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Pinocchio, réalisé par Guillermo del Toro et Mark Gustafson en 2022, est une adaptation particulièrement ambitieuse du conte de Carlo Collodi. Là où beaucoup d’adaptations cherchent à conserver le côté merveilleux et enfantin de l’histoire, del Toro propose quelque chose de beaucoup plus sombre, mélancolique et politique. Il transpose notamment le récit dans l’Italie fasciste des années 1930, ce qui permet de donner au parcours de Pinocchio une dimension supplémentaire autour de la liberté, de la désobéissance et du refus de l’autorité.
La première chose qui impressionne est évidemment le travail d’animation en stop-motion. Chaque mouvement possède une véritable matérialité. On sent les marionnettes, les décors et les textures, ce qui donne au film un charme artisanal assez rare dans l’animation contemporaine. Del Toro ne cherche pas à cacher la technique : au contraire, il l'utilise comme une partie intégrante de son langage visuel. Les imperfections et les mouvements légèrement saccadés donnent aux personnages une présence presque physique.
La direction artistique est également remarquable. Les décors sont extrêmement détaillés et possèdent une vraie profondeur. Del Toro utilise beaucoup les ombres, les contrastes et les environnements démesurés pour donner à Pinocchio une sensation de fragilité. Le personnage est souvent minuscule face aux décors qui l'entourent, ce qui traduit assez simplement son statut d'enfant qui découvre un monde qu'il ne comprend pas encore. L'univers est sombre, mais il conserve constamment une dimension merveilleuse.
Le film est aussi particulièrement réussi dans sa manière de réinterpréter les personnages. Geppetto n'est pas simplement le père aimant et parfait que l'on connaît : c'est un homme marqué par le deuil, incapable de surmonter la mort de son fils. La création de Pinocchio devient donc autant un miracle qu'une tentative désespérée de remplacer un enfant disparu. Cette dimension donne beaucoup plus de profondeur à leur relation et rend leurs conflits plus crédibles.
Pinocchio, lui, est particulièrement intéressant parce que son principal défaut est justement de ne pas vouloir obéir. Le film ne présente pas cette désobéissance comme quelque chose de négatif. Au contraire, elle devient une forme de liberté. Dans un contexte dominé par le fascisme, l'obéissance aveugle est même présentée comme une véritable menace. Le film développe donc une idée assez forte : être une personne, ce n'est pas être parfait ou obéissant, c'est pouvoir faire ses propres choix et en assumer les conséquences.
La musique et les chansons participent également beaucoup à l'émotion du film. Elles ne sont pas simplement utilisées comme des pauses musicales : elles permettent de développer les personnages et de transmettre des informations émotionnelles que les dialogues ne pourraient pas forcément exprimer. Certaines chansons sont particulièrement belles et renforcent le côté mélancolique du récit.
Le principal défaut du film est peut-être son rythme. Avec toutes les idées qu'il cherche à développer — le deuil, la guerre, le fascisme, la liberté, la mort, la parentalité et l'identité — le film peut parfois sembler très chargé. Certaines sous-intrigues auraient pu être légèrement simplifiées pour permettre à l'histoire principale de respirer davantage. L'ambition de del Toro est impressionnante, mais elle donne parfois au film une certaine densité.
La relation entre Pinocchio et Geppetto reste néanmoins le véritable cœur émotionnel de l'œuvre. Le film parle finalement moins du fait de devenir un « vrai garçon » que du fait de devenir soi-même. Pinocchio n'a pas besoin de devenir humain pour avoir une valeur ou pour être aimé. Cette idée permet au film de proposer une conclusion beaucoup plus émouvante et personnelle que celle de nombreuses adaptations précédentes.
