Her
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mars 2014
Il aura fallu 5 ans pour que Spike Jonke revienne sur le grand écran avec son film HER une oeuvre qui se démarque des autres, à la fois émouvant, drôle, touchant, poétique et mélancolique. Tous ces mots ne suffisent à pas décrire ce film. Un film tout simplement magique entre un homme et une femme...ou plutôt un homme et un programme informatique doté d'une intelligence artificielle ultra perfectionnée, nommé Samantha! J'attendais beaucoup de ce film et globalement il a remplit ça tâche. C'est ce genre de film que vous ne voyez que trop peu au cinéma ce genre de film qui vous fait évadé pendant 2h . Un film universelle qui porte plusieurs messages , un film qui parle d'amour de solitude de tristesse, un film poétique.
Spike Jonze signe sont premier scénario original qui à reçu dernièrement l'oscar du meilleur scénario, il nous présente un Joaquin Phoenix possédé par son rôle du personnage de Theodore , un homme envahit par la solitude. Cet acteur m'épate de film en film, dommage qu'on ne le voit que trop peu au cinéma , c'est sans doute l'un des meilleurs rôles de sa carrière avec Gladiator et La Nuit nous Appartiens. Le reste du casting est plutôt bon à noté la très bonne performance de Scarlett Johansson rien qu'avec cette voie terriblement sexy et attirante.
L'histoire en elle n'est pas original, c'est la manière dont-il aborde le film que Spike Jonke nous émerveille de par ça qualité de réalisateur. J'ai noté quelques points négatifs d'ou mon 4/5 et non pas 5/5 comme pas mal de personnes , j'ai ressentis par moment quelques longueurs et malheureusement malgré de bonne musques qui s'accorde bien avec les scènes, la BO ne m'a pas franchement marquer. Et la fin est quelque peu prévisible pour ma part mais globalement Her est une réussite de par la réalisation et l'écriture de spike Jonze qui nous présent une société finalement pas si éloigné que la notre ou la technologie domine. Beaucoup parle de Spike Jonze comme un visionnaire je suis assez d'accord sur certains points!
Si le film est par moment touchant c'est grâce à l'incroyable performance de Joaquin Phoenix.
Her est une oeuvre qui se démarque des autres films comme l'a pu faire The Grand Budapest Hotel malgré que les deux films soient totalement différents ils ont ce point en commun qui est de nous rappeler à quel point le cinéma peut nous émerveiller!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2014
Celui-là je suis allé le voir avec Siri. Je te raconte pas les patins qu'on s'est roulé en sortant du ciné.
spoiler: Quand c'est pas Umberto Tozzi, qui dit "Ti amo", les italiens disent "ti voglio bene" - Je te veux du bien - pour dire je t'aime. Les italiens (sauf deux trois grincheux) ont tout compris au film
Windows va prendre cher ce soir.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2014
Nouveau film du rare Spike Jonze, son quatrième depuis le génial "Dans la peau de John Malkovich" en 1999, "Her" se déroule dans un futur proche où l'on suit Théodore, inconsolable après une rupture difficile, qui va se rapprocher d'un système informatique d'intelligence artificielle nommé Samantha avec qui il peut dialoguer. Et peu à peu, une dépendance réciproque va se créer entre eux. Partant d'une idée plutôt originale, l'écriture est de très bonne qualité, que ce soit au niveau du scénario, des personnages ou des dialogues. Spike Jonze prend le temps de mettre en place son histoire et de nous présenter ses personnages. On a aucun mal à s'attacher à celui de Théodore, sur lequel le film est axé. D'abord pris dans une certaine tristesse et la morosité, il va peu à peu trouver le bonheur et la joie de vivre avec Samantha. Tout comme cette dernière, qui va peu à peu s'attacher à Théodore. Les liens entre les deux "personnages" sont bien étudiés, montrant la prise de contact, l'affection, les différences, les doutes, le regard des autres ou encore le problème physique auquel ils doivent faire face. Jonze n'oublie pas non plus les touches de sensibilité et d'humour. On appréciera aussi la belle et élégante mise en