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GrandSephiroth
69 abonnés
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3,5
Publiée le 10 décembre 2018
Deux ans après le film live de Disney, c’est Netflix qui remet le couvert du Livre de la Jungle avec un nouveau film sobrement appelé Mowgli. Élevé par une meute de loups, l’enfant va cette fois-ci devoir prouver sa valeur à travers une épreuve et affronter ses origines humaines. La performance capture est ici utilisée pour transposer les expressions des acteurs sur des animaux entièrement numériques. Ainsi, Christian Bale prête ses traits à Bagheera, Benedict Cumberbatch à Shere Kahn, Andy Serkis à Baloo, Cate Blanchette à Kaa, et Naomie Harris à la louve Nisha. S’il n’est pas aisé de reconnaître les traits des acteurs, le rendu est convaincant et la photographie générale est tout à fait réussie. Le plus intéressant reste le chemin emprunté par le scénario, qui s’autorise des éléments faisant toute la singularité du film.
D’une part, les lois de la jungle sont bien mises en avant par une narration au moins aussi sombre que celle du film live de Disney, et assez violente comme en témoignent les nombreuses marques sanglantes laissées par les affrontements. D’autre part, Mowgli doit effectuer une course avec les autres loups en échappant à Bagheera pour prouver qu’il mérite de faire partie de la meute, etspoiler: son échec l’amène à se rendre au village des hommes pour gagner leur confiance. L’utilisation de feu est également considérée comme de la magie noire selon les dires de l’hyène accompagnant Shere Kahn, Mowgli se voyant alors spoiler: banni de sa famille animale tandis qu’il s’en était servi pour repousser le tigre.
C’est finalement au village des hommes qu’il perfectionne ses techniques de combat, après avoir été raillé par les autres enfants quand il était en cage. Pire encore, alors qu’il refuse d’aller défendre les loups face à Shere Kahn, c’est là qu’il découvre les instruments de chasse des hommes, avec des plans sur le dépeçage des animaux et la tête arrachée spoiler: de son ami louveteau . Les éléphants jouent un rôle plus discret en offrant leur aide à Mowgli quand il ramène son morceau de défense arraché à leur meneur. Les singes sont cette fois-ci dirigé par spoiler: Shere Kahn (le roi Louie étant absent du film) , et c’est étrangement Kaa (avec une voix féminine tout aussi mystique que chez Disney) qui sauve Mowgli et lui permet d’avancer grâce à sa vision particulière. Un bon film qui apporte sa part à l’édifice !
3/5 Ce n'est pas dans mon habitude de commencer par la note du film mais là j'en suis forcé.. Au regard du film, ça semble très sévère puisque c'est quand même un bon divertissement! Cependant, quel intérêt de faire ce film sachant qu'il y a eu "Le livre de la jungle" en 2016 qui a été une réussite totale?! La note s'explique donc, premièrement, pour cette inutilité là, et deuxièmement car entre les deux films, il n'y a pas photo!! L'autre est beaucoup plus abouti avec le vrai esprit du dessin animé, c'est-à-dire de beaux animaux, un baloo attachant, et une musique mythique. Sur ce film là, il n'y a rien de tout ça et je suis obligé d'adapter ma note en conséquence.
Une bonne adaptation de la Warner, directement sortie sur Netflix, mais j’ai pour ma part préféré la précédente de Disney (« Le Livre de la Jungle ») en 2016, encore fraiche dans ma mémoire. Et pourtant, techniquement, la motion capture sur les animaux est très bien gérée mais, au niveau du scénario et de la réalisation, le spectateur est moins surpris. En soi, il n’y a rien à reprocher à ce film mais cette nouvelle adaptation ne s’imposait pas.
"Finalement, le seul gros défaut que je noterais, c'est le design des animaux, et plus particulièrement leurs visages qui manquent énormément de crédibilité, je trouve qu'ils sont assez mal réalisés. J'ai aussi un problème avec le montage, je trouve certaines transitions assez étranges. Par moments, on a l'impression de ne pas avoir changé de scène alors que c'est pourtant le cas, et parfois c'est totalement l'inverse. Enfin pour les défauts, je trouve que Baloo manque énormément de développement.
Autrement, il y a beaucoup de qualités. L'intrigue est très captivante (alors j'avoue que je connais le Livre de la Jungle uniquement via Disney, donc je n'ai aucun moyen de comparer avec l'oeuvre originale), elle ose prendre des risques qui apportent de très bons rebondissements, et prend le temps de poser des questionnements intéressants (notamment sur l'écologie).
