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Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mars 2013
Partie au Kenya pour découvrir les plaisirs du tourisme sexuel, une Autrichienne, quinquagénaire rondouillarde, accumule les déceptions. Ambiance glauque à souhait. Les Noirs qui proposent leurs charmes sont aussi antipathiques que leurs clientes blanches. Il y a quelques beaux plans, comme ces vendeurs de bibelots et de sexe alignés sur la plage, et formant une sorte de barrière vivante entre l'hôlel et la mer. Ou encore la rangée interminable de vacanciers sur leurs chaises longues, immobiles comme des cadavres. Le cinéaste connaît bien son sujet, emploie avec brio sa caméra. Néanmoins, le voyeurisme revendiqué devient pesant à la longue. "Paradis Amour" a obtenu le prix du meilleur film autrichien de l'année, ce qui donne une petite idée du niveau des autres films en compétition.
Un sujet super original et un film très bien ficelé, je trouve. La brochette d'actrices est extra, pathétiques, futiles, seules et méchantes à la fois. Des dialogues parfaits, ou comment débiter des atrocités sur le ton du babillage... Des scènes assez insoutenables, pour autant elles servent tout à fait le propos. Je suis très curieuse des deux autres opus de la trilogie !
un film sale à éviter. L'histoire d'une triste réalité était pourtant intéressante : le tourisme sexuel en Afrique avec des mamis européennes venant passer leurs vacances dans des hôtels clubs. Ces femmes seules à la recherche désespérée de l'amour, et qui au final ne font que se payer les "services" de ces africains (qu'elles traitent de "nègres" au passage) en quête d'argent et qui sont bien souvent pères et mariés. Mais ou a voulu en venir le réalisateur avec cette manière très spéciale de tourner ce film ? Les innombrables scènes de sexe sont niaises, sales, répugnantes, à vomir, qui provoquent un énorme sentiment de mal-être et de dégoût. Presque un sentiment de honte de suivre cette histoire avec d'autres inconnus dans la même salle. Les critiques des médias sont quasi unanimes sur ce film, on se demande bien pourquoi ? Pour ceux qui s'y risquent, il vaut mieux partir avant la fin afin d'éviter la scène de l'orgie d'une dégueulasserie navrante, avec ce pauvre africain qui sert d'objet d'humiliation à ces vieilles dames !!! Si encore il y avait eu quelques beaux paysages du Kenya pour justifier le déplacement, non rien, juste une plage, une chambre et des bidonvilles sales... La seule chose positive que je peux trouver au film (je le reconnais) est le jeu d'actrice de la comédienne principale. Je ne trouve pas qu'elle joue bien, mais son jeu est tellement proche de celui d'une femme filmée dans son quotidien dans un documentaire ARTE, que c'est en ça qu'elle a du mérite !
Deux pauvretés qui s'entrechoquent, essaient de se séduire et se détruisent mutuellement. Pauvreté affective et sexuelle et misère du quotidien. On en sort pantelants, choqués mais touchés. Un très beau jeu d'actrice, cru et vrai et des images qui restent . N'ayez pas peur de cette réalité. Un conseil: allez le voir
J'ai passé trois ans de ma vie au Kenya, puis trois ans au Sénégal. Deux pays qui ont en commun la réputation d'accueillir des femmes blanches d'âge mur à la recherche d'amours exotiques avec de jeunes Africains. Bref, j'aurais eu vingt ans de plus et un autre sexe, on aurait pu légitimement s'interroger sur les ressorts cachés de mes affectations successives.
"Paradis : amour" raconte les (més)aventures d'une Autrichienne quinquagénaire qui, à l'occasion d'un séjour touristique sur les plages de Mombasa croit redécouvrir les plaisirs de la chair dans les bras de quelques éphèbes noirs. Au début du film, on découvre Teresa chez elle en Autriche : dans son travail auprès d'handicapés, à son domicile, dans un HLM sans âme, où elle tente vainement de dialoguer avec sa fille, déjà obèse, plus intéressée par son téléphone portable que par le départ en vacances de sa mère. Puis soudain, la voici sous l'équateur, au bord de l'Océan Indien, dans un hôtel semblable à ceux où nous passions nos week-ends au bord de l'Océan indien. Le contraste entre les deux univers est frappant. La chaleur du soleil invite à l'abandon. Les corps se dénudent sous les regards indéchiffrables des vendeurs de coquillages, maintenus à distance des touristes par une ficelle qui divise la plage en deux. Quelques amies, arrivées avant Teresa, la mettent au parfum. Ici, les Nègres sont gentils et doux ; ils voient la beauté de ton âme et pas la déformation de ton corps ; et ils baisent divinement à condition de contribuer aux frais de scolarité de leurs neveux. Teresa se laissera tenter, aura une première expérience décevante, puis une autre plus réussie. L'amour naîtra. Mais bientôt la réalité de ces relations-là la rattrapera.