scène de Spike Jonze, ainsi que sa méticuleuse et magnifique vision du futur, à la fois réaliste et intemporel. La photographie est impeccable, tout comme certains plans qui se révèlent superbe, que ce soit par rapport aux paysages et/ou aux personnages. Les interprétations sont excellentes et notamment Joaquin Phoenix, sur qui le film tient. Il rentre parfaitement dans la peau de son personnage, sensible, intelligent et réservé. Si à la base, c'était Samantha Morton qui assurait la voix de l'intelligence artificielle, on ne peut que remarquer la clairvoyance de Jonze en choisissant Scarlett Johansson pour réenregistrer la voix après le tournage. Son timbre retranscrit parfaitement les "sentiments" du programme informatique, sachant être sensuelle ou mélancolique quand il le faut. Si on peut regretter un léger manque d'ambitions, notamment sur la fin, il n'y a rien qui nous empêche de pleinement apprécier "Her". Ayant déjà récolté les lauriers de la presse, ainsi que de diverses compétitions, "Her" est à la hauteur de sa réputation. Finalement c'est une belle romance que nous livre Spike Jonze, un film émouvant, drôle, léger, intelligent, mélancolique et inventif.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2015
Spike Jonze nous projette dans un futur peut-être pas si lointain pour nous alerter sur ce que vont devenir les rapports humains si nous continuons à laisser la technologie dicter nos comportements. Durant le prologue les déambulations urbaines de Theodore (Joaquin Phoenix), de son travail à son domicile illustrent de la plus belle des manières à quel point la technologie peut asservir l'homme qui désormais n'éprouve plus le besoin de communiquer autrement que par média interposé. Spike Jonze à qui l'on doit le plus que déroutant "Dans la peau de John Malkovich" peut sembler à côté de la plaque mais ce que l'on observe dans les rues de nos villes actuellement devrait plutôt inciter à la réserve ceux qui voudraient moquer le cinéaste iconoclaste. Theodore qui est lui-même écrivain pour un site chargé de rédiger de belles lettres permettant à chacun d’exprimer de manière chatoyante ses sentiments va avoir recours à un nouveau système d’exploitation baptisé OS1 qui va lui permettre de construire via une voix synthétique très perfectionnée une relation sentimentale dénuée de toutes les petites aspérités de la vie quotidienne qui parfois empoisonnent la vie mais qui font aussi le sel d’une union devant évoluer avec le temps. Avec OS1 pas de surprise, l’ordinateur tellement parfait répond à vos moindres sollicitations adaptant les réactions de Samantha (le nom choisi par ses soins) à vos besoins qu’il aura soigneusement enregistrés lors de l’entretien d’initialisation du logiciel. Theodore qui se croit un pionnier va vivre l’extase tombant amoureux fou de Samantha qui n’est en réalité que le reflet de lui-même. Bercé par la douce mélopée de la voix chaleureuse et sensuelle de Samantha interprétée par Scarlett Johansson, Theodore finit même par en oublier l’origine artificielle de celle-ci. Coupé complètement du monde extérieur, drogué à une relation aux contours plus que narcissiques, Theodore est en apesanteur. Le réveil n’en sera que plus douloureux quand Samantha qui n’a jamais été autre chose qu’un ordinateur lui avouera qu’elle traite simultanément plus de 8000 relations du même type. Dès lors il faudra bien que Theodore en compagnie de sa voisine Amy (Amy Adams) ayant fait elle aussi la douloureuse expérience d’OS1 retrouve le chemin de la relation charnelle avec ses joies et ses tourments. La démonstration de Spike Jonze fait froid dans le dos car contrairement à des romans d’anticipation dystopiques comme « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley ou « 1984 » de George Orwell , « Her » nous parait presque contemporain. Pour renforcer la sensation d’isolement de l’individu parmi ses semblables, Jonze a choisi une imagerie très new age qui pourra en rebuter certains, tout comme la musique vaporeuse d’Arcade Fire qui renforce le goût aseptisé de la vie qui nous attend si nous n’y prenons garde. Au final Jonze n’a peut-être jamais été aussi réaliste qu’avec « Her » où Joaquin Phoenix offre une nouvelle démonstration de son talent si particulier mélange de bonhommie rassurante et de violence contenue.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2014
