Derniers Avis : Pinocchio par Guillermo del Toro - Page 4
Pinocchio par Guillermo del Toro
Note moyenne
4,0
2279 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
136 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
61 critiques
3
33 critiques
2
11 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Qmuzz15
7 abonnés
17 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 février 2023
Ce film me confirme toutes les critiques positives à son égard. L'histoire de vie de Gepetto est bouleversante. C'est un film qui exploite la question de la mort, de la perte d'un être cher et de la grande difficulté de faire son deuil. De l'incapacité d'oublier malgré le temps qui passe. La relation père et fils engendre une vraie émotion tout au long du film. Un film très émouvant et touchant. Merci.
Cette adaptation faite par d'El.Toro est excellente. Je ne suis pas expert de l'histoire de Pinocchio, j'ai quasiment aucun souvenir du film de Disney. Mais là, j'adore le ton avec lequel traité Del Toro cette histoire : à la fois un conte très enfantin avec cette fabuleuse animation et les envolées musicales, mais aussi avec un ton très sérieux, en montrant les ravages de la guerre et du fascisme de l'époque. Ça fait de Pinocchio un film touchant et devant lequel on ne s'ennuie jamais tellement il se passe de chose. Un excellent film d'animation, je recommande !
Cette adaptation parfaitement réussie et originale nous offre un Pinochio poignant. A la fois dure et tendre, la transposition dans l'Italie de Mussolini, servie par un casting 3 étoiles, insuffle la vie à ce petit pantin naïf qui nous interroge intelligemment sur bien des questions essentielles. Brava !
Comme la majorité des gens, l’image que j’ai en mémoire du petit pantin en bois est celle créée par Walt Disney. S’appropriant le conte imaginé par Carlo Collodi, Guillermo del Toro en fait une relecture très personnelle. A l’instar de l’émouvant et magnifique prologue, des libertés le réalisateur mexicain s’en autorise beaucoup et place sa version face à la montée du facisme et au spectre de la guerre en toiles de fond, faisant ainsi un parallèle avec d’autres de ses films, comme « Le Labyrinthe de Pan » par exemple. Travail d’orfèvre et splendide film d’animation en stop motion co-réalisée avec Mark Gustafson, son « Pinocchio » est une fable forte, dramatique, sombre, poétique mais aussi drôle, du plus bel effet. Le doublage de la marionnette et son texte, parfois, ainsi que certains intermèdes chantés sont à cocher dans la case défaut. Également disponible sur Netflix, bien que n’échappant pas à son coté promotionnel, le making off est un intéressant complément au film.
Le conte de Carlo Collodi a déjà été adapté plusieurs fois, la dernière version étant celle de Matteo Garrone avec Roberto Benigni et le reboot live de Robert Zemeckis.
La version de Guillermo del Toro est bien supérieure. Le problème est que dans notre imaginaire, le dessin animé de Disney a trusté tout l'imaginaire autour du personnage. Del Toro s'est battu des années pour produire sa propre version et alors qu'il avait mis de côté son projet, Netflix lui a ouvert les portes.
Il faut dire que produire un film Pinocchio entièrement en stop motion soit image par image avec des marionnettes sur fonds vert, comme L'étrange Noel de Mister Jack, est une gageure et coûte cher.
Le résultat est magnifique, les personnages et leurs designs sont évidemment très particuliers et le monstre rappelle le cinéma du maitre mexicain.
Suite ici https://www.lecinedublanclapin.com/post/pinocchio
Très belle adaptation de Del Torro, il réussit à mélanger magie et sombre, la réalisation en stop motion est excellente et les personnages sont très convaincant ainsi que le récit qui est bien exploité.
Ce qui me dérange un peu avec ce Pinocchio par Guillermo del Toro, c'est que le documentaire d'une vingtaine de minutes présentant l'impressionnant dispositif artistique et les techniques de stop-motion utilisés ici est bien plus passionnant que le film lui-même. Visuellement, cette adaptation tient parfaitement la route, mais émotionnellement parlant, l'ensemble m'a semblé assez fade, avec des personnages fort peu attachants, et une histoire très classique (puisqu'il s'agit d'une adaptation). Je ne me suis ni ennuyé ni régalé, mais je pense que ce projet aurait pu atteindre des sommets avec une histoire plus originale. A noter que cette oeuvre n'est absolument pas destinée aux enfants, elle se situe dans l'univers macabro-poétique de Guillermo del Toro et dans la lignée de ses précédentes réalisations.
