Derniers Avis : Pinocchio par Guillermo del Toro - Page 7
Pinocchio par Guillermo del Toro
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Fee Clochette
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2,0
Publiée le 18 décembre 2022
Très déçu, il n'y a pas d'originalité, je m'attendais à des dialogues plus subtiles. L'histoire est assez plaquée sans petits plus. La marionnette n'est pas forcément très belle au regard... Bref, je m'attendais à quelque chose de plus surprenant. Dommage.
Juste magnifique. Du grand Guillermo. Le film permet d'être plongé dans un univers légèrement différent du Pinocchio que l'on connait tous mais tellement beau
Réelle prouesse cinématographique. On apprécie l'appropriation originale et sombre de ce Pinocchio tourné en pleine période fasciste italienne. Un sentiment particuliers subsiste pourtant et amène son lot de frustrations
Plus sombre, plus fidèle (je pense), plus éloigné de la version Disney ou Zemeckis, le film est plus agréable à découvrir. On ressent l'univers de Del Toro (coté forme de l'eau). Cela reste très touchant, malgré que Pinocchio soit plus agacant par moment. A privilégier à la version de Zemeckis
Sur la forme, je ne suis pas fan du stop motion (sauf Wallace et Gromit). Mais c'est pas ce qui me dérange : le ton est d'une naïveté, d'un gnangnan assez effroyable. La voix du jeune acteur est déjà agaçante mais les "oh boy oh boy" à la moindre occasion, les chansons hyper nombreuses mais malheureusement pas inspirées sapent complètement le film.
Après l’adaptation plus que moyenne de Robert Zemeckis, c’est autour du réalisateur mexican Guillermo del Toro (derrière La Forme de L’Eau et Le Labyrinthe de Pan) épauler de Mark Gustasfson de revisiter le mythe de «Pinocchio». Mais ici pas question de prises de vues réelles, le cinéaste planche au contraire pour une nouvelle version animée et musicale. Toutefois on pourrait se dire que Del Toro tente de faire un remake de la première version de Disney, et tenter de faire ce que Zemeckis n’as pas su faire mais aucune similitude. La version de Del Toro se situe à milles mèttres de celles de Disney. Déjà car le cinéaste mexicain et son acolyte ont placer cette nouvelle relecture durant le fascine de Mussolini. Ce contexte politique qui pourrais sembler incongrue viens au contraire renforcer la réflexion de Del Torro sur le passage à l’âge adulte, la mort, le deuil et le sens de la vie.
Malgré une animation très belle et référencer (notament la fée bleue qui tiens plus du monstre du Labyrinthe de Pan que de la jolie femme de chez Disney) : «Pinocchio» est un film assez pessimiste, dans le sens ou il est très terre à terre, s’adressant clairement à un public adulte. Dès le début du film, peu de temps après la mort du frère de Pinocchio, Gepetteo pleure carrément sous un arbre et boit jusqu’à se saouler. On est sur une ambiance pas malaisante ni malsaine mais très noire quasi burtonienne. Après ce n’est pas du même acabie que «La Forme de l’Eau» ou un «Nightmare Alley» mais non ce n’est pas un film pour enfants. Quelques chansons signés Alexandre Desplat viennent ponctuer le récit par çi et par là, mais même si elles servent bien l’intrigue dans l’ensemble, les messages étant plus terres à terre. Le casting vocal en VO et en VF est très bon.
En conclusion avec «Pinocchio» : Guillermo del Toro retrouve certes la ferve d’antan après un «Nightmare Alley » plus que décevant mais signe de loin la meilleure adaptation du classique de Collodi. Une fable noire et amer ultra stylisée mais qui derrière son format animé distille des messages adultes, rares et pousser avec beaucoup de sensibilité. La pépite qu’on attendait de la part du cinéaste.
Je n'aimais pas du tout pinnochio dans la seule version que je connaissais "disney". Mais je dois reconnaître que là... Pfff j'ai pris une claque, d'émotion, de beauté et d'un imaginaire à la réalité merveilleuse. À chacun de se faire son avis. Personnellement pour ma part c'est un beau chef d'oeuvre que j'aimerais revoir avec mes enfants et même sans.
Une belle réussite que cette nouvelle version de Pinocchio en animation par Guillermo del Toro. Le cinéaste a su garder l'esprit du conte tout en l'étoffant de son regard personnel et projetant la marionnette humaine et son entourage dans l'univers et dans les obsessions du cinéaste espagnol. On rit, on sourit, on est ému. Cerise sur le gâteau, ces nouvelles aventures de Pinocchio sont magnifiés par une belle partition signé Alexandre Desplat, le compositeur français le plus international à l'heure actuelle.
Assez incroyable techniquement et visuellement, cette nouvelle version de Pinocchio revisite de très belle manière une histoire très connue. La placer dans un contexte de fascisme et de guerre, d'axer l'histoire sur l'endoctrinement de la jeunesse, donne un résultat qui colle parfaitement et permet d'ouvrir vers de nouvelles thématiques qui rendent l'œuvre particulièrement originale. Ce "Pinocchio" de Guillermo Del Toro est une jolie réussite artistique pleine d'ambitions qui saura satisfaire les plus jeunes comme les plus âgés.
