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Un visiteur
1,0
Publiée le 27 mai 2015
Avec "Adieu au langage", Jean-Luc Godart est définitivement passé maître dans l'art du cadavre exquis audiovisuel... Comment résumer l'histoire brièvement ? Un couple n'arrive plus à communique, un chien arrive et les ramène aux choses simples de la vie. Ou bien peut-être n'ai-je pas tout capté ! Les dialogues sont récités de façon presque théâtrale mais les images sont filmées à la main, pour un plus grand effet de réel. Le cinéaste cherche sans cesse à brouiller les frontières pour que chaque spectateur se fasse sa propre interprétation. Mais lorsqu'on conceptualise tout et n'importe quoi, l'œuvre gagne plus en vacuité qu'en profondeur. C'est une sorte d'art contemporain sur grand écran où l'on doit creuser encore et encore pour ressentir en soi des résurgences personnelles. J'ai du mal avec cette démarche ! Le spectateur non initié est forcé à s'adapter aux dernières fantaisies du grand gourou, sous peine d'être exclu... J'ai eu en effet très vite l'impression d'être mis de côté, moi qui considère qu'une structure narrative, même minime, est unes des clés de l'évasion au cinéma. Il ne suffit pas de juxtaposer des séquences aléatoirement pour obtenir un produit abouti ! N'importe qui aurait été taxé de superlatifs dévalorisants, mais vous comprenez, là c'est Godart ! On ne touche pas à l'un des précurseurs de la "Nouvelle Vague" qui tant apporté au cinéma français. Je ne suis pas suffisamment ouvert d'esprit diront les fans du cinéaste et autres puristes. Laisse toi porter par tes sens, le film se ressent plus qu'il ne s'analyse... Je ne suis rentré à aucun moment dans "Adieu au langage", ça c'est un fait, et ces 70 minutes m'ont paru interminables car indéchiffrables. Le voir en 3D n'aurait certainement pas changé la donne. N'en déplaise aux vrais de vrais cinéphiles, il faut savoir s'arrêter à un moment, Jean-Luc. A côté de votre dernier film, déchiffrer le "Da Vinci Code" est ludique ! Un expérience "cinématographique" que je vais vite m'empresser d'oublier.
Même si je regarde beaucoup de films, je ne me suis jamais considéré comme un véritable cinéphile et s’il en fallait une preuve en voici une : avant ce film je n’avais jamais vu un film de Jean-Luc Godard. Ceci dit, après ce dernier je ne suis pas sûr que je regarderai un autre film de ce réalisateur. Pour être franc je ne suis même pas sûr d’être capable de faire une véritable critique de ce film pour la simple et bonne raison que je n’ai, et je le dis sans honte, rien compris à ce que j’ai vu. Ce long-métrage sorte de collage de séquences filmées habitées par des dialogues sortis de livres et habillé par de la musique classique est pour moi trop conceptuel pour être intéressant. Résultat j’ai regardé les images défiler devant mes yeux sans réellement comprendre ce que le réalisateur suisse essayait de dire. Par chance le film n’est vraiment pas long. En somme, j’ai finalement peu de chose à dire sur ce film, sinon que si vous êtes cinéphile faites-vous plaisir, mais autrement ne perdez pas votre temps devant un film qui ne procurera aucun plaisir.
j'ai rarement vu un film aussi laid et débile un étron cinematographique fait pour conforter la critique parisienne dans leur vanité c'est un film fait uniquement pour la critique il ya zero ou presque cinéma la dedans par cinema je veux dire mis en scene jeu d'acteur montage je peux pas croire que c'est le type qui a realiser a bout de souffle au commande de ce monument de vaniter et de laideur fuyez
Film tourné en 3D-Relief, à voir donc en 3D-Relief ! Sinon, on passe à côté de nombreux messages et idées. Le point fort du film est aussi son point faible: ni le réalisateur ne s'appelle pas Jean-Luc Godart, ce film serait à classer au rayon "film amateur". Film destiné à un public averti.
