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SansCrierArt
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4,0
Publiée le 29 septembre 2014
Alors que Jalil Lespert avait choisit de raconter l'histoire d'amour d'une vie entière entre Yves Saint-Laurent et Pierre Berger et ce avec tant d'égard et de politesse que son film en devenait bien fade, Bonello nous plonge dans l'âme et les tripes du couturier. Il choisit de mettre en images, en sons et en sensations ce qu'il considère comme les 10 années (1967-1977) les plus fortes de la vie de Saint-Laurent.
Gaspard Ulliel, contre toute attente, est bluffant. Il joue parfaitement l'ambiguïté de son personnage à la fois très entouré et terriblement seul, dictateur et esclave, ressentant simultanément attirance et répulsion dans les différents mondes où il évolue. Jérémie Rénier, tout en sobriété, incarne un Pierre Berger bien moins présent que dans le film de Lespert mais dont les quelques scènes dessinent bien son rôle équivoque de compagnon, homme d'affaires exigeant et garde fou.
On peut reprocher à Bonello de donner plus de place à la phase destructrice de l'artiste plutôt qu'à sa créativité ;ce qui est d'autant plus regrettable que les parties mettant en scène les ateliers et Saint-Laurent au travail sont très réussies ; on peut déplorer l'entrée d'un certain misérabilisme avec l'intervention d'un Saint Laurent au seuil de la mort dans la deuxième partie du film, on peut se perdre dans le choix des allers-retours historiques, on peut se plaindre de la durée (2h30) du film ; mais on ne peut retirer à Bonello la politesse de nous proposer une vraie oeuvre artistique parfaitement mise en scène, offrant un regard original et fort. Son film a de la personnalité et ne se laisse pas bouffer par la force de son sujet. Le réalisateur a le don de reproduire en images et en sons les ambiances et sensations. Les scènes de boite de nuit, de perdition dans le sexe, la drogue et les médicaments sont impressionnantes par l'atmosphère qu'il y distille et qu'il parvient à nous faire partager.
Ce Saint-Laurent est une belle oeuvre cinématographique, exigeante, qu'on pourra admirer ou détester.
Malgré la brillante interprétation des acteurs, le film s'embourbe et s'attarde trop sur la face la plus sombre d'Yves Saint Laurent sans vraiment rendre hommage à son œuvre. Trop de longueurs, un montage bancale, de trop nombreux allers-retours dans le temps desservent ce film qui à mon humble avis est bien en deçà du biopic de Jalil Lespert sorti il y quelques mois sur le célèbre couturier.
Oh mais que c'était long! Interminable! Ça faisait longtemps que je n'étais pas sorti d'une salle avant la fin d'un film.
Je pense que les personnes qui connaissent déjà la vie de Saint Laurent pourront peut-être apprécier. Moi qui ne la connaissais pas, je suis resté au bord du chemin. Trop d'incohérences, trop de scènes qui ne servent à rien, trop de flottements et pas assez de tenue.
C'est d'autant plus dommage que j'avais hâte de découvrir ce film, présélectionné (mais par qui non de non?) pour aller aux Oscars.
Encore un réalisateur qui fait un film pour se faire plaisir en oubliant qu'il le fait pour le public.
Une mention spéciale pour Gaspar Ulliel qui est phénoménal... et c'est à peu près tout parce que pour le reste du casting c'est très en dessous. Jérémie Renier est peu convaincant, Léa Seydoux est un plan de coupe... Ah si, y a Louis Garrel qui est magnétique!
Ce film est pour moi une grosse déception. J'avais entendu presque que des avis positifs sur le film, que ce soit sur l'interprétation de Gaspard Ulliel ou la réalisation ainsi que l'histoire. Il n'en est à rien, mis à part l'interprétation juste de Gaspard Ulliel en Saint Laurent, rien à dire sur ça.
Mais qu'est ce que c'est ennuyeux! Du début à la fin pas un seul instant je suis rentré dans l'histoire qui n'a ni queue ni tête. Elle nous balance des anecdotes sur sa vie morose et pas si passionnante qu'on aurait pu le croire. Certaines personnes quittaient la salle et la personne qui m'accompagnait voulait partir. La comparaison avec le film de Jalil Lespert est indéniable, malgré que le film "Yves saint laurent" ne respecte pas complètement la vie de Saint Laurent, il peut se payer le droit d'être bien plus passionnant et enrichissant à suivre que le film de Bertrand Bonello. Que ce soit au niveau du rythme qui est plus soutenu mais aussi par rapport au casting où Guillaume Gallienne est plus convaincant en Pierre Bergé que l'est Jérémy Renier bien que ce soit, lui aussi, un très bon acteur.