Au début on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Un film d'animation oui, mais par ce réalisateur...sera-t-il effrayant alors ? Encore une version de Pinocchio parmi d'autres ? Et bien non, cette version est originale et a son propre style. Ce petit bonhomme de bois et son père nous font voyager à travers une Italie sous la dictature, par de multiples aventures et émotions. On y rencontre l'humain sous son jour le plus sombre et l'amour de son côté le plus pur... Pinocchio est un film qui nous parle de la vie, et nous touche en plein cœur. Attention selon moi il ne convient pas aux petits enfants car certains personnages peuvent faire peur par leur aspect et certaines scènes ne sont pas appropriées. Il y a aussi quelques longueurs par moments, ce pourquoi, je ne mets pas 5 étoiles mais ce film est un chef d'œuvre artistique.
A la lecture des critiques dithyrambique, je m'attendais à un chef d'œuvre. Je ne l'ai pas ressenti comme tel, mais ça reste un bon film. Il faut déjà louer l'immense travail d'animation qui en fait un métrage techniquement sans faute. Sinon on trouve de tout dans ce film, Pinocchio est amusant quand il n'en fait qu'à sa tête, il est agaçant quand il est parfois à la limite de la mièvrerie. L'arrière-plan de l'Italie fasciste était-elle une bonne idées ? Sur le papier sans doute, mais qui aujourd'hui va comprendre la métaphore hormis les seniors et bien sûr les Italiens. L'idée était pourtant séduisante, qui était de montrer un personnage refuser l'obéissance aveugle. Je suis rarement sensible aux musiques de film, mais là on ne peut pas faire autrement que l'entendre (41 morceaux !) et je l'ai trouvé très fade.
Un très beau film émouvant qui aborde des thèmes fondamentaux comme l'amour d'un père pour son fils, la première guerre mondiale et son impact sur les enfants, la cupidité, l'injustice, le dévouement... Un film authentique qui a su reprendre avec ingéniosité le célèbre Disney pour en faire un film qui se rapproche de notre époque
Quelle tristesse d'assister à l'agonie d'un réalisateur, certes sur-côté, mais tout de même… Après le cul-cul(esque): La forme de l’eau et le très insipide: Nightmare Alley, ce Pinocchio revisité (en stop motion), seule raison pour laquelle je mets 2 étoiles d'ailleurs est d'une niaiserie sans borne.
Le personnage principal est parfaitement insupportable, c'est bien simple dans les premières minutes de sa création on a tout bonnement envie de voir ce bon vieux Geppetto le découper à la hache pour en faire du bois de chauffage tant il est tête à claque. On reprend tout de même un peu espoir lors de son passage dans l’haut-delà (graphiquement irréprochable), puis pendant son errance de saltimbanque, priant pour que la niaiserie ne repointe pas le bout de son nez, hélas, c'est le grotesque qui débaroule avec une lourdeur qui laisse rêveur, on a droit à du: "caca", "prout", « pipi » et j'en passe, je dois bien avouer que l’ami Guillermo s'est surpassé pour évoquer avec justesse et à propos la période de l'Italie fasciste, bravo maestro.
De grâce, rendez-moi le chef-d'oeuvre de 1940 voir même l'excellente relecture de Matteo Garrone, mille fois plus mature et empreinte de poésie que cette coquille de bois mort qui prend l'eau de toute part.
Pinocchio rêvait de devenir un vrai petit garçon, pour ce faire, lui aurait-il encore fallu un vrai réalisateur... Dommage pour tous les techniciens, créa et autres petites mains du film qui eux méritaient 5 étoiles.
Geppetto, un père endeuillé, va retrouver le goût de vivre à travers une marionnette en bois dotée de vie qu'il a lui-même crée.
À travers cette nouvelle relecture de l’œuvre de Carlo Collodi, Guillermo Del Toro (épaulé par Mark Gustafson) parvient à s'émanciper, avec beaucoup de talent, de la version Disney connue de tous, et nous gratifie d'un grand film d'animation, plus humain, plus profond, plus sombre aussi.
Quelque part entre le récit d'apprentissage et la fable anti-militariste, cette nouvelle version se voit comme un écho des obsessions du cinéaste mexicain, qui ont traversé toute sa filmographie.
Située dans l'Italie fasciste des années 30, le film nous parle de la mort (concrète comme plus imaginative), du deuil, de la guerre, de l'endoctrinement et du rapport père-fils.
Accompagné d'une animation artisanale en stop motion (dans l'esprit des Studios Laïka) d'une fluidité exemplaire et qui se marie totalement au ton voulu pour le film, cette œuvre personnelle et universelle nous fait passer par une multitudes d'émotions différentes, et cela sans jamais décrocher (malgré quelques séquences chantées un peu moins réussies que le reste du film).
Ce «Pinocchio», c'est l'histoire d'un fardeau qui va se métamorphoser en cadeau. Et quel beau cadeau pour cette fin d'année. Merci Guillermo.