Pour un film Netflix, c'est plutôt pas mal, car avouons-le, les films Netflix sont habituellement très mauvais. Les effets spéciaux sont plutôt réussis, même si visuellement, j'ai préféré la version Disney, plus crédible.
Si je devais faire un parallèle avec d'autres histoires adaptées par Disney, Mowgli est un peu à l'adaptation Disney du Livre de la Jungle, ce qu'est La Belle et la Bête de Christophe Gans à l'adaptation Disney du célèbre conte.
C'est plus sombre, peut-être moins beau que les équivalents Disney (les moyens financiers ne sont pas les mêmes), mais ces films ne sont pas dénués d'amour et de sincérité. D'ailleurs, j'avais préféré la version Gans de La Belle et la Bête à celle de Disney, comme quoi...
C'était très risqué de refaire un livre de la jungle peu après celui de disney. Mais au final celui ci, bien que légèrement en dessous niveau FX, est par contre bien mieux maîtrisé niveau enjeux et émotion. En effet ici pas de chanson et de féérie. Il y a pas mal de dramaturgie avec des sujet tel que l'acceptation, le respect aveugle des lois, le devoir et la tolérance. Et certaines séquences ne sont pas pour les enfants ( spoiler: pauvre petit albinos ), encore que il peut être intéressant de leur montré pour leur expliqué que parfois la vie n'est pas une jolie histoire. Mes seuls reproches iraient vers le non développement de certains personnages, comme le chasseur et dans une moindre mesure Baloo que je trouve en retrait.
Pas facile de tirer son épingle du jeu quand on revisite “Le Livre de la Jungle", avec, comme épée de Damoclès, l'ombre de Disney, qui a déjà exploité et formaté à multiples reprises le filon de l'oeuvre de R.Kipling. C'est dire que la tâche ardue de A. Serkis est un peu casse-gueule, d'où le sentiment de bonne surprise après avoir vu ce "Mowgli: La Légende de la Jungle". Car le réalisateur assure deux choses primordiales pour sa réussite: A.Serkis est le maître incontesté de la motion capture, et les effets spéciaux sont fabuleux et servent entièrement le film, sans en faire l'unique argument tape-à-l'oeil dans lequel il aurait pu tomber. Puis, le scénario a le mérite d'être clair et d'aller à l'essentiel: parfois brutal dans ses propos, interdit au moins de 10 ans (ça, c'est bon signe), ce "Mowgli“ a du caractère, son personnage a un réel problème existentiel, vit dans un milieu clairement hostile, et jamais le film n'ira tendre vers un idyllique mielleux et une situation confortable que Disney se sert régulièrement (et logiquement) pour édulcorer le propos. D'où une impression plus terre-à-terre et bienvenue, mais qui nuit quand même à l'épique de ces aventures qui manquent parfois d'apothéose. Maintenant, rien de bien nouveau dans la vie de ce petit Mowgli, juste un peu plus de réalisme, et surtout, du travail bien fait.
Une très belle surprise ce film, je me disais que ça allait être une version très enfant, mais il y a plusieurs façon de le voir avec un côté plus sombre. Quand on voit qui a réalisé ce film, ça n’étonne pas de la prouesse au niveau de la réalisation des images, des décors, d’animer et faire parler les différents animaux, c’est vraiment super bien fait. Ce n’est pas un film que je regarderais plusieurs fois, mais très jolie performance.
J'ai plutôt bien aimée ce film même si ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Pas vraiment un remake du dessin animé pas de "il en faut peu pour être heureux" mais ce n'est pas plus mal car on ne s'attends pas vraiment à voir ce qu'on voit dans ce film. Cette version est plus violente, plus dark plus dramatique. Au niveau des effets spéciaux c'est plutôt bien fait même si Baloo a plus une gueule qui fait peur et ne soit pas aussi sympathique que l'original :D MAIS c'est un putain de coach ! (je vous laisserai découvrir ça). Plutôt une bonne réalisation live signé Netflix.
C'est tellement agréable pour une fois d'échapper à la version bidon de Disney, qui ne respecte en rien la trame d'origine de l'histoire... Concernant le visuel, au début on a un peu de mal avec la texture des animaux, mais les yeux s'adaptent vite pour laisser place aux personnages. Le film est vraiment excellent, l'histoire développe un bon nombre de questions existentielles. La vie de groupe, le respect, la famille naturelle et la famille de cœur, le harcèlement, le rejet, la hiérarchie, l'apprentissage... Chaque personnage est différent, avec un caractère qui lui est propre. Une première partie du film concernant l'adoption de Mowgli par sa famille animale. Une seconde partie du film concernant la recherche de sa légitimité au sein de sa famille. Une troisième partie du film concernant la recherche de lien et le besoin d'intégration avec ses origines biologiques. Une quatrième partie du film concernant la capacité de choisir en ayant toutes les cartes en mains sur les deux environnements.