C’est un véritable coup de génie que d’avoir su, en un seul film, stigmatiser et analyser avec autant de profondeur les thématiques à priori contradictoires que sont les sentiments amoureux à leur état brut et la place que peuvent prendre les technologies numériques dans la société moderne. L’idée qui a jaillit de l’esprit de Spike Jonze d’imaginer comment, dans un futur pas si lointain, un système d’exploitation puisse se développer une sensibilité si proche de l’humanité qu’elle parvienne à entamer une relation amoureuse avec un utilisateur fait plus que lancer un concept novateur, elle est propice à des interrogations philosophiques intéressantes sur les limites que peuvent rencontrer l’esprit humain et l’intelligence artificielle. L’univers futuriste dans lequel évolue le personnage de Joaquim Phœnix est en soi un mélange étonnant, et source de pointes d’humour surprenantes, entre une imagerie emplie d'un profond sentiment de nostalgie et une technologie parfaitement crédible. Le romantisme qui conditionne la relation entre cet homme qui se remet difficilement de son divorce et son logiciel d’exploitation (que la voix de Scarlett Johansson contribue à rendre sensuelle et désirable) est, de tous ces éléments, le plus surprenant tant il réussit à faire de ce scénario épatant une œuvre extrêmement poignante malgré ses quelques longueurs. Sur un plan technique, c'est ce défi réussi de réussir à filmer un personnage qui n'a pas de corps physique (en fait une actrice absente, l'exact opposé du problème de l'acteur omniprésent de Dans la peu de John Malkovitch) qui rend le travail Spike Jonze une nouvelle fois remarquable.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2015
Le thème aurait convenu à une nouvelle ou à un court métrage enlevé, mais le réalisateur a délayé la sauce pour remplir une heure quarante, de sorte que ce film est terriblement répétitif, prévisible et ennuyeux. Aucune idée, aucun rebondissement original ne vient rompre cet ennui et cette succession de bavardages parfois prétentieux, toujours creux. Là où il aurait fallu de l'humour, du rythme, de la fantaisie, nous n'avons qu'une succession de niaiseries. De plus, Joaquin Phoenix traîne en permanence un air de chien battu et ses (rares) relations avec des êtres en chair et en os évoquent davantage des scènes de sitcom que des tranches de vie. Le seul mystère, c'est le relatif succès médiatique de ce navet...
bou77
bou77

146 abonnés 597 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2014
Il faudrait vraiment être difficile pour ne pas reconnaître les qualités de ce film dont le scénario a été oscarisé en 2014. Le pitch : dans un avenir proche, un homme séparé et dépressif tombe amoureux d'une voix, celle d'un OS. Et c'est donc une histoire d'amour qui débute entre Théodore (Joaquin Phoenix), un écrivain complexe et Samantha (Scarlett Johansson) la douce voix en question. Ce qui est super dans ce film, c'est qu'on a l'impression qu'une telle relation pourrait se produire dans le futur et donc on peut se projeter dans le type de société que nous aurons demain. Plusieurs aspects sont évoqués dans le film comme la réaction des autres face à cette étrangeté et comment s'aimer sans se toucher. Le film pose également la question de la solitude des hommes malgré tous les moyens de communications et les avancés technologiques. Les dialogues sont très bien écrit et on s'attache très vite aux personnages, même si on ne sait pas trop où l'on va. Bien sûr, il faut souligner l'incroyable prestation de Joaquin Phoenix et de Scarlett Johansson qui n'ont plus rien à prouver depuis longtemps. Par contre, un petit regret : la durée du film est sans doute excessive. En résumé, "Her" est un film a voir pour son côté universel, futuriste, poétique et parce que ça change de tout ce que l'on peut voir ces derniers temps au cinéma.