En conclusion, Pinocchio de Guillermo del Toro est une magnifique démonstration de ce que le stop-motion peut encore apporter au cinéma. Sa direction artistique, son animation, sa photographie et sa musique créent un univers à la fois merveilleux et profondément mélancolique. Son scénario est parfois un peu chargé et son rythme pas toujours parfait, mais son propos sur le deuil, la liberté et l'amour parental donne une véritable profondeur au conte. Del Toro ne cherche pas simplement à raconter une nouvelle fois l'histoire de Pinocchio : il s'en sert pour parler de ce que signifie être libre, aimer quelqu'un et accepter de le laisser devenir lui-même.
La première chose qui impressionne est évidemment le travail d’animation en stop-motion. Chaque mouvement possède une véritable matérialité. On sent les marionnettes, les décors et les textures, ce qui donne au film un charme artisanal assez rare dans l’animation contemporaine. Del Toro ne cherche pas à cacher la technique : au contraire, il l'utilise comme une partie intégrante de son langage visuel. Les imperfections et les mouvements légèrement saccadés donnent aux personnages une présence presque physique.
La direction artistique est également remarquable. Les décors sont extrêmement détaillés et possèdent une vraie profondeur. Del Toro utilise beaucoup les ombres, les contrastes et les environnements démesurés pour donner à Pinocchio une sensation de fragilité. Le personnage est souvent minuscule face aux décors qui l'entourent, ce qui traduit assez simplement son statut d'enfant qui découvre un monde qu'il ne comprend pas encore. L'univers est sombre, mais il conserve constamment une dimension merveilleuse.
Le film est aussi particulièrement réussi dans sa manière de réinterpréter les personnages. Geppetto n'est pas simplement le père aimant et parfait que l'on connaît : c'est un homme marqué par le deuil, incapable de surmonter la mort de son fils. La création de Pinocchio devient donc autant un miracle qu'une tentative désespérée de remplacer un enfant disparu. Cette dimension donne beaucoup plus de profondeur à leur relation et rend leurs conflits plus crédibles.
Pinocchio, lui, est particulièrement intéressant parce que son principal défaut est justement de ne pas vouloir obéir. Le film ne présente pas cette désobéissance comme quelque chose de négatif. Au contraire, elle devient une forme de liberté. Dans un contexte dominé par le fascisme, l'obéissance aveugle est même présentée comme une véritable menace. Le film développe donc une idée assez forte : être une personne, ce n'est pas être parfait ou obéissant, c'est pouvoir faire ses propres choix et en assumer les conséquences.
La musique et les chansons participent également beaucoup à l'émotion du film. Elles ne sont pas simplement utilisées comme des pauses musicales : elles permettent de développer les personnages et de transmettre des informations émotionnelles que les dialogues ne pourraient pas forcément exprimer. Certaines chansons sont particulièrement belles et renforcent le côté mélancolique du récit.
Le principal défaut du film est peut-être son rythme. Avec toutes les idées qu'il cherche à développer — le deuil, la guerre, le fascisme, la liberté, la mort, la parentalité et l'identité — le film peut parfois sembler très chargé. Certaines sous-intrigues auraient pu être légèrement simplifiées pour permettre à l'histoire principale de respirer davantage. L'ambition de del Toro est impressionnante, mais elle donne parfois au film une certaine densité.
La relation entre Pinocchio et Geppetto reste néanmoins le véritable cœur émotionnel de l'œuvre. Le film parle finalement moins du fait de devenir un « vrai garçon » que du fait de devenir soi-même. Pinocchio n'a pas besoin de devenir humain pour avoir une valeur ou pour être aimé. Cette idée permet au film de proposer une conclusion beaucoup plus émouvante et personnelle que celle de nombreuses adaptations précédentes.
En conclusion, Pinocchio de Guillermo del Toro est une magnifique démonstration de ce que le stop-motion peut encore apporter au cinéma. Sa direction artistique, son animation, sa photographie et sa musique créent un univers à la fois merveilleux et profondément mélancolique. Son scénario est parfois un peu chargé et son rythme pas toujours parfait, mais son propos sur le deuil, la liberté et l'amour parental donne une véritable profondeur au conte. Del Toro ne cherche pas simplement à raconter une nouvelle fois l'histoire de Pinocchio : il s'en sert pour parler de ce que signifie être libre, aimer quelqu'un et accepter de le laisser devenir lui-même.