(...) Dans ADIEU AU LANGAGE, Godard critique notre société comme artificielle, incohérente, vide et pour cela il déconstruit l’outil cinématographique en lui même. De la caméra stylo il est passé à la caméra bulldozer. Le montage désordonné, le son agressif, les couleurs saturées, tout tend à détruire l’idée du réalisateur, auteur, avec un langage subtil, libre et éloquent que divulguait la nouvelle vague avec l’idée de « caméra stylo » (cf Alexandre Astruc, Naissance d’une nouvelle avant garde: la caméra stylo 1948). Le titre du film peut alors prendre plusieurs sens, l’adieu au langage est celui du langage cinématographique, littéraire (avec l’omniprésence des livres opposé aux téléphones portables), et oral (avec le montage sonore qui coupe les phrases ou les rend presque inaudibles).
Le résultat est un film qu’on pourrait qualifier d’expérimental. Dans le sens où plus qu’un film avec une réelle narration c’est un film réflexif sur le langage. Il y a bien sûr l’histoire latente du couple et du chien mais le tout est si incompréhensible, qu’il est préférable de le prendre avec distance et humour pour ne pas s’arracher les cheveux. C’est une sorte d’essai qui tend à critiquer notre société. Voilà une critique de l’homme qui ne voit plus la réalité, la nature aveuglé par les écrans. C’est aussi la répression, avec les deux agents secrets Allemands tout droit sortis de James Bond ou Matrix, qui apparaissent sitôt que quelque chose d’important va être dit dans une discussion. C’est la censure. Le choix de l’Allemand n’est pas anodin, il fut un langage d’oppression avec un lourd passé historique. L’abolition du langage arrive paradoxalement dans un film très bavard. Mais les paroles sont incohérentes, coupées, répétées, le volume varie sans cesse de l’inaudible à l’assourdissant, si bien que plus que des dialogues c’est un opéra sans harmonie (...
L'intégralité de notre avis à propos d' ADIEU AU LANGAGE, sur Le blog du Cinéma
Le nouveau film de Godard aura offert des hypothèses, en laissant à chacun le soin de se demander ce qui va ensemble et qu'est-ce qui ne colle pas dans ce puzzle composé de pièces volontairement empruntées à des boîtes différentes. Un film éblouissant, son rythme est celui du cœur : détendu et crispé, inquiet et confiant.
"Adieu au langage", qui se passe au bord du Léman, invite le spectateur à se débrouiller avec un gloubiboulga dont on ne doute pas qu'il soit de haute volée mais qui laissera 99 spectateurs sur 100 échoués sur la rive. Probablement à cause d'une 3d particulièrement élitiste et intellectuelisante dont le relief est certainement celui le plus impressionnant jamais observé au cinéma!
"Aideu au Langage" de Jean-Luc Godard, ou la déchéance d'un cinéaste français ayant eu une importance capitale dans l'histoire du cinéma. Il est difficile de parler de ce film étant donné qu'il est plutôt vide et en même temps bourré de contenu : rempli par une mise en scène "originale" (je vais y revenir après) mais vide à cause d'un manque flagrant de travail sur l'écriture (les dialogues étant soit risibles car absurdes, soit totalement dénués de sens, ou les deux). On sait que Godard n'aime pas la narration classique, mais d'habitude il arrive à la détourner pour nous livrer quelque chose d'intéressant, un objet filmique dépassant les codes établis du cinéma. Or, nous sommes en 2014, à l'heure où des œuvres de tous les horizons nous parviennent, où tout ou presque a déjà été fait. Godard essaye donc de se démarquer par un adieu au langage, qu'il soit verbal ou cinématographique. Ainsi il choisit l'utilisation particulière de la 3D, et des caméras diverses et variées. Il choisit de détruire tout code du cinéma (ici point de champ/contre champ, point de dialogues logiques, point de mouvement de caméra fluides ou de profondeur de champ parfaitement ajustée) avec un scénario extrêmement simple. Le problème est que toutes ces tentatives tombent à l'eau : l'image est particulière laide, le montage son est affreux et n'a aucun intérêt, les acteurs ont l'air de s'ennuyer autant que nous devant le film, les dialogues finissent par énerver. Le tout avec une esthétique amateur, des citations, de la nudité, du sexe, du Beethoven, un chien, bref un fourre-tout qui ne m'a absolument pas convaincu. J'avais l'impression de voir un fan de Godard qui essaye d'imiter son idole. Malgré tout je souligne la démarche honorable du long-métrage, certains plans et dialogues intéressants amenant à une piste de réflexion, mais c'est tout pour moi. Un ratage.