Laurent Cantet - que n'avait pas encore auréolée sa Palme d'or - traitait avec beaucoup de subtilité ce sujet dans "Vers le Sud". L'approche de Ulrich Seidl est beaucoup plus trash. Elle n'en est pas moins efficace. Le film interdit aux moins de 16 ans montre des corps nus : ceux de ces femmes blanches aux seins trop lourds et aux hanches épaisses, ceux de ces hommes noirs si lisses et si jeunes. Dans une des scènes les plus émouvantes du film, Teresa prend en cachette une photo du corps nu de son amant endormi. Le film se termine par une scène magistrale, à la limite de l'insoutenable. Et pourtant terriblement juste.
S'il y a bien un film que je m'attendais à ne pas aimer, c'est bien celui-là. Une certaine froideur, un sujet désagréable, un réalisateur autrichien, le mot Amour dans le titre : mon esprit sentait l'ombre maléfique du grand faiseur prétentieux et doublement palmé s'allonger sur le film.
En réalité, et c'est ce que je vais essayer de démontrer, l'approche de Seidl est à l'opposé de celle de Hanaeke, app................. la suite ici : http://0z.fr/zzI39
"Paradis : Amour" a beau être une belle réussite technique et esthétique, portée par une interprétation brillante (Margarete Tiesel, énorme, sans jeu de mots), il y a dans ce film quelque chose de profondément dérangeant qui lui fait perdre de sa valeur. Et ce n'est pas la faute du sujet abordé, aussi sordide soit-il. Au contraire, le tourisme sexuel pris d'un point de vue féminin, c'est assez prometteur et assez novateur au cinéma (à la télé, par contre, on ne compte plus les pseudo reportages voyeurs et cyniques sur les sugar mamas). Le problème, c'est que Seidl s'en fout. La relation homme/femme lui importe peu, c'est la relation Nord/Sud qui l'obsède et l'exploitation du second par le premier. Et c'est là que le film devient franchement dérangeant et désagréable, dans la façon dont le sujet est traité, dans la complaisance malsaine dont l'auteur fait montre et dans sa manière brutale et voyeuriste de dénoncer en forçant le trait. Exemple : il y a déjà une dose non négligeable de racisme induite dans toute forme de tourisme sexuel, est-ce vraiment nécessaire d'en rajouter en parsemant les dialogues de moqueries ou de remarques désobligeantes à l'encontre des Africains ? Seidl tombe dans le piège de ce qu'il est sensé dénoncer : il accumule les scènes gratuites (l'orgie finale, longue, pesante, plombée) tout en affirmant que tout à un prix, que tout n'est que marchandise (la recherche d'affection, les rapports humains...). C'est ce qu'il parvenait déjà à démontrer d'une manière beaucoup plus brillante dans son film précédent, "Import/Export", film également extrêmement craspec à bien des égards. "Paradis : Amour" n'en est qu'une redite fort peu subtile. A force de marteler son discours misanthrope et de s'aventurer dans les limites du glauque, Seidl finit par dégoûter le spectateur. Pourtant, on dira ce qu'on voudra mais afficher avec une telle limpidité la détestation et le mépris qu'on porte à ses contemporains, ça force quand même le respect et l'admiration. Schön, Herr Seidl.
