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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 décembre 2014
Un film qui mérite sa critique.. Honnêtement, j'ai été très ému par la bienveillance de cette mère au grand cœur.. C'est un enchantement. Un film féerique qui mérite une belle attention à sa bande son.. A revoir très bientôt j'espère.
Jeune étudiante âgée de 19 ans, Hana tombe amoureuse d'un jeune camarade solitaire et mystérieux, qui va lui apprendre qu'il est en réalité un homme-loup sans que cela ne change en rien ses sentiments...
C'est le portrait d'une femme forte qui va vite devoir élever seule ses deux enfants, tout en cachant au monde leur secret par peur qu'ils en subissent les conséquences, que dresse Mamoru Hosoda. Il montre son évolution à travers le temps mais aussi l'évolution de ses deux enfants et la façon dont elle le vivra. Quand l'un, plus maladroit et fragile, sera plus attiré par son côté loup, l'autre, plus sportive et pleine de vie, s'épanouira comme humaine, tout en essayant de contrôler ses pulsions animales. Entre tolérance, épanouissement, déchirement et dureté de la vie, il aborde divers thèmes et met ses protagonistes face à diverses situations compliquées et la vie en général.
Et quelle réussite ! Mamoru Hosoda livre là un animé aussi beau que simple et touchant. Il s'intéresse surtout à la vie au quotidien (la découverte de l'école, le travail...) et montre les enfants grandir, s'épanouir ou non et s'orienter chacun vers un avenir différent. Il n'insiste pas forcément sur le côté fantastique, qui est ici intégré à la vie des protagonistes et qui sert surtout à rajouter des contraintes et des perspectives différentes. Et ça marche totalement, l'émotion prend de bout en bout, sans rentrer forcément dans la surenchère. Dès le début, on s'attache aux protagonistes et Mamoru Hosoda donne une puissance dramatique autour des personnages et enjeux, en les traitant avec tendresse et beauté et c'est un vrai plaisir et avec émotion, que de suivre les joies, les peines et le quotidien de cette famille, tout comme la façon dont la mère se sacrifie pour ses enfants.
L'ensemble est bien rythmé et Mamoru Hosoda donne de l'importance à tous les personnages, que ce soit d'abord la mère, puis la jeune fille et enfin le garçon. Il prend son temps pour bien les développer et dresse des tableaux riches, beaux et consistants. Les dessins sont superbes et l'animation parfaite, c'est un régal visuel en plus de l'être par le fond et l'émotion, le tout bien accompagné par une bien belle partition musicale. Véritable ode à la nature et la liberté de pensée, plusieurs scènes sont mémorables et l'ensemble de l'oeuvre est parcourue par un vrai souffle, une élégance ainsi que quelques envolées poétiques à couper le souffle.
Un animé aussi bouleversant qu'élégant où Mamoru Hosoda dresse plusieurs portraits avec justesse, émotion et tendresse, pour un ensemble inoubliable, sublimé par de magnifiques dessins et nous faisant passer par tout un éventail d'émotions.
L'histoire de petits enfants un peu spéciaux, mais pas pour autant de vulgaires loups-garous comme à Hollywood, non mais, on est au Japon, pays de la distinction !
Mélange un peu mièvre de plusieurs genres initiatiques, l'évolution des enfants et leurs choix, l'intégration dans un milieu à priori hostile, le côté loup n'est là que pour donner lieu à de bien belles images et à une fable sur la vie de tous les jours.
Si ce n'était aussi gentil et simple finalement, on pourrait croire à un très bon film. Il reste juste agréable et divertissant sinon tire-larme. Sans oublier les séquences de transformation des enfants bien amusantes.
Un sans-faute sur l'animation 3D maquillée, le reste étant un mélange entre le traditionnel et le pur manga avec yeux hypertrophiés et déformations à l'avenant.
