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Un visiteur
3,5
Publiée le 13 février 2014
Superbe film qui est très émouvant. On a ici, une mère qui doit choisir entre l'amour de sa vie et le bien être de sa fille. Ce film borde un beau sujet peu explorer avec finesse et grandeur. Tout cela dans un paysage ou la violence est omniprésente (et oui, bienvenue au Texas).
Les Amants du Texas est bien mais malheureusement longuer à mon gout en tout cas, le trio Rooney Mara/Casey Affleck/Ben Foster est impeccable, la bande son est très, très bonne, le scénario est bon mais il est doté de pas mal de longueur, dans l'ensemble ça reste bon mais voilà y'a trop de longueur.
Le prestigieux cinéma contemplatif de Terrence Malick semble faire des émules. C’est en tous les cas ce qui ressort du travail de David Lowery sur les amants du Texas, film lyrique pour le moins déconstruit, et ce malgré une très belle photographie. Le mythe de Bonnie & Clyde y est sans doute aussi pour quelque chose dans le processus de création de David Lowery, signant là un film indispensable lors de la projection de sa bande annonce puis finalement à oublier dès la fin de la découverte. Pour parler franchement, les amants du Texas est un film inutile, une œuvre élitiste qui use et abuse du procédé filmique des œuvres de Malick pour le réchauffement d’une soupe mélancolique et romantique qui n’intéresse concrètement que les poètes en mal de délicatesse.
Pourtant, l’intrigue est soigneusement écrite, les personnages étant très loin des stéréotypes du genre, texans soiffards, un éternel Stetson vissé sur le crâne. Non, ici, autant Casey Affleck, attachant mais survolant son rôle de hors la loi, autant Rooney Mara dont la talent est sous-exploité, que Ben Foster, qui peine à sortir du rôle de second couteau, malgré son talent, ont tous un énorme potentiel narratif qui jamais ne sera complètement développé. Par peur de réécrire une nouvelle histoire d’amour mêlée au banditisme, au lyrisme du sud des Etats-Unis des années 60, David Lowery tisse une toile irrégulière, narrant une fable mystique qui n’accroche jamais l’intérêt du public moyen.
Il est pour autant dommage que le résultat ne soit pas à la hauteur en regard à l’application que met dans son travail le réalisateur. Certes, son film peut s’apparenter à du plagiat artistique, référence à l’ami Terrence, notamment sur Tree of Life, mais sa vision d’une photographie privilégiant la beauté naturelle des éléments est à l’image de celle du maître, très profonde. Des champs plats et infinis des plaines texanes, David Lowery en fait un endroit poétique, oublié des hommes, repaires éternels des légendes du sud, théâtre aussi bien des tristes coutour de l’époque américaine que des réjouissances d’accéder au statut d’Américain, pays de la démocratie, de la liberté.
Difficile d’en dire d’avantage sur un film qui s’oublie, prenant d’avantage le temps de contempler que de narrer une véritable histoire. Au fil du récit, l’on se prend à espérer un final poignant, une morale, mais rien ne vient. Le final est à ce point brouillé que l’on se demande clairement ou voulait en venir le metteur en scène, en quoi les acteurs auront été utiles pour ce faire. Sous-exploités, la solution de faire des acteurs autre chose qu’une décoration au service d’une œuvre amorphe aurait été bien meilleure. Potentiel gâché, acteurs ayant sans doute perdus leur temps, Les amants du Texas aurait mérité d’être autre chose qu’une expérience. 05/20
On peut trouver que ça ressemble à du Terrence Malick ou à Andrew Dominik pour le coté lent et contemplatif dans une Amérique rurale. Mais cette romance criminelle est loin d’être assez rythmée pour accrocher le spectateur.
Décevant avec un scénario guère palpitant, voire brouillon. Et surtout on ne parvient pas à s'attacher aux amants en question (l'homme antipathique surjoué par Casey Affleck, la femme froide et lisse interprétée sans conviction par Rooney Mara). Dans ce contexte peu passionnant, c'est bien le personnage secondaire du policier (très bon Ben Foster en contre-emploi) qui apporte un peu d'émotion, ce dont le film manque tant.