Un bon jeu pour l'acteur principal qui sait retransmettre ses émotions au spectateur. Humaniser les animaux n'était pas un mal, parce que l'on ne les considères plus juste comme des animaux, et cela sert toute la troisième partie du film, cela permet de réaliser les dégâts de l'homme sur la nature puisque l'on s'attaque à des personnages que l'on a appris à apprécier.
Bref, un film que j'ai adoré parce qu'à défaut d'être parfait dans la réalisation, il est parfait dans la transmission des émotions, et dans les sujets récurrents de la vie. Réussir à transposer tout ce ressenti en utilisant des animaux de synthèse, c'est vraiment super.
spoiler: Reste la mort de Boot... Différent, rejeté, harcelé, qui s'en va dépité après que Mowgli lui ai transposé sa colère... Et qui finit la tête empaillée comme trophée de chasse... Et ce moment où l'acteur sait transmettre dans le silence des sentiments de rage, de culpabilité et de tristesse... Parenthèse qui rappelle aussi que lorsque l'on subit autant qu'il a subit, c'est bien beau de dire "ça va passer", "ça ira mieux", "ça changera"... Bien parfois on peut juste en mourir sans que rien ne change et que les belles paroles ne règlent pas tout.
"Film à voir pour tout ceux qui aiment Le livre de la jungle" ai-je lu. NON, film à voir pour ceux qui CROIENT avoir COMPRIS cette oeuvre. Sirkis n'a rien compris de fondamental, mais au final Disney ne faisait qu'utiliser la trame, certainement pas le sous-texte. Pas si mal de la part de Serkis, mais il est lourdeau le plus souvent, et la technique (les FX) l'emporte très largement sur le reste, et quand l'émotion est suscitée elle est facile.
film vraiment décevant, aucune magie. Personnages vides, scénario baclé. Acteurs trop occidentalisés, même pas le charme de l'Inde. Film qui se veut réaliste mais ne tiens pas ses promesses. A DECONSEILLER aux jeunes publics, ils vont s'ennuyer.
Mowgli est une version plus fidèle au livre (bien qu'il y ait encore beaucoup de divergences, le livre semble inadaptable au cinéma tel quel, au vu des nombreux films qui s'en séparent pour faire leur propre histoire), et surtout beaucoup plus sombre. Jeunes enfants s'abstenir ! Les animaux ont tous l'air au bout de leur vie (cela ne les rend pas très sympathiques) et surtout au design douteux (en plus des proportions animales qui ne sont pas bonnes, leur avoir ajouté des yeux humains sur leur visages animaliers les rend étranges, si ce n'est cauchemardesques). Le jeune acteur qui interprète Mowgli est plutôt correct, et les doublages sont plutôt bons (casting cinq étoiles), l'action est bien présente et la maturité de l'intrigue est très appréciable. On regrette alors ce visuel très dépressif et anormal des animaux et des effets spéciaux bâclés (ne parlons pas du générique de fin qui est très laid esthétiquement parlant). Andy Serkis a eu envie de nous raconter une histoire plus adulte que les versions Disney, mais le soin apporté au film gâche le plaisir, et personnellement je lui préfère largement la version de Jon Favreau, plus enfantine certes, mais bien mieux réalisée. L'intention était bonne, le résultat trop dépressif et brouillon.
Une version plus dark et plus ambitieuse que celle de Jon Favreau. Andy Serkis insère des enjeux et des questionnements plus matures autour de l’appartenance, des origines, de l’occidentalisation et de la rébellion. Les symboliques sont pertinentes, tandis que le visuel est presque aussi beau que la version Disney. Une chose est sûre, pas de chanson, mais plus de frissons.
Mowgli devait être la première réalisation de Serkis, qui y travaille depuis 2013, mais la mise en chantier de la version live de Disney, réalisée par Jon Favreau, a cartonné en 2016 en approchant du milliard de dollars de recettes. Conscient qu'il serait comparé à cet énorme succès, Andy a pris son temps : il a ainsi pu profiter des reports pour tourner un film plus intimiste et sans effets-spéciaux numériques. Il a également pu peaufiner sa création en post-production, offrant aujourd'hui un film visuellement très ambitieux. Là où l'équipe de chez Disney misait tout sur la mise en mouvement en numérique d'animaux photo-réalistes, il a décidé de les styliser, et de les animer à partir du jeu de comédiens, tels que Cate Blanchett (Kaa), Christian Bale (Bagheera), Benedict Cumberbatch (Shere Khan) et lui-même. A force de morphing, cela donne à ses créatures des expressions étranges, mi-humaines mi-animales, qui peuvent demander au spectateur un temps d'adaptation, mais finissent par être fascinantes. Le résultat est vraiment bien une très bonne réalisation de andy Serkis qui a fait un film plus sombre et intimiste que Jon Favreau pour le livre de la jungle de 2016.