Si comme moi, vous êtes relativement peu emballé par les films d'animation en général, prenez toutefois la peine de lancer celui ci. En effet, l'histoire est intrigante et poétique. On se prend d'affection pour ces personnages et leurs déboires. Les émotions passent, et les presque 2H00 du film absolument pas gênantes. Cool :)
En 2006, alors que Miyazaki demeure le seul et unique maître de l’animation japonaise à la notoriété mondiale, sort un bien beau long-métrage. L’adaptation très réussie d’une nouvelle à succès : La Traversée du temps. Un nom se faisait alors au pays des mangas, celui de Mamoru Hosoda. Tandis qu’il s’inscrivait par la même occasion sur la liste des réalisateurs à suivre, c’est en 2009 qu’un public et une critique à l’unisson faisaient de nouveau l’éloge du dernier film d’animation japonais non-signé Ghibli : le très bon Summer Wars – sorte de jeu-vidéo cinématographique aussi riche graphiquement parlant que maîtrisé côté scénario. Pas de doute, un nouveau représentant de l’animation était né. Cependant, ce n’est qu’en cette année 2012 qu’apparaitra Les Enfants Loups Ame & Yuki, désormais le plus apprécié de la courte – mais brillante – filmographie de Mamoru Hosoda… Plus qu’un simple film, Les Enfants Loups est une véritable plongée au cœur du conte japonais. La légende. Le mythe. Tout ce qui donna naissance à bon nombres de créatures fantastiques capable de faire rêver ou de terrifier… Ici, il s’agit surtout du côté fantasmatique, mis en avant par une histoire d’amour qui a du mordant – sans mauvais jeu de mot (enfin si mais non). Par ailleurs, celle-ci aura beau frôler la mièvrerie à plusieurs reprises, elle conviendra toujours à n’importe quel public. Il est d’ailleurs impressionnant de voir à quel point l’animation japonaise possède ce don d’unir les spectateurs de tout âge. De les mettre sur un pied d’égalité le temps d’un film. Plus étonnant encore : les quelques gamins de la salle se sont tenus correctement durant les deux heures – ce qui n’a aucune chance d’arriver devant un Disney. Il y a ce côté apaisant qui contribue amplement au dépaysement provoqué par le simple visionnage d’un long-métrage japonais. Chez Les Enfants Loups, on le perçoit dans le moindre décor. Le plus petit bout de nature animé – le plus petit bruit de cigale – produit cette atmosphère si reposante que l’on a envie de se laisser guider, aveuglément, vers chaque seconde succédant à la précédente. La durée n’est pas un problème et, de toute façon, le temps n’est plus qu’un artifice inexistant dans cette montagne isolée de tout. Ainsi, lorsque la touchante histoire d’amour entre une étudiante et un homme-loup arrive à son terme, c’est un conte initiatique qui prend le dessus et nous narre les aventures et mésaventures de la jeune veuve – à travers la voix de Yuki, jeune fille débordant d’énergie qui apporte au long-métrage une certaine frivolité bienvenue… Malgré tout, cette bonne humeur ne durera qu’un temps. Plus que n’importe quoi, c’est la mélancolie qui règne avant tout sur Les Enfants Loups. Le mélodrame est omniprésent. Néanmoins, rien de trop tire-larme. Simplement une initiation sans illusions mielleuses à la vie. Les récits de deux enfants pas comme les autres qui en viennent à choisir deux voies diamétralement opposées pour finalement trouver sa place où bon leur semble. Le récit d’une femme qui donnerait tout pour procurer à ses louveteaux une once de bonheur – ce dont elle se croit incapable par manque de confiance. Je n’en dirai pas davantage sur Ame & Yuki. Faites comme moi et laissez vous guider par l’enivrante poésie qui se dégage du long-métrage…En conclusion, Ookami kodomo no Ame to Yuki ne sera pas le premier chef-d’œuvre de Mamoru Hosota. Cependant, il n’en demeure pas moins un troisième grand film que l’on peut sans problème distinguer de ses prédécesseurs tant l’aisance du réalisateur à conter des thèmes divers et variés semble si bien s’accorder à sa polyvalence. Les Enfants Loups est encore une fois une très belle œuvre de Mamoru Hosoda.
De l'humour, de la poésie mais aussi du drame et des sentiments troublés en compagnie d'Ame et Yuki, le nouveau vent de fraîcheur en provenance du Japon et du créateur de l'excellent Summer Wars. Encore une fois avec le cinéma d'animation de l'archipel, vous pouvez y aller les yeux fermés tant la qualité est au rendez-vous, que vous soyez petits ou grands. Comme quoi, il n'y a pas que Ghibli dans la vie!
Pour moi le meilleur film de mamoru hosoda. Je le place dans mon top anime. Mignon, touchant, prenant, et magnifique de pars sa fin. Un film a voire et revoir.
Un des meilleurs films d'animation japonaise que j'ai vu jusque là, l'histoire est vraiment magnifique, très touchante et originale. A voir absolument !