Il n'y a pas si longtemps, Disney avait sorti sa version live de son dessin animé Pinocchio. Et là, c'est Guillermo del Toro qui nous propose sa version de Pinocchio en film d'animation. Une version qui a de nombreuses différence dans le scénario par rapport à celle de Disney, et qui est bien plus sombre et plus "adulte" que celle de Disney. Je n'ai pas accroché à cette version ni au design des personnages (qui sont à l'image de l'univers de Guillermo del Toro), car on ne retrouve pas le côté enchanteur et féérique de la version de Disney (qui me plait dans cette histoire). Je suis aussi moins fan de cette version du scénario. Mais sinon, l'animation est très belle.
Si j'admire la prouesse technique d'animation, je ne peux pas dire que cette version m'a séduite. Je préfère le film de Disney. Là, c'est très sombre avec le fascisme italien en arrière plan. Sans compter que la marionnette est exaspérante.
Un début un peu long, par la suite le film nous tient par la pureté et l'innocence d'un petit garçon qu'on pense connaître par cœur. Terriblement émouvant sur la fin. Très jolie moment.
Enième version du classique de Carlo Collodi. Guillermo del Toro s’y colle cette fois-ci. Le livre le hantait depuis l’enfance. S’il a pris quelques libertés avec le texte d’origine, il ne nous en offre pas moins la version la plus somptueuse et la plus intéressante. Sans aucun doute la plus dur, la plus violente et la plus triste jamais réalisé. Sur fond de montée du fascisme en Italie, on suit les déboires du vieux menuisier pour retrouver son fils avec une belle émotion. Avec pas mal d’humour aussi. On est bien loin de la version de Disney ou même de la récente vision (très réussie aussi) de Matteo Garrone. Avec un gros plus ici, le film est une vraie prouesse technique. C’est superbe d’un bout à l’autre. Les images sont splendides. Vraiment du beau travail, l’un des plus beau film d’animation de ces dernières années et l’un des plus beaux de réalisateur mexicain (malheureusement pas sur grand écran...). Palpitant, touchant et terriblement émouvant (j’ai fini en pleurs), voilà l’une des très belles surprises de ce début d’année.
Le célèbre conte de Pinocchio réinventé par Guillermo Del Torro, en prenant le soin de réorganiser la trame narrative, pour obtenir une œuvre plus mystique et troublante. L’animation en stop-motion est un pari risqué : le design est très réussi et l’atmosphère poétique et touchante, mais l’animation n’est peut-être pas des plus évidente pour les scènes d'actions, difficile parfois de mouvoir les personnages dans l’espace. Parmi les créatures qui méritent une distinction, il y a la Fée Bleue spoiler: (divisée en deux entités distinctes) symbole de la vie, personnage mystique, troublant d’une voix assurée et profonde, aussi bien dans VO que dans la VF. Mais aussi Jiminy, qui prend la forme d’un criquet étrange ressemblant dans les traits à sa consoeur la Fée Bleue. L’introduction du fascisme de Mussolini dans l'œuvre de Pinocchio est sûrement la plus grosse nouveauté de l’adaptation avec ce thème plus adulte autour de la guerre, bien que perçu par Pinocchio et ses compagnons n’étant encore que des enfants. Le cancre Lumignon qui pousse Pinocchio dans ses vices est absent, il est troqué ici par le jeune fasciste “La Mèche (en VF)” beaucoup plus prude. Cette partie sur la guerre m’a moins touché que l’œuvre originale avec L'Île Enchantée/Pays du Jouet/Transformation en âne, qui m’a marqué dans ma jeunesse et que je trouve terrible. Mais cela est audacieux de la part de Guillermo d’avoir essayé, d’autant plus que la confrontation à la mort fait partie des arc narratifs principaux. Le jeune Carlo, mort par les bombardements encore une fois à cause de la guerre, est aussi une nouveauté, il donne plus de crédibilité au choix de Geppetto et plus d’humanité à la marionnette. Les sujets traités sont universels, ainsi montrés avec délicatesse et soin : questionnement sur la vie, sur son importance, sur la mort, sur l’éternité. Tout ça en fait une œuvre indépendante qu’il est plaisante de voir en 2022, loin des formes et animations numériques dont nous nous habituons et nous nous conformons si vite.