L'univers est très bien installé. Le rythme est très bien maîtrisé, je ne me suis pas ennuyé une seule fois.
J'ai trouvé que la mise en scène des dialogues entre les humains était assez intéressante... En fait, lorsque Mowgli est avec les humains, il y a certaines scènes où on entendra uniquement Mowgli parler, et d'autres on entendra uniquement les autres humains... Ce qui permet de rappeler que Mowgli ne parle pas la langue des humains et ne les comprend donc pas.
De manière générale, l'ambiance est très bien maîtrisée. Le film est plus sombre et parfois plus violent que le film Disney. Le long-métrage accorde beaucoup de place à un côté assez mystique (on parle beaucoup des croyances et des traditions du peuple loup dans la jungle) et on y ressent bien les émotions de Mowgli.
À part Baloo donc, les personnages principaux sont bien travaillés, surtout Mowgli évidemment, et j'ai trouvé très intéressant le rôle de Kaa.
Le jeune Rohan Chand est tout simplement excellent dans le rôle du Mowgli. Les décors sont très bien réalisés et j'ai beaucoup aimé les différentes musiques du film.
J'ai donc passé un très bon moment devant Mowgli : La Légende de la jungle."
Pas mal de tout, le film est même un peu creepy, par moments c’est un tant dérangeant. L’histoire est un peu différent de celle qu’on connaît grâce à Disney. Je le conseille pour des enfants de plus de 10 ans
Après Favreau, au maître de la motion capture Serkis de s'y coller ! Et comme on s'en doutait quand on connait un peu le travail du comédien perfectionniste qui a donné une âme à Gollum et au singe César de la 2e saga Planète des Singes, l'adaptation du livre de Kipling est bien plus trouble que tout ce qui a pu être fait jusqu'à aujourd'hui. Mowgli est sans cesse menacé et exclu par les siens. Il ne sera jamais un homme social ni un loup chef de meute. La violence des Hommes est incohérente pour lui et la jungle lui est fatalement hostile. Cet enfant Mowgli est obstiné et divisé ... et il en est de même avec les autres personnages de l'histoire : Baloo est un vieil instructeur brusque, Bagheera une panthère balafrée et affligée et Shere Khan un tigre cruel difforme et laid. Le film de Serkis est donc davantage un thriller dramatique qu'un véritable film d'aventure. Ça a le mérite de surprendre.
Mowgli : La légende de la Jungle est un film assez surprenant, notamment de par les distances qu'il prend avec la version de Disney. Je m'attendais à ce que le film reprenne trait pour trait l'histoire de Walt Disney et qu'il ressemble donc comme deux gouttes d'eau à la version filmée d'il y a quelques années. Ce ne fut pas le cas et le film a une véritable identité, tant sur le plan scénaristique que visuel. J'ignore quelle est l'intrigue précise du livre de Rudyard Kipling mais on ne peut pas dire que le film reprend l'histoire de la version de Disney. Des personnages disparaissent complètement (le colonel Hathi, le Roi Louie), d'autres apparaissent (la hyène Tabaqui, Frère Loup, les humains), d'autres sont rélégués au second plan (Baloo et Bagheera ont des rôles plus secondaires) voire des rôles complètement différents (Kaa en serpent prophétique). Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais l'histoire vaut le détour. Sur le plan visuel, le film est également assez particulier. J'ignore quelle technique précisement a été utilisée, mais elle sonne différent des CGIs habituels, comme si l'objectif n'était pas le même. L'objectif n'a pas l'air de paraître le plus réaliste dans le design des animaux mais de leur apporter des traits humains, pour ne pas dire ceux des acteurs (j'ai cru reconnaître des traits appartenant à Christian Bale sur le visage félin de Bagheera, des traits appartenant à Andy Serkis sur celui de Baloo et des traits appartenant à Cumberbatch sur celui de Shere Khan). Le casting est très bon, les acteurs ayant été choisis pour les voix (en version originale) sont excellents. L'animation est magnifique, tout comme les décors. Pour cette production, Netflix s'est très bien débrouillé.
Un film bien mais sans plus, les effets spéciaux sont à couper le souffle. La performance des acteurs est exceptionnelle. Malheureusement le film n'est pas assez long et aurait mérité une bonne demie heure en plus, ce qui a pour conséquence un scénario (original, notons le) avec un gros manque de développement. En tout cas Andy Serkis a fait un bon travail.
