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Jean-Jacques FERNANDEZ
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5,0
Publiée le 22 février 2014
Une merveille du film d'animation , une fois passée les 5 premières minutes, comme si le réalisateur avait voulu se débarrasser des spectateurs avides d’excès d'action de certains Manga. La poésie de ce film est une maitrise Réalisateur arrive à nous captiver avec des scènes de vie banales tellement la magie de la beauté des décors et des personnages opèrent sur nos âmes de façon magistrale. Un Chef D'oeuvre , un vrai , un de ceux que l'on ne se lassera jamais de revoir. A VOIR ABSOLUMENT.......
4,4/5 (note le 16 janvier 2013) : n'est-ce pas un peu excessif ?!? C'est plus que "Princesse Mononoké" (4,2). Il y a un problème, non ? Ce film d'Hosoda est certes charmant et comporte quelques belles scènes mais il relève tout de même d'une simple chronique sociale et familiale. La dimension fantastique n'est qu'une métaphore pour évoquer la question de la différence et de la tolérance. Cela génère une suite de scènes assez terre à terre et soulève des problématiques qui ne vont pas très très loin... Et on n'échappe pas aux bons sentiments. Je reconnais néanmoins que c'est un très bon film et que l'évocation de la Nature y est très belle. Quand il sera noté 3,8/5 et "Princesse Mononoké" 4,9/5, tout sera rentré dans l'ordre...
Très bon film d'animation japonais de Mamoru Hosoda, qui confirme son ascension suite à son remarquable "Summer Wars". Apres un début poussif et quelque peu niais, ce conte prend son envol dans un cadre champetre parfaitement adapté au récit, qui n'est pas sans rappeler son précédent film ou le classique Mon voisin Totoro, quelque part entre féérie et réalisme. On est presque déçu de devoir quitter ces personnages uniques et attachants, mais l'on peut se rassurer en se disant que l'animation japonaise possede de nouveaux talents qui nous émerveilleront à coup sur à l'avenir. Parfait pour les petits et les grands !
| http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/09/08/les-enfants-loups/ | Les grands noms sont rares dans le milieu du cinéma d’animation, mais Mamoru Hosoda s’est automatiquement placé comme l’héritier du demi-dieu Hayao Miyazaki. Hosoda est un perfectionniste, il suffit de voir le sublime qui se dégage de ses paysages: les arbres, les plantes, les décors deviennent des pièces d’orfèvrerie. C’est dans cette nature, pourtant endémique, que surgit le fantastique. Cette immersion dans le réel visuel lui donne une connotation douce et presque légitime. Les marques de fabrique des oeuvres nippones répondent présentes: Perfectionnisme et Poésie du Merveilleux. Cependant, Hosoda apporte son propre fonctionnement narratif qui diffère de Miyazaki. Si ce dernier choisit d’ouvrir un monde nouveau et fabuleux à son spectateur – que ce soit la tribu de “Princesse Mononoké” au monde parallèle du “Voyage de Chihiro” en passant par le monde sous-marin de “Ponyo sur la Falaise” -, Mamoru Hosoda prend à contre-pied le récit miyazakien. Il ne favorise ni le dépaysement, ni la novation, ni la progression dans ce monde stupéfiant. Chez Hosoda, la narration consiste soit à la transformation du réel par le fantastique (“La Traversée du Temps”, 2007) ou à la progression du fantastique dans le réel (“Summer Wars”, 2010), soit aux moyens mis en place par ses protagonistes pour occulter leur différence (“Les Enfants Loups”, 2012). La différence est pourtant cruciale. Car, en ne s’attardant par sur la féerie, Hosoda crée de véritables psychologie humaine. Il ne ballade pas ses personnages, il les fait vivre. Ils se libèrent de leur caractéristique pictural pour devenir des êtres à part. Par cette prouesse, Hosoda se distingue du film d’animation standard qui empathie constamment de son statut même de film d’animation. L’animation rime dans l’imaginaire collectif avec enfance et ficelles (visibles) mélodramatiques. Le caractère pictural empêche l’identification, et les histoires rocambolesques et absurdes (puisque les enfants sont moins cartésiens) interdisent une quelconque probabilité. Pourtant, on pourrait dire que Hosoda cherche le fantastique: Ame et Yuki ne sont-ils pas mi-loup mi- humain ? Mais, ce n’est pas cette caractéristique qui les définit. Ame sera une petite fille pleine de vie, Yuki un être fragile. Après tout, le film aura pour sujet non pas ces enfants extraordinaires, mais le portrait de cette mère courage (Hana) qui permettra l’épanouissement de cette famille contre vents et marées.
La frontière entre animation et oeuvre filmique se voile également sous le talent de Hosoda. Au delà de la consistance psychologique de ses personnages, Hosoda se place en véritable réalisateur. Il construit ses cadres et ses plans avec les mêmes armes que ses collègues qui travaillent hors de l’animation. Il filme ses corps animés comme s’il voulait nous montrer qu’ils étaient des êtres en chair et en os. Il ne se contraint pas dans sa mise en scène, puisque l’animation permet tout, mais il filme à la manière d’un Casavettes. On pourrait croire qu’il a posé une caméra dans les pièces de la maison d’Hana et qu’il laisse déambuler et vivre, sous nos yeux, des êtres qui sont pourtant la définition même d’imaginaire: car dans une oeuvre filmique (en général) si la psychologie est fictive, le physique lui renvoie toujours à une réalité hors-caméra. Hosoda montre comme un respect envers ses protagonistes qui se laissent approcher. Il utilise aussi des plans surprenants pour l’animation: des plans d’ensemble, des plans dans lesquels les personnages déambulent de dos, ou encore des plans qui cachent leur visage. Il porte un regard sur eux qui leur donne une présence charnelle. Le visage est le maître du cinéma d’animation, c’est le moyen d’excellence pour que le spectateur comprenne l’émotion que le personnage doit faire transparaître. Mais Hosoda préfère à cela la retenue et les détails de la gestuelle, de la voix. Pourtant il s’inscrit dans l’art du manga où la finesse de l’émotion est la moins subtile, il dépasse les lacunes de ses prédécesseurs. Il crée des entités qui acceptent d’être le temps d’une oeuvre les sujets d’un récit qui leur est propre et il donne de l’humanité à ce qui en à le moins.
Les oeuvres d’Hosoda sont singulières dans le monde de l’animation. Il transcende les genres cinématographiques, accouplant la beauté formelle de l’animation, la puissance de la mise en scène et la finesse psychologique des grands observateurs de l’âme humaine.
Les Enfants loups, Ame et Yuki réalisé par Mamoru Hosoda en 2012. *Les points que j'ai appréciés → • L'animation de haute qualité • L'histoire touchante de cette petite famille • Les personnages qui sont bien identifiables par leurs caractères • L'évolution des enfants ainsi que la mère tout au long du film
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Le manque de confrontations humains-loups (enfants loups
*Conclusion → J'ai aimé, c'est beau et poétique. 8/10.
Une poésie enivrante ressort de ce conte de fées merveilleux ou des créatures fantastiques se heurtent à la dureté d'un monde moderne parfois hostile parfois plus accueillant. Le style graphique, plus proche d'une animation 2D à l'ancienne mixée avec des effets 3D, est somptueux. En plus, d'un scénario limpide et passionnant, bien qu'un peu rapide sur certains points spoiler: (la mort du père ou la transformation en loup de Ame) la réalisation de Mamoru Hosoda est très subtile en mettant en valeur des personnages qui sont pourtant souvent noyés dans le cadre, il y a de la matière c'est sur. Outre une chronologie un peu fouillie et une voix-off de Yuki finalement superflue, le film se suit admirablement bien et traite des thématiques profondes. Un film à voir !
Après le baroque Summer Games, Mamuro Hosoda revient avec Les Enfants Loups à une narration plus intimiste, délicate et (dirons certains) moins cliché. A travers ce film, il cherche tout particulièrement à attirer l’attention du spectateur sur deux sujets distincts.
Le réalisateur se penche d’abord sur la vie rurale au Japon, marquée par le dépeuplement et le vieillissement de la population, ce qui n’affecte pourtant pas la solidarité entre les habitants, qui reste forte.
Il s’intéresse aussi à la famille et notamment sur la figure de la mère, figure émouvante prête à tous les sacrifices pour ses enfants et pour cet époux disparu. Les deux enfants – la dynamique Yuki et le plus taciturne Ame, sont naturellement les héros de ce film : on assiste à leur croissance et à l’affirmation de leurs personnalités propres. Ils seront confrontés au choix cornélien entre leur vie de loup et d’humain, avec les tensions et incompréhensions que cela peut susciter. L’occasion pour Hosoda de rappeler que la famille reste essentielle, quels que soient les choix qu’on soit amené à faire au cours de sa vie.
Terminons avec l’animation, qui est irréprochable, confirmant la montée en puissance de la génération Hosoda-Shinkai-Hara, et qui a valu au film de nombreuses récompenses.
Superbe. Ce film est un régal. C’est pratiquement le seul type de film que les japonais (dessin animé) font de bien mais ils le font très bien. C’est une beauté qui mélange les émotions : entre joie, tristesse ou encore souffrance ; ce film est la biographie d’une mère qui au courage élèvera ses enfants dans la difficulté. Peut-être un brin rapide sur la première partie et un brin trop long sur la fin, le rythme comme la musique ou l’animation est pourtant bien maitrisé. Même si quelques détails auraient pu être améliorés, rare sont les films qui touchent le spectateur à ce point.
Joli film certes mais il ne mérite pas tant de critiques élogieuses. Il n'arrive jamais au niveau des chef d'œuvre de Miyazaki, la faute à quelques maladresses dans le scénario et quelques longueurs également il faut l'admettre. Une déception liée certainement aux critiques dithyrambiques...
« Les enfants loups, Ame et Yuki » est tout simplement beau. Peu importe sous quel angle on l’observe, le film de Mamoru Hosada est sublime. Pour commencer avec l’intrigue, il faut d’ores et déjà souligner qu’elle est loin d’être simplette. En effet, lorsqu’Hana rencontre l’homme de sa vie, jamais elle n’aurait pu concevoir que celui-ci était en réalité un loup. De lui, elle aura deux enfants. Mais lorsque le père disparait, la jeune femme n’aura d’autre choix que celui d’assumer son nouveau statut de mère sans aucun soutien. Élever seule deux enfants n’est déjà pas évident, alors imaginez deux enfants qui peuvent se transformer en loups à leur gré ! D’autant plus que les années passant, Ame et Yuki suivent deux voies on ne peut plus opposées, chacun préférant l’un des deux différents aspects de leur identité. En naviguant entre conte fantastique et drame familial, l’épopée de cette mère transmet de fortes valeurs humaines. Comme quoi l’amour maternel est plus fort que tout surtout. C’est ainsi à un magnifique destin de femme auquel se trouve confronté le spectateur, une femme qui ne renonce à rien et qui est prête à tout surmonter pour ses enfants. Tant de courage ne peut qu’émouvoir. Les occasions de verser une larme ne seront pas rares, mais à aucun moment le film ne donne l’impression que c’était le but. Pas de tire-larme inutile donc, l’amour simple et sincère suffit à embarquer émotionnellement n’importe qui aux côtés de Hana, Ame et Yuki. Le film peut également être qualifié de beau du fait de son animation et de son chara-design. « Les enfants loups, Ame et Yuki » dispose d’une identité propre, ne ressemblant à rien de connu. Les personnages sont fins, croqués avec un soin marqué. Les transformations en loups sont elles aussi de qualité, tout comme les rares scènes d’action. Une animation divine pour un propos sublime. Bref, c’est un régal pour l’esprit, pour le cœur comme pour les yeux. C’est un énorme coup de cœur, un film magnifique comme j’aimerais en voir plus souvent.
L'animation japonaise est très bien réalisé, l'histoire reste banal, les personnages sont tout de même attachant. Sympathique à voir. Légèrement sur-noté je pense.
Poétique, beau, touchant, triste et profond Les Enfants Loups, Ame & Yuki est une œuvre étonnante aussi bien visuellement que dans son discours ; le récit souffre parfois de quelques longueurs mais parvient tout de même à nous maintenir dans un degré d'émotion intense et à émouvoir autant qu'il émerveille...
Un véritable bijou d'animation japonaise que voici. Touchant, vraiment beau, avec un sens et un discours proche mais plus réaliste que le studio Ghibli. Les dessins sont magnifiques, les personnages touchant, sans compter une histoire où tout se cache sous une certaine peur. La peur de ce que les autres vont penser en fin de compte. Certainement que certains réagiront mal, car ils sont inconnus à cette découverte! Je recommande fortement cet animé profond sur une vie autre, différente, marginalisée.
Vive l'animation japonaise ! Sur le fond cette relation zoophile est extrêmement bizarre mais les créatifs japonais sont souvent assez pervers. Hormis se précédent point qui passera sûrement inaperçu je dirais que c'est un excellent film d'animation japonaise , sur tous les plans : musique, graphismes etc ! Les enfants sont trop kawaii quand ils sont transformés mais je n'en dirais pas plus :) bravo pour ce bel ouvrage !