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2014
Avec Her, Spike Jonze nous offre l'amour dans toute sa beauté. Joaquim Phoenix dans le rôle-titre, saisissant en amoureux transi, un peu ignorant mais impressionnant, envoûté par la voix majestueuse de Scarlett Johansson. Telle est cette vision futuriste linéaire, qui ne souffre jamais de pertes de rythmes ni de dialogues dignes d'un bêtisier. L'art de filmer de Jonze se baigne dans la nostalgie de son personnage. Cette joie (partagée par toute la communauté de cinéphiles) de voir (enfin!) du vrai cinéma, sensible, universelle, et tout simplement... réussi, délivrant en même temps la clé à la solitude, est subliment touchant. Et n'oublions pas Rooney Mara et Amy Adams qui réussissent la (pas si simple) pari d'être des seconds rôles... Le romantisme du septième art au sommet!
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 avril 2015
Le pitch semblait séduisant, d’autant plus séduisant que "Her" a remporté l’Oscar 2014 du meilleur scénario. Pourtant l’affiche n’est pas des plus avenantes, ce qui peut provoquer une certaine hésitation quant au visionnage de ce film, à mon grand étonnement en course pour l’Oscar du meilleur film. Les premières minutes ont d’entrée une teinte mélodramatique, amenant une première surprise : nous sommes en fait emmenés dans la profession du personnage principal campé par Joaquin Phoenix. On espère alors quitter cet aspect mélodramatique, mais le fait est que non. Du coup, je me suis ennuyé ferme et j'ai trouvé le film assez insupportable à regarder. Le sujet est pourtant d’actualité : Théodore, récemment séparé et en instance de divorce, se réfugie dans le monde du tout-connecté, à l’instar de son travail. Il s’ensuit l’adoption d’une compagne purement virtuelle à la voix délicieusement suave, dotée d’une notion qui est de plus en plus exploitée par le grand écran : l'intelligence artificielle. Cette entité, créée de toute pièce selon la personnalité de celui qui fait la demande de ce système d’exploitation, est nimbée de mystères comme toute chose impalpable. Et c’est là que réside le message de ce film : en plus de l’addiction au tout-connecté en créant des besoins là où il n’y en a pas, on renforce cette addiction par le biais d’une entité qui répond trait pour trait à la personnalité de la personne qui en bénéficie, provoquant des sentiments envers ce qu’on croit être notre parfait alter ego, jusqu’à en perdre totalement le sens des réalités et à croire que cette situation est des plus normales. La preuve en est, Théodore en parle avec sa future ex-femme, ce qui a le don de la mettre très en colère et de lui faire tenir des propos très durs vis-à-vis de lui. A l’image de Théodore, une réflexion s’impose, mais elle a du mal à faire son chemin pour celui qui est englué dans la jungle numérique. Aussi Joaquin Phoenix joue à merveille ce personnage totalement perdu et tourmenté par la séparation, ce personnage dont la sensiblerie à fleur de peau lui vaut l’admiration de son patron dans son travail, mais dont la solitude ne lui convient guère alors qu'il ne fait pas grand chose pour la rompre en ne sortant pas, en s'habillant presque toujours de la même façon, et en évitant le plus possible tout lien avec le monde extérieur bien réel, si ce n'est de se réfugier dans les facilités qu'offrent les connections numériques afin de garder de la distance avec ce qu'il juge être néfaste pour lui. Le sujet est d’actualité, et je crains qu’il ne le soit toujours encore un peu plus avec cette interminable course à l’échalote avec la technologie. Malheureusement, je n’ai pas du tout aimé la façon dont cela a été traité. Certes, le sujet a été plutôt bien décortiqué, porté par une musique qui apporte son lot de spleen (nominée aux Oscars), mais j’aurais aimé peut-être plus de fraîcheur, plus de légèreté, plus d’humour, plus de rythme, et non pas cette sempiternelle mélo-dramaturgie avec laquelle le sujet a été traité, ce qui fait que j’ai regardé la montre assez régulièrement. Pour ma part, "Her" est un film très largement surestimé, bien que je le considère comme un bon moyen de sensibilisation aux effets addictifs du monde numérique car ces derniers privent peu à peu l’être humain de sa substance.