Avec Pinocchio, Guillermo del Toro et Mark Gustafson s’approprient le conte de Carlo Collodi pour en faire une méditation sombre et sensible sur le deuil, la filiation et l’acceptation de la mort. L’animation en stop-motion impressionne par son raffinement artisanal, chaque décor et chaque créature semblant animés d’une véritable âme visuelle. Le choix d’inscrire l’histoire dans l’Italie fasciste apporte une dimension politique intéressante, renforçant les thèmes de la désobéissance et de la liberté individuelle. Mais, malgré la richesse de ses intentions et la beauté de sa fabrication, le film paraît parfois trop soucieux d’accumuler les symboles et les thèmes au risque d’affaiblir la fluidité émotionnelle du récit. Une relecture ambitieuse et profondément personnelle d’un classique, admirable par sa singularité esthétique, mais dont la densité narrative laisse une émotion moins immédiate qu’espéré.
Cette version de Pinocchio réalisée par Guillermo Del Toro est sensationnel. Différentes par certains points du compte repris par les Studios Disney que nous connaissons tous. Ce film est à la fois très beau et très difficile par son histoire.
Dans cette adaptation de Pinocchio on y retrouve également la signature du cinéaste qui fait que le film est des plus poignant
Dans cette adaptation de Pinocchio on y retrouve également la signature du cinéaste qui fait que le film est des plus poignant
Qui ne connait l’histoire de Pinocchio ? Initialement célèbre conte italien écrit au XIXe siècle, l’histoire à été adapté de nombreuses fois sous forme de film qu’ils soient en animation ou en live.
Bien sur, la version la plus connue est la version animée de Disney.
Guillermo Del Toro revisite donc une fois encore cette histoire connue de tous, dans une nouvelle version animée.
Et je dois bien admettre que je n’ai pas accroché à cette version.
Je ne reproche rien à l’animation qui est une réussite. Le choix de l’approche en stop-motion est tout à fait louable et change de l’animation 2D ou 3D dont on a l’habitude.
Je n’ai, en revanche, pas adhéré à l’histoire ou en tout cas à son approche sombre. Le choix de la transposition dans le contexte de l’Italie fasciste des années 1930 est une décision assez audacieuse mais, à mon avis, qui ôte tout l’aspect conte de l’histoire.
Le film est, en effet, adapté à un public adulte et vraiment pas pour les enfants.
On perçoit, bien sur, la critique de cette période et notamment sa vision au travers des yeux d’un enfant innocent et naïf. Mais le propos est trop appuyé et excessif, en particulier, toute la scène dans le camp d’entrainement des jeunesses fascistes. J’ai trouvé cette partie totalement hors sujet.
Ce qui m’a aussi déçu le plus est le personnage de Pinocchio, qui est assez agaçant et pas du tout attachant. Peut-être est-ce du à son doublage VF mais à aucun moment, je n’ai ressenti d’émotion devant les différentes péripéties vécues par ce célèbre personnage.
Seule la fin m’a plu avec son originalité et permet, malgré tout le reste, de finir le film sur une scène réussie et touchante.
Au final : mitigé et plutôt déçu. Note : 11/20
Bien sur, la version la plus connue est la version animée de Disney.
Guillermo Del Toro revisite donc une fois encore cette histoire connue de tous, dans une nouvelle version animée.
Et je dois bien admettre que je n’ai pas accroché à cette version.
Je ne reproche rien à l’animation qui est une réussite. Le choix de l’approche en stop-motion est tout à fait louable et change de l’animation 2D ou 3D dont on a l’habitude.
Je n’ai, en revanche, pas adhéré à l’histoire ou en tout cas à son approche sombre. Le choix de la transposition dans le contexte de l’Italie fasciste des années 1930 est une décision assez audacieuse mais, à mon avis, qui ôte tout l’aspect conte de l’histoire.