Quant on regarde les commentaires, il y en a toujours pour critiquer... Jeu d'acteur mauvais, trop sombre blablabla. Ne pouvez vous pas simplement regarder un film sans analyser pendant 2h des choses futiles ? Bref, pour ma part le film est top, j'aime bien les Disney version film, celui ci est particulièrement réussi. Il respecte plus ou moins le conte, et ça le rend que plus intéressant
Une histoire assez classique et plate dans sa première partie mais le métrage prend une toute autre tournure en seconde partie. Visuellement des choses sont tentés par Andy Serkis, malheureusement les textures des animaux et les fonds verts nuient au film. Ça change du classique Disney mais le long métrage manque quelque fois de rythme.
Pour une fois, j'ai trouvé que les animaux étaient horrible, mal crée, dommage, car habituellement je suis plutôt du genre à apprécier´ le travail des artistes qui sont derrière cette technologie. Les diverses versions de cette oeuvre nous ont montrer une Baguerra en conscience éducative de Mowgli et un Baloo plutôt bohème.. Si Baguerra est toujours la conscience, nous voyons un Baloo professoral. Le conflit politico-social est dans cette version comme dans les précédentes quasi inexistant. Par contre, la douleur de la séparation, du passage de l'enfant à l'âge adulte est bien rendu ainsi que les sentiments contradictoires qui animent Mowgli.. lequel à pour mission d'être le lient entre les communautés.. Réussiras t'il ou deviendras t'il un homme á part entière qui ne pense qu'au profit..
Triste destin que cette adaptation du Livre de la Jungle qui, comme cela arrive de plus en plus souvent, s’est retrouvé en concurrence avec un projet identique produit par un studio concurrent. La version dont il est question ici était portée par Andy Serkis, tout auréolé de l’admiration et de la reconnaissance qu’avait fini par connaître la Performance-capture et qui souhaitait donc recourir à cette technologie pour doter les animaux de la jungle d’attitudes et d’expression les plus “humaines� possibles. Le problème, c’est qu’en face, il y avait les studios Disney, détenteurs des droits de la seule version de l’histoire connue d’un bout à l’autre de la planète, au point d’être sans doute devenue plus canonique pour le grand public que le roman de Rudyard Kipling. Face à un concurrent disposant de moyens financiers et techniques virtuellement infinis, Serkis ne pouvait pas lutter à armes égales et ce n’est vraiment pas sa faute: confronté au succès annoncé du blockbuster de Jon Favreau de 2016, Warner préféra garder des munitions en réserve, reporta sine die la sortie de ce ‘Mowgli’ et, le temps passant sans qu’une place se libère dans l’agenda des sorties, finit par s’en décharger auprès de Netflix. Au crédit de Serkis, le choix des acteurs en charge de faire vivre les animaux avait été soigneusement pensé : Benedict Cumberbatch pour s’approprier la cruauté et la folie contrôlée de Shere Khan, Cate Blanchett pour apporter mystère et sagesse immémoriale à Kaa, Christian Bale en Bagheera et Serkis lui-même, dont on reconnaît les traits tannés sur la face de Baloo. Pourtant, non seulement le design des créatures, étrangement hésitant et inélégant, comme s’il ne savait pas se décider entre une approche animée et celle, plus photo-réaliste, du film de Favreau, demeure inférieure à ce qu’on observe chez la concurrence, mais la Performance-capture elle-même ne parvient pas à obtenir un résultat aussi probant, en terme d’anthropomorphisme animalier, que celui auquel sont parvenus les animateurs des studios Disney. Pourtant, l’approche de Serkis possède au moins deux avantages incontestables : tout d’abord, elle est plus fidèle aux écrits de Kipling alors que la version Live de Disney, qui n’était proche que de sa source d’inspiration animée de 1968. Ensuite, plus encore que sa rivale qui ne se débrouillait pourtant pas mal du tout en la matière, elle n’occulte l’aspect foncièrement impitoyable et brutal de la vie dans la jungle, certains passages du “coming-of-age� et de l’apprentissage de la société humaine par Mowgli pourraient même s’avérer éprouvants pour de jeunes enfants. Sans égaler la perfection plastique et la facture parfaitement rôdée de superproduction familiale dans laquelle excellent les Disney, Andy Serkis n’a pourtant pas à rougir de son travail d’adaptation personnelle du Livre de la Jungle.