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mars 2014
Le (très peu prolifique) cinéaste du (pour beaucoup) "culte" "Dans la peau de John Malkovich" est peu inspiré avec ce "Her". Le départ peut séduire (dans une mégapole, et dans quelques années seulement, Theodore fait ses gammes côté sentiments, tombant rapidement amoureux d'une.... voix - celle de Scarlett Johansson), mais le héros est plus niais que romantique (Joaquin Phoenix aux manettes), et le metteur en scène, Spike Jonze, également scénariste (comme toujours), peine aux développements (pourtant curieusement récompensé aux Oscars sur sa deuxième casquette, l'écriture). Les images sont réussies (L.A, de jour et de nuit, est magnifique, et.. inquiétante, la montagne hivernale superbe), et l'esthétique en général soignée, mais on s'ennuie dans cette affaire d'amour numérique. Sans remède.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2014
J'attendais beaucoup ce film pour son thème, son réalisateur, son beau casting… Forcément je suis un peu déçu, le film n'a pas autant marqué qu'il aurait pu/dû et ceci pour plusieurs raisons.

Si j'aime beaucoup les décors (ça part toujours mal lorsque l'on se sent obligé de parler des décors), les costumes qui aident vraiment à créer cette atmosphère à la fois futuriste, tout en étant actuelle et un peu passée. L'histoire est atemporelle. Tombe amoureux de quelqu'un qui n'existe pas. C'est un peu comme regarder un vieux films avec tous les acteurs qui sont morts et tomber amoureux de l'actrice principale, de son charme, de sa beauté, de son attitude… D'ailleurs dans le film une scène fait directement écho à ça, avec le cinéma on peut faire revivre des gens morts comme s'ils étaient encore là et jeune. Sauf qu'en fait non. Ils sont morts, il ne reste plus que leur image.

J'y vois un peu ce que je veux, mais la métaphore filée du cinéma me semble on ne peut plus logique… et ça reste un peu plus novateur que cette vielle obsession de la SF (sans que l'idée soit mauvaise, loin de là).

Le film possède de belles scènes, accompagnées parfois de belles musiques qui ont une raison scénaristique pour venir se rajouter à l'image. C'est sympa. Mais ça ne m'a jamais totalement emporté, sans doute parce que le côté "OS", ça passe difficilement, j'ai du mal à concevoir et puis je me pose quand même la question du pourquoi (à la laquelle le film ne répondra heureusement pas) et du coup je trouve ça très intrusif dans la vie privée, ce genre de choses. Je me doute bien que ce n'est pas le sujet du film, mais le fait qu'à aucun moment les personnages ne le mettent en question me gène.

Les seuls reproches fait à l'OS viennent du fait qu'une relation ne serait pas une vraie relation (ce que je peux comprendre).

D'un côté se centrer uniquement sur l'histoire d'amour c'est bien (bien que l'issue soit prévisible dès le départ et vu que j'ai vu Adaptation. du même réalisateur avant-hier ça n'aide en rien à la trouver belle), mais de l'autre il manque un truc, parce qu'une relation avec un OS c'est fade. Et je pensais que justement Spike Jonze arriverait à ôter tout glauque du truc, il y arrive, mais seulement en partie. Du coup je suis mitigé.