Le film est, en effet, adapté à un public adulte et vraiment pas pour les enfants.
On perçoit, bien sur, la critique de cette période et notamment sa vision au travers des yeux d’un enfant innocent et naïf. Mais le propos est trop appuyé et excessif, en particulier, toute la scène dans le camp d’entrainement des jeunesses fascistes. J’ai trouvé cette partie totalement hors sujet.
Ce qui m’a aussi déçu le plus est le personnage de Pinocchio, qui est assez agaçant et pas du tout attachant. Peut-être est-ce du à son doublage VF mais à aucun moment, je n’ai ressenti d’émotion devant les différentes péripéties vécues par ce célèbre personnage.
Seule la fin m’a plu avec son originalité et permet, malgré tout le reste, de finir le film sur une scène réussie et touchante.
Au final : mitigé et plutôt déçu. Note : 11/20
Projet de longue date du cinéaste Guillermo del Toro, ce Pinocchio est loin d’être une énième version du célèbre conte italien tant le réalisateur a su conférer à ce long-métrage tourné en « stop-motion » une identité très personnelle au ton résolument plus proche de l’œuvre original. Plaçant son récit au cœur de l’Italie de Mussolini, cela donne un ton plus sombre et grave dans ses thématiques conférant une profonde intensité dramatique. Pour autant, le cinéaste fait de son film un véritable conte musical poétique et audacieux qui est un enchantement visuel.
Guillemot Del Toro révisite le conte d'origine de façon plus mâture et sombre, mais toujours avec autant de magie et d'humanité. Et encore une fois c'est un Pari réussi, c'est excellent et nous touche en plein cœur !
Bluffé par le réalisme des animations de maquettes. L'histoire revisitée est aussi bien que l'original, et le placer dans un contexte de l'Italie fasciste est intéressant. Malgré cela, l'univers de Del Toro est toujours un peu spécial surtout au niveau de la fin.
Un film magnifique remplit d’émotions et de morale. C’est une adaptions bien menée, avec des choix intéressants ( notamment les parties sur le fascisme) mais qui ne rendent pas le film absurde. Je le conseille vraiment ⚠️Il faut prévoir les mouchoirs pour la fin.
PINOCCHIO (2022): Une émouvante première partie qui s'ouvrira sur la relation passionnelle entre un père (Geppetto) et son fils de 10 ans (Carlo), des sentiments affectifs accompagnés par une attendrissante bande musicale. Suivra ensuite le désespoir d'un homme dont la vie n'aura plus aucun sens. Ce "Pinocchio" de Guillermo Del Torro sera bien différent de la version Disney (que j'aime beaucoup), le réalisateur présentera une vision plus adulte en articulant son pantin de bois dans un petit village italien sur les hauteurs d'une montagne alpine durant la grande guerre. Qui dira guerre, dira deuil et politique, deux éléments bien inclus dans ce scénario très riche en évènements. Un film d'animation d'une grande beauté où les nombreux personnages ressembleront à de magnifiques statuettes de bois animées, celles-ci filmées par une caméra dont la mouvance provoquera de remarquables effets. On ressentira beaucoup de tendresse pour ce Geppetto effondré, mais malgré la vieillesse trouvera toujours la force nécessaire pour se relever. Villages, ustensiles, personnages, véhicules et paysages possèderont de petites touches boisées qui enchanteront tous ces aperçus aux couleurs automnales. Aussi, peut-être que le physique de ce Pinocchio manquera de charme, mais ce ne sera qu'un petit détail parmi les minutieux détails qui fourmilleront à l'intérieur de chaque scène. Notre enfance aura été bercée par ce dessin animé "Pinocchio" (1940) de Disney, version qui risquera de dévaloriser cette réalisation, voilà pourquoi j'ai revu ce film afin d'éviter de faire des comparaisons et surtout apprécier à sa juste valeur l'énorme travail qu'auront accompli Guillermo Del Torro et ses équipes. Ce "Pinocchio", l'admiration d'une mise en scène parsemée de moments poétiques qui raviront petits et grands. Voici donc une jolie petite merveille de l'animation qui méritera d'être connue.