C'est un très beau conte que nous illustre Mamoru Hosoda qui ce centre sur deux amours. Le premier avec un homme différent, un amour passionnel. Et le second avec ses enfants. Le scénario est sympathique et nous entraîne dans un univers magnifique qui relève cependant certaines complexités. Les graphismes sont également splendides, mélangeant animation 2D avec animation 3D, qui donne un rendu plus réel (j'avais parfois l'impression que l'on mélangeait des prises de vues réelles). Les personnages sont fortement attachants, on se doute de leur évolution mais étrangement pas en se sens. Pour ma part, ce film a été une belle surprise pour lequel je n'attendais pas grand chose. Mais c'est simple, beau et efficace, petits et grands devraient adorer. En tout cas je conseil, c'est un des plus beau film d'animation japonaise que j'ai pu voir en dehors des œuvres de Miyasaki. N'oublié cependant pas de prendre un mouchoir, à la fin on verse un peu sa larme (surtout si vous êtes sensible comme moi).
Les enfants loups Ame et Yuki est un très beau film, long mais très intéressant, peu de dialogue dans le premier tiers, c'est un peu un film d'auteur en vérité, l'animation n'est pas la plus belle que j'ai vue, mais les paysages et les lumières sont tellement belles qu'on n'oublie rapidement, certains passages m'ont laissé de marbre mais d'autres m'ont réellement captivé et enfaite l'histoire d'Ame ne m'a pas transcendé et ce sont ses scènes qui m'ont ennuyé, mais l'histoire de Yuki est passionnante tout le passage de la tempête à l'école est magnifique. L'histoire d'Ana est vraiment dure et force le respect, et on se dit à quel point ça doit être dur, et le travail que ça demande. Film sans réel fil rouge mais qui raconte juste l'élevage et l'éducation de ses deux enfants très différents et c'est peut-être lent sur ses 20-25 premières minutes mais ensuite on est à fond dedans et c'est un beau voyage. 16/20
"Les Enfants Loups, Ame & Yuki" est le premier film d'animation réalisé par Mamoru Hosoda que j'ai eu l'occasion de voir, mais le troisième de sa filmographie. Et je ne peux cesser de penser qu'avec la patte Ghibli ça aurait été encore meilleur. Pourquoi ? Parce que je trouve la qualité du trait et de l'animation très inégale, on oscille entre le très beau et le pas beau du tout. Le pas beau, ce sont tous ces plans et animations en images de synthèse (à part la très réussie course dans la neige), comme le problème récurrent de la juxtaposition de certains plans (des personnages trop peu détaillés sur des fonds complexes) ; le très beau, ce sont les animations des personnages principaux, comme les très beaux décors peints à l'aquarelle - mais pas que, il y a aussi la très jolie séquence d'introduction, le ciel étoilé, etc... On ne peut pas non plus dire que le réalisateur soit avare sur les violons, la musique est souvent très jolie, certes, mais tellement présente qu'on finit par ne plus penser qu'à ses ficelles. En revanche, malgré une histoire qui au début m'a paru trop surréaliste et trop facile (pas assez d'explications sur ce qui a fait cet homme-loup), eh bien je dois dire que le talent de Mamoru Hosoda finit assez vite par nous attacher à ces enfants-loups, quoiqu'un peu moins qu'à cette maman incroyablement émouvante (si j'étais une mère élevant seule mes enfants, ce film me bouleverserait au plus haut point, j'en suis persuadé). Il faut dire que la narration est rondement menée, et n'a aucun mal à nous passionner, l'intrigue est simple mais captivante. Quelques petites longueurs pas bien méchantes font durer le film, mais aussi de grands moments de poésie, de tendresse, qui nous donnent au final un beau moment de cinéma, sans pour autant, selon moi, arriver à la cheville des meilleurs Ghibli. Attendrissant.
