et je n'avais pas vu le temps passer. Le scénario, qui est original , est également bien exploité ! Les divers paysages que l'ont aperçoit son magnifiques et donnent en plus un côté charismatique ! Ce Walter Mitty, qui semble basique et inintéressant nous réserve bien des surprises! Personnage intelligent et juste qui évolue tout au long du film! Finalement, c'est une agréable surprise.
Cet ovni américain l’est aussi dans la filmographie de Ben Stiller. La Vie rêvée de Walter Mitty est un chef d’œuvre poétique. Tout est fait pour que le spectateur se sente bien. Tourné en pellicule, le réalisateur nous offre des images sublimes de l’Islande, de l’Atlantique du Nord et même de New York. Le choix de la bande originale est également judicieux. Parfois pop, parfois folk, parfois rock indépendant, la musique est idéalement transposées au road movie qu’entreprend le personnage principal. En tant qu’acteur, Ben Stiller étonne également. Il joue avec une sincérité déconcertante le simple employé de bureau qui n’a rien à partager, au bonhomme hors du commun qui entreprend un long périple en quête de réponses. La Vie rêvée de Walter Mitty est une œuvre où les cartes de l’humour, de l’émotion, de l’amour et de la beauté sont tirées avec subtilité. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ben Stiller veut délivrer plein de beaux messages: celui de vivre ses rêves avant de se rendre compte qu'il est trop tard, plébisciter les travailleurs de l'ombre qui sont appliqués et essentiels, profiter de la nature dans ce qu'elle a de plus magnifique, etc... Si le réalisateur parvient à faire passer tout cela chez le spectateur, à coups de paysages somptueux servis par une très belle musique, d'aventures rocambolesques (le requin, le volcan), de dialogues pertinents, de rêves décalés (le jouet qui s'étire, le ski sur le bitume, le grimpeur qui débarque à la machine à café, etc...) amusants et d'idées brillantes (la photo 25), le film pêche dans la narration et une trame de fond trop classique. En effet, l'ensemble est entrecoupé de scènes dispensables qui casse le rythme (notamment les coups de téléphone trop redondants de eHarmony ou bien les réunions de famille) et certains ressorts scénaristiques sont téléphonés (l'issue de l'histoire d'amour, le coup du portefeuille retrouvé). Côté acteurs, Ben Stiller est pas mal dans un registre différent, Kristen Wiig est plus calme qu'à l'habitude mais joue bien, Sean Penn s'avère sobre et convaincant et j'adore Adam Scott (surtout avec cette barbe). Ce film, c'est un peu le croisement entre un Narco moins barré (pour les rêves), un Tonnerre Sous Les Tropiques plus soft (certains gags comme le requin) et un Into the Wild moins dramatique (pour les paysages, les messages et les incrustations d'écran style carnet de voyage), hélas un peu décousu parfois dans son récit et en revanche trop cousu de fil blanc dans son histoire. Intéressant, divertissant mais pas pleinement créatif et maîtrisé.