C'est un excellent film d'animation. D'ailleurs parlons de l'animation : elle est originale, le dessin est coloré, magnifique, et particulièrement adaptée, puisqu'elle sublime le film.
La bande son ne m'a pas particulièrement plu ou déplu. En effet, si les musiques sont agréables, les chanteurs en version française sont en difficulté. Que sais-je, j'avais une petite impression que cela était intentionnel ? Donc statut quo sur ce sujet.
L'histoire est profonde, humaine, dramatique, parfois triste mais sa conclusion est si belle. Ça vaut le coup d'œil. Pas pour les enfants, mais pour les plus de 12 ans, c'est un grand oui !
La bande son ne m'a pas particulièrement plu ou déplu. En effet, si les musiques sont agréables, les chanteurs en version française sont en difficulté. Que sais-je, j'avais une petite impression que cela était intentionnel ? Donc statut quo sur ce sujet.
L'histoire est profonde, humaine, dramatique, parfois triste mais sa conclusion est si belle. Ça vaut le coup d'œil. Pas pour les enfants, mais pour les plus de 12 ans, c'est un grand oui !
Ce film est la preuve même que quand on a vraiment compris une histoire, on peut lui apporter autant de changement justifiés que l'on veut. Tant que c'est maîtrisé et que les changements forment un tout cohérent avec la nouvelle version de l'histoire que l'on veut créer, ça marche.
Tout ce qui a été ajouté ici fonctionne. L'identité visuelle forte de Del Torro est reconnaissable et magnifique, sans pour autant être un copier-coller de ses précédents films. D'ailleurs, un énorme bravo à l'équipe qui a créé les marionnettes et les décors. Le fait d'avoir placé Pinocchio dans l'Italie de la période d'entre les deux guerres mondiales, et d'avoir réussi à les inclure dans le scénario, était un paris audacieux qui a payé, d'autant plus que réussir à dépeindre les fascistes historiques à la fois en personnages ridicules mais aussi en tant que menace crédible et inquiétante était un équilibre difficile à atteindre. Les règles mises en place dans la partie surnaturelle de cet univers sont parfaitement exploitées et respectées. Les fusions et ajouts de personnages par rapport au roman original fonctionnent parfaitement dans ce nouveau contexte - et au passage avoir embauché Cate Blanchet seulement pour la faire doubler des bruits de singe c'était juste trop drôle pour ne pas être ignoré. Et l'animation en stop-motion est tout simplement magnifique - évidemment le fait que Pinocchio bouge comme une marionnette est ici volontaire surtout quand tous les autres personnages humains et animaux sont animés de manière fluide par contraste.
Un vrai chef-d’œuvre du cinéma de stop-motion, et la seule adaptation de Pinocchio au cinéma capable de rivaliser avec celle de Disney de 1940.
Tout ce qui a été ajouté ici fonctionne. L'identité visuelle forte de Del Torro est reconnaissable et magnifique, sans pour autant être un copier-coller de ses précédents films. D'ailleurs, un énorme bravo à l'équipe qui a créé les marionnettes et les décors. Le fait d'avoir placé Pinocchio dans l'Italie de la période d'entre les deux guerres mondiales, et d'avoir réussi à les inclure dans le scénario, était un paris audacieux qui a payé, d'autant plus que réussir à dépeindre les fascistes historiques à la fois en personnages ridicules mais aussi en tant que menace crédible et inquiétante était un équilibre difficile à atteindre. Les règles mises en place dans la partie surnaturelle de cet univers sont parfaitement exploitées et respectées. Les fusions et ajouts de personnages par rapport au roman original fonctionnent parfaitement dans ce nouveau contexte - et au passage avoir embauché Cate Blanchet seulement pour la faire doubler des bruits de singe c'était juste trop drôle pour ne pas être ignoré. Et l'animation en stop-motion est tout simplement magnifique - évidemment le fait que Pinocchio bouge comme une marionnette est ici volontaire surtout quand tous les autres personnages humains et animaux sont animés de manière fluide par contraste.