J'ai passé un bon moment, mais il me manque un truc pour adorer, truc qu'il y avait dans les autres films de Jonze et à mon avis c'est au niveau de l'écriture que ça pêche un peu, c'est un peu long sur la fin.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2014
Joaquin Phoenix tombe amoureux de son ordinateur, ou est-ce d'une voix, d'une idée, d'un concept, d'un rêve, d'un avenir meilleur, de ce qui n'est plus et aurait pu être.......Qu'importe ! L'image est figée, le film d'une lenteur confondante, le monde virtuel omniprésent. Le tout, malgré les efforts louables de Phoenix, est d'un ennui mortel.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2014
Une pu**** d'expérience ! Voilà un film qui sort vraiment de l'ordinaire et qui fait réfléchir. Je ne vais pas développer toutes mes idées sur l'histoire mais je peux dire que le film invite au débat. C'est intéressant et j'ai trouvé la trame très cohérente du début jusqu'à la fin. Un futur différent de ce qu'on a l'habitude de voir et pour le coup ça me parait plus réaliste. Dans le même genre, ça m'a fait penser à Robot & Frank. Niveau casting, j'ai trouvé Joaquin Phoenix très convaincant. Bravo Mr Spike Jonze.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2015
Ayant vécu en ermite pendant toute l'année 2014, j'ai un sérieux retard à rattraper en terme de film à voir. Je me rend donc tout naturellement sur Allociné pour y découvrir la liste des meilleurs films de 2014, en haut de la quelle trône fièrement la petite tronche tristounette d'un Joaquim Phoenix à moustache. Bien entendu, j'avais déjà entendu parler de ce film. Principalement en bien. Il était donc logique que je commence ma cure du cinéma de 2014 par "Her".

La première chose qui m'a séduit dans "Her", c'est son univers. Un futur proche, parfaitement crédible, ou les liens sociaux sont devenus quasi-inexistants. Tout le monde marche tête baissé dans la rue, en blablatant avec son smartphone. Ici, pas de voiture volante, pas de tricots de peau en polystyrène expansé ni de porte qui s'ouvre en faisant "Pchiiiit". Et surtout, pas d'intelligence artificielle qui finit par vouloir anéantir la race humaine. Le monde ressemble à une énorme pub Apple, de même que la mise en scène de certains plans, avec cette lumière matinale blanchâtre et épuré. Bref, cet univers me semble parfaitement crédible. Sans doute est-ce la manière dont nous vivrons dans 15 ans.

L'autre truc cool dans "Her", c'est son concept. Un homme qui tombe amoureux d'une IA. En voilà une bonne idée. D'autant que le sujet est extrêmement bien traité. Peut on aimer sans sexe, sans se voir, sans se ressembler ? Seul le regard des autres manque de réalisme à mon gout. Pour moi, souffrir de solitude au point de tomber amoureux d'une machine est finalement assez pathétique. C'est du même niveau que ces japonais qui vivent des histoires d'amour fictive avec des héroïnes de manga. Mais dans le film, les gens réagissent comme si il s'agissait d'une bonne nouvelle : "C'est cool, que t'es trouvé quelqu'un, mec !". Sans doute que cette société est tellement déshumanisé que ce genre de relation apparaît comme normale.

L'idée est bonne, il en va de même de la réalisation ainsi que de Joaquim Phoenix, impeccable avec sa petite moustache et ses chemises à la Antoine de Maximy. Mais je trouve que la trame scénaristique est finalement assez attendu. C'est grosso-modo les mêmes codes qu'un film d'amour traditionnelle. La rencontre, le bonheur, les doutes, les larmes, etc... C'est un genre, que je n'affectionne pas particulièrement et qui a tendance à m'agacer. Du coup les scènes ou Joaquim Phoenix est heureux sur fond de Piano et celle ou il chiale sur fond de violon ne m'ont pas convaincu de par leur originalité. C'est dommage, car avec un tel sujet, Spike Jonze aurait pu faire quelques chose de plus inattendu.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 mars 2014
Une purge... le film est interminable, dénué de péripétie, rempli de propos d'autoanalyse psychologique et surtout le personnage principal n'est pas crédible dans son apathie... La seul intérêt est dans l'ambiance d'anticipation : la start-up où travaille le personnage principal, les jeux vidéo immersifs. Un film malheureusement surestimé.
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