Un drame naturaliste très fortement inspiré par le cinéma de Terrence Malick, autant dans le visuel que dans le scénario, a tous les niveaux... Récit d'amour contrarié, le scénario raconte la cavale d'un homme qui va retrouvé sa femme et son enfant qu'il n'a jamais vu, mais va être bloqué par un flic tombé amoureux de sa femme durant sa captivité, un triangle amoureux qui pourrait devenir un quatuor tellement la nature a une importance dans l'intrigue, mais montrez la nature sans y donner de sens ne sert concrètement a rien... Vrai coeur du film, Rooney Mara est d'une fadeur impressionnante, bien loin de son excellente performance du "Millenium US" de Fincher, face a un Ben Foster tout aussi inintéressant, et un Casey Affleck qui semble plus jouer au psychopathe qu'a l'amoureux transi. Considéré comme le nouveau Malick, David Lowery fait, pour son premier film, un grand hommage a son maitre de cinéma qui semble être Malick : beaucoup de similitudes entre les deux styles, une certaine façon a filmer la nature de la plus belles des manières : en la montrant sans la transformer. Un drame très (voire trop ?) Malickien, mais qui ressemble plus a un tableau absente d'intérêt et de sens.
Le début du film semble un peu précipité ; on a à peine le temps d’introduire les personnages qu’ils se retrouvent déjà séparés par ce cruel destin. Là où ça devient assez problématique c’est que la suite de l’histoire est d’une extrême lenteur et que le trio Mara / Affleck / Foster en dépit de leur talent nous laisse indifférent. Alors que l’on attendait que ce faux triangle amoureux vienne apporter une certaine impulsion à l’ensemble, Les amants du Texas se contente de nous endormir doucement avec sa réalisation appliquée et esthétiquement soignée. On comprend alors mieux pourquoi certains évoquent le cinéma de David Lowery comme une inspiration des œuvres de Terrence Malick.
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2,0
Publiée le 7 janvier 2014
C'est pas un mauvais film mais j'ai pas accroché plus que ça, ça manque vraiment de rythme l'histoire est pas assez forte et au final ça se ressent on s'ennuie plus qu'autre chose malgré la bonne performance des acteurs.
Mouais. Après avoir vu le film, on n'en ressort pas subjugué.La note du film serait "passable" grâce à vrai dire dire aux acteurs et à 2 ou 3 monologues magnifiquement interprétés
Un film qui s’annonçait bien avec sa trame romantique couplée à ses paysages texans. Malheureusement, il s’agit d’une banale et insignifiante histoire d’amour déguisée en pseudo-western. Une réalisation lente, confuse, qui manque singulièrement de passion, d’émotion, de poésie, de caractère tragique et de profondeur dans les personnages. Un film superficiel et très décevant !
Rooney Mara. Mais comment ne pas craquer devant autant de classe? Je le clame haut et fort, la muse Fincher est la future grande. David Lowery nous plonge lui dans une balade folk année 80's, presque malickien dans l'âme. Le propos est intéressant mais manque assurément de mordant. Une chasse à l'homme se doit d'être limpide, sans aucun artifice. Et même si la photo est extrêmement soignée et la lumière divinement sublime, ce mélodrame nous laisse sur notre fin.
C'est très étrange de critiquer négativement un film qu'on a par ailleurs assez bien aimé en tout cas sur le plan formel. Tout est parfait ou presque, la réalisation, la photo, les acteurs. Mais voilà, à vouloir faire propre, soigné, à vouloir offrir une histoire simple, claire, lapidaire, Ain't them bodies saints n'a plus que la peau sur les os et ça ne me suffit pas, y a rien à bouffer dans ce film, y a rien qui me nourrisse, y a rien qui m'émeuve. J'aurais tellement voulu. Mais bon sang ne peut mentir. C'était emmerdant.
Une histoire d'amour pas si d'amour que ça. Des amants pas si amants que ça. En fait ce film parle plus de comment le personnage féminin principal essaie de continuer sa vie après une période de cavale. Le résultat est un peu plat.
L'ambiance redneck / bluegrass et la photographie contribue à nous immerger dans le Texas de David Lowery. C'est plutôt un bon point, malheureusement terni par un rythme assez lent et par des dialogues plutôt creux. C'est dommage car l'histoire n'est finalement pas si inintéressante que cela. De plus, elle est traitée d'une manière réaliste, ce qui nous offre des scènes relativement puissantes, sublimées par des acteurs assez magnétiques, c'est-à-dire que dont on ne détache pas le regard. Paradoxalement, cela est gâché par notre envie de, parfois, mettre le film sur "accélérer" pour connaître la fin de l'histoire et ranger ce film dans un coin pour rapidement l'oublier car il ne nous marquera pas.