Un vrai chef-d’œuvre du cinéma de stop-motion, et la seule adaptation de Pinocchio au cinéma capable de rivaliser avec celle de Disney de 1940.
Bien que l'œuvre ne respecte pas l'histoire originale, cette réadaptation de Pinocchio par Guillermo Del Toro mérite le détour.
D'abord pour l'histoire qui est bien prenante avec le petit pantin de bois perçu comme un objet de convoitise pour beaucoup, qui peut soit rendre riche soit être une arme de guerre.
Et ensuite pour, évidemment pour la stop motion. Une technique qui s'améliore d'année en année et qui se rapproche de plus en plus d'un film d'animation classique. Les moments où l'on voit bien que c'est de la stop motion, sont les moments avec les fluides ou le feu par exemple. Mais sinon les mouvements des personnages et tout le reste est tellement fluide qu'on en oublie la stop motion et c'est bluffant.
Mais la question que je me pose est : Est ce que le film doit être considéré comme un film d'animation ?
Car communément, quand on parle de film d'animation, on parle d'animation 2D traditionnel ou 3D. Le point commun qu'a la stop motion avec l'animation et notamment l'animation 3D est qu'elle est fait image par image. Mais elle demande un travaille bien plus minutieux, répétitif et long. D'où le fait que l'on a très rarement des films de cette ampleur qui sortes. Et c'est peut être aussi pour cela que l'on a mis la stop motion dans la catégorie Animation aux Oscars.
Bref, un film qui témoigne de la prouesse de l'équipe technique et qui n'est pas à deux facettes. L'histoire et la technique sont réussi, mais le film est évidemment davantage plus bluffant visuellement qu'au niveau de l'histoire.
D'abord pour l'histoire qui est bien prenante avec le petit pantin de bois perçu comme un objet de convoitise pour beaucoup, qui peut soit rendre riche soit être une arme de guerre.
Et ensuite pour, évidemment pour la stop motion. Une technique qui s'améliore d'année en année et qui se rapproche de plus en plus d'un film d'animation classique. Les moments où l'on voit bien que c'est de la stop motion, sont les moments avec les fluides ou le feu par exemple. Mais sinon les mouvements des personnages et tout le reste est tellement fluide qu'on en oublie la stop motion et c'est bluffant.
Mais la question que je me pose est : Est ce que le film doit être considéré comme un film d'animation ?
Car communément, quand on parle de film d'animation, on parle d'animation 2D traditionnel ou 3D. Le point commun qu'a la stop motion avec l'animation et notamment l'animation 3D est qu'elle est fait image par image. Mais elle demande un travaille bien plus minutieux, répétitif et long. D'où le fait que l'on a très rarement des films de cette ampleur qui sortes. Et c'est peut être aussi pour cela que l'on a mis la stop motion dans la catégorie Animation aux Oscars.
Bref, un film qui témoigne de la prouesse de l'équipe technique et qui n'est pas à deux facettes. L'histoire et la technique sont réussi, mais le film est évidemment davantage plus bluffant visuellement qu'au niveau de l'histoire.
Film très bien réalisé avec de jolies images et de très beaux plans, l’histoire est émouvante et captivante du début à la fin
Très bien réaliser, une histoire revisité mais sans plus. A voir pour celles et ceux qui veulent une belle histoire qui change des classique du genre
Pas seulement le plus beau film de Guillermo del Toro. Ou le plus beau Pinocchio. Ou le meilleur rôle d'Ewan Mcgregor. Ou les premières minutes les plus écrase-coeur de l'animation - à faire passer celles de Là-Haut pour une synthèse parlementaire. Ou l'un des plus grands films sur l'enfance dans la guerre - atteignant les sommets de Jeux Interdits, du Tambour ou d'Au revoir les enfants. Un pur chef d'oeuvre, tout simplement.
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