On dit que les chiens ne font pas des chats, ou alors que bon sang ne saurait mentir, mais des fois, faut avouer... Ainsi, alors que le propre fils d'Hayao Miyazaki, Goro, enchaîne les films d'animation sans saveur ("Les Contes de Terremer", "La Colline aux Coquelicots"), Mamoru Hosoda marche avec "Les Enfants Loups" dans les pas du grand maître vieillissant qui l'avait autrefois viré sans ménagement de la réalisation du "Château ambulant". Après l'amusant "La Traversée du Temps" et l'excellent "Summer Wars", Mamoru Hosoda nous livre donc ici un très joli conte où la nature -thème de prédilection de Miyazaki- tient un rôle central. Et on est bien obligés de constater que les ombres de Totoro (la découverte de la vie à la campagne) ou Mononoke (la nature sauvage des enfants) planent avec bienveillance sur "Les Enfants Loups". Difficile de ne pas se laisser attendrir, voire carrément de verser des torrents de larmes (l'inconnue assise à ma droite à la séance de 14h, si tu lis ces lignes...), devant cet émouvant hymne au courage, sublime hommage à toutes les mères du monde et métaphore bien pensée sur la part animale présente en chacun de nous, qu'elle soit assumée ou domestiquée (ou un peu des deux). Certes, Hosoda utilise les grands moyens pour nous émouvoir : tous les détails sont prétextes à émerveillement (un bol de soupe chaude, un nuage, une fleur...), la musique est tire-larmes à souhait et le scénario navigue entre le mélo et la tragédie, donnant au film un ton un peu rose bonbon traversé par bonheur de moments de grâce d'une beauté et d'une tristesse dignes parfois de la référence en la matière, "Le Tombeau des Lucioles". A côté de ça, Hosoda maîtrise parfaitement son sujet (la narration du film est aussi fluide que son animation), s'autorise quelques transgressions (un début de scène d'amour inter-espèces dans un film pour enfants, il fallait oser !) et pose ici ou là des petites touches d'humour et de fantaisie qui s'avèrent toujours très drôles et très justes. Si bien qu'au final, on ne peut qu'être séduits et enchantés par "Les Enfants Loups". Un film qui engendre vraiment la mélancolie... mais on en redemande !
(...) que peut bien apporter la lycanthropie dans une telle trame ? (...) Elle est tout simplement utilisée pour souligner les différents thèmes qu’abordent Ame & Yuki. Oui, encore une fois, il y a bien la solitude, la différence et le rejet social. Mais le film ne s’arrête pas là ! (...) Ame & Yuki se présente comme une ode à la Nature (...) Une ode à la vie, qui voit l'héroïne subir la douloureuse existence citadine (...) Une ode à l’amour (...) Une ode à la générosité (...) Ame & Yuki se révèle être une véritable mine d’or question écriture, en plus d’être un dessin animé qui ne s’adresse pas forcément qu'aux plus jeunes (...) le résultat final fait preuve d’une maîtrise incontestable dans le domaine de l’animation. Certes, le style visuel ne possède pas le charme ni les traits d’un Miyazaki, ce qui peut être le détail sur lequel chipoter. Mais cette ombre s’efface sans mal derrière toute la poésie qui se dégage d’Ame & Yuki (...) Le tout accompagné par la sublime musique de Takagi Masakatsu (...) vous obtenez une œuvre en tout point émouvante et féerique (...)
Hayao Miyazaki peut se retirer en paix, la relève est assurée. Digne des plus grands chefs d'oeuvre de l'animation Japonaise, "Les Enfants Loups, Ame & Yuki" touche autant par la simplicité et la poésie de son histoire que par la justesse de ses métaphores. L'histoire qui s'étale sur 13 ans tiens plus du portrait de personnage voire de quotidien que de la fable attendue, et le fantastique s'y immisce à merveille. On s'attache instantanément aux personnages, et le film a pour lui de toucher très juste lorsqu'il emploie le mythe du loup-garou pour parler de nous autres les humains, comme n'importe quel film sur le sujet le devrait d'ailleurs. Le coup de crayon de Hosoda est merveilleux même si l'on peut regretter une poignée d'effets 3D plus ou moins adaptés comme l'eau de la rivière ou l'incrustation de photos, mais c'est vraiment pour pinailler, le film flatte la rétine comme rarement. Mais si ce film a droit à un véritable coup de cœur de ma part c'est parce que le mythe du loup-garou (dont je suis un très grand fan) a tout comme celui du vampire bien pris pour son grade ces dernières années, mais contrairement au mythe du vampire il n'a eu le droit à aucun Jim Jarmusch ni aucun Tomas Alfredson pour lui rendre ses lettres de noblesse. Qui aurait pensé que le film qui lui donnerait un coup de polish serait issu de l'animation Japonsaise ? Pas moi, ais vu avec quelle poésie et quelle justesse le mythe est abordée, je ne peux que m'incliner.
Un conte magnifique aux dialogues réalistes, au coeur d'une animation touchante et romantique . Excellent , d'autant plus satisfaisant de la part d'une animation, si difficile a rendre agréable.