Tout le casting, mis à part Ulliel, est mis en arrière plan, les personnages sont vides et pas approfondis, on ne connait absolument rien sur eux , on ne s'attache à aucun d'entre eux et encore moins à Saint Laurent. En parlant de Saint Laurent, Pierre Niney joue un meilleur Saint Laurent que Ulliel car il est plus dans la sensibilité que dans la froideur du personnage. Le gros problème du film réside dans sa durée 2h30 ! Et pas 2h30 de pure bonheur mais 2h30 ennuyante sans aucun enjeu dramatique où les scènes s'enchaînent sans savoir où ça va nous mener. Je comprends qu'on puisse aimer ce film mais je n'ai pas accroché une seconde à l'histoire qui manque cruellement de rythme. On parle d'une mise en scène épatante ? Je n'ai pas trouvé la mise en scène meilleure ou plus innovante que celle de Jalil Lespert, juste classique même lors des défilés. Jalil Lespert arrive lui aussi très bien à mettre en valeur les robes. Vous l'aurez compris Saint Laurent est avant tout une grosse déception et clairement moins bon que "Yves Saint-Laurent "
Ce qui intéresse Bonello, c'est moins comment Yves Saint Laurent est devenu le couturier le plus acclamé de son temps que les conséquences de cette gloire sur un homme complexe. (...) Entre génie et marginalité, entre désir de création et nécessité de rentabilité, le film de Bonello séduit sur tous les plans.
C'est étrange, je ne sais pas vraiment quoi penser de ce film. Il y a la sulfure de l'époque, des situations, des personnages, il y a un Saint Laurent, éteint, génie menotté par son destin, enfin son destin qui a un nom, Pierre Bergé. J'ai aimé le rendu de l'époque, de ce personnage torturé et tortueux mais le film manque de matière, les autres personnages d'épaisseur pour savoir quoi en penser, c'est une esquisse, large, floue, qui manque un peu de consistance.
Film un peu brouillon au départ, trop de musique qui couvre les dialogues, bande son bien choisie...mais faire un biopic sur 10 ans, cela fait un peu short ! Le YSL de Jalil Lespert était plus complet et plus réaliste que cette seconde version....certes le jeu de Gaspard Ulliel et son mimétisme valent mieux que ceux de Pierre Niney. A voir pour se faire sa propre idée, mais à voir sans aucun doute.
Déçue, la vie de Saint Laurent durant cette période est résumée au trash au lieu de magnifier et sublimer son œuvre. Le jeu d'acteurs est bon mais beaucoup moins bon que dans celui de Jalil Lespert, Ulliel joue très bien mais ne s'efface pas pour y voir St Laurent contrairement à Niney et Renier est bcp moins crédible que la performance de Galienne Je trouve vraiment dommage que 2 réalisateurs, la même année, travaillent sur exactement la même période de cet artiste, la comparaison est inévitable et celui ci est à mon goût moins bon, trop de longueurs... La seule actrice que l'on retient vraiment du film c'est Aymeline Walade RIP Ysl ...
La vie de Saint-Laurent est ici montrée comme un caléidoscope d'images, de moments, de crises où les errances et les déviances tiennent la première place. Dès les premières scènes, le ton est donné : quelques moments parmi les petites mains de YSL marqués par les crises de nerfs, le découragement, loin de l'image d'Epinal des couturières heureuses et épanouies. Cette vision sombre de l'humanité perdure tout au long du film : drogues, passes dans les bois de Paris, luttes de pouvoir, etc., etc. Les images sont superbes mais il manque tout de même une structure solide pour nous donner envie d'avancer dans ces méandres inquiétants.
Cela faisait un long moment - que dis-je, des années!- que le cinéma français ne m'avait pas ému. Mais voilà, Saint Laurent m'a subjugué. Ravagé. Atomisé le YSL de Jalil Lespert en poussière de vernis. Le travail minutieux des couleurs, textures, musiques et plans en font une oeuvre de peintre, de plasticien. La biographie évoquée en un symbolisme fragmenté est d'une justesse impressionnante (une profusion de détails et d'anecdotes avérées) et révèle la recherche précise et fouillée de Bonello autour de son sujet, les années 1970 d'un Yves Saint Laurent enivré et passionné qui porte cette décennie vers des sommets sublimes et des abîmes funestes.
Et que dire, de ce Saint Laurent agé, Helmut Berger déchiré face à sa ténébreuse image des Damnés, prisonnier de ses propres souvenirs, un temps à jamais perdu? On connait la nostalgie maladive du couturier avec laquelle il a disparu...
Les mots me manquent, en réalité, pour décrire ce que l'on peut ressentir face à une telle oeuvre.
J'avais lu les critiques d'aller voir le film. Non je n'ai pas trouvé le film trop long, non je n'ai pas été gêné par le montage du film. Le personnage se dessine par petites touches successives et apparait plus complexe et moins lisse que dans la version de Lespert.
Excellent Gaspard Ulliel comme à son habitude mais un film, à mon goût, assez décevant. Malheureusement, il y a des lourdeurs. Tout est beau bien sûr, les costumes sont magnifiques, les autres acteurs sont bons, Amira Casar et Louis Garrel notamment, mais pour le reste le film manque de rythme. Tout est cassé, et j'ai bien compris que c'était l'effet recherché, mais quelques fois on en voudrait en peu plus. De plus, en ayant vu l'autre "Yves Saint Laurent", j'avoue avoir comparé les deux films tout le long... Et bien que celui ci soit meilleur (même si Pierre Niney s'était bien défendu), plus poétique, plus grave, plus recherché, il ne m'a pas subjuguée...