Aussitôt vu, aussitôt oublié. Je suis désolé, je vais choquer quelques élitistes, mais je ne supporte pas Godard, je ne l'ai jamais supporté, et je le supporte encore moins depuis que j'ai vu ce film. 1h10 de profond ennui où Godard et ses acteurs se titillent la nouille en sortant des dialogues sans queue ni tête, avec des images moches, un montage vomitif et un son à pleurer. Je ne sais pas à quoi ça sert de faire des films qui n'ont aucun intérêt à ce point. Ce n'est rien d'autre que du collage, et le collage c'est pas du cinéma. Rien ne ressort de ce film, c'est hyper plat, ça ne raconte rien. Chaque plan est totalement absurde, sans intérêt. Je ne dois pas être assez intelligent pour comprendre la subtilité de Godard mais je suis loin d'être le seul. Et le pire pour lui, c'est que je suis sûr qu'il en est fier. Je suis aussi certain que la moitié des gens qui ont mis un bonne note à ce film (au dessus de 3 étoiles) et qui disent aimer les films de Godard ne comprennent rien au message du réalisateur (si tant est qu'il y en est un). Alors moi, j'assume, ses films n'ont aucun intérêt pour moi, hormis les premiers peut-être. Je me suis ennuyé devant celui-ci, j'ai perdu plus d'une heure de ma vie.
Godard filme un chien au bord du Lac Léman dans un des plus beaux plans de Adieu au langage (et au cinéma ?). Cet animal, très présent, est sans doute ce qu'il y a de meilleur dans ce maelström d'images (laides ou extraordinaires), de citations (25 auteurs répertoriés) et de dialogues ("Faisons un enfant ! Non, faisons un chien !) qui sont le plus souvent des soliloques sur la vie, et son sens, la mort et Dieu dans tout cela, hein, Dieu ? 1H10 pas si longues, somme toute, dans ce poème abscons, sans queue ni tête, en apparence. Le chien aboie et la caravane de Godard passe ...
"Littérature... Il n'y a jamais eu de Nobel de peinture, ni de musique"... Tant mieux pour la peinture, la musique et Godard. Les mots ont toujours eu une génération de retard sur le sentiment, et Godard gardera toujours une longueur d'avance, le vieux monde du cinéma n'a pas fini de courir derrière son allure de traînard, comme le monde, vieux par définition, derrière ses fous, ses génies, ses fugitifs du conforme, ceux qui "ne se réfugient pas dans le réel par faute d'imagination". Ferré l'avait bien dit: "Nous sommes des chiens". Et que Godard invite Artaud in fine n'est pas qu'une élégance de plus, aussi exquise soit-elle, c'est comme pour une apothéose. Noirs Soulages, Couleurs Godard, Toile de Maître. Et que nous importe, Tarantino, que tu bandes ..?
Ce drame de Jean-Luc Godard, dont le montage donne envie de vomir, est complètement incompréhensible, inutile, insipide, sans aucun intérêt et profondément ennuyeux à mourir. Du grand n'importe quoi et une perte de temps pure et simple. A fuir immédiatement !
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0,5
Publiée le 4 décembre 2014
Un véritable OFNI, je ne sais pas si c'est original ou si c'est du foutage de gueule, mais bon, je n'ai pas du tout aimé pourtant, je ne suis pas fermé à ce genre de film "expérimental ", car dans le genre film bizarre qui revient souvent cette année, j'ai bien aimé "Under The Skin" (je ne compare pas les deux) donc bon, mais là, je dois avouer que c'est un film totalement dénoué d'intérêt à mon sens et à vrai dire, j'aimerais me mettre à la place des gens qui aiment ça pour voir ce que ça fait, car je ne comprends pas, mais je respecte, c'est peut-être tout simplement pas fait pour moi en tout cas, j'ai lutté pour voir ça jusqu'au bout.
Dès les toutes premières secondes d' "Adieu au Langage", on est saisi : l'immersion que procure la 3D bricolée par le vieux maître est totale, et foudroie. Cet adieu ( qui ne l'est pourtant pas ) nous arrive en pleine face, et l'on ne peut plus s'en extraire. Les yeux sont littéralement hypnotisés, une sorte de transe commence, car ce qui se produit à l'écran n'est tout simplement pas croyable. Une cérémonie initiée par un puissant chamane se déroule, on est transporté ; c'est tellement Godard, et ça ne l'est pas, ça ne peut pas l'être. " L'un est dans l'autre, l'autre est dans l'un ; nous sommes trois ". 3D. 3xDésastre...