Quand je lis les critiques négatives (professionnelles ou de spectateurs) je me rends compte que ces gens n'ont rien compris au film. Ils détestent le film car ils détestent le sujet. Mais le tourisme sexuel existe et c'est justement la grande réussite de ce film de le montrer tel quel. Si ce film les dérange tant c'est bien qu'il est réussi et transcrit si parfaitement cette réalité. Bien sur nous ne connaissons pas tous des femmes qui pratiquent le tourisme sexuel mais je peux vous assurer que ce qui est dit et filmé est fidèle a la réalité. Le réalisateur ne prend pas parti et c'est tout a son honneur. Quand a ceux qui n'enlèvent leurs ornières que pour lire La Croix ou aller a la messe : ce film n'est pas pour vous !
Une image impeccable, une esthétique millimétrée, une mise en scène contemplative, cela pourrait être un bon film si le traitement du sujet n'était pas si malsain, glauque et abject. Soulignons tout de même la performance des acteurs qui ont du jouer des scènes très difficiles. J'avais l'impression de voir un Lars von Trier raté. On dirait que le réalisateur déteste ses personnages et nous dégoûte des corps nus, spoiler: de la sexualité et de ces pauvres quinquagénaires en mal d'amour et de ces africains en mal d'argent.
Heureusement qu'il reste des films comme celui-ci, sans chichis ni rien d'inutile, francs, pleins d'énergie, qui attaquent le vernis avec une lame tranchante. Avec un grand réalisme (et pour cause, le tournage a eu lieu aux endroits concernés, et implique les hommes concernés), le film montre tout le caractère odieux et cruel de la situation, sans jamais être lourd. Le film est aussi cru que l'est la réalité. On est mal à l'aise, mais parce qu'on est face à quelque chose de très juste. Autre bon point : des acteurs non-professionnels, qui sont toujours les meilleurs (puisque ceux qui sont "pros" et grassement payés sont si mauvais).
Voilà un film terrible. Sans doute le plus dérangeant de ce début d'année. Paradis : amour, en sélection officielle à Cannes l'an passé, aurait même failli chiper la palme à l'autre film français (pardon autrichien...). Ulrich Seidl y va franco, rien ne nous est épargné. Son film est sec et froid (pas de musique), sa mise en scène est minimaliste mais parfaitement maîtrisée. On pense bien sûr au film de Laurent Cantet Vers le sud (beaucoup plus idyllique que celui-ci même si plus dramatique), très proche dans le thème... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-paradis-amour-114550516.html
Film affligeant, pénible, long et répétitif. Humiliation et soumission des esclaves sexuels; bêtise et imbecillité de ces femmes qui ne sont venues en Afrique que pour se payer du black. Film sordide, comme le sujet, et inintéressant.
On sent que le réalisateur n'aime pas ses personnages, qu'il juge Teresa et ses actes et qu'il regarde tout ça en surplomb sournois par rapport à eux (à la différence d'un Larry Clark). U. Seidl prétend condamner le passé colonial et le racisme or il fait exactement ce qu'il dénonce en filmant le jeune prostitué Kenyan paumé, à qui les femmes demandent d'avoir une érection. Le malheureux gars devient objet pour une expérience de cinéma d'U. Seidl par son regard et sans doute sa misanthropie. Un commentaire sur ce site dit du film "et en plus on se rince l'oeil !". Je rajouterais l'interrogation de Jacques Mandelbaum dans Le Monde "Pourquoi l'art autrichien, du moins dans ses manifestations les plus significatives, entretient-il de si longue date une telle fascination pour l'abjection ?" (...) "actrice principale offrant, avec une impressionnante abnégation, sa nudité en pâture durant une bonne partie des deux heures que dure le film." Quand on sait que le prochain film "Paradis : Espoir" sera avec des obèses et que souvent derrière l'obesité se cache une haine de soi ou un manque d'estime... on se dit que ça promet question abnegation...
Un film remarquable. Le scénario est bien pensé, on n'est pas dans le pseudo documentaire et pour autant on suit parfaitement l'histoire principale. Par ailleurs les symboles, les caricatures sont aussi présentes pour nous faire réfléchir, nous faire rire. On en ressort un peu différent. Quant à l'interprétation, Margarete Tiesel est magistrale dans un rôle difficile. Elle joue tellement bien qu'on croirait qu'il s'agit de sa vie. On la suit, on la comprend, on l'aime, on la déteste. Le personnage peut suscite la critique, et tant mieux, on est entre le rire et la critique. On passe un bon moment et on prend une bonne leçon. Et en plus on se rince l’